Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (14ème Partie et Fin)

    Le coran représente l’or et le diamant, celui qui ne l’a pas n’a rien et celui qui le possède a tout ce qu’il faut. Nous devons donc faire connaître aux enfants la corruption qui sévit actuellement dans le monde, son origine, ses différentes formes et ce qui peut les sauver de cette corruption. Nous devons les préparer d’une façon qui puisse les mettre à l’abri de toute tentation mal saine. Vous savez que de nos jours, les hommes ont beaucoup de considération pour l’argent. Ils sont prêts à tout pour avoir de l’argent. Il choisiront toujours l’argent à côté d’une quelconque autre chose. Cela engendre un manque de considération pour l’Islam, pour le coran dans le coeur des hommes. Car les gens ont atteint un degré tel qu’ils refusent de payer leur dettes. Ils ne songent même pas aux conséquences que cela pourra entraîner pour eux, le jour où ils descendront dans leur tombeau. Ils ne pensent jamais au jour dernier et que ce jour là ils se présenteront devant les balances pour la pesée des oeuvres. Après la pesée, les gens qui ont des droits (“hakh”) sur vous viendront les réclamer. Ils seront remboursés sur les bienfaits que vous possédez. Si vous n’avez rien ou si vos bienfaits sont inférieurs aux “hakh” qu’ils réclament, alors on prendra leurs péchés pour les inscrire à votre passif jusqu’à concurrence de ce que vous leur devez. Mais les hommes ont atteint un tel point dans la corruption que tout cela est devenu sans importance pour celui qui y avait ajouté une foi réelle.

   C’est comme si cela ne viendra plus de sorte qu’il agit exactement comme celui qui n’y avait jamais cru du tout. Si on dit (et je l’ai répété à plusieurs reprises) qu’au moment de la fin des temps (“saa”), il n’y aura plus aucun croyant sur terre, cela ne veut pas dire que les gens cesseront de prier, de jeûner ou bien sortiront carrèment de l’Islam. Non. Cela signifie que la foi deviendra si faible que les mécréants seront capables de faire passer les musulmans par la voie par laquelle ils font passer les non musulmans. Les musulmans ne chercheront pas, en cas de conflit, à se ranger du côté de la vérité ou de celui du musulman comme nous l’ordonne l’Islam mais il cherchera plutôt à se ranger du côté de son intérêt personnel, ou de celui de ses vieilles connaissances...Les sahaba, quant à eux, qui avaient appris et assimilé le coran, et qui avaient bénéficié de l’éducation parfaite du Prophète (P.S.L.) ainsi que les générations qui sont venues juste après eux (les épigones) de même que les contemporains de Serigne Touba et leurs épigones avaient un comportement tel qu’ils pouvaient changer le comportement de celui qui les rencontrait sur leur chemin ; mais le contraire n’a jamais été imaginable car ils savaient que ce qu’ils tenaient était meilleur que ce bas monde et tout son contenu. Ils en étaient si convaincus qu’ils n’ont jamais accepté de l’échanger contre quoi que ce soit. Donc les enseignants (du coran) doivent rechercher tout ce qui peut aider les disciples dans leur étude. Cela peut être facile pour eux, s’ils se retrouvent pour en discuter. On doit leur faire savoir également que ce que détiennent les autres n’est rien. La majorité des enfants sont faibles d’esprit, ils ont beaucoup d’estime pour les occidentaux de telle sorte qu’ils n’hésitent jamais à tout recopier sur eux, à les imiter dans tous les domaines même si ce qu’ils font ressemble à de la folie. Voyez par exemple les coiffures : le “zoulu”, le “rasta” ...etc ; personne ne sait à quoi cela ressemble et pourtant les enfants se sont mis à les imiter et se coiffent exactement comme eux. Ils n’hésiteraient pas à s’enduire le corps avec le produit de leur défécation si les occidentaux l’avaient fait. Cela n’est que de la folie ; c’est se retourner pour prendre la mauvaise direction. C’est comme si on n’avait effacé l’Islam du coeur des hommes ; il n’a plus aucune valeur pour eux et pourtant rien de ce monde ne vaut rien de l’autre monde. Chaque homme vivra un instant pendant lequel il regrettera amèrement tout ce qu’il avait fait et qui ne se rapporte pas à DIEU. Je vous ai dit que l’homme le plus heureux dans sa vie mondaine, qui obtient des gens tout ce qu’il veut et n’entend d’eux que ce qui lui plaît oubliera tout cela pendant son agonie car cela représentera pour lui le voile qui l’éloigne de son Seigneur. Il le maudira à tel point qu’il préférera aller en Enfer avant sa mort que de continuer à vivre cela. L’homme doit donc se resaisir, il doit méditer sur l’avenir, réfléchir sur le monde que nous vivons, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Vous savez que le Coran s’adresse la plupart du temps aux doués de raison, aux intelligents. : “Inna fii zaalika la zikra la ulil al bàbi” “Inna fii zaalika li man laane lehuu kalbun” “Inna fii zaalika la ayaatin li ulil al baabi”....

  A quoi sert la raison pour les doués d’intelligence ? Le Prophète (P.S.L.) disait : “J’avais vraiment pensé que tel individu sera guidé par l’Islam car DIEU l’avait doté d’une grande intelligence”. Il a dit également, parlant des doués d’intelligence : “Aksarul ahlul janati bul hum wa inna mà iliyòna li oulil al baabi” “Ce sont certes les plus faibles d’esprit qui sont les plus nombreux au Paradis mais les plus gradés sont les doués d’intelligence”. Ce sont eux qui réfléchissent, qui guident les gens sur le chemin droit et qui mettent à nu tous les pièges de Satan.” Donc que chacun fasse de soi-même un soldat de l’Islam, un soldat de cette confrérie dans laquelle il se trouve.

  L’Islam est la meilleure religion, cette confrérie est la meilleure confrérie. Par conséquent, celui à qui DIEU offre la chance d’y appartenir ne doit pas être étourdi sinon il sera le principal responsable de ce qui lui arrivera demain. Actuellement, nous devons rester vigilants car on dirait que les hyènes et les chacals sont plus nombreux que les moutons et les chèvres ; vous devinez ce qui va s’ensuivre. La situation est même pire entre les musulmans et les mécréants car ces derniers ne ménagent aucun effort pour égarer les musulmans et les conduire en Enfer. Depuis qu’ils savent qu’ils étaient destinés au feu, ils se comportent comme Iblis qui avait défié le” Seigneur. En effet lorsque DIEU lui avait dit : je t’ai destiné au Feu ; il a répondu : “La akhu dana lahum siraatakal mustakhima......shaakiriina”. “Ukhruj min ha man hu man mad....jahanama..min kaw min tabika min hum ajma iina”. sors du domaine réservé aux anges, je t’ai maudit ; c’est toi et tes compagnons qui remplirez l’Enfer demain. Iblis répondit au Seigneur : “je me mettrai de travers le long de ton chemin droit, je dévierai tous ceux qui voudront l’emprunter et je les orienterai vers la mauvaise direction ; je les conduirai tous en Enfer.” DIEU lui répondit : “Sauf mes esclaves véridiques et sincères. Tu ne pourras rien contre ceux-là, Je les protégerai. Il lui dit : “Ilaa ibaadii... Mais ce jour-là ils se disputeront à l’intérieur du Feu. Même le corps et l’esprit (“Ruh”) se disputeront : l’esprit dira au corps : “avant de t’intégrer je connaissais DIEU, je ressemblais aux anges, je lisais sur la tablette bien gardée de DIEU, je n’aimais pas le mal ; je ne le connaissais même pas, je ne connaissais que le bien, je me nourrissais de louanges à DIEU. C’est depuis que je suis entré en ton sein que j’ai commencé à connaître le plaisir, le bas monde, l’orgueil, le “daraja”, etc... Le corps lui répondra : “Non ! moi je n’étais que sable. Je ne connaissais rien, je louais mon Seigneur nuit et jour car DIEU a dit “Wa il min shaïn ilà bi sabii bi hamdihi” je n’ai jamais transgressé les lois du Seigneur ; c’est depuis le temps que tu es entré dans mon sein que tu m’as entraîné dans tout cela. Ils se présentent tous deux devant DIEU pour le jugement : DIEU leur raconte cette anecdote : “un aveugle et un handicapé sont entrés dans un jardin pour voler des fruits. L’aveugle ne voit pas les fruits et l’infirme ne peut pas les cueillir car il ne peut pas les atteindre. Ils se coalisent et l’aveugle fait monter sur ses épaules le handicapé qui récolte les fruits. Selon vous, qui d’entre ces deux est le voleur principal ? Ils répondirent : tous les deux. DIEU leur dit alors, vous êtes dans la même situation.

    La seconde dispute se passe entre les nantis d’ici-bas (les “boroom daraja”) et leurs subordonnés qui les adoraient. Vous pouvez lire cette dispute dans la sourate “Saba-i”) : “Vous qui êtes les hommes que nous suivions, et qui n’aviez pas emprunté le bon chemin, celui de l’Islam, celui de la voie droite, vous devez supporter pour nous une partie des peines que nous fait vivre le Seigneur car vous êtes les responsables de ce que nous subissons présentement. “Fa hal antum mukhnùna annà min aza bil Lahhi min shaïn” : “Prenez-en une partie pour nous alléger”. Les autres répondront : “et pourquoi ferions-nous une telle chose ? Nous refusons catégoriquement car vous n’étiez pas nos propriétés. Vous étiez libres de refuser et aviez choisi de nous suivre donc vous devez vous en vouloir à vous seuls et à personne d’autre.” Ils rétorquent “Bal makru layla wan nahàri” : “Nuit et jour vous ne cherchiez qu’à nous orienter dans la mauvaise direction......

Donc celui qui ne réfléchit pas et se laisse guider par les manigances des autres et qui entrera dans une catastrophe, qu’il ne regrette pas cela.

As slàmou aleykum war Ramatulah (Le 12 juin 1997)

Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (13ième Partie)

Sur le plan de l’amitié, il faut noter qu’il y a des personnes qui sont venues le voir pour nouer amitié avec lui et d’autres que le Seigneur a choisies pour lui et d’autres encore qu’il a choisies lui même.

Nous avons vu que lorsqu’il a obtenu ce grade, les heures, les jours et les nuits se précipitaient pour venir nouer amitié avec lui. Vous savez qu’il l’a dit lui-même “ils savent que notre Seigneur est content de quiconque noue une amitié avec moi”. Les nuits, les jours sont ses témoins au même titre que Rakhib et Atib qui se trouvent sur les épaules de chacun de nous pour enregistrer nos actes et nos paroles. Il existe d’autres anges qui ne sont que des anges de la miséricorde qui n’ont rien à voir avec l’autre destination, ils ne verront même pas ceux qui y seront envoyés, donc ils sont tous des témoins qui feront leur déposition demain devant DIEU, de même que l’océan qu’il avait sermoné.

  DIEU lui offrit le grade de Sahaba dont on avait dit que nul ne peut plus l’obtenir car il n’est plus décerné, en effet, nul ne peut oeuvrer pour égaler ceux-là qui avaient accepté de lutter aux côtés de Mouhamadou Rassoul Lahi (P.S.L.) lorsque tous les autres avaient refusé et qui avaient accepté de tout sacrifier pour le triomphe de l’Islam. Ils ont vendu pour cela leur sang, leur sueur, leur vie mondaine, leur repos, leur plaisir, leur famille et tout ce qu’ils possédaient pour “obtenir DIEU”. Ils avaient accepté de mourir pour la cause de DIEU. Leur sang sera pesé contre les “midadil ulama” et les larmes de ceux qui ne dorment pas la nuit mais se mettent à prier en pleurant à cause de leur crainte de DIEU. Il a donc été élevé au grade de ces gens là. Il a dit lui-même qu’il est aussi proche du Prophète (P.S.L.) que Seydina Aboubacar et Seydina Oumar qui sont à ses côtés.

    Le Prophète (PS) a dit : “DIEU nous a sélectionnés Alioune et moi depuis la prééternité et depuis il n’a cessé de choisir pour moi des amis et des compagnons.... Il a choisi pour moi Aboubacar et Oumar... nous pouvons dire que Serigne Touba en fait partie.

   Vous savez que la nuit est un peu avancée maintenant et que nous avons, comme nous vous l’avions signalé au début, d’autres obligations qui nous attendent et auxquelles nous devons faire face. Cela nous oblige donc a interrompre la causerie. Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout et nous n’avons pas fait tout ce que nous avons souhaité faire car nous ne sommes pas en bonne santé. Mais les quelques instants que nous sommes restés ici montrent combien était grande notre intention. J’avais dit en vous félicitant le plaisir que j’éprouvais en venant à cette rencontre.

  Comme Serigne Saliou avait dit en ouvrant la conférence : “Wal baladu Taïbò Akhri nabahu bi isni rabihi” : A chaque fois qu’un saint séjourne sur une place donnée, l’espace en question s’en félicite et le contemple ; s’il quitte les lieux, la terre se met à le pleurer. Vous avez vu dans la sourate “Ad-Dukhàni” là où notre Seigneur dit qu’il existe des gens qui ne seront pas pleurés à leur mort par les terres et les cieux. Cela montre qu’il existe donc des gens qui seront pleurés par les cieux et la terre ; “Fa mà bakat anlayhim samàwàti wal ardi” est donc destiné à d’autres. Donc un individu qui est tel que les seules traces de ses pas constituent des grades pour le sol sur lequel il marche, l’endroit où il repose (où il est enterré) est une grande aubaine pour ceux qui y vivent. Donc cette ville, Touba est une ville de baraka de miséricorde divine et d’agrément de DIEU. Cette terre où repose Cheikh Ahmadou Bamba (R) bénéficie d’un grade qui est unique en son genre. Donc quiconque habite ici doit se connaître. Vous qui êtes des jeunes et qui bénéficiez de l’expérience de Serigne Mountaqâ et de Serigne Salih qui ont accepté de vous mettre sur la bonne voie, la voie tracée par le coran et que le Prophète (P.S.L.) a montrée aux créatures. Vous savez que le coran est très puissant, s’il nous quitte ce sera la fin du monde. Vous savez que le Prophète (P.S.L.) avait dit que l’on viendra prendre le coran de la poitrine des hommes. Cela ne veut pas dire qu’on amènera ceux qui connaissent le coran par coeur à l’oublier mais que tous ceux qui ont appris le coran par coeur mourront alors que les autres ne l’apprendront pas. Vous savez que cela a commencé et cela fait peur à beaucoup de personnes. C’est pourquoi ceux qui enseignent le coran qui sont les détenteurs du “Amànatul Làhi” (Le pacte que DIEU a signé avec les habitants de la terre), doivent donc se retouner pour se conformer à la marche du monde. Ils doivent se concerter et mener chemin ensemble.

Dans cet ordre d’idée, le séminaire qui vient de se tenir et auquel nous aimerions beaucoup participer est d’une importance capitale car vous savez qu’il y a des personnes qui se trouvent à des lieux très éloignés et qui ne songent qu’à supprimer le coran car ils savent qu’il est le socle sur lequel repose l’Islam. La mémorisation du coran est un “Fardu Kifàya”* qui ne peut se faire qu’au niveau des “daara”. Même si nous devons reconnaître que les écoles dites “écoles arabes” sont très utiles car elles enseignent la langue arabe et l’Islam en général, il n’en demeure pas moins évident que la mémorisation du coran ne peut se faire qu’à partir des écoles coraniques ou “daara”. Comment nos grands pères (et même nous mêmes) avaient fait pour mémoriser le coran ? Abandonner la maison familiale, affronter la faim, la soif, la fatigue, l’insomnie, les intempéries, l’insalubrité, la maladie.....Apprendre toutes la nuit, réciter à l’aube, mendier et travailler le jour. Vous savez que c’est cela qui peut permettre à l’individu de mémoriser le coran. Maintenant le monde a changé d’une façon telle que les hommes se moquent de ceux qui apprennent le coran à cause des peines qu’ils connaîssent, parce qu’ils ignorent les “hakh” du coran et l’apport que ces épreuves et ces peines apportent à ceux qui les endurent pour connaître le coran. Donc, les personnes en arrivant là par ignorance, et à cause des changements et des mutations que connaît le monde, d’une part et d’autre part, du déracinement des gens et de leur désorientation pour adopter une attitude qui n’aurait pas dû être la leur et que les enfants sont tous orientÈs vers les jeux qui constituent une fosse vers laquelle tous les jeunes se dirigent et rien ne les empêchera de tomber à l’intérieur. Mais s’ils savaient combien est profond le trou et comment est désagréable son odeur, ils refuseraient de suivre ceux qui les y poussent et les considéreraient comme des ennemis nets.

A partir de ce moment, ceux qui soutiennent qu’ils sont les défenseurs de la religion doivent se ceindre les reins. Ils doivent aller à la rencontre des ces enfants-là pour les empêcher de tomber dans le trou. Quiconque grandit dans les jeux et sans chercher un viatique pour l’autre monde regrettera cela quand il sera grand. C’est celui-là qui connaîtra une vie malheureuse, vilaine et sans profit et ceux qui l’ont orienté dans cette voie ne seront plus là pour constater qu’ils l’ont sacrifié. Donc, ceux qui enseignent le coran doivent se retrouver de temps en temps pour discuter et mettre sur place une stratégie à suivre pour contre-carrer l’action des détracteurs de l’Islam. Ils doivent également préparer leurs disciples pour les doter d’armes qui leur permettent de pouvoir résister et ne seront pas déviés ou influencés. Ce qui peut leur permettre cela c’est de leur faire connaître le coran, sa mission, ses recommandations et ses interdits et comment doit se comporter celui qui a appris le coran. Comment doit être le comportement du musulman en général. Il te fait comprendre la foi du mouride et te fait savoir aussi que ce que tu possèdes est meilleur que tout ce que les autres détiennent et te le montre pour te tromper. Tu dois être sûr que ce que tu possèdes est ce qu’il y a de meilleur ici et à l’au-de-là et celui qui ne l’a pas t’enviera demain et regrettera ses actes qu’il avait réalisés, celui-là saura avant de mourir qu’il était dans une grande catastrophe. Toi qui as obtenu cela par la grâce de DIEU, si tu le négliges ou sit tu l’ignores, tu seras comparable à celui qui a échangé son or ou son diamant contre du cuivre.

Tawfeh.com

Le PROPHETE MOUHAMED (P S L) Par Serigne Saam Mbaye (E03)

SSM : Cela c’est la réalité relative aux sens de l’homme. Il existe «Al wujudul ma e na wiyu» qui n’est rien d’autre que le sens logique (la signification). Exemple : si je fermais la main et déclarais : «ce que j’ai dans la main est plus grand que la maison». On vérifie et trouve des perles en diamant dont la valeur est 5 fois plus importante que celle de la maison. Cela c’est le sens logique.

B.D : C’est le sens seulement.

SSM : Oui, «Al wujudul shabahi» : on dit «yawmal qiyâm» on égorgera la mort au-dessus du mur qui sépare le Paradis et l’Enfer. Ceux pour qui la mort est une chose immatérielle, cela signifie qu’on leur montrera simplement que la mort n’existe plus ; on ne meurt plus : elle est comme une chose morte.

B.D : unhun !

SSM : «Al wujuudul khayaaliyu» : c’est une imagination. Une chose que tu connaissais et dont tu ramènes l’image pour la regarder. Exemple : le Prophète (P.S.L.) lorsqu’il disait : «C’est comme si j’avais le Prophète Younouss en face de moi. Je le vois sortir du ventre du requin et se met à la plage.

B.D : unhun !unhun !

SSM : L’arbre pousse pour lui donner de l’ombre. Il est habillé d’un grand-boubou vert et glorifie notre Seigneur. Les montagnes et les vallées lui répondent et notre Seigneur lui dit «Labayka yaa Younouss». Cela s’est produit des centaines et des centaines d’années avant la venue du Prophète (P.S.L.) mais, c’est parce qu’il connaissait l’histoire d’une façon telle qu’il avait l’impression de la revoir. C’est pourquoi il a dit : «Ka anni...» : «c’est comme si....» Ce fait d’ouvrir le ventre du Prophète (P.S.L.) pour y soustraire quelque chose de noirâtre montre tout simplement qu’il n’y a au niveau de son coeur aucun défaut qui se dresse entre lui et Dieu ou entre lui et les hommes qui permette de le condamner sur quoi que ce soit ; on le leur a montré de cette façon-là.

B.D : Lui... oui... allez-y

SSM : De même, lorsqu’il disait qu’il a fendu la lune... c’était un phénomène semblable ; c’est le wujuudul qissiyu. C’est la même chose que lorsqu’il avait dit on m’a montré le Paradis dans le mur, un autre ne peut pas le voir mais lui, il l’a vu véritablement à partir de son hissu. Tout le monde a vu que la lune était fendue. Le CORAN a dit : «Ikhtarabatish shaa catu Wa an shaakh’khal khamaru wa in yaraw aayatan yuhriduu wa yaquuluu sicrun m’mustamirrun» (S.54-V.1) si tu vois comment le CORAN l’a expliqué, tu verras que ce sont ceux qui ont dit que cela est vrai qui se basent sur quelque chose de sûre. Ceux qui soutiennent le contraire ont dit tout simplement que cela n’était pas possible. Ce n’est pas possible sur la base sur laquelle il jugeait le phénomène. Or cela ne correspond pas à ce qui s’est produit.

     On dit également qu’il existe des moments pendant lesquels un nuage se mettait au-dessus de sa tête pour lui donner de l’ombre quand il marchait. Cela c’est ce qu’on appelle «Irhass». Avant d’envoyer les prophètes, notre Seigneur (TWT) leur montre qu’ils sont des privilégiés auprès de Lui, Il a de la considération pour eux et qu’Il va leur chargés d’une mission ; ils sont donc différents des autres hommes. De ce fait, les hommes qui verront cela se diront que ceuxlà sont des hommes particuliers et si demain ils font certaines déclarations, les hommes diront : «ha ! cela est possible car..... ceci.... cela....» On appelle cela «Irhass». Mais en dehors de cela, il faisait des miracles.

B.D : unhun ! Il en faisait ?

SSM : Oui. Parce que.... l’eau qui coulait de ses doigts est confirmée par l’histoire et il existe des témoins oculaires. Et ceux, qui nient une chose qui s’est produite il y a mille ans.... cela n’a aucune signification. On n’y comprend rien, ce n’est pas une science, ce n’est pas une sagesse.

B.D : Lui, comment l’eau s’écoulait-elle de ses doigts ?

SSM : On avait très soif...

B.D : Oui

SSM : mais il avait de la pudeur (soutoura) pour toute chose. Par exemple : il touche à une petite quantité de nourriture et des groupes d’hommes viennent par la suite pour manger sans que la quantité ne diminue. De même, il peut tenir une gourde entre ses mains et un nombre considérable de personnes que dix gourdes de la même quantité ne pourraient pas suffire, viennent se désaltérer et il restera beaucoup d’eau dans la gourde...

B.D : unhun ! Oui ! Est-ce que les hommes voyaient le nuage qui lui donnait de l’ombre lorsqu’il marchait ?

SSM : Ce phénomène de nuage qui se mettait au dessus de sa tête pour lui procurer de l’ombre, je vous ai dit que c’est le «irhass» avant qu’il ne soit envoyé. Cela ne se produisait pas tout le temps. Comme je vous l’ai dit, «Irhass» c’est pour attirer l’attention des autres sur cet homme-ci, ce qu’il peut devenir, ils sauront qu’il peut devenir un grand homme. C’est cela sa signification. Mais celui qui l’accompagnait, l’«agir » qui... il n’avait pas encore épousé Seydatouna Khadija( R.A.). Elle avait loué ses services pour qu’il l’accompagne à Sham* pour vendre des marchandises. En cours de route, cet «agir» l’avait bien remarqué. De même les bornés se demandent pourquoi lors de son hégire de la Mecque vers Médine, arrivé aux alentours de Médine, assis à côté de Aboubacar (R.A.), et que les juifs les avaient aperçus les premiers et que les habitants de la ville accoururent et trouvèrent deux personnes qui avaient presque le même âge et ne pouvaient pas les distinguer, Aboubacar (R.A.) se leva pour donner de l’ombre au Prophète (P.S.L.) en étalant sa couverture au-dessus de sa tête, ils se demandent où se trouvait donc le nuage qui lui donnait de l’ombre ? Ils ne savent pas que cela n’est pas pour tout le temps ; c’était pour cette époque uniquement.

B.D : unhun ! unhun !

SSM : Ils ne savent pas faire la différence et c’est pourquoi ils font beaucoup d’erreurs.

B.D : Les musulmans avaient de la considération pour lui. Comment étaient les non musulmans à son égard ? Avaient-ils de la considération pour lui ? SSM : Ils avaient de la considération et du respect pour lui. Ils ignoraient ce qu’il avait apporté et avaient honte de laisser tomber l’héritage que leur avaient laissé leurs grands parents pour adopter ce que Mouhammad (P.S.L.) avait apporté. Parce que, je vous l’avais dit, tant qu’il n’avait pas critiqué leurs dieux, ils avaient de l’estime pour lui, à l’exception de certains tel que Abou Lahab. Abou Lahab était son oncle paternel mais il n’essayait même pas de masquer la haine qu’il avait pour le Prophète (P.S.L.). Il faisait le tour des assemblées pour prêcher, leur faire connaître l’Islam. Il le suivait aux marchés, quand il finissait de parler à un groupe, Abou Lahab arrivait à sa suite pour leur dire : «Méfiez-vous de celui-là. N’écoutez-pas ce qu’il vous dit. Quiconque suit ce qu’il ordonne sera maudit. C’est un..., il ne dit pas la vérité....etc...etc» et tant de mauvaises choses sur son dos. Vous savez que deux de ses fils avaient pris femme chez le Prophète (P.S.L.), il leur demanda de les répudier. Sa femme, Oumou Jamil, ....

c’est à cause d’elle que le verset «Tabat yadaa» est descendu. La haine qu’elle avait pour le Prophète (P.S.L.) est indescriptible. Elle mettait des épines sur son chemin. Un jour, elle jura, elle était une poétesse d’ailleurs, elle avait pris un caillou jura de le frapper sur la bouche du Prophète (P.S.L.). Ce dernier était assis à côté de Aboubacar (R.A.), ne pouvant pas le voir, elle demanda à Aboubacar (R.A.) : «Où est ton gars ?», celui-ci ne lui répond pas. Elle rebrousse chemin et dit «si je l’avais trouvé, je lui mettrai ça sur la bouche pour lui arracher toutes les dents». Elle commença ensuite à chanter pour l’insulter. Elle ne l’appelait pas Mouhammad, elle disait Muzammam.; Mouhammad veut dire l’heureux et muzammam le malheureux.

B.D : Muzammam ha ! ha ! ha !

SSM : Celui-là....

Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (12ième Partie)

Les marabouts qui connaissent ces sortes de sciences qui constituent des preuves montrant qu’ils sont les “portes de la miséricorde divine sur terre”, amènent les créatures auprès de DIEU, sauvent les hommes ont des grades différents. Il en existe qui, si tu les rencontres, on ne te notera plus de péché. Il en existe d’autres qui, si tu les regardes, tu seras heureux (texe) à tout jamais et DIEU notre Seigneur (T) ne te tiendra plus rigueur de tes actes. Il en existe d’autres encore qui, si tu leur rends le plus petit service, tu obtiens pour cet acte, l’agrément de DIEU et vous savez que bénéficier de l’agrément de DIEU n’est pas le grade le plus bas du bonheur (texe) car un individu peut obtenir le “texe” à tout point de vue et ne pas avoir l’agrément de DIEU. Vous savez que c’est l’agrément de DIEU qui peut permettre à un individu de nourrir tous ses disciples. Vous savez qu’à ses débuts le Cheikh a fait son auto-contrôle et a vu qu’il avait tout ce que les cheikh possèdent, sur tous les plans ; il a trouvé insuffisant ce qu’il a fait pour DIEU car il existe un grade qu’aucun saint n’a pu obtenir et qu’il voulait avoir. C’est ce grade qui l’empêchait de dormir. Ce grade est différent de celui du “hutbul Qawsu” car le grade de hutbàniya est un grade qui est décerné en permanence. Quelle que soit l’époque, si le détenteur du grade meurt, on le remet à un autre. Il existe donc plusieurs bénéficiaires de ce grade car il ne peut pas ne pas exister : c’est un secret qui fait vivre l’univers ; une fois qu’il cesse d’exister, la vie prend fin sur la terre et dans les cieux. Ce secret est détenu par celui qui remplace le Prophète (P.S.L.) sur terre et s’il le détient, celui qui lui désobéit ne serait-ce que pour fermer ou ouvrir les yeux, on lui retire la foi immédiatement. Mais plusieurs personnes ont déclaré avoir ce “maqqàma”. De même, plusieurs personnes ont déclaré avoir le maqqàma de “khatmul wilàyati”. En effet, Muhîdin Ibn Arabi s’était déclaré détenteur du grade et a donné ses preuves. DIEU, a-t-il dit m’a fait savoir depuis longtemps et à plusieurs occasions que je suis le khatmul wilàyati.

      Ma première preuve est la suivante : un jour, je suis venu me tenir debout en face de la kaaba et les briques qui la composent se sont mises à se détacher pour venir faire 7 fois le tour de ma personne à l’image de celui qui fait le pélerinage à la mecque et qui fait le tour de la kaaba. Après que toutes les briques eurent fini de faire le tour de ma personne, il resta une place vide de la taille d’une brique ; DIEU me transforma en une brique en or et je vins occuper la place.

    Ma deuxième preuve : Al Hakumou Tourmizi avait dit dans son kitabu khatmul wilayati que le khatmu aura le même prénom que moi c’est-à-dire : Mouhamad Ibn Aly et sera la seule personne capable de répondre correctement aux 60 questions que j’ai posées. Ayant rempli les deux conditions, je peux dire que c’est moi le khatmul wilayati.

   Malgré cela, à sa mort, Cheikh Ahmed Tidjane (qui avait vu tout cela) a déclaré être le khatmul wilàyati.

 Donc le khatmul wilàyati n’est pas un grade réservé exclusivement à un individu donné, il en est de même pour le grade de Hutbul Qawsu, celui de Abdal, Awtad, Noukhabàwu, Nujabàwu,.

   Quant au grade de Asnà Khadimi li Rassoulilahi (P.S.L.), Khadimi Rassoul, nous n’avons jamais entendu quelqu’un s’en réclamer depuis la naissance de l’Islam jusqu’au moment où Serigne Touba a déclaré être le serviteur du Prophète (P.S.L.). Et celui-là a dit : “Mulkul àli bàkhil khadim ja a lani asnà khadim”.

   Lorsqu’il a vu ce grade, il a compris que son détenteur fait partie de ceux de “bayhatu ridwan” à “Tashta Shajarati” a une part de “La khad radiyal Lahu anil mue minìna “ et aura apporté sa contribution considérable sur tous les actes menés pour la promotion de l’Islam. Il assistera le coran au même titre et de la même façon que Mahdiyu. Après avoir passé en revue l’ensemble des grades, il trouve celui de Khadimou Rassoul plus intéressant que tous les autres. C’est la raison pour laquelle il dira plus tard : “Ila yakhàdal Làhu màlam yakuni walà yakùnu abadan li mum kini”. Car on lui avait fait savoir que tous les saints qui sont passés avant lui avaientt cherché à obtenir le grade de Khadimou Rassoul mais ils ont tous fini par abandonner car le prix à payer pour l’avoir était insupportable pour eux.

  Vous savez que lorsqu’il avait dit “Min hus taral Làhu kah”, il a ajouté “Min hus taral Làhu ladj” et en plus de ces trente trois choses, il s’est engagé auprès de son Seigneur pour remplir quatre autres conditions. Vous savez qu’aucun saint ordinaire ne pouvait honorer le contrat qu’il avait signé avec DIEU et c’est pour cette raison que ceux qui ont voulu acheté le grade ont fini par désister. Après l’avoir honoré il a dit “Wa fi mat-hi jàwaztu kahbânan wa Hassânâ”.

  Vous savez qu’aucune créature n’a le droit de se déclarer l’égal d’un Sahaba quelconque. Lorsque Cheikh Ahmed Tidjane a cité tous les dons qu’il a reçus du Seigneur, relatifs à “Salàtul Fàtihi”, au grade de “khatmiya” et au “Tâju harfina”, et qu’on lui a dit : “Tu te considères supérieur aux sahaba”, il a répondu : “DIEU m’en garde ! Comparer notre marche vers DIEU à celle des sahaba équivaut à comparer la vitesse de la fourmi à celle de l’oiseau le plus rapide au monde.” Vous savez donc que nul ne doit se comparer à ceux-là.

  Donc, si Serigne Touba affirme “Wa fi mathi jàwaztu Kahban wa Hassânâ” qui faisaient partie des compagnons du Prophète (P.S.L.), il doit avoir des raisons. Il a dit également : “grâce à DIEU, j’ai devancé Kaab et Hassan Ibn Saabit” sur le plan des éloges adressées au Prophète (P.S.L.). 

  Vous savez que le Prophète (P.S.L.) avait dit à Hassan Ibn Saabit : “Inna ruhal khudsi layu ayyidu Hassàna mà kàfa an nabiyihi” c’était au moment où tous les poètes Khourayshites s’étaient mis à composer des poèmes pour médire du Prophète (P.S.L.) et vous n’ignorez pas la place qu’occupe la poésie dans la culture arabe. Une fois un poème composé, il fait le tour du monde arabe et chacun se met à le chantonner. C’est donc pour un Prophète qu’un tel poème est plus préjudiciable. Aacha qui était un grand poête composa une chanson consacrée aux éloges du Prophète (P.S.L.). Lorsqu’il a voulu se rendre à Médine pour lui remettre le Khassida, les mecquois réunirent beaucoup de biens pour le corrompre. Il accepta de différer son voyage pour Médine mais il leur dit : “si je reste en vie jusqu’à l’année prochaine, j’irai trouver Mouhammad (P.S.L.), pour lui remettre mon poême”. Il n’est pas allé à Médine car, à la suite d’une chute du dos de son chameau, il succomba à ses blessures.

  Le fait que les gens composaient des poèmes pour médire du Prophète (P.S.L.) était une chose très pénible pour lui. Il a toujours souhaité avoir parmi ses compagnons quelques uns capables de composer des chants pour répondre à ses ennemis. Le premier qui avait composé une chanson pour médire de lui appartenait aux hachimites. Quelqu’un se leva et demanda au Prophète (P.S.L.) l’autorisation de riposter mais, il lui dit : “Que ferez-vous de moi si vous voulez dire des mauvaises choses sur le dos des hachimites ?” Il lui répondit : “Je vous tirerai d’eux comme on ôte un cheveu tombé dans une pâte de farine.”

   Lorsque Hassan Ibn Sàbit commença à chanter pour médire de ces gens-là et faire les éloges du Prophète (P.S.L.), celui-ci était si content qu’il montra que “Ruhul khudsi” c’est-à-dire Seydina Djibril accompagnait Hassane dans ses chansons pour l’éclairer et lui dicter les mots à dire.

 Donc, si Serigne Touba (R) déclare : “J’ai dépassé Kaab et Assane en faisant les éloges du Prophète (P.S.L.)” ....

Nous avons vu que les poèmes qu’il a composés pour faire les éloges du Prophète (P.S.L.) se divisent en trois catégories ; et il a précisé :

- DIEU n’a pas accepté un seul poème parmi ceux que j’ai composés avant mon voyage sur l’Océan. Vous savez que ces propos de Serigne Touba nous renvoient à “Hasanatul abrari say a tul mukharabìna”. Donc si les poèmes dont il dit qu’ils n’ont pas été acceptés avaient été composés par un autre saint, ils seraient considérés comme une oeuvre bien rétribuée par DIEU. Mais lorsqu’il dépasse un grade d’une distance équivalente à celle qui sépare le ciel de la terre et regarde la façon par laquelle il avait composé cela, il en éprouve une honte et le recompose. Vous savez qu’il a réécrit “Jazbu, Muqaddimàt...” Vous savez qu’il n’avait pas commencé le premier “Jazbu” par “Al hamdulil aqqil mubìn” mais par “Hamidtu rabil àlamin Hamdan yadùm kula hin, Musaliman alal amin Bi kal kalì wa bil fami”. Vous savez également qu’il a réécrit le “Mawàhibu”, “Munawwiru sudùr, et beaucoup d’autres poèmes. Au moment où il avait atteint un grade qui lui permettait de voir la récompense attribuée à chaque mot de son poème, tout en connaissant le degré de satisfaction du Prophète (P.S.L.) et de notre Seigneur (T) et la place que le Prophète (P.S.L.) et DIEU (Awj) réservent à chaque mot de son chant. DIEU lui fit connaître qu’Il préfère ses poêmes à tout autre écrit à part le coran et les hadits du Prophète (P.S.L.). A chaque fois que tu écris, lui dit-Il, les habitants de Aras et de Kursyu se mettent à exhulter. Les “hurul haïni qui se trouvent au Paradis, s’amusent en chantant tes poêmes, demain également ce sont tes Khassida qui leur serviront de chant pour bercer les heureux qui entreront au Paradis. Il lui a fait connaître qu’il sera l’éclaireur de tous ceux qui faisaient les éloges du prophète (P.S.L.). Il lui offrit tous les wirds : Khadir, Tijan, Shazali avant de lui remettre son propre wird, un wird qu’Il n’a jamais donné à un autre saint. Il fit de lui le héritier de tous les détenteurs de wird qui ont vécu avant lui et lui offrit un grade propre à lui seul. Lorsqu’il sut qu’il a obtenu cela, il comprit qu’il avait un ami, une monture, un soutien....

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Le PROPHETE MOUHAMED (P S L) Par Serigne Saam Mbaye (E02)

B.D : Il y avait des musulmans ?

SSM : Lui et les musulmans qui étaient avec lui.

B.D : unhun !unhun !

SSM : K hadija* est décédée à cette époque. Ils vécurent cela d’une façon telle que... une nuit, quelqu’un est sorti pour pisser. Les urines tombèrent sur une peau sèche et il interrompit aussitôt son acte et récupéra la peau, la lava, la fit tremper dans de l’eau pour la griller ensuite en vue de la manger.

B.D : A cause de la faim seulement ?

SSM : Oui, à cause de la faim qui était très pénible.

B.D : Ils étaient, en ce moment, derrière la Mecque ,

SSM : Oui dans une vallée qui était de l’autre côté. Ils ont vécu toutes sortes de souffrances là-bas. Vous voyez donc qu’ils étaient très fatigués.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Mais Mouhammad (P.S.L.) avait des qualités extraordinaires. Le monde n’a jamais connu un homme pareil. Notre Seigneur (TWT) l’a préparé sur tous les plans pour qu’il puisse supporter cette mission. Car la mission qu’Il lui avait confiée était plus difficile de toutes les missions parce que ceux qui l’ont précédé avaient des missions limitées dans le temps. Vous savez que l’humanité a évolué, les premiers livres sont venus au moment où l’humanité était à son enfance, les autres sont venus quand elle a atteint l’adolescence, l’Islam est venu à l’âge mûr. Il correspond à l’enseignement supérieur. Maintenant l’histoire est écrite, tout est clair, les hommes sont devenus très intelligents et ont beaucoup de moyens. C’est une religion que la vie du fils d’Adam ne pourra jamais dépassée. On y a tout prévu, comme notre Seigneur a tout prévu dans la terre au moment où il l’a créée. Cela jusqu’à la fin des temps.

B.D : Est ce qu’il faisait des miracles, lui Seydina Mouhammad (P.S.L.) ?

SSM : Oui. le miracle ! ... C’est le temps qui est limité mais le miracle mérite d’être débattu. Mouhammad (P.S.L.) faisait-il des miracles ?On a vu certains écrivains dire que Mouhammad (P.S.L.) n’a fait de miracle que le CORAN.

B.D : unhun !

SSM : Et ils ont reconnu le phénomène.

B.D : unhun !

SSM : Ils l’ont accepté ! Ha ! parce qu’ils l’ont reconnu pour les autres prophètes et notre Seigneur (TWT) en a parlé dans le CORAN. Pour quoi ont-ils donc pensé que Mouhammad (P.S.L.) n’en a jamais fait ? Bien ! Le miracle est une aide (un appui) que notre Seigneur (TWT) apporte à son envoyé.

B.D : unhun !unhun !

SSM : C’est comme si tu écrivais une lettre et y apposais ton cachet avant de la remettre à ton homme de confiance. C’est cette lettre qu’il va montrer.

B.D : unhun !unhun !

SSM : «Fa mue ji zaatu huu ka khaw li hii wa bara sadakha hàzal Abdu fii kulli Khabar» : le miracle est comme ça. Car, il s’accompagne avec «tahadi» c’est-à-dire un défi;

B.D : unhun !unhun !

SSM : Qui peut en faire autant ? Montrer que cela vient de Dieu. Personne ne peut le faire. Personne n’y parviendra jamais. Il s’accompagne donc avec un défi et de plus, puisque celui qui apporte le miracle y croit et joint à ses paroles des actes concrets, et c’est un homme modèle ... alors... en plus de ce miracle... Mais on dit qu’il existe un prophète qui n’a pas besoin de faire des miracles même s’il en apporte, il n’en a pas besoin. Mais ce sont les hommes qui le poussent à l’utiliser car, il en existe qui ne croient que quand un miracle est réalisé sous leurs yeux.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Il faut que tu fasses une chose extraordinnaire pour montrer que tu es un envoyé de Dieu.

B.D : unhun !unhun !

SSM : C’est celui à qui tu demandes des preuves

 

B.D : unhun !unhun !

SSM : Celui qui vient te dire qu’il est envoyé par le Président doit te montrer la preuve qui soutend cela.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Mais on dit, par exemple, 3 personnes sont venues dire chacune avoir mémoriser le CORAN. Tu demandes à chacune d’elles de te donner une preuve.

B.D : unhun !unhun !

SSM : La première te dit : «Regarde ce diplôme, il m’a été décerné par le Maître très connu qui enseigne le CORAN dans ce pays». Tu constates le fait, regardes le diplôme en question, le touches avec tes mains propres et es convaincu que c’est bien réel. La deuxième te dit : «Non seulement j’ai mémorisé le CORAN mais je suis un saint («waliyu»), j’ai des «karaama»». tu lui dis «qu’est ce qui me le prouve ?» Elle transforme la pierre en or et le bâton en serpent.

B.D : unhun !unhun !

SSM : et te dit : «voilà»

B.D : unhun !unhun !

SSM : Tu dis à la troisième personne : «Ces deux ont apporté leurs preuves. Quelle est la tienne ?». Elle te répond : «Fais venir quelqu’un qui a mémorisé le CORAN et donne lui un livre Coranique et je vais réciter sous son contrôle tout le texte sans le regarder». Quelle est la personne qui a donné la meilleure preuve ?..... Celle qui a récité, sans aucun doute.

B.D : Mais oui !

SSM : Parce que la première personne peut avoir volé le diplôme d’un autre.

B.D : Oui.

SSM : Elle peut corrompre quelqu’un pour l’obtenir, elle peut l’imiter également.

B.D : unhun !unhun !

SSM : La seconde également peut avoir fait de la magie...

B.D : unhun !unhun !

 SSM : Oui, en effet, il peut faire de la magie. Quant à celle qui a récité, aucun doute n’est plus possible. Seydina Mouhammad (P.S.L.) est comme ça. Il n’a besoin de preuve que pour certains qui ne peuvent avoir la foi que quand des preuves leur sont apportées. Si nous retournons au miracle dont vous parliez

B.D : unhun !

SSM : Parmi les savants de la dernière génération qui ont subi l’influence de l’Occident ou qui ont une grande imagination, il en existe qui ne croient pas à certains miracles et apportent des arguments qui ne tiennent pas du tout. Exemple : quand on dit qu’on avait ouvert la poitrine de Salal Laahu anleyhi wa Salama.....

B.D : unhun !

SSM : on ouvrit le coeur, y enleva une chose noire qu’on jeta au loin... Cela s’est passé chez Halimatou As-Saaddiyya* qui était sa nourrisse. Un jour, un matin, il se rendit derrière la maison en compagnie d’un autre enfant du même âge. Quelques instants après, celui-ci revient à la maison en courant et s’écria : «Accourez au secours de Mouhammad (P.S.L.), mon parent khouraychite, deux hommes l’ont attrapé et l’on fait couché par terre, ils sont en train de lui ouvrir la poitrine et le ventre. On accouru, le trouva assis, calme, il y avait du sable sur le visage mais il était serein. On lui demanda ce qui s’était passé et il répondit : «Nous étions en train de surveiller les troupeaux quand soudain j’aperçus deux formes blanches qui volaient vers moi. Je les pris d’abord pour des oiseaux mais arrivés à ma hauteur ils descendirent et marchèrent vers moi. L’un dit à l’autre : «Est-ce bien lui ?» et il répondit : «En effet c’est lui». Ils me firent coucher sur la montagne, m’ouvrirent ici (la poitrine) prirent mon coeur qu’ils ouvrirent, y prélevèrent quelque chose de noirâtre et le lancèrent au loin. Halimaeut peur qu’un malheur lui arrivât et le retourna auprès de sa mère. (Certains parmi les écrivains disent : on a parlé de la première fois que Halima l’avait retourné auprès de sa mère et d’une autre fois... et Halima ne l’a ramené chez lui qu’à 2 reprises donc cette 3ème fois n’est pas possible. Ce n’est pas possible pour eux ; ils ont compris cela comme si c’était un acte chirurgical qu’on ferait en prenant une bistouri (couteau) pour ouvrir le coeur d’un homme. Or, ils ne savent pas que ce n’est qu’un symbole). Ce qu’on appelle réalité a 5 degrés. Cela existe mais comment existe-il ? Il y a cinq degrés reconnus par tout le monde.

1°) «Al Wujuudul hissiyyu»

2°) «Al Wujuudul Khayaa li yu»

3°) «Al Wujuudul Mae na wiyu»

4°) «Al Wujuudul shabahiyu»

5°) «Al wujuudul haqiqiyu»

Si on te rapporte une chose et que tu lui donnes une valeur parmi ces 5, tu n’as pas réfuté son existence. Cela veut dire : Al wujuudul Hissiju est ce que tu ressents et que les autres ne ressentent pas. Tu peux l’avoir vu ou entendu et les autres non ; mais cela n’est pas venu jusqu’à toi. Par exemple le Prophète (P.S.L.), à l’occasion d’une prière de l’aprés-midi (takussaan*), il prononça la formule du Takbiir (kabar) et vit le Paradis à travers le mur qui se trouvait devant lui. Il le regarda et fit même un pas pour cueillir un fruit. Il déclara après la prière : «Si j’avais cueilli un seul fruit, cela suffirait à tous les habitants de la ville de Médine». Il a dit : «Uridat aliyal janati fil urdil hazal haa yikhi» : «on m’a montré le Paradis sur l’espace de ce mur». Cela s’est produit sur le «hissu» du Prophète (P.S.L.), sur sa vue, son goût mais il n’y a rien sur le mur.

B.D : «Eskey» ! oui ! oui !

 

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Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (11ième Partie)

DIEU avait, pour parer à tout cela, créé l’électricité, le magnétisme, l’électronique et les avait gardés dans le sol depuis le jour où Il avait créé Adama et avait interrogé les anges sur tous ces produits et que ces derniers ignoraient tout car ils n’étaient pas créés (les anges) pour habiter la terre ; ceux qui doivent habiter la terre sont donc ceux qui sont appelés à connaître tous ces produits car ce sont eux qui vont les utiliser.

   Si nous disons que le coran avait brossé tout cela...

  Le coran avait brossé “junj” l’électricité, la dynamite et toute autre forme d’énergie qui existe dans ce bas monde. Mais la science ne constitue pas la mission du coran car c’est depuis le jour où notre Seigneur avait l’intention de créer le fils d’Adam qu’il savait que c’est la science qui serait son moyen de développement et de survie et qu’Il devait le doter d’une intelligence parfaite. Il lui a donc donné un cerveau, comme je l’ai dit tout à l’heure et lui a montré ce qui va se produire ; c’est : “Wa alama Adamal asmà a kulla hà summa aradahum anlàl malà ikati fa khala ammi ùni bi as mà i hà ulà i inkuntum sàdikhìna (S.2-V.31) : “Et les anges ignorent tout de toutes ces choses car ils ne sont pas “Khalifatul Làhi fil ardi”, “ils ne remplacent pas DIEU sur terre” ; donc ils n’ont pas besoin de connaître ces noms ; ce sont les hommes qui les connaissent. Tout cela est décrit dans le coran. Donc, vous pouvez remarquer que le coran n’est pas venu pour nous enseigner la science, DIEU a décidé de nous enseigner la science à partir de la raison du cerveau qu’Il nous a donné, de la terre (et du sous-sol) ainsi que de la faculté de l’homme de mener des expériences.

Quelle est donc la mission du coran ? Qu’est-ce qu’il nous apprend ?

  Toute chose que nous ignorons et que nous ne pourrons jamais connaître tant qu’un Prophète (ou le coran) n’était pas venu nous l’enseigner. Tout cela se trouve dans le coran d’une façon complète et il n’existe, pour l’homme, qu’une seule porte pour comprendre cela. Donc, si l’homme passe par cette porte, il pourra connaître, en une seule nuit, tant de choses qu’il n’aurait pas connues même s’il avait étudié pendant 1000 ans. Tout cela c’est “Fa iza sawaytatuhù wa nafakhtu fi min hu...”. Nous avons l’habitude d’illustrer la préparation de DIEU sur l’homme de la façon suivante : celui qui veut allumer une grande branche cherche un peu de paille à laquelle il ajoute du pétrole ou du papier de telle sorte que s’il fait approcher le tout du feu il s’enflamme facilement. C’est ainsi que DIEU a préparé le fils d’Adam de sorte que tout peut lui réussir ; tout dépendra de sa volonté.

 Si vous consultez “Kitàbu nafsi wa taswiya” vous verrez que notre Seigneur (T) a préparé le fils d’Adam d’une façon qui lui permette de dépasser même les anges, sur le plan de la connaissance. De même, il peut être pire que satan le lapidé et plus bête que les animaux.

 Il a donc fait descendre l’homme sur terre et lui a apporté le coran et lui a demandé de l’étudier tout en prenant le Prophète Mouhammad (P.S.L.) comme exemple à suivre. Le coran enveloppe donc le bonheur du fils d’Adam ici-bas et à l’au de-là. Nous avons vu que même le saint qui a atteint un niveau tel qu’il n’a plus besoin de marabout ne peut pas se passer de lire le coran. Vous savez que le marabout est un guide qui t’amène auprès de DIEU s’il est un marabout digne de ce nom. Les chemins par lesquels il te fait passer pour atteindre DIEU sont aussi nombreux et variés que les hommes sont aussi nombreux et différents. Donc, DIEU a doté le Cheikh tarqiya à partir du coran, d’un nombre de chemins aussi grand que celui de ses disciples. Il connaît chez chaque disciple, la composition de son cerveau, ses nerfs et comment Satan peut le pénétrer, l’endroit par lequel la maladie peut l’attaquer, ce qui peut gâcher ses actions et ce qui peut le protéger contre tout cela. Il te fait passer, pour te conduire auprès de DIEU, par une voie plus sûre que celle par laquelle le médecin fait passer son malade pour le guérir. Cette façon par laquelle le marabout a acquis les connaissances qui sont le fondement de la terre et de tout ce qui s’y rapporte est l’exemple, le moyen qui te conduit auprès de DIEU mais, le jour où tu auras atteint DIEU, il deviendra prohibé (“haram”) pour toi, de te retourner pour regarder le marabout. Car celui qui a atteint DIEU ne doit plus regarder une autre créature. Si vous consultez “Al ghuliyatu li tàlibil tarìqil haqqì” vous y verrez, tout comme dans “Ihyà’ul hulùm”, que le voyageur qui n’a pas encore atteint son but, a besoin d’un chemin à suivre, comme le Cheikh l’a dit dans “Huqqa”*, il aura besoin d’une arme, d’une lampe, de viatique, d’un bâton de pélerin, d’un guide qui lui montre le chemin à suivre et d’une ceinture pour se ceindre les reins mais s’il réussit à atteindre son but il dira : “La khat al khaytu asà tasyàri” : “J’ai jeté mon bâton de pélerin ; c’est - à - dire j’ai obtenu le wusùl”. Il n’a plus besoin de tout ce qu’il avait utilisé pour faire le voyage car, avoir besoin de cela équivaudrait à retourner à son point de départ or cela n’est plus possible car il a atteint DIEU et Celui-Ci est en train de le recevoir et de le “fêter” d’une façon indescriptible ; il ne songe donc plus retourner à son point de départ. Il a alors demandé à notre Seigneur : “Que pensez-vous de ceux que j’ai laissés derrière moi et qui m’attendent ? Je veux parler de ceux qui avaient refusé de venir avec moi, de ceux qui avaient choisi de faire cavalier seul et de ceux qui avaient voulu me suivre mais sont soit morts en cours de route ou atteints d’une infirmité .... DIEU lui répondit : “Walaw aràdul khurùja là caddhul Lahù cuddatan wa là kin karihal Làhu ambihà shahum fashabbatahum wa khìla akhhudù mahalkhàhidìna” (S.9-V.46) : “Et s’ils avaient voulu partir (au combat), ils lui auraient fait des préparatifs. Mais leur départ répugna à Allah ; Il les a rendus paresseux. Et il leur fut dit : “Restez avec ceux qui restent” (S.9-V.46).

    Il demanda ensuite : “Et que dites-vous de ceux qui ont trouvé la mort en cours de route ?”

Il répondit : “Hay hàta” : “...Wa man yakhrij mimbaytihi muhàjiran ilal Làhu wa Rasùlihì summa yudrikhu al mawtu fakhad wakhaha ajrahù calàl Làhi...” (S.4.-V.100) : “...Et quiconque sort de sa maison, émigrant vers Allah et Son messager, et que la mort atteint, sa récompense incombe à Allah.....” (S.4.- V.100). Car “niyatul mueminu ablakhu min amalihii”.

Il lui demanda encore : “Et les membres de ma famille personnelle"

 

DIEU lui répondit : “Ta seule venue me suffit. De la même façon que je t’ai pourvu de dons, j’en ferai autant pour eux de sorte qu’ils seront capables de satisfaire qui ils veulent.

 

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Le PROPHETE MOUHAMED (P S L) Par Serigne Saam Mbaye (E01)

Invité une seconde fois sur le plateau de TGP par Babacar DIAGNE, journaliste, directeur de la Télévision Nationale, Serigne Sam Mbaye expose sur Le Prophète MUHAMMAD (P.S.L.). L’émission date du 23 Novembre 1997

 

 

Babacar DIAGNE (B.D) : Mesdames et Messieurs bonsoir, nous recevons Serigne Sam MBAYE pour la deuxième fois. La première fois, nous avions parlé avec lui du message Coranique. Vous nous avez manifesté votre satisfaction en nous écrivant et en nous téléphonant. Nous avons bien apprécié cela et c’est la raison pour laquelle nous sommes revenus ici à Louga pour rencontrer Serigne Sam MBAYE une deuxième fois et parler avec lui, cette fois-ci, du Prophète Mouhammad (P.S.L.*).

Serigne Sam, notre émission d’aujourd’hui, nous allons la faire sur Seydina Mouhammad (P.S.L.).

  Serigne Sam MBAYE (SSM) : Oui, d’accord ....comme vous voulez. Merci. Après avoir remercié Dieu et prié sur son Prophète (P.S.L.), je vous salue, vous souhaite la bienvenue et vous manifeste ma satisfaction sur vous. Je suis très content du thème que vous proposez aujourd’hui : Mouhamadou Rassouloul Lahi Anleyhi Salaatou wa salaam** ; un grand personnage. Mais le sujet en question est largement traité ici à plusieurs reprises car c’est avec lui que nous animons nos causeries de Gamou***, et les cassettes enregistrées à cette occasion circulent à travers le pays. Nous essayerons, par conséquent de faire de sorte que ceux qui écoutent les cassettes puissent se servir de la causerie de ce soir.

Mouhammadou-r- Rassoul Lahi (P.S.L.) est le sujet que nous traitons ce soir.

Qu’est-ce que Mouhammad (P.S.L.) ?Un prophète.

Qu’est-ce qu’un prophète ?

Qu’est-ce qu’un ange ?

Qui a envoyé les prophètes ? C’est une chose qu’il faut connaître, c’est cela l’origne de tout.

C’est notre Seigneur (TWT****) qui a envoyé les prophètes. Il a créé les créatures et n’a pas l’intention de les laisser dans l’obscurité. Quant à notre Seigneur, Il n’agit pas par contrainte (pour une cause donnée).Il est au dessus du «ila» : la cause. Nul ne lui demande de compte. (Il y a beaucoup de choses que nous ne pourrions pas comprendre si on nous l’avait dit) Il a donc créé les créatures par sa seule volonté contrairement aux pensées de certains philosophes qui disent que le fait de créer les créatures relève de la nature de Dieu, Il ne pouvait pas ne pas le faire à l’instar du soleil qui dès qu’il se lève ne pourra plus empêcher ses rayons de briller. Le soleil ne peut pas ne pas avoir de rayons. Ce sont des illustrations de cette sorte qu’ils donnent. Ils disent également que la fumée ne dépend pas de la volonté du feu ; dès qu’il y a feu il y aura nécessairement de la fumée. Notre Seigneur, quant à Lui, a créé ce qu’Il a créé par sa seule volonté.

   On se demande également pourquoi Il est resté pendant des moments sans rien créer et s’est mis par la suite à créer alors que «son rien» n’a de commencement. Cela relève également de l’ignorance ; notre Seigneur n’est ni dans le temps ni dans l’espace. Puisqu’il en est ainsi, c’est Lui qui a créé tout milieu quel qu’il soit et Il est resté comme Il était avant de le créer ; Il ne s’est pas transformé. Donc notre Seigneur a transcendé, Il est au dessus de tout cela. Il n’a besoin de rien.

   Notre Seigneur veut éclairer les créatures et, le fils d’Adam est composé de chair et de sang uniquement. Il ne peut même pas supporter un ange à plus forte raison notre Seigneur (TWT) Soi-même. Il devra donc créer une transition. Par exemple, quand les générations antérieures voulaient allumer de grosses branches ils prenaient de la paille, du pétrole ... qu’ils mettaient au contact de ces branches. La paille le pétrole étant inflammables, sont donc faciles à allumer et s’ils sont au contact des branches finiront par leur faire prendre feu. L’ange et le prophète ont donc cette mission-là.

   L’ange ne peut pas être supporté par un homme simple parce qu’il est composé d’esprit (ruh) uniquement et l’esprit s’il se mélange avec un corps fait de chair et de sang, perd beaucoup de ses qualités. Il ne sera plus comme il était auparavant, il ne pourra plus ce qu’il pouvait auparavant, il ne verra plus ce qu’il voyait, il ne connaîtra plus ce qu’il connaîsait.

Il doit donc exister un homme semblable aux autres hommes sur leplan exotérique (zaahir) capable de communiquer avec les anges et de revenir pour parler aux hommes.

B.D : unhun ! unhun !

SSM : Donc si nous posons d’abord les questions qu’est-ce qu’un prophète ? Qu’est-ce qu’un ange ?..... L’ange est un esprit. Il a certes une âme qui le fait vivre car l’ange meurt mais, l’ange est un esprit (ruh), nos yeux-là ne peuvent pas le voir car ils sont matériels.

B.D : Ha bon ! l’ange meurt ?

SSM : Il meurt. B.D : unhun !

SSM : Le jour où on soufflera dans la trompe, tout disparaîtra sauf sept choses qui sont : «Lawhul makhfûz» = la tablette gardée, la Plume, le Paradis, l’Enfer, les âmes, «arash» = le Trône de Dieu, le Piedestal («Kursiyu»). Les anges vont mourir de la même façon que les humains. C’est leur âme qui restera. Vous savez que l’âme «An nafsu laa tamuutu», ne meurt pas. Elle est immortelle. Maintenant..... l’ange.... le voilà. Le Prophète est un fils d’Adam qui ressemble (en apparence) («zaahir ») aux autres fils d’Adam. Mais notre Seigneur l’a façonné d’une telle sorte qu’il peut quitter son humanité pour rejoindre les horizons des anges.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Si le temps l’avait permis, nous expliquerions comment il quitte son humanité et les souffrances qui s’y rapportaient au début... mais, il finira par avoir l’habitude de sorte qu’il pouvait le faire sans que personne ne s’en rende compte. Salal Laahu anleyhi wa salama, à chaque fois qu’il recevait la révélation apparaissait très fatigué (précisons qu’il existe une différence entre un texte révélé et un texte inspiré, le CORAN est un texte révélé ; aussi bien la lettre que le message proviennent de Dieu. On n’ y a rien changé, augmenté ou diminué. Il est différent des textes inspirés qui sont comme «al hadissul khutsi» qui ressemble aux autres livres à l’exception des «10 commandements » qui sont gravés sur la pierre, tous les autres sont inspirés ; c’est le prophète qui s’exprime dans sa langue pour transmettre le message.) Le CORAN était très lourd. Comment se faisait sa descente ? On avait demandé au Prophète (P.S.L.) comment se faisait la révélation et il a répondu : «de deux façons : la première est comme une cloche qui sonne très haut et qui fait «cla ! cla ! cla !»» très fortement (Il n’y a que lui qui l’entend). Il ajoute : «je comprends après tout le message. C’est cette forme qui est la plus pénible pour moi.» Les prophètes qui ne sont pas des envoyés (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne parlent pas aux créatures, mais ils n’apportent pas un livre nouveau ; ils reprennent le livre des prophètes qui les ont précédés pour l’éclaircir car les hommes y auront introduit des nouveautés, ils les auront travestis ou en auront oublié une partie. C’est cela qu’ils vont rénover). Pour ceux-là, c’est comme ça que se faisait la révélation pour eux. C’était très pénible. C’est pourquoi Seydatouna Aïcha (R.A.*) a dit que quand le froid était à son comble, le Prophète (P.S.L.) transpirait fortement quand il recevait la révélation. «Dans la deuxième forme de révélation, l’ange vient sous la forme d’un fils d’Adam, me parle distinctement et je le comprends parfaitement ». Vous voyez que dans cette deuxième forme l’oeil participe à la réception de la révélation. Il regarde l’ange. De même l’oreille y participe ainsi que tout son corps. C’est ce qui la différencie de la première forme dans laquelle, il n’y a que l’oreille qui reçoit tout le message. Cela était pénible pour le Prophète (P.S.L.) à cause du fait que ce phénomène qui consistait à sortir de l’état humain normal pour épouser celui angélique se produisait uniquement au niveau de l’oreille ; les autres parties du corps semblaient s’écraser.

B.D : Malgré le fait qu’il était le messager de Dieu auprès des hommes, avait-il des difficultés par rapport à sa mission ?

SSM : Les difficultés qu’il avait rencontrées étaient nombreuses. Vous savez que notre Seigneur éprouve ceux qu’Il a choisis. De tous les prophètes, c’est lui qui a connu le plus de difficultés et de peines. Tu entends dire que des fois quand Noh** (A.S.***) se mettait à précher on donnait à un enfant une pierre de plus de 20 kilogrammes pour qu’il le frappe sur la tête. Il s’écroulait et on le croyait mort mais, le soir, dès que la brise lui souffle dessus, il se relevait. Il avait une longue vie. Il a vécu plus de 1000 ans et n’avait même pas perdu la moindre dent.

B.D : unhun !unhun !

SSM : On dit que Yahya (A.S.) a été égorgé, Zakaria (A.S.) a été scié et découpé en 2 parties.

B.D : unhun !unhun !

SSM : La mission de ces prophètes était courte. Ce qui est le plus pénible c’est le «khrognognal»* dont il faisait l’objet en permanence ; qui devait durer toute la vie. On démolit tout ce que tu construis ; tout comme si Dieu avait dressé tous les hommes contre toi pour t’éprouver pour voir comment tu endures et comment tu te perfectionnes. Ces épreuves n’étaient pas destinées à Salal Laahu anlayhi wa salama uniquement mais aussi à sa famille et à ses compagnons (les sahaaba), des épreuves indescriptibles : des fois la femme se met à cuisiner et on déverse du sable dans sa marmite ou quelqu’un vient y vider le contenu de l’estomac d’un animal qu’on vient de tuer. Quand tu passes devant eux ils se mettent à t’insulter et à insulter ce que tu adores. Plus grave encore, ils brûlaient et faisaient noyer certains dans l’eau. Seydina Bilal** (R.A.) rapporte : «Ils avaient un jour allumé un feu, me déshabillèrent et me mirent en bandoulière au dessus de ce feu et rien si ce n’était ma propre graisse ne l’avait éteint. Vous voyez que cela est très douloureux.

B.D : Oh ! c’est très douloureux.

SSM : On t’étouffe dans l’eau... c’est ainsi qu’on a tué Soumayr, la mère de Amar Ibn Yassir, de même que son père Yassir. Ceux qui n’ont pas été tués ont connu des peines indescriptibles. Vous savez que les arabes ont de la considération pour les tribus. Ils protégeaient donc ceux qui appartiennent à leurs tribus mais s’il s’agissait d’un étranger ou d’un esclave, personnne ne s’occupe de lui. C’est pour cette raison qu’ils souffraient le plus, ils souffraient tous. Mouhammad (P.S.L.), au début, quand il ne leur avait pas dit que les dieux qu’ils adoraient n’avaient aucune valeur, ils le regardaient avec une grande considération. S’il passait devant une assemblée on disait : «voilà l’enfant d’Abdoul Mouttalib, c’est à partir du ciel qu’on lui parle». Mais dès qu’il commença à condamner leurs divinités, ils lui déclarèrent la guerre.

B.D : Pourtant lui, il appartenait à une tribu très puissante : les khouraïches.

SSM : La tribu puissante....c’est-à-dire... khouraïchine comprenait beaucoup de tribus. Celle à laquelle il appartenait c’est Banu Hachime... tout le monde n’était pas avec lui.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Car lui, il a amené une chose inédite, que personne ne connaissait auparavant. Si l’homme amène une chose de cette sorte avec l’intention de l’imposer, les notables vont nécessairement réagir.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Les conservateurs vont réagir. Ceux de sa tribu qui rivalisaient entre eux en disant : nous avons ceci ... vous avez cela, nous avons fait ceci-... vous avez fait cela..... Ils vont pouvoir dire : nous avons un prophète et vous non... Il y avait égalament tous les égarés que l’on poussait sur lui. Un jour, pendant qu’il priait, Abou Jahlil (c’est lui Oumar Ibnoul Hicham) prit l’estomac complet d’un chameau, attendit qu’il se prosternât pour le poser entre ses épaules.

B.D : unhun !unhun !

SSM : Il ne s’était pas encore redressé de la prosternation.... Ils éclatèrent de rire. Contents ! C’est Fatima, une fille de 11 ans qui l’enleva et les injuria violemment. Ils ne se sont pas contentés de cela. Ils sont allés jusqu’à leur faire sortir du village pour les amener dans une vallée au milieu de la brousse. Personne ne leur adressait la parole, personne ne leur vendait d’aliments, personne n’achetait leurs marchandises, personne ne leur vendait rien du tout. Ils s’affaiblirent et rencontrèrent d’énormes difficultés. Ils se mirent à manger des feuilles d’arbres à cause de la faim.

Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (10ième Partie)

Le coran a dit “Afalà yanzurùna ilal ibili kayfa khouliqat” : “Ne considérez-vous pas comment les chameaux ont été créés.” Mais ce qu’il faut voir c’est pour qui le chameau est énigmatique. Pas pour les arabes qui s’adaptent au désert qui constitue leur environnement. Le chameau, après avoir bu peut marcher dans le désert pendant des semaines sans mourir de soif. Le chameau peut marcher pendant des semaines sans se fatiguer, sans avoir besoin de pause ou de repos. Le chameau n’oublie jamais ce qu’on lui a fait. Son lait constitue la nourriture des arabes qui vivent dans le désert et qui n’ont aucune activité agricole, sa laine peut leur servir dans la fabrication d’habits, de logements... voilà l’énigme que notre Seigneur a créée pour les arabes, les musulmans qui vivent dans le désert. En plus il a créé pour eux des dattiers dont les fruits ne pourrissent jamais et qui s’adaptent à leurs conditions de vie. Si nous examinons tout cela, nous verrons qu’il existe une intelligence (une raison) parfaite qui dirige le monde et qui fait passer les choses convenablement. Certains parmi les savants avaient dit que le hasard aurait pu créer ce qui existe. Un autre savant leur demanda de faire l’expérience en faisant sautiller un singe sur les touches de caractères d’une machine à écrire. A chaque fois que ses pattes touchent une lettre celle-ci s’inscrit sur le papier. Si à la fin de l’expérience, leur dit-il, le singe parvient à écrire un “khassida” correct dans son sens, ses “khàfiyin”, ses “takhàtikh” et tous les autres éléments dans leur forme normale, alors nous pourrons dire dans ce cas, que le hasard aurait pu créer le monde. Vous verrez que dans le coran, notre Seigneur ne s’est adressé qu’aux doués d’intelligence : “Inna fì zàlika lazakrà li ulil al bàbi”. Donc il n’y a que les doués d’intelligence qui s’étonnent, qui croient et qui reconnaissent l’ésotérique (le “bàtin”). Ceux qui sont doués d’un sens de la perception et qui voient en toute chose la Puissance divine et son “Kàwtèf”. S’ils regardent la créature, ils verront que notre Seigneur savait depuis la prééternité (“Azël”) le moment où elle viendrait ici bas. Il avait déjà choisi son sexe, (masculin ou féminin), de même que l’époque ainsi que le pays de naissance, ses parents, ses éducateurs. Vous savez qu’à “Yawma alastu” la parenté (consanguine) n’existait pas ; ce qui se considérait comme telle était la ressemblance (Xétoonté). Dans cette ressemblance, notre Seigneur choisit pour chaque individu : une époque à laquelle il va naître, un milieu environnemental, des éducateurs........ Considérez que DIEU avait fini de décréter tout cela et il n’y aura pas de raté dans la réalisation. Si vous considérez ce que notre Seigneur a rassemblé chez l’individu, vous trouverez que cela est beaucoup plus mystérieux encore. Vous trouverez qu’aucune fabrique (usine) n’est plus complexe que l’homme. Que trouverons-nous chez lui ? Le sang, la salive, les déchets, le lait, le cerveau, les morves.....et il n’y a aucun mélange entre ces différents éléments, chacun d’eux suit son itinéraire sans gêner l’autre.

   Considérez les nerfs également. Si vous examinez les milliers de cellules qui composent le cerveau de l’homme et le fait que chaque cellule occupe une place bien précise et obéit à un ordre préétabli, vous verrez que si l’ensemble des hommes s’étaient mis à étudier le cerveau de l’être humain, l’existence de ce monde, ils ne réussiraient pas à comprendre entièrement l’homme et son cerveau, ses pensées, sa façon de penser...ce qu’il ressent, ce qu’il voit, ce qu’il sent au toucher, ce qu’il entend... tout cela est commandé par le cerveau. Donc, chaque membre ou organe donné est rattaché à un point du cerveau par un nerf bien défini. Notre Seigneur, bien qu’il ait fait cela, a tout de même dit : “La khalkha samàwàti wal ardi akbaru min khalkhin nàsi”: “Vous voyez donc que l’homme dans la façon que DIEU l’a créé réussit à faire des choses très belles mais si extraordinaire et si belle que puisse paraître une chose, il faut toujours se rappeler que le cerveau qui a imaginé cela est plus énigmatique que l’oeuvre qu’il a réalisée.

    Vous avez vu à partir des inventions et des découvertes scientifiques que l’homme peut ouvrir le crâne d’un être humain pour sectionner une partie de son cerveau de sorte à l’amener à conserver ses connaissances ses habitudes et ses qualités mais ne pourra plus refuser ce qu’on lui demande de faire ; lui aurait-on demandé de se jeter dans le feu qu’il accepterait volontiers. De même, on peut sectionner une partie du cerveau pour avoir l’effet inverse de sorte que même s’il avait l’intention de faire une chose, si on le lui demande il y renonce. On peut toujours sectionner une partie de son cerveau pour faire de lui un criminel. Tout cela est permis par le cerveau d’un être humain. Il suffit à l’homme, de nos jours, d’appuyer sur un bouton pour connaître ce qui se passe dans le monde entier. Il a fait également que deux hommes situés l’un à l’Est et l’autre à l’Ouest sur une distance inestimable puissent se parler et se voir par écrans interposés sans qu’il y ait un quelconque fil visible reliant les deux appareils.

L’homme peut également quitter cette terre (planète) sur laquelle il a été créé et au sein de laquelle il sera enterré pour une autre planète grâce à des moyens qu’il a créés à partir de la science que DIEU lui a offerte et du matériel qu’Il a inventé et a ordonné, placé de telle sorte que si l’homme passe par la voie indiquée pour l’utiliser, il parviendra à réaliser tout ce qu’il veut. Ici, l’action de l’homme est comparable à celle de la femme qui doit préparer du riz au poisson et qui va au marché pour acheter du poisson.....et tout ce qu’elle doit utiliser. Elle n’a créé ni le poisson, ni le riz, ni l’huile, ni l’oignon, ni rien de tout ce qu’elle utilise dans sa préparation. Tous ces produits ont été créés par DIEU et s’Il ne les avait pas créés, elle ne pourrait pas préparer son riz au poisson. Donc, les savants qui ont inventé les avions, ceux qui ont inventé des armes qui peuvent détruire le monde et tous les autres ont trouvé la matière première sur place. DIEU l’avait créée et l’avait placée dans le sous-sol. Il savait l’époque à laquelle l’homme atteindrait une maturité lui permettant d’exploiter le sous sol pour utiliser cette matière. Il savait également que le développement démographique ferait que les hommes deviendront très nombreux sur la terre et auront pratiquement des besoins identiques. De plus, leurs actions seront complémentaires. Leur déplacement devra donc se faire plus rapidement et plus facilement. Les moyens de locomotion tels que les chevaux, les chameaux...ne seront plus adaptés.

Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (9iéme Partie)

  L’Imam Ghazali a dit dans “Ihyà’u hulûmi-d-dîn” “Laysa fil imkàni abdahù min mà kàna” : “Rien de ce qui existe n’est plus énigmatique (Yèmé) que cet univers créé par DIEU”. Les “fuqhâ-u” l’ont contredit et ont beaucoup polémiquer sur la question. Ils ont interprété ses propos, pour le condamner en disant qu’il a voulu dire que notre Seigneur ne peut pas créer une chose plus énigmatique (yèmé”) que l’univers. -Si je dis l’univers, je ne veux pas parler de la terre uniquement mais je veux parler en même temps des étoiles, du soleil, des cieux et de “Kursiyu” qui enveloppe les sept (7 cieux) et même “Aras” qui enveloppe “Kursiyu” ; donc tout ce que notre Seigneur a créé ; c’est-à-dire l’universalité.

   Tous les savants qui ont des connaissances ésotériques (“Xam xamu bàtin”) sont tombés d’accord avec l’Imam Ghazali et tous ceux qui ne sont que des “fuqhâ-u” (Xam xamu fiqh) sont contre lui. L’argument de ceux qui sont avec lui n’a pas convaincu ses détracteurs. En ce qui nous concerne, notre Seigneur nous a donné une certaine compréhension sur la question que nous avons toujours voulu écrire....

 Si vous consultez Al Ibriz, vous verrez que Ahmadou Ibn Moubarak qui était le disciple de Cheikh Abdoul Aziz Dabbàkh et qui était un mufti qui avait assimilé toute la jurisprudence islamique (fiqh), à tel point qu’il était capable de répondre à tout “mas ala” qu’on lui apportait, et à qui les oulémas posaient un certain nombre de “mas ala” sur lesquels ils avaient beaucoup de divergences de vue et ne savaient pas lequel de ces points de vue était exact, soumettait à Cheikh Abdoul Aziz Dabbàkh qui lui expliquait tout clairement ; et pourtant ce Abdoul Aziz n’avait rien appris, il ne connaissait rien du coran mais c’est la lumière de son coeur qui lui a fait comprendre les “Haqà’iqq”.

 Lorsque Ahmadou Ibn Moubarak a voulu écrire un livre pour condamner les saints qui soutenaient Ghazali sur “Laysa fil imkàni abdahù min mà kàna” en espérant qu’il n’avait pas dit cela mais que ce sont des propos qu’on lui a attribués, la veille de la date qu’il avait retenue pour commencer son oeuvre, il vit en songe Cheikh Abdoul Aziz Dabakh (qui était déjà mort) qui lui prit la main dans le rêve et entrecroisa leurs deux mains (les arabes l’appellent “Tashbìk”). Il lui dit “Tashbìkun Nabì” : Sur l’honneur du Prophète (P.S.L.) je te fais savoir que ce Ghazali sur qui tu te prépares à consacrer un ouvrage est un grand saint. Ne dis jamais sur lui une chose qui ne sied pas. C’est un pôle (hutb) et rien dans sa déclaration n’est faux. Ghazali fait partie de ceux qui sont avec moi, DIEU lui a offert des habits qui me font éprouver un complexe d’infériorité à son égard, à chaque fois que je le vois”.

  Ahmadou Ibn Bàrik avait démenti Ghazali et avait dit que les savants qui le soutenaient étaient “complexés” devant sa célébrité, mais ils ne croyaient pas à sa thèse. Il ne savait pas qu’il y avait parmi ceux-là : Mouhidin Ibn Arabi, Cheikh Abdoul Karim Al Jily, Cheikh Ahmed Tidjani, At Tourmizou...., on peut dire que tous les “Fuhulul husuliyàu” et les “fuhulul kumalul awluyà” sont tous d’accord avec Ghazali.

  Ils ont oublié que l’énigme a des piliers : Ce qui est énigmatique, l’énigme et celui pour qui la chose est incompréhénsible, ce qui dans la chose représente un mystère pour lui.

  Une chose peut être extraordinaire à tout point de vue et ne pas étonner, pour autant, un individu considéré, on ne pourra pas parler, dans ce cas, d’énigme. L’énigme est pour l’individu ce qu’il ne connaît pas, ce dont il ignore tout mais si une chose vous est familière, si extraordinaire peut elle paraître, elle ne sera pas énigmatique pour vous, même si elle est mystérieuse par ailleurs dans sa forme et sa nature.

 Si nous parlons d’énigme , nous devons préciser que les détracteurs de Ghazali ont confondu “Laysa fil imkàni abdahù min mà kàna” et “Laysa fil hasana u” ou “ak malu ...min mà kàna”. S’il l’avait dit on pourrait le condamner. Il en serait de même s’il avait dit “Ajmalu mimà kàna” ou toute autre chose que “abdahù” et “abdahu”; al baà atu c’est ce qui n’a jamais existé et lorsque DIEU créa l’univers il n’existait pas un autre univers ailleurs. Le coran a dit : “Badìu Samàwàti” donc c’est une création qui n’est pas recopiée à partir d’un modèle antérieur. Si nous considérons la fourmi par exemple, nous verrons que l’éléphant n’est pas plus énigmatique qu’elle. Donc grandeur (de taille) n’est pas synonyme d’énigme. Celui qui n’a jamais vu de fourmi dans sa vie et qui voit l’éléphant chaque jour que DIEU fait s’émeut plutôt pour la fourmi que pour l’éléphant.

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Le Coran Sa Relation Avec Cheikh Ahmadou Bamba (8iéme Partie)

  J’avais déjà dit que c’est un texte révélé et non un texte inspiré. Si vous lisez par exemple la Thora, l’Evangile ou les Psaumes, vous aurez l’impression de lire un évènement passé qu’un homme a écrit ; exactement comme dans un livre d’histoire. Le coran quant à lui ne raconte pas, il évoque, il éduque. A chaque fois que l’occasion se présente, il reprend le même remède qui avait été utilisé jadis lorsque cet évènement a eu à se produire dans le temps. C’est pour cette raison qui’il prend une portion d’un évènement donné dans un endroit et le reprend dans un autre endroit.Tout ce qu’apporte le coran est destiné à “guérir” une forme de maladie. Il est comme un médecin qui connaît, qui possède tous les remèdes possibles pour guérir toutes sortes de maladies qui pourraient arriver à l’homme durant toute son existence sur terre, de sorte que s’il lui arrive une maladie, il lui donne le médicament adéquat pour le soigner. De ce fait, s’il lui arrive une maladie donnée une première fois, s’il y a récidive, le médecin utilise le même médicament par lequel il l’avait guéri pour le soigner à nouveau ou alors il ajoute à ce médicament (ou un autre semblable) un autre produit pour avoir une plus grande efficacité. C’est pour cela que le coran nous parle d’une histoire identique à des endroits différents. Cela n’est pas donc une répétition comme on serait tenté de le penser mais c’est en fait un remède utilisé à plusieurs reprises.

   Comme je l’ai dit, le coran est resté exactement comme le Prophète( P.S.L.) l’avait laissé. Il n’existe pas un seul livre écrit en arabe qui vient avant le coran. Il n’existe pas non plus un autre livre plus vieux que lui qu’on a édité et qui n’a pas été modifié ou qui ne comporte pas d’erreur ou de faute. Si on parle aujourdh’ui des “Chansons de Geste ou des poèmes homériques???” il faudra savoir qu’avant d’en arriver là, on eut à y apporter beaucoup de correctifs. Le coran, quant à lui, n’a subi aucune modification depuis sa révélation. Le coran n’est pas révélé au Prophète (P.S.L.) comme il est présenté dans le Kàmil (la succession des versets et des sourates n’est pas la même que dans l’ordre de révélation) mais chaque fois qu’un verset est révélé, le Prophète (P.S.L.) a indiqué l’endroit qu’il doit occuper dans telle sourate. Donc les versets qui composent une même sourate ne sont pas révélés dans l’ordre qu’ils occupent dans la sourate mais c’est le Prophète (P.S.L.) qui l’a ordonné.

   Certains ont dit que c’est Seydina Ousmane qui a fait la classification des sourates dans le livre mais cette affirmation n’est pas fondée car c’est le Prophète (P.S.L.) qui donnait l’ordre de mettre tel verset à tel endroit. Ce sont ces mêmes personnes qui ont dit qu’après Seydina Ousmane eut fini de rassembler “souratu Tawbati” et “souratul Anfàli” il n’a pas écrit “Bismil Làhir Rah mànir Rahim”. Lorsqu’on lui a demandé d’expliquer cela, il a dit que “Souratul Anfal” est révélé au début de l’hégire et “Tawba” à la fin de l’hégire ; nous ne savons pas si tawba est une partie ou non de anfal car les autres sourates sont plus longues qu’elle. Je pense donc qu’elle fait partie de la première mais rien ne nous le prouve et puisque je ne sais pas ce qu’il en est exactement, je l’ai placé à la suite et je n’ai pas mis “Bismil Làhir Rahmànir Rahim”. Mais cela n’est pas la version authentique. Ce qui est sûr, c’est que cela est soit une opinion de Seydina Ousmane ou alors des propos qu’on lui a attribués mais ce que nous devons retenir c’est que c’est le Prophète (P.S.L.) qui donnait l’ordre de commencer par “Bismil Làhir Rahmànir Rahim” qui a demandé d’écrire la sourate At Tawbati sans commencer par “Bismil Làhir Rahmànir Rahim”. De plus, ce hadith n’est rapporté ni par Boukhari ni par Mouslim et parmi les “Salsila” qui l’ont rapporté il en existe un qu’on appelle “Majhùl” : personne ne le connaît.

    Nous avons remarqué qu’à chaque fois que le Marabout* a composé un long chant (poème) il l’a achevé par des éloges destinées au coran. Il a dit sur le coran des miracles (Kàwtèf) et des bienfaits (ndiarigne) que les gens ignorent. Car il a pénètré le secret du coran par un endroit que les autres n’ont pas découvert. DIEU lui a donné sur le coran une chose qu’Il n’a pas donnée aux autres. Un individu m’a raconté à St. Louis que sa mère avait fait un rêve au moment où il écrivait son deuxième kàmil. On lui a dit dans ce rêve : “Ton fils est en train d’écrire le coran mais il ne lui a pas encore donné tout ce qu’il mérite car il n’a pas encore remis ses écrits “au propriétaire du coran”. Elle lui demande dans le rêve “à qui appartient le coran ?” et on lui répond : “Cheikh Ahmadou Bamba”. Elle demande à son fils d’écrire un “kàmil” et de le lui remettre. Cela fut fait. Lorsqu’il lui remit le livre à Diourbel, il lui raconta en même temps le rêve de sa mère. Il lui dit : “on m’a donné la réponse à ta question bien avant ton arrivée ; elle se trouve dans le livre que voilà et lui demande de soulever un premier livre puis un 2ème et puis un troisième qu’il lui demande de lui remettre. Il ouvrit le livre et vit : “Mallakanil Qur’âna Tamlìkan yadoùm” : “DIEU m’a offert le coran à tout jamais”.

   Nous avons dit que le coran est une merveille de DIEU et que nul ne peut comprendre ses miracles si ce n’est celui qui a un coeur pur, qui aime DIEU et qui a l’habitude de méditer : de faire le “Tafakur” et le “Tazakur” : “Al fikru wa Zikru”

   Nous avons dit également en ce qui concerne “Al fikru” qu’il représente la clef du savoir. Le marabout l’a dit dans “Massalikal Jinan”.

   Qu’est ce que le “Fikru” ?

  L’individu qui croit au coran, au jour du rassemblement, au séjour dans la tombe en station couchée, à l’agonie, à la traversée du Pont Siràt, au jugement et à ses adversités.... ne voit les miracles de notre Seigneur que quand il aura purifié son âme (Rûh), son coeur et ses membres dans leur totalité de la transgression des lois du Seigneur. Comment celui-là réussira -t-il à voir les miracles (Kàwtèf) de notre Seigneur à l’instar de Seydina Aboubacar (R) qui disait : “Je n’ai jamais regardé une chose quelconque sans y voir DIEU”. Le coran exhorte les musulmans à s’émouvoir des miracles de DIEU : “Waka ayyin min àyàtin fis samàwàti wal ardi yâmurùna anlayhà wa hum anlà muhridùna” (S.7-V. 105).

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