Sokhna Maïmounatou Mbacké Koubrâ Bintou KHADIMOU-R-RASSOUL

Sokhna maimounatou mbacké Sokhna maimounatou mbacké

La preuve de la satisfaction du Cheikh pour cet acte est que ce même jour, on annonça au Cheikh la naissance d’un fils et il lui donna le nom de Sokhna Maïmounatou. C’est ainsi que le Cheikh eu deux filles qui portent le même nom. Pour distinguer les deux sœurs on appelait l’aînée Sokhna Maïmounatou « koubrâ » et la sœur cadette Sokhna Maïmounatou » Soukhrâ.

Après ses études coraniques, Cheikh Ahmadou Bamba la confia à l’érudit Serigne Mbacké Bousso qui l’initia aux sciences religieuses. Elle maîtrisa sous son ombre les sciences fondamentales que sont la Théologie (Tawhîd), Jurisprudence (Fiqh) et soufisme ou mystique musulmane (Taçawwûf). Elle eu également une parfaite maitrise de la langue arabe comme en témoignent les nombreux poèmes de haute facture composés dans cette langue. Elle a également écrit des poèmes en langue wolof sur la base de la métrique arabe.

Cheikhoul Khadim la confia par la suite à sa fille ainée Sokhna Faty Dia Mbacké pour parfaire son éducation spirituelle (Tarbiyyah). Elle accordait une grande considération à cette dernière ; elle la considérait comme son guide spirituel et ne faisait rien sans ses ordres.

On raconte à son sujet une anecdote pleine d’enseignement en guise d’illustration. Un jour alors que Sokhna Maïmounatou était à Kaolack, (une ville distante de TOUBA de 160 km) un photographe voulut la photographier. Elle dit à ce dernier que cela ne pourrait être possible qu’avec l’autorisation de Sokhna Faty Dia. Le photographe quitta Kaolack pour aller à Touba et revenir avec une autorisation écrite de Sokhna Faty Dia. C’est alors qu’elle accepta. D’ailleurs c’est la seule photo qu’on lui connaît. A l’instar de ses frères et sœurs, Sokhna Maïmounatou Mbacké avait troqué le lien de sang contre le serment d’allégeance à Cheikhoul khadim.

Son œuvre

Sokhna Maïmounatou Mbacké pourrait-on dire n’avait rien à ’envier aux premières femmes vertueuses de l’Islam dont l’histoire retient toujours les noms. Tout dans son comportement, ses actes et paroles renvoient à des épisodes de la vie de ces pieuses anciennes dont l’existence est remplie d’actions dévotes. Elle avait comme référence sa pieuse grand-mère Sokhna Mariama Bousso appelée (la voisine de DIEU, « Diaratu-l-Lâh »).

Sa maison était un centre de formation et d’éducation spirituelle pour les filles qui lui étaient confiées. En dehors de l’enseignement coranique et religieux, elle leur enseignait l’histoire du prophète de l’Islam (paix et salut sur lui), la vie de ses compagnons et celui du serviteur (Khadimou-r-Rassoul). L’objectif de tous ses récits était de faire de ses élèves des musulmanes dévouées.

A côté de l’enseignement théorique, elle formait aussi les jeunes filles qui lui étaient confiées à l’exercice des travaux domestiques. On rapporte qu’elle leur donnait des versets coraniques et des vers de Qaçâids à réciter pendant qu’elles préparaient le couscous.

Sokhna Maïmounatou ne se restait jamais sans rien faire. Serigne Abdoul Ahad Mbacké troisième khalife général des mourides qui lui rendait souvent visite témoigne que : « chaque fois qu’on voyait Sokhna Maïmounatou, elle était occupée ; un extrait du Coran était toujours entre ses mains et la prise en charge des enfants n’était jamais en souffrance. Elle ne manquait jamais dans l’éducation qu’elle prodiguait de faire des causeries sur le Cheikh. Les travaux au sein du foyer étaient de rigueur.’’

Chaque jour, à l’aube avant même de saluer quelqu’un ou de proférer une parole quelconque, elle s’adonnait constamment à la lecture du coran. Dans sa demeure elle avait aménagée une chambre réservée uniquement pour lecture du livre sacré. Cette chambre était appelée en wolof « Barâgu Alqur’ân » entendez par là ‘’la baraque réservée au saint Coran’’. Sokhna Maï Kabîr était fidèle à la recommandation de Serigne Touba consistant à lire au moins 03 Hizib du saint coran quotidiennement. Elle était attachée au Coran et partout où on la voyait, elle avait un extrait du livre sacré entre ses mains pour lecture et révision.

Partout où elle est passée dans ses ménages, que ce soit chez Serigne Mouhammadou Habib fils de Mame Thierno Birahim Mbacké, ou chez Serigne Mor Sokhna fils de Serigne Mor Diarra ou encore chez son dernier conjoint Serigne Mouhammadou Mamoune fils de Mame Cheikh Anta Mbacké, Sokhna Maï Kabîr s’est distinguée par l’assistance qu’elle prodiguait à la famille du Cheikh, aux pauvres et aux démunis. Elle a aidé beaucoup de membres de sa famille et de son entourage à fonder des foyers.

En savant qui met en pratique son savoir, elle entretenait des relations solides avec tous les membres de la famille du Cheikh et les assistait constamment. Elle était en perpétuelle quête de l’agrément de Serigne Touba à travers les services qu’elle rendait à ses proches, aux talibés et dans la mise en exécution de ses recommandations.

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