Sermon Vendredi

Sermon Vendredi (308)

Assalamou Aleykoum Bonjour My Greetings Zdrastvouytié Como estas

En disant bonjour dans toutes ces langues (Arabe, Français, Anglais, Russe, Espagnol), je viens rendre grâce à Allah (SWT) de m’avoir donné la chance d’être mouride. Nous devons toujours nous réjouir d’avoir un étalon intellectuel de la trempe de Serigne Atou Diagne. C’est un mouride Saadikh Walahi Wal Kitabi. Son souci unique c’est faire passer Serigne Touba dans tous les créneaux inaccessibles pour permettre à l’homo sapiens de pouvoir bénéficier des secrets du mouridisme. Il est un BAYE FALL PUR.

Serigne Fallou Mbacké (RA) avait dit" Mouride daye tangue dieup, séd gouye waaye". C’est ici qu’il faut voir Serigne Atou Diagne. Il est limpide dans sa pensée mouride, facile d’accès mais et je le répète mais dense, organisé et infaillible quand il s’agit de défendre sa MOURIDITÉ.

Une MOURIDITÉ veut dire ne jamais et ne jamais laisser le mouridisme dans une quelconque obscure tentation des mécréants. Plutôt, il faut tout mettre en jeu même sa propre vie pour défendre le legs éternel de Cheikhoul Khadim. Dieuredieuf Serigne Atou Diagne. Dieuredieuf Serigne Atou Diagne. Diarama Mouride Saadikh. Que Serigne Touba vous protège et qu’il vous mette à l’abri des voleurs de JOYAU. Vous êtes une émeraude, un saphir, une perle du mouridisme.

Être mouride veut dire accepter que même ce que je suis, ce que j’étais et ce que je serai devra être bâti autour de Cheikhoul Khadim. J’ai connu Atou en 1982. En ce moment pour ceux qui connaissent et qui respectent l’éthique, la déontologie du mouride, doivent se rappeler des talibés comme Serigne Malick Aysi, Serigne Mourtala Mboup, Serigne Alla Dieng, Serigne Aly Koundoul et autres. Nous étions pour toujours convaincu que Serigne Abdou Lahat (Rahmatou Lahi Alayhi) avait vu tout venir. Serigne Atou est un fait de Serigne Touba walahi wal kitabi. Nous avons besoin dans notre accompagnement de différents leaderships : communicationnel, institutionnel, sociopolitique, managerial, culturel, économique, éthique et équitable.

Serigne Atou est le seul depuis presque 30 ans qui m’a convaincu de sa prestance, de sa prégnance et sa détermination à faire passer le mouridisme devant intelligentsia et Serigne Touba et ses mourides en ont besoin. Je prie le bon dieu Allah (SWT) qu’il vive tout juste 2 centenaires ou plus pour que nous puissions le bonifier. Je viens donc dire que cette contribution d’une hauteur de l’HOMME, d’une qualité scientifique et épistolaire remarquables ne me surprendront jamais de l’HOMME. Je suis un simple talibé qui l’a connu et je souhaite que tous les mourides sachent que Serigne Touba est derrière cet HOMME Walahi Wal Kitabi. Serigne Touba ne se mêle et ne se mêlera jamais à du fortuit. Serigne Atou est dans les viatiques de Serigne Touba. Un intellectuel doit dire la vérité quand il est temps de le dire.

Je suis au Canada où je termine une agrégation et je suis sûr et je le jure que Serigne Atou est un agrégé PLUS de Serigne Touba. Il a compris très tôt les grandes pensées théologiques du Cheikh. Je ne peux me passer de vous dire que Serigne Abdou Lahat (RA) en une soirée lui avait donné son propre habit. Il a les "Ngueureums" des fils de Cheikhoul Khadim. Que dieu lui donne longue vie et que les mourides reconnaissent en lui un JOYAU INTARISSABLE DE LA BONTÉ DE CHEIKHOUL KHADIM.

Je le confie tout juste aux forces de : Masalikoul Djinaan, Mouhahibou Soudor, Munnawirou Soudor, Tassawoud as Sikhar, Oukha, Moukhadimaat, Touhfatou, Taysiroul Assir....... ( SA NASMI LIL KHAYRATI MINE KHAIRI SHOUROUF WA BIKA SA NASMI KAL KHAYRATI DIAMIHIMA YA MOUBKHIYA AL MAYRAAATI. ) Barki BOROM TOUBA. NDIMAL AK YARMEUNDÉ FAW.

Serigne Mamadou GAYE Professeur d’ Université au Québec Canada Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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Fils de Serigne Falilou M’backé Ibn Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul et de Sokhna Mame Awa Bousso Faye Serigne Abdou Karim Mbacké est né le 04 avril 1952 à Touba. Sa naissance coïncida avec le rappel à dieu de son grand frère et aîné Serigne Abdou Karim. C’est ainsi que Serigne Fallou lui donna le nom de ce dernier et dit « je ne peux pas manquer d’avoir un fils de la dimension de Abdou Karim dans ma demeure ». D’ailleurs il lui prédit un destin de successeur accompli ; car sa naissance provoqua en lui un grand espoir. C’est la raison pour laquelle dés sa tendre enfance (3ans) il le confia à Mame Khassim Mbacké à Guinguinèo pour faire ses études coraniques.

Mame Khass comme on l’appelait affectueusement est fils de Serigne Hafia Mbacké ibn Mame Mor Anta Sally. Il est le frère cadet de Mame Cheikh Anta Macké Borom Gawane ak Darou Salam. Cette confiance que Mame Fallou plaçait en Mame Khass s’est traduite par les propos qu’il a tenu : « je veux qu’il maîtrise parfaitement le Coran et qu’il soit un calligraphe hors pair à l’image de mon khalife Serigne Modou Moustapha ». C’est pourquoi ce fut l’amour réciproque et la confiance totale entre Mame Khass et Serigne Abdou Karim. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle Baye Karim le considérait comme son père biologique.

De 1959 à 1961 il l’amena chez serigne El Hadj Niane pour son initiation Coranique à Darou Nahim (village fondé par Serigne Modou Moustapha Macké 1ér khalife général des mourides) Par la suite de 1961 à 1962 il ira au Daara tenu par serigne Mbaye Bousso pour continuer sa formation à Touba Param (dans le département de Gossas ; Fatick).

En 1963 Mame Khass l’amena à Darou Salam Bambouck (département de khoungeul ; région de Tambacounda) chez Serigne Adama sy où il fit sa mémorisation et y écrivit 2 exemplaires du Saint Coran. Entre temps il fit un bref passage chez mame khass pour compléter sa formation avant de retourner à Touba.

A partir de 1969/1970 il entreprit personnellement de compléter sa formation spirituelle à Saint Louis. Ainsi il s’installa au quartier Lodo 4 années pendant lesquelles il faisait ses recherches scientifiques sur le hasbia chez Serigne Ahmet Diakhaté les matins et les soirs chez Serigne Dame Sylla un érudit du fikh (jurisprudence arabe).

C’est en 1974 que Serigne Abdou Karim Mbacké rentra définitivement à Touba où il a eu à faire des recherches dans différents domaines de la vie en société pour compléter sa formation mystique et spirituelle. Il a enduré toutes ces épreuves pendant cette période alors que son illustre père Serigne Falilou M’backé était le 2éme khalife général des mourides. Ainsi il gravit toutes les étapes de la vie sans exceptions aucune ce qui fait de lui un homme bien instruit et bien éduqué.

 

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C'est dans la plus grande discrétion que Serigne Cheikh Saliou Mbacké, perpétue l'oeuvre de son père, Serigne Saliou Mbacké, 5e Khalife général des mourides, dernier fils de Serigne Touba, disparu le 28 décembre 2007. Longtemps sous l'ombre de son défunt père, Serigne Saliou Mbacké, Serigne Cheikh suivait également lentement mais sûrement ses traces. Ses principales activités se résument à construire des mosquées et à cultiver la terre. Un modèle de vie inspirée de la philosophie mouride fondée sur le triptyque : études, adoration de Dieu et travail.

Après la disparition de Serigne Saliou Mbacké, Serigne Cheikh a hérité de trois champs implantés à Darou Khoudoss, Touba Khelcom et Darou Salam. Dans chacun des « daaras » de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, hommes, femmes et jeunes, en plus de l'enseignement coranique dispensé, passent l'essentiel de leurs temps à cultiver la terre, aidés en cela par des chevaux et des boeufs qui se comptent par centaines.

Les talibés trouvés à Darou Khoudoss, un des plus grands « daaras », ne se plaignent pas de leurs conditions de vie et de travail. À les en croire, ils allient études et travaux champêtres sans difficulté.

La complicité entre Serigne Saliou et Khelcom

Toute l'histoire de Khelcom se conjugue avec Serigne Saliou Mbacké, 5e Khalife général des mourides, rappelé à Dieu le 28 décembre 2007. L'histoire de Khelcom débute le 1er avril 1991, lorsque l'ancien président de la République du Sénégal, Abdou Diouf, a attribué une superficie de 45 000 hectares à Serigne Saliou Mbacké, à des fins d'exploitations agricoles. C'est l'essor de Khelcom.

L'acquisition de la forêt de Khelcom par le 5e Khalife général des mourides ne s'est pas faite du jour au lendemain. Jadis, Khelcom a fait l'objet de plusieurs sollicitations, de la part des autorités religieuses comme Serigne Abdoul Akhad Mbacké, 3e Khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Falilou Mbacké, 2e Khalife. De même que Serigne Mouhamadou Mourtada Mbacké, fils cadet de Serigne Touba, Serigne Abass Sall de Louga. Tous ont enregistré le refus catégorique des autorités coloniales.

Aussi, faut-il le rappeler, Serigne Saliou Mbacké a subi le même revers que ces prédécesseurs. Mais la troisième tentative en 1991 a été bonne.

À la suite de son acquisition, le dernier fils du fondateur du mouridisme a morcelé les 45 000 hectares de Khelcom en 15 « daaras qui portent tous les noms de certains quartiers de la Ville Sainte de Touba. C'est le cas de Dianetoul, Tanzil, Belel, Mouhty, Rahmane, Ndindi, Ouzoul, Darou Khoudoss, Khelcom, Darou Salam, Darou Minam, Darou Marnam, Halemoul Khabir, Oumoul Khoma et Taïba.

Sur le plan des infrastructures, Khelcom compte à son actif plusieurs installations de forages et un Poste de Santé à Touba Khelcom. Par ailleurs, il est à souligner que Khelcom est une partie de la forêt de «Mbégué», déclassée en 1977 et qui s'étend sur une superficie de 73 000 hectares.

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Descendance

Petit fils de GAYDEL, Il a vécu selon les témoignages de certains de ses fils entre 1876 et 1953 soit 77 ans. Son père Mame dame Khoudia Diabou est l'un des fils de GAYDEL. Sa mère Sokhna Isseu Dieye Diop est fille de Ahmadou fa khoudia, fils de Ndiaga Isseu, fils de Mactar Ndoumbé Diop fondateur de Coki.

Serigne Massamba Mbacké fils de sokhna issa dieye était le frère Serigne Modou Lô Isseu.

Education

Serigne Modou a très tôt maitrisé le saint coran et les sciences religieuses à savoir : LA JURISPRUDENCE ISLAMIQUE, la SEMENTIQUE, la THEOLOGIE MUSULMANE et le SOUFISME. Il fut une fin lettrée et avait partagé la même daaras avec Cheikh Massamba son frère plusieurs fois.

Il a fait acte d’allégeance à SERIGNE TOUBA alors qu’il était tout jeune et venait juste de terminer ses études, SERIGNE TOUBA venait de quitter le djoloff pour s’installer à Darou Marnane au Kadjor. Il suivit SERIGNE TOUBA et depuis lors il n’a jamais songé retourner chez lui. Cet acte représentait son engagement à servir Khadimou Rassoul et constituait une preuve de son désintéressement des choses de ce bas monde.

Durant cette période son frère Serigne Massamba était chez Mame Thierno qui assurait l’enseignement et l’éducation spirituelle de bon nombre de disciples. Mame Thierno et Serigne Modou Lo Isseu étaient liés par leur grand-père maternel Ahmadou fa khoudia qui était le père de Sokhna Faty Isseu diop et de Sokhna Isseu Dieye Diop respectivement mère de Mame Thierno et de Serigne Modou Lo Isseu.

Il a séjourné pendant 3 ans dans ce Daara. Après cette expérience khadim Rassoul lui confia un autre Daara pendant 5 ans et ceci jusqu’à son retour d’exil du Gabon.

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Il est le fils de Serigne Fallou Mbacké, deuxième khalife de Serigne Touba. Du côté maternelle, il est le fils de Sokhna Bousso Dieng, fille de Mayacine Dieng réputé pour sa dévotion. L’histoire retient que c’est son grand-père Cheikhoul Khadim qui l’a initié à l’étude du Coran avant de le confier à Serigne Mor Sankhé qui l’encadrait jusqu’à la fin de son apprentissage du Livre Saint. Son vénéré père lui a aussi enseigné le Coran avant de le confier à son grand frère et nom moins homonyme de son fils Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké. Son coté de diplomate, il le doit sûrement à l’encadrement de son homonyme auprès de qui il a pu acquérir de solides relations, s’étendant au-delà des frontières nationales.

On se souvient encore de ses voyages au Gabon et en Côte d’Ivoire respectivement en 1984 et en 1988 sur invitation du président Omar Bongo et de feu Houphouët Boigny. Il a eu aussi à effectuer une visite mémorable en Arabie Saoudite sur invitation du Roi en 1990 durant 37 jours.

Durant le khalifat de Serigne Abdou Lahad, il a eu à diriger plusieurs travaux. Ses relations avec Serigne Abdoukhadre Mbacké, un autre khalife de Serigne Touba étaient empreintes de considération et Serigne Modou Bousso a eu le privilège de figurer parmi les confidents du Saint homme. Serigne Saliou lui vouait aussi une estimation considérable due à sa foi et son engagement dans la voie tracée par son illustre Grand-père. Idem pour Serigne Mourtada à qui il avait offert, dans les années 50, une voiture, geste répété à plusieurs reprises. Avec le défunt khalife, El Hadji Bara Mbacké, Serigne Modou Bousso entretenait des relations de fraternité et de respect mutuel.

Ceci justifie le souhait formulé par Serigne Bara d’enterrer Serigne Modou Bousso auprès de son défunt père Serigne Fallou Mbacké. Il a marqué son époque par la création et l’équipement en infrastructures sociales de grands villages autour de la ville de Touba dont les plus connus sont Sam Yabal, Khaïra et Touba Alia. L’ordre et le travail sont les piliers de la philosophie développée durant sa vie par Serigne Modou Bousso à qui les populations doivent la construction de plusieurs postes de santé ainsi que des Daaras pour parfaire l’éducation des jeunes. Son héritage est géré par son fils aîné Serigne Abdou Khadre dit Serigne Djily entouré de ses frères Serigne Mourtada, Serigne Fallou, Serigne Ahmad, etc.

Serigne Modou Bousso Dieng nous a quitté le 14 Février 2000 et a laissé le Khilafat de Serigne Fallou à son frère cadet Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.

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Serigne Mbacké Bousso est l’un des premiers disciples de Cheikh Ahmadou Bamba. Il était très attaché à ce dernier. Au point qu’il l’accompagnait partout pour expérimenter les enseignements soufis. Ils se livraient ensemble à la retraite spirituelle, s’adonnaient à des exercices de mortification et de privation pour polir leurs âmes et éliminer les obstacles charnels à l’élévation spirituelle...

Après l’avènement du mouridisme, Serigne Cheikh Mbacké Bousso joua le double rôle de chargé de l’enseignement supérieur et de la diplomatie. Le premier rôle était pour lui un héritage filial et une obligation religieuse fondamentale. Quant au second, il s’y livrait par souci d’éviter l’aggravation des malentendus entre son cousin et maître et l’administration coloniale. Il employait ses dons incontestables d’écrivain à rédiger des réponses très diplomatiques aux correspondances des autorités coloniales adressées à Cheikh Ahmadou Bamba.

Serigne Mbacké Bousso était le meilleur connaisseur de l’histoire du mouridisme. Il a assisté à la naissance de cette confrérie et a vécu son développement jusqu’au rappel à Dieu de son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba, en 1927. Il a ensuite été au cœur de la gestion des problèmes survenus dans la communauté mouride entre 1927 et 1935. Il a pesé de tout son poids pour dissiper les malentendus.

C’est que Serigne Mbacké Bousso jouissait de l’estime et de la confiance de tous, pour son érudition, sa piété, son statut social et ses solides connaissances.

Cousin et ami de Cheikh Ahmadou Bamba

Serigne Mbacké Bousso a vu le jour en 1862, selon certains et 1864, selon d’autres, à Mboussobé dans le Djolof. Il a fait ses études auprès de son père, Mouhamadou Bousso, frère de Mame Diarra Bousso (mère de Serigne Touba). Ensuite, il est confié à son homonyme, l’oncle maternel de son père, Tafsir Mbacké Ndoumbé, qui assure une grande partie de la formation religieuse de Serigne Mbacké Bousso. Il acquiert des connaissances solides et devient un érudit incontestable. Il suivra ensuite des cours de théologie, de grammaire et de soufisme auprès de son cousin et ami, Cheikh Ahmad Bamba et mène des études en droit islamique et en grammaire auprès du célèbre professeur Samba Toucouleur Kâ.

Les années passent et il finit par renter à Mbacké Baol où vivait sa famille. Il devient ainsi le bras droit de son père, qu’il aide dans la formation des talibés et la consultance coranique (fatwa)…

Plus tard, plusieurs événements malheureux se succèdent et l’éprouvent durement. Il perd son père, subit l’exil de son cousin et ami, Cheikh Ahmad Bamba et est victime d’un incendie qui ravage ses livres en 1895. Il décide alors de rejoindre un chérif Sénégalo-Marocain nommé Nasir, installé à Tivaouane. Serigne Mbacké devient très vite son plus proche collaborateur. Il l’aide dans l’enseignement et la consultance religieuse, jusqu’à sa mort en 1901.

En 1902, Cheikh Ahmadou Bamba revient d’exil. Il fait appeler Serigne Mbacké Boussou, qui s’installe dans les environs de Touba dans un village baptisé Al Azhar. Il y passe 20 ans, avant de créer un autre village à 5 kilomètres au nord de Touba qu’il baptise Guédé, du nom du village d’origine des Mboussobé au Fouta. En 1928, en compagnie d’une délégation de personnalités mourides comprenant Serigne Fallilou Mbacké, 2e Khalife de Bamba, Mame Cheikh Anta Mbacké, Serigne Tacko Mbacké, etc., il effectue le pèlerinage à La Mecque. Il a rejoint son Seigneur en 1945.

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Que de bienfaits, que de bénédictions incommensurables peut nous valoir l'évocation de la vie des Grands Saints de l'Islam ! C'est ce que nous enseigne un hadith attesté du prophète Mouhamed (P.S.L.) . Evoquer ces Saints, c'est comme les faire revivre. C'est enseigner aux croyants toutes les vertus, toutes les qualités qui les ont élevés aux rangs sublimes qu'ils ont atteints dans le service du Très Haut.

Puisqu'il en est ainsi, nous aurons tout bénéfice à évoquer l'illustre figure de Serigne Mouhammadou Al Bachir MBACKE, plus connu sous le nom de Serigne Bassirou. Un séjour terrestre intensément vécu au service exclusif de l'Unique et entièrement consacré à donner corps aux enseignements de son vénéré père a fait de ce paladin de l'Islam une référence pour tout musulman désireux d'accéder à la proximité de son créateur. Qui était cet homme incomparable, admirable à plus d'un titre ?

Quel a été l'impact de son œuvre dans le développement de la communauté mouride et dans la diffusion de l'enseignement de Cheikhoul Khadim ? A travers l'ouvrage de Serigne Moustapha LÔ Ibn Serigne Abdourahmane LÔ " Mouhammadou Bachir, une personnalité musulmane immortelle ". Nous allons téter à grande lampée à la source intarissable de son insondable érudition soutendue par une humilité et une piété indescriptibles. " L'Abreuvement du Commensal Dans La Douce Source d'Amour Du Serviteur " de Serigne Mouhamadou Lamine DIOP Dagana qui évoque largement la haute stature de Serigne Bassirou indéfectiblement ancré à l'enseignement de Cheikhoul Khadim, sera aussi notre source.

Dans quelles circonstances est-il apparut ?

Cheikhoul Khadim était à Saint Louis. Le Conseil Privé venait de décider son exil au Gabon. Il s'apprêtait donc, en cette année 1895, à entamer, dans la joie, la sérénité et la confiance absolue en son Créateur, sa Mission d'intercesseur des créatures au près de DIEU quand on vint lui annoncer une bonne nouvelle : Allah Le Très Haut venait de le combler de la venue au monde d'un garçon. En ce moment d'allégresse pour ce serviteur hors pair du prophète Mouhamed (P.S.L.), un tel événement ne pouvait être que le signe du soutien divin, donc un motif supplémentaire de bonheur et de joie. Aussi, décida-t-il sur le champ de donner au nouveau né le prénom de Al Bachir, celui qui apporte la joie et le bonheur. Cheikh Ahmadou Bamba partit confiant, persuadé qu'il reviendra triomphant, pour voir cet enfant qui venait de naître à Galayel (Région de Louga /Sénégal).

La généalogie de Serigne Bassirou

Par sa mère, la vertueuse Sokhna Fatoumata Bintou Mouhamed Ibn Moukhtar Alkokiyyou appelé Soxna Faty Madou Mame, Serigne Bassirou MBACKE est issu de la famille royale du Cayor (Sénégal des Royaumes) dont une branche s'était convertie à L'Islam. Son grand père Moukhtar Alkokiyou, qu'on appelait aussi Moukhtar DIOP de Koki est originaire de Mauritanie. C'était un grand érudit appartenant à la Qadriya.

Une instruction et une éducation affinées à l'extrême

En l'absence du Cheikh, on apporta un soin tout particulier à l'instruction et à l'éducation de Serigne Bassirou. C'est Serigne Ndame Abdourahmane LÔ qui guida ses premiers pas dans les études coraniques. Comme l'élève était particulièrement doué, les progrès furent très rapides. Un autre disciple de Cheikhoul Khadim, le célèbre savant Serigne Ababacar DIAKHATE, plus connu sous le nom de Serigne Mbaye DIAKHATE (fils du réputé Cadi Khaly Madiakhaté Kalla) prit le relais comme professeur du jeune prodige. Bientôt, les Ecritures Saintes et la Calligraphie n'eurent plus de secrets pour lui. A son actif, dit-on, il a plus de trente Mus'hafs (manuscrits du Saint Coran) qu'il offrit en dons pieux à son guide et maître Khadimou Rassoul. En effet il était membre de l'équipe des 17 scribes que s'était choisi Cheikhoul Khadim por la calligraphie du Saint-Coran.

Pour parfaire sa science et son éducation, il fréquenta d'autres érudits comme Serigne Mor NDIAYE " Jullit ", Serigne Mor FALL Sadio, Serigne Ibrahima Bintou SYLLA. S'agissant des Sciences Religieuses proprement dites, c'est auprès de Mame Mouhamed Ould Abi Bekr qu'il fut initié. Par la suite Cheikh Ahmadou Bamba se chargera personnellement de parfaire et de peaufiner l'éducation de ce brillant sujet. Bientôt on eut affaire à un érudit qui avait percé les secrets de la Théologie et du Droit musulman. Pour étancher sa soif inextinguible de savoir, il s'appliqua à l'étude de la langue et de la littérature arabes. A ce propos, il est arrivé à un degré de maîtrise rarement égalé. Les résultats ne tardèrent pas à être enregistrés car Serigne Bassirou était aussi à l'aise dans des domaines divers comme la Philosophie, l'Astronomie, l'Histoire ou la Géographie. Serigne Bassirou était devenu un grand savant, un érudit.

Traits physiques et moraux

Nous savons par ses contemporains que Serigne Bassirou était un bel homme à la taille moyenne et aux membres bien proportionnés. Ses traits harmonieux étaient ornés par une belle barbe blanche bien fournie et éclairés par un regard droit, franc et bienveillant. D'une élégance sobre dans ses vêtements habituellement blancs, il se déplaçait d'une démarche souple et résolue, le regard concentré dans sa direction . Sa gestuelle mesurée, sans brusquerie, dénotait une grande pondération dans le caractère. Lorsqu'il s'asseyait, il était toujours tourné vers la Qibla (la direction de la Kaaba).

Très calme, Serigne Bassirou s'évertuait à ne prononcer que des paroles utiles à son auditoire et toujours destinées à ramener ceux qui l'écoutent dans le sens de l'adoration de Dieu. La politesse, la courtoisie et le savoir vivre, a-t-on l'habitude de dire, sont des marques distinctives des personnes cultivées. On comprend donc que Serigne Bassirou ait laissé le souvenir d'un homme à la convivialité et à la générosité légendaires. L'homme en peine comme le nécessiteux sont assurés de trouver auprès de lui aide et compréhension dans la discrétion. Il savait donner sans blesser l'amour propre de celui qui le sollicitait. Son doux sourire lumineux était un baume au cœur de ceux qui souffraient.

Son jugement infaillible et sa profonde impartialité sont l'assurance que la veuve et l'orphelin tout comme les grands de ce monde reçoivent de lui le même accueil : la bienveillance et l'équité, telles que recommandé par l'Islam. On comprend qu'il ait laissé le souvenir d'un homme qui avait la faculté attestée de répandre le bonheur autour de lui, par le seul fait de sa présence. Rien qu'à le voir, rapportent ses contemporains, on sentait que Dieu avait placé en lui cette lumière qui émane de ceux qu'Il a choisis, comme les Glorieux Compagnons de l'Elu (P.S.L.), tels que le Coran les décrit.

Serigne Bassirou exégète de Serigne Touba

Au moment où Khadimou Rassoul rentrait d'exil, Serigne Bassirou avait environ huit ans. Désormais, il n'allait pratiquement plus quitter son père. Ainsi, de tous ses frères, il est celui qui a vécu le plus longtemps sous l'ombre tutélaire du Maître. Il est donc celui qui est le mieux placé pour retracer la biographie pour ne pas dire l'hagiographie du Cheikh. Voilà pourquoi son "Minanul Bâqil Qadîm" ou (Les Bienfaits de L'Eternel) fait autorité en la matière. C'est la source de référence pour tout chercheur qui désire étudier l'itinéraire et la pensée de Cheikhoul Khadim car c'est un ouvrage d'une richesse extraordinaire.

Quel rôle Serigne Bassirou a-t-il joué dans la diffusion de l'enseignement du Cheikh ?

Serigne Bassirou vénérait Khadimou Rassoul son père et guide à un point tel que toute sa vie durant, il s'est assigné comme mission de démultiplier l'enseignement du Cheikh. Outre son fameux Minanul Bâqil Qadîm, il s'est employé à instruire le plus grand nombre possible d'enfants, parmi lesquels ceux de ses frères. Pour cela, il a ouvert beaucoup de daaras dans le Mbakol (Cayor), dans le Saloum et dans le Baol. Serigne Bassirou s'est surtout distingué par la réhabilitation de Porokhane où se trouve le mausolée de Sokhna Diarra la mère de Serigne Touba. Le Magal annuel qu'il a initié dans cette localité située au confins du Saloum et la Gambie, pour rendre hommage à son illustre grand mère est aujourd'hui l'un des événements religieux les plus counus de la Sous Région.

Conclusion

Comme on le sait, le message de Serigne Touba repose sur un triptyque qui est : l'acquisition du Savoir, c'est à dire l'apprentissage du Coran et des Sciences Religieuses la pratique assidue des actes de dévotion selon les normes édictées par le coran et la sunna, et le travail rédempteur, sanctifiant, qui permet de vivre du fruit licite de sa sueur et de gagner l'au delà par le sacrifice de ses biens dans la voie de DIEU. C'est d'ailleurs cela l'esprit de l'Islam. Serigne Bassirou qui, par ses daaras a largement contribué à la diffusion du savoir, est incontestablement un digne continuateur de l'œuvre de Serigne Touba. Parallèlement, il a été un travailleur infatigable pour lequel le labeur est une forme d'adoration. Il a apporté un précieux et loyal concours à Serigne Mouhamadou Moustapha et à Serigne Fallou les deux premiers Khalifes de Serigne Touba dans l'exercice de leur magistère. D'ailleurs, d'aucuns disent qu'entre lui et Serigne Fallou, il existait une complicité telle que jamais l'un n'entreprenait quoi que ce soit sans l'avis de l'autre. Serigne Bassirou nous a quittés le 1er Avril 1966. Il repose actuellement à Darou Minan, à Touba.

Il nous a laissé une illustre descendance de vaillants soldats de la foi que dirige de main de maître son fils Serigne Moustapha Bassirou MBACKE aux côtés de qui se distinguent ses frères Serigne Mountakha MBACKE, Serigne Abdou Hakim MBACKE, Serigne Elhadji Fallou Mbacké et Serigne Issakha Mbacké. Puisse Dieu leur donner longue vie et santé florissante pour qu'ils continuent d'assurer au Magal de Porokhane, d'année en année, toujours plus de magnificence et d'éclat. Puisse leur action être au rang de ceux que Cheikhoul Khadim agrée.

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Né le quinzième jour du mois de GAMOU de l'année 1289 de l'Hégire (entre 1862 et 1863) à Porokhane en 1862, il est plus connu sous le nom de MAME THIERNO BIRAHIM.

L'appellation de « Ndamal Darou » a fini par s'imposer. Normal ,pourrait-on dire, car MAME THIERNO BIRAHIM était petit de taille, d'une belle prestance, et toujours souriant. Fils de SERIGNE MAME MOR ANTA SALI MBACKE et de SOKHNA FATY ISSA DIOP ,sa venue au monde coïncida avec la période de pacification colonial de l'Afrique Occidentale Française (AOF) .Fidèle lieutenant de son illustre frère SERIGNE TOUBA auprès de qui il fit ses humanités ,MAME THIERNO ,comme l'a du reste rappelé SERIGNE MOUSSA KA dans ses poèmes, a soutenu et épaulé SERIGNE TOUBA comme AROUN l'avait fait pour son frère prophète MOISE.

Après la mort de son père MAME MOMAR ANTA SALY, il a été élevé et formé sur le plan moral et intellectuel par son illustre frère CHEIKH AHMADOU BAMBA. Conscient du fait que MAME THIERNO devait occuper une place de choix dans le dispositif qu'il doit mettre en place pour rencontrer la miséricorde divine, SERIGNE TOUBA cultiva très tôt chez lui les vertus que sont le courage, la dignité, et l'abnégation.

Bref, il incarna l'exemple type de la soumission absolue à DIEU. MAME THIERNO BIRAHIM ne s'est jamais séparé de CHEIKH AHMADOU BAMBA, il a été plusieurs fois son interprète préféré auprès des autorités coloniales. Ce qui lui valut d'ailleurs l'honneur et le privilège de le représenter, au mois d'AOUT 1895, devant l'autorité colonial.

Doté d'un savoir encyclopédique modelé à l'école de SERIGNE TOUBA, c'est à lui qu'incomba l'éducation des enfants de son frère alors déporté au GABON que sont MOUHAMADOU FALILOU,MOUHAMADOU MOUSTAPHA et MOUHAMMDOUL BASSIROU . Aussi veilla-t-il avec maestria, tact et surtout doigté à ce que la famille du Cheikh, composée de sa progéniture et de ses disciples, ne se départit, ne serait-ce que d'un iota, de l'esprit et de la lettre des enseignements du Cheikh. Vouant une profonde admiration à SERIGNE TOUBA à qui il donnait de fortes sommes d'argent en guise d' «adiya », n'ayant d'autre référence que le livre saint, MAME THIERNO était de cette race de soufis qui avait su maintenir l'équilibre entre ces deux pôles aux exigences hélas contradictoires que sont le spirituel et le temporel.

Il a fondé plusieurs villages dans le CAYOR où l'on cultivait chaque année plusieurs tonnes de mil et d'arachide destinées à la famille de KHADIMOU RASSOUL. Partageant son temps entre les champs et les « daara »,ne tolérant aucune dérogation aux règles édictées par le Cheikh, MAME THIERNO a créé plus de 90 villages autour de sa résidence de DAROU MOUHTY et élevé au grade de « Cheikh » plus d'une centaine de personnes.

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Cheikh Massamba Diop Sam est fils de Serigne Ma Absa Diop et de Sokhna Fapeinda Mbaye.

Il fut très tôt disciple du Cheikh. Il a très tôt compris le message du Cheikh qui disait : « les hommes n'hésiterait point à venir vers moi s'ils savaient tout les bienfaits que cela leur procurait ». Et c'est ce qui l a poussé à faire très tôt acte d'allégeance au Cheikh.

On raconte qu'après avoir fini une corvée que lui avait demandée Sokhna Faty Diop, mère de Mame Thierno Birahim, celle-ci lui offrit un repas composée de bouillie de mil, de lait et de la crème, mais elle oublia de lui citer la crème. Il prit alors la bouillie et le lait, seuls éléments cités par Sokhna Faty Issa qui s'étonna de retrouver la crème intacte alors que cela faisait partie du repas .Quand elle demanda à son ôte pourquoi il n'avait pas pris la crème, ce dernier lui fit comprendre qu'elle n'avait cité que les deux premiers éléments.

II fut un disciple dévoué du Cheikh dans les travaux champêtres de Serigne Mame Mor Anta Sally.

Les autres disciples ne l'attendaient guère pour le repas .Cheikh Ahmadou Bamba lui promit alors de copieux repas de l'au- delà en récompense de son dévouement et de sa disponibilité.

Au Daara de Mbacké Kadior , ou le Cheikh enseignait le Coran , Cheikh Massamba Diop fut l'un des premiers à adopter la voie , du mouridisme créée par le Cheikh Ahmadou Bamba .

Serigne Massamba Diop rendit l'âme en 1926 à Darou Sam et ses obsèques sont présidées par Mame Thierno Ibra Faty sous l'ordre du Cheikh.

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C'est dans la nuit du lundi au mardi 17 janvier 2006, que Serigne Modou Fallou Fall le Khalife général des « Bayefall » s'en est allé.

Ce saint homme, disciple inconditionnel de Cheikh Ahmadou Bamba, était le sixième Khalife de Mame Cheikh Ibrahima Fall depuis 1984. Il était connu et admiré pour sa sagesse, sa modestie, son humilité, sa courtoisie et surtout pour son amour du travail et le respect des recommandations de Dieu et de Cheikh Ahmadou Bamba.

Né en 1918, Fils de Serigne Modou Moustapha Fall premier Khalife des Bayefall et de Sokhna Aminata Niang, Serigne Modou Fallou Fall a occupé le khalifat de Cheikh Ibra Fall pendant 22 ans.

Il oeuvrait chaque jour pour que l'étendard de l'Islam et de la Mouridiya soit davantage au plus haut. Il a été à l'origine de la construction de la maison de l'actuel Khalife général des mourides Serigne Saliou Mbacké à Diourbel, du mausolée et de la Résidence Mame Cheikh Ibrahima Fall à Djanatoul Makhwa à Touba.

En vingt deux ans de khalifa , il avait fini par révolutionner le fameux « Yobou Ndogou », activité chère aux Bayefall durant le mois de Ramadan où chaque jour, des centaines de bols sont envoyés chez Serigne Saliou Mbacké le khalife général des mourides à Touba.

Khelcom aussi était le terrain de prédilection de ce grand travailleur qui s'y rendait toujours le premier quand le « ndigueul » tombait pour démarrer les travaux de défrichage ou autres. Il s'y est illustré tant et si bien que les quinze Daaras qui s'y trouvent et appartenant à Serigne Saliou Mbacké sont le fruit de son œuvre.

Serigne Modou Fallou Fall était respecté pour son franc-parler. Dans les années 1995, en son domicile thiessois de Médina Fall, le Khalife des Bayefall c'etait adressé dans son discours a la population:

« Je ne suis pas le Khalife de ces pseudo Bayefall qui, calebasse en main, sillonnent les rues des villes en quête d'aumône et prononçant les noms des guides de la famille de Cheikh Ahmadou Bamba ou de Cheikh Ibrahima Fall. les vrais Bayefall travaillent, sont dans les champs et aux Daaras. Donc, si jamais ces vagabons avaient affaire avec la Justice, qu'on ne vienne pas me demander d'intervenir. Je ne les reconnais pas... »

Pour dire que pour le défunt khalife, seuls le travail, la soumission a Dieu et le respect du « ndigueul » sont le chemin le plus court pour aller au Paradis.

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