Mourité

Mourité (20)

Les trésors, ciselés dans la roche, que recèle le village de Laynah, au nord de l’Arabie saoudite, et qui en font l’un des hauts-lieux touristiques du royaume, remontent à des temps immémoriaux et sont entourés d’une célèbre légende. Très prisée pour ses puits miraculeux datant du règne du Prophète Soulayman, le plus jeune fils du Prophète Dawoud, à qui Allah soumit les djinns et accorda le plus grand royaume jamais dirigé par un roi, Laynah est une ville historique importante dont les traces du lointain passé sont sculptées dans le sol rocheux.

 
Selon la légende, les 300 puits d’origine furent façonnés et modelés par l’armée de djinns du roi Soulayman en vue d’approvisionner en eau ses armées d’hommes. Pour l’historien et chercheur Hamad al-Jasser qui se passionne depuis longtemps pour l’histoire captivante de cet endroit étonnant, défiant la rationalité et les techniques de construction d’un puits en raison de la nature rocheuse du sol, le roi Soulayman fit une halte à Laynah à son retour de Jérusalem, avant de se lancer à la conquête du Yémen. Seuls 20 puits miraculeux sur les 300 qui furent creusés ont résisté à l’érosion du temps, miraculeusement.
 
 
 

 

Source : Oumma.com

Toubamajalis.com- Jigéen bu wanne lor bamu am ñatti weer (3 mois), da ngay wax : H'abdulaahi ibnu H'omar, H'abdulahi ibnu Mas-h'uud, H'abdulaahi ibnu Zubëyri, H'abdulaahi ibnu Salaam, H'abdulaahi ibnu Zëydin, H'abdulaahi ibnu ummi Maktuum (YYDG).

Boo noppe nga tifliko ci biirëm.

In chaa Allaahu, Bu doom ji juddoo góor lay nék, dina doon boroom xam xam ta saytaané duko laal.

Seex Sidiya mu makma neena ap ëmbu bu amee ñaari weer (2 mois) wala luko ëpp tuuti, na nga bind lii ci aw këyitt gu weex :

 

 

Su noppee, mu defko ap téeré takkal ko soxnasi bam am ñéen fukki guddi (40 nuits). Ginaaw ñeen fukki guddi yi mu tekki téeré bi dencko ba doom ji juddu. Bu doom ji juddu mu takkalko téeré bi. In chaa Allaahu, yalla dana sammu ëmb bi ak doom ji.

 

 

 

 Extrait de : Majmah'u nuurayni fii fawaa-i-di daarayni

Auteur : Cheikh Ahmadou Bamba (rta)

Transcription Wolof : S Moustapha Lô Kholl , Ingénieur en Energie Renouvelable

Prédire l’avenir en utilisant le Coran et les textes sacrés est-il permis par l’Islam ? Des imams réprouvent la pratique et invitent les fidèles à croire en Dieu et à laisser le destin s’accomplir. Cependant, ils recommandent le recours à l’ « istikhar » (prière dont le but est de faire un choix).

C’est la quête de solutions devant un problème qui pousse les Sénégalais à consulter les marabouts voyants. Cependant, certains parmi ces clients savent déjà la position de l’Islam sur la divination, mais l’envie de savoir semble être plus forte.

Rien ne va plus. Vous venez de perdre votre emploi, l’amour de votre vie vient de vous quitter ou votre santé laisse à désirer. Une seule question vous obsède : quand est-ce que tout cela va s’arranger ? Comme réponse à vos problèmes, vous pensez de plus en plus à voir un marabout. Chez les Sénégalais, c’est à partir de ces interrogations que naît, pour la plupart, l’idée d’aller consulter un marabout. Ayo Bâ, étudiante à l’université de Bourguiba, consulte souvent les marabouts, compte tenu des réalités africaines, de la magie noire, explique-t-elle. « C’est une façon pour moi de me prémunir contre certaines maladies dont les causes sont inexplicables pour la médecine. Et surtout d’anticiper certaines choses maléfiques dans notre société », explique-t-elle. Rokyatou Diop étudiante en gestion, dans un institut privé de la place, indique, elle aussi, qu’il lui arrive de consulter les marabouts pour jeter un coup d’œil sur le futur. Salimata Aw, une dame à la quarantaine d’années, habitante des Hlm Grand-Médine, indique aussi qu’elle a l’habitude de consulter les marabouts pour de la voyance. Mais ceci, dit-elle, juste pour se prémunir contre certains dangers, se rassurer de ce qui va arriver dans l’avenir par rapport à des projets à prendre et avoir la conscience tranquille. Mais, précise-t-elle, il m’arrive même d’ignorer dès fois certains présages de marabouts. « Tout ce qu’ils disent ne se réalisent pas forcement. Il y a des prédictions qui ne sont que probables », ajoute-elle.

Pourtant, Ayo Bâ et Rokyatou Diop reconnaissent que l’Islam, leur religion, interdit le recours aux voyants. « La voyance qui se fait à partir des cauris est certes interdite par la religion car elle avait dévoilé l’endroit où se cachait à l’époque le Prophète quand il voulait se sauver de ses assassins. Mais faire de la voyance ne signifie pas qu’on ne croit pas en Dieu et qu’on est dépendante à vie de cette pratique. Je consulte juste les marabouts pour éponger certaines inquiétudes et avoir les interprétations de mes rêves pour avoir l’esprit tranquille », se dédouane-t-elle. Rokyatou Diop essaie, elle aussi, de se donner bonne conscience. « Je les visite mais pas souvent car, indique—telle, c’est interdit par la religion. Aussi, il arrive que les marabouts prédisent réellement les faits. Mais, dès fois, ce n’est pas forcément le cas. A part le « listikhar », qui est autorisé et même conseillé chez les musulmans avant de se marier, les autres types de voyances sont prohibés. Mais la société traditionnelle sénégalaise accepte la voyance du fait de nombreux phénomènes tels que la polygamie, la réussite dans la vie estudiantine ou professionnelle », confie-t-elle. Fatima Diakhaté ne croit plus en cette pratique depuis qu’elle a eu une expérience malheureuse de la voyance. Un marabout lui avait fait des prédictions qui ne s’étaient jamais réalisées. Elle conseille d’ailleurs au gens de laisser le destin s’accomplir. Khadidiatou Diallo 27 ans, fait aussi parti de lot de jeunes filles qui trouvent absurde le fait de se rendre chez les voyants ou encore de visiter les marabouts, pour invoquer leur aide. « Si l’on considère les choses d’un point de vue logique et pragmatique, on jugera ce genre de pratiques totalement ridicules. Cela relève de l’ignorance et d’un intellect limité. Personne n’a jamais rien s’il ne fournit pas d’efforts. Ce n’est pas parce qu’on a promis du couscous à la viande à une certaine personne morte depuis des centaines d’années, qu’on va pouvoir rester les bras croisés et aspirer à réussir. C’est complètement absurde ! Avec tout mon respect pour ces personnes saintes, je ne pense pas qu’elles puissent nous être d’une quelconque aide. Pis encore, certains se rendent chez des voyants pour qu’ils leur mijotent une sorte de potion magique qui, comme par miracle, transforme les cancres en génies. C’est totalement absurde. Celui qui veut réussir n’a qu’à travailler, le reste dépend uniquement du destin et de la volonté de Dieu », dit-elle.

Même son de cloche chez Mariama Sambou, habitante de la cité Scat Urbam. Elle bannit carrément la voyance. « Je ne vais pas mentir, il m’est arrivé une fois de le faire. Et cette voyance ne me concernait pas. C’était pour mon frère qui devait voyager. Donc je voulais juste que le marabout me donne des précisions sur l’aumône à donner avant son départ. Mais, depuis lors, je ne consulte plus de marabout quel que soit le problème », confie-t-elle. Ayant requis l’anonymat, un quinquagénaire dit qu’il ne croit pas du tout à la voyance. « C’est en période de stress ou de crise ou lorsque les événements échappent au contrôle de l’être humain qu’il est enclin à croire aux choses occultes. Il sent un besoin urgent d’expliquer et de trouver des réponses à ses défaites et ses échecs. Il a besoin d’exorciser ses craintes. Il lui sera beaucoup plus facile de penser qu’on lui a jeté un mauvais sort ou qu’il a été victime d’une œuvre maléfique. C’est une manière de fuir ses problèmes », explique-t-il. Et de poursuivre : « or, il aurait été plus judicieux d’épargner son argent et de se mettre au travail pour changer de situation. Encens, talismans et amulettes ne seront d’aucune utilité. Une fois, raconte-t-il, son ami est allé voir une voyante qui lui a assuré qu’il allait réussir à un examen. « Le jeune homme s’est senti serein et il n’a plus fait d’efforts. Conséquence, il a raté son examen. Voilà une preuve concrète qu’il ne s’agit que d’arnaque et de charlatanisme. Celui qui veut réussir n’a qu’à travailler et le reste est une question de destin que seul le Tout-Puissant détient », confie-t-il.

Maguette GUEYE DIEDHIOU

Source Le Soleil

 

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