Ce document est la lettre adréssé au procureur de la republique à Diourbel par le Khalif général des mourides Cheikh Abdoul ahad Mbacké le 18 Septembre 1980. Elle signé par tous les fils de Serigne Touba vivant sous son magistère.

Elle dévoile cependant un grand respect de l’ordre fraternel.

Texte Intégral:

 

TOUBA, Le 18 Septembre 1980
                    
                                                                               A Monsieur le PROCUREUR de la REPUBLIQUE
            
                                                                               Près du TRIBUNAL de 1er INSTANCE de
                    
                                                                              DIOURBEL


      Nous, Cheikh Abdou Ahad Mbacké, Khalif Général des Mourides et frères, soussignés, dénonçons, par la présente, à l'effet d'une repression systématique des faits suivants contraires aux principes qui ont toujours été défendus par Serigne Touba, fondateur de la ville de Touba, sur toute l'étendue de la ville de Touba :

1 / - vente, consommation de boissons alcoolisées et ivresse (publique et

en clandestin),

2 / - vente, détention et usage de drogues, notamment, yamba (publique et

clandestin),

3 / - jeux de hazard et loteries,

4 / - vols et recels,

5 / - tam-tams, musique de danse et manifestations folkloriques,
 
        et, enfin, tout ce qui, en dehors de ces faits, est, également,

contraire aux principes de l 'Islam ./

                                                                                       Fait à touba, le 18 septembre 1980
                                                                                      Le Khalif général des Mourides


Serigne Aboul Khadre Mbacké
(Signature)
Serigne Saliou Mbacké
(Signature)
Serigne Souhaibou Mbacké
(signature)
Serigne Mourdata Mbacké
(signature)

 

Toubamajalis.com

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Une délégation de la famille de Serigne Abdoul Aziz Bara Mbacké, parrain de la 39e édition du Maggal des 2 raaka de Ndar , a passé en revue, samedi, le dispositif d’hébergement mis en place par le Kurel. Plusieurs hôtels de la place et d’autres lieux d’hébergement, mobilisés pour accueillir les hôtes de cette édition, ont été visités, en présence de Serigne Khadim Mbacké, Khalif de la famille du parrain. Une occasion que le comité d’organisation du Maggal a saisie pour exposer les bonnes dispositions prises pour offrir aux hôtes et aux invités de marque, des hébergements de qualité.

Serigne Khadim Mbacké a exprimé sa vive satisfaction, en marge de cette tournée, en adressant des remerciements ponctués au Kurel pour les nombreux efforts ses membres ont consentis. Il a transmis à ces derniers, les prières de la famille et les bénédictions Khalif général des Mourides, Serigne Sidy Moukhtar Mbacké. «Nous prions avec ferveur pour que Dieu vous accompagne dans ce noble projet. Sachez que Serigne Touba vous rétribuera à la hauteur de votre engagement», a déclaré Khadim Mbacké, au cours de cette visite.

Saint-Louis qui va abriter plusieurs manifestations religieuses dans le cadre de la 39e édition du Maggal se prépare à se mettre au rythme de cette manifestation religieuse. La ville tricentenaire sera carrefour du Mouridisme, du 28 aout au 5 septembre 2014, et devra ainsi manifester son légendaire sens de l’hospitalité et faire preuve de sa téranga réputée afin de donner aux hôtes, de bonnes impressions, à l’issue de cette communion religieuse. « C’est un Maggal qui mobilise l’ensemble du Sénégal, compte de la dimension de Serigne Bara Mbacké. C’est avec beaucoup d’allégresse que nous avons fait le parcours de lieux d’accueil », a dit Serigne Ahmed Fall, le président du Kurel (vidéo).

Le 5 septembre 1895, c’est dans la cellule numéro 4 de cet endroit mythique que Cheikh Ahmadou Bamba fut gardé seul à la veille de son procès. Son refus catégorique au bon vouloir du gouverneur de l’Afrique occidentale française de l’époque, magnifiant l’existence d’une seule et unique autorité divine lui vaudra sa déportation au Gabon, lieu du haut commandement de l’Administration coloniale, la ville de Saint-Louis du Sénégal constitue une étape importante dans l’hagiographie de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul.

Après son arrestation à Jéwol, le Cheikh Ahmadou Bamba restera à Saint-Louis jusqu’au jeudi 5 septembre 1895, date à laquelle le Conseil Privé, composé de dix membres réunis dans la salle ordinaire de ses délibérations, décida son internement au Gabon.

Source : NDARINFO

Serigne Abdou Aziz Bara Mbacké ,ce fils de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Khadimou Rassoul et de Sokhna Faty Alé lô fille du célèbre Alé Khary Mame, vit le jour en 1914 à Touba. Son père le confia dés son plus jeune âge à Cheikh Mouhamadou Moustapha , alors Khalife Général des mourides ; sur instruction de ce dernier Serigne Abdou Aziz fut envoyé à Tindody , un village fondé par Cheikh Moustapha, où son oncle le célèbre Cheikh Mokhtar Alé Lô qui contribua à la formation d’une grande partie de l’intelligentsia mouride dirigeait une école coranique . Sous la férule de cet oncle intransigeant et très réputé pour sa parfaite maîtrise du Livre Saint , Serigne Abdou Aziz assimila très rapidement le Coran . il en écrivit du reste plusieurs exemplaires . Pour parachever sa formation Cheikh Moustapha le fit venir près de lui et s’occupa personnellement de ses études . Tous les ouvrages de base du rite Malikite lui furent enseignés par cet éducateur hors-pair qui affirmera un jour devant une foule énorme que « Serigne Abdou Aziz est l’exemple achevé du parfait mouride » !

A la disparition de Serigne Bara en 1936 , Cheikh Moustapha demanda à Serigne Abdou Aziz de retourner à Gouye Mbind ( le fief de son père ) pour assister son grand-frère Serigne Modou Bara qui assurait le khalifat de leur père. Il fonda alors le village de Bouchra en 1938 dans des conditions très difficiles ; puis Mbame Djigane dans le Saloum des profondeurs en 1944 et Dioumada en 1952 . Les revenus qu’il tirait de ses immenses exploitations agricoles lui permirent d’assister une grande partie de la communauté mouride qui garde encore de lui un souvenir ému. En 1966 il prit la courageuse décision de créer un village dans le lointain Sénégal oriental : Touba-niani où ses disciples s’établirent par milliers.

En 1952 , Serigne Modou Bara alors khalife de Serigne Bara s’éteignit ; le khalifat de Gouye Mbind revenait donc à Serigne Abdou Aziz . Tous les talibés sont unanimes à reconnaître qu’il a fait de Gouye Mbind ce qu’il est aujourd’hui en assurant le khalifat pendant 38 ans . il sut réunir auprès de lui tous les fils et disciples de Serigne Bara qui lui vouèrent un vif attachement.Serigne Abdou était réputé pour sa générosité , son caractère affable et sa profonde sensibilité à tous les problèmes de la mouridiya .

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considération pour la Mauritanie et pour le peuple mauritanien. Il appelait affectueusement le pays, la terre des saints et ses habitants les saints. C’est dans ce pays qu’Allah (sw) lui donna plusieurs récompenses dont le wird al mahfouth. Serigne touba n’a-t-il pas dit, «mon seigneur m’a fréquemment gratifié de ses bienfaits mais celui au bord du puits de Jeraria n’a point d’égal».

Jeraria se trouve en Mauritanie, non loin de Sarasara. Le respect, la considération et l’amour que les érudits et le peuples mauritanien, ont pour Cheikh Ahmedou Bamba est également sans commune mesure. Serigne Touba avait en son temps initié, des œuvres similaires en amenant plusieurs personnes à la Mecque, malgré les difficultés de l’époque.

Touba souhaite donc ainsi renforcer les relations de bon voisinage entre les deux pays et les peuples. La cérémonie s’est déroulée dans le domicile de Cheikh Hamden Ould Tah, en présence des responsables de la communauté mouride de Mauritanie et de hauts cadres Mauritaniens, tels que Serigne Sidi M’Backe Mourtada, représentant du khalif général des mourides en Mauritanie, Nguissaly Fall, ancien wali de Nouakchott et directeur de la société nationale d’eau (SNDE), Cheikh Hamed Ould Ishaq, responsable mouride, Moctar Gueye, talibé mouride de la communauté wolof du pays, Monsieur Dramé cadre à la banque centrale, Monsieur Malick Fall de la fondation Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie et bon nombre de talibés mourides et des journalistes.

Dans son propos cheikh Hamden, a remercié la famille de Cheikh Ahmadou Bamaba et la Khilafa mouride et a rappelé l’universalité de l’œuvre de cheikh Ahamdou Bamba. Il est longuement revenu, sur les enseignements de Serigne Touba et sa totale soumission à Allah (sw) et à son prophète Muhammed (psl) Selon l’envoyé spécial du porte parole du khalif des mourides, cette action se poursuivra, les années avenirs en Mauritanie et dans d’autres pays de la planète.

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Cela fait maintenant une quinzaine d’années que j’ai eu mes premiers contacts avec le Mouridisme, lors de ma mission de volontaire dans les Corps de la Paix Américains au Sénégal. Vivant alors dans un petit village du sud de Ziguinchor, je n’eus pendant longtemps que très peu d’occasions de rencontrer des mourides, en dehors des Baye Fall mendiant dans les rues de Dakar que je trouvais, il est vrai, assez inquiétants, avec leur gros dreadlocks et leur tailles imposantes.

Il faut dire que c’était surtout les nombreuses histoires sur leur tendance à l’ivresse et à l’auto-flagellation qui circulaient parmi les jeunes volontaires américains, mais nullement les enseignements pleins d’inspiration de Cheikh Ahmadou Bamba ou celle de sa résistance courageuse face à la colonisation française. Je sus que certains appelaient ces mendiants les « Baye Faux » et entendis même une fois dire que le Calife Général avait personnellement réprouvé ceux qui faisaient de la mendicité un moyen d’enrichissement. Mais j’avoue que je ne m’étais jamais réellement interrogé sur ce que devait être un « vrai » Baye Fall ou un « vrai » mouride, ou même si ceux-ci étaient des « faux » disciples ou non.

Cela fut le cas jusqu’au moment où j’eus l’occasion de passer beaucoup de temps à Touba et dans les villages environnants du département de Mbacké, où j’étais appelée à effectuer mes recherches en doctorat. C’est ainsi, en 1993, que je vécus pendant plusieurs mois à Mbacké, avant de me déplacer plus tard vers la ville sainte de Touba, avec l’aide de Thierno Sow, mon hospitalier encadreur mouride. J’en profitai alors pour rendre visite à un certain nombre de marabouts pour discuter notamment avec eux sur l’évolution des relations entre le Mouridisme et les hommes politiques sénégalais, particulièrement avec ceux du parti socialiste alors au pouvoir. En fréquentant leurs maisons, j’appris non seulement le vrai sens du mot « téranga » (hospitalité sénégalaise) mais également la profondeur de la piété et de la dévotion des mourides. En côtoyant les nombreux talibés (disciples) qui venaient souvent solliciter les conseils de leurs marabouts, j’appris aussi que la relation des disciples mourides avec leurs cheikhs n’était pas uniquement basée sur une sorte de dévotion « aveugle », comme la décrivaient souvent beaucoup d’occidentaux, mais qu’elle était plutôt l’expression d’un profond respect dû à la guidée spirituelle et à l’assistance matérielle que les marabouts prodiguaient à leurs disciples depuis des générations.

Toutefois, bien qu’ayant appris beaucoup de choses auprès des marabouts avec qui j’eus à m’entretenir, ce fut en discutant avec les disciples mourides résidant à Touba et dans les villages voisins que je sus finalement ce qu’était un « vrai » mouride. Dans des villages comme Kelel Diop, je découvris à quel point était fidèle la description du Président Abdoulaye Wade qui soutint, alors qu’il n’était encore qu’étudiant en science politique, que la doctrine du travail du Mouridisme pouvait être comparée à celle du Protestantisme. Dans le village de Touba Fall, j’appris également qu’être un Baye Fall ne consistait pas seulement à porter des accoutrements bigarrés ou à négliger les obligations cultuelles, mais que c’était plutôt l’expression d’une très forte dévotion, à l’image de celle de Cheikh Ibrahima Fall et de ses descendants.

Cependant, ce qui m’impressionna le plus durant mon séjour à Touba-Mbacké fut les dahiras qui semblaient se multiplier un peu partout tels des épis de mil durant l’hivernage. Chaque dahira contribue à la vie de la communauté mouride en fonction des moyens dont disposent ses membres. Quelques fois cette participation se réduisait au rôle assez limité mais très important de soutien spirituel et moral des disciples qui s’étaient rassemblés au sein du dahira afin de mieux s’entraider. Mais je fis également la rencontre d’autres types de dahiras qui avaient acquis assez de puissance et de nouvelles adhésions pour entreprendre des projets colossaux, à l’instar de la construction de l’hopital de Touba et du système de santé de la ville sainte, en constante croissance. Quand je me rendis à Touba, au cours du mois de décembre passé, je fus très impressionnée par les progrès importants qui ont été réalisés pour achever l’hôpital, surtout par la prise en compte du moindre détail, allant jusqu’à l’édification d’une mosquée en son sein.

De ce fait, lorsque je retournai à New York en 1996, je ne fus point surprise d’y trouver une communauté mouride très vivante : New York étant un foyer économique mondial, il était tout à fait naturel que des personnes aussi entreprenantes que les mourides y soient attirés, amenant avec eux leur profond sens de la solidarité et de la communauté. Mais ce qui assurément m’étonnait le plus était la manière dont les mourides avaient contribué à transformer le quartier de Harlem que j’avais toujours connu durant ma jeunesse. En effet, étant encore jeune élève au collège puis au lycée, il m’arrivait souvent de traverser Harlem, en prenant le train provenant du Nord de la ville. Je ne manquais jamais d’être prise d’un sentiment de tristesse en circulant à l’intérieur d’un des pires ghettos de l’Amérique et en constatant la différence radicale existant alors entre la très pauvre 125eme rue voisinant avec la [très riche] 5eme avenue. Il faut dire que c’était précisément ce genre d’inégalité économique, considérée au niveau planétaire, qui m’avait conduit à rejoindre les Corps de la Paix Américains. Mais je ne pouvais jamais imaginer que l’on puisse transformer d’une manière si drastique, en si peu de temps, une zone gangrénée non seulement par la pauvreté mais également par les crimes et la drogue.

Beaucoup de mes collègues et étudiants, qui vivaient et travaillaient dans les hauteurs du Morningside, au voisinage de l’Université de Columbia, ne pouvaient ainsi manquer de s’étonner lorsqu’ils apprenaient que je m’aventurais hardiment seule dans Harlem, plus particulièrement durant la nuit, pour rendre visite à des amis, diner dans les différents restaurants sénégalais ou faire des achats au marché africain de la 116e rue. Mais lorsque finalement je parvins à les convaincre de m’accompagner, ils furent très impressionnés des changements qu’ils y constatèrent.

Même s’il serait injuste de ne pas reconnaître le rôle fondamental que mes compatriotes afro-américains ont joué dans cette transformation, il est évident que ce fut en symbiose avec les différentes communautés émigrées africaines, particulièrement la communauté mouride. Car, à mon avis, le principal élément catalyseur de cette renaissance est plus africain que réellement américain. J’éprouve certes un certain embarras à reconnaître cela, mais j’espère également que nous pourrons tirer des leçons utiles de la renaissance de Harlem pour résoudre des problèmes similaires dans d’autres ghettos urbains à travers les Etats-Unis. Et si jamais l’on me demande en quoi consiste concrètement la contribution des mourides à la revitalisation de Harlem, je répondrais que les mourides ont surtout apporté en modèle leur profond sens de la communauté, de la famille et de la piété, et peut être même le noyau autour duquel a prospéré une entité multiethnique et religieuse plus élargie.

Etant donné la rigueur des lois américaines sur l’immigration, il sera très difficile de connaître avec précision le nombre exact de mourides vivant à Harlem ou ailleurs aux Etats-Unis, mais lorsque les américains (les new-yorkais en particulier) font référence à des émigrés africains ayant l’ardeur du travail et qui contribuent à l’amélioration du paysage urbain des Etats-Unis, ils pensent non seulement aux communautés émigrées nigériane et ghanéenne, plus nombreuses, mais également aux sénégalais. Ainsi l’image que j’ai aujourd’hui des mourides, et que beaucoup de mes compatriotes partagent avec moi, n’est plus celle des « Baye Faux » inquiétants mendiant sur les rues de Dakar, mais celle de commerçants laborieux, d’employés dans les épiceries new-yorkaises, de conducteurs de taxis ou se consacrant à d’autres d’activités dans les rues de New York.

Par le Professeur Linda Beck

Traduction française : Majalis

Lorsqu'on se réveille

"Louange à Allah qui nous a rendus à la vie après nous avoir fait mourir, et tout retourne à Lui "

الحَمْـدُ لِلّهِ الّذي أَحْـيانا بَعْـدَ ما أَماتَـنا وَإليه النُّـشور

Al-hamdu li-l-lâhi l-ladhî ahyânâ bacda mâ amâtanâ wa ilayhi n-nushûr.

Lorsqu'on s'habille

"Louange à Allah qui m’en a vêtu et me l’a accordé, sans que ma propre force ni ma puissance n'y soient pour quelque chose."

الحمدُ للهِ الّذي كَساني هذا (الثّوب) وَرَزَقَنيه مِنْ غَـيـْرِ حَولٍ مِنّي وَلا قـوّة

Al hamdu li-l-lâhi l-ladhî kasânî hadhâ th-thawbawa razaqanîhi min ghayri hawlin minnî wa lâ quwwatin.

Avant de se déshabiller

"Au nom d’Allah."

بِسْمِ الله

Bismi l-lâhi.

En entrant aux toilettes

"[Au nom d’Allah] Ô Seigneur ! Je prends refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles."

بِسْمِ الله ) اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوْذُ بِكَ مِنَ الْخُبُثِ وَالْخَبَائِثِ)

(Bismi l-lâhi). Allâhumma innî acûdhu bika mina-l-khubthi wa-l-khabâ’ith.

En sortant des toilettes

"Ton pardon, Ô Seigneur !"

غُفْـرانَك

Ghufrânak.

Ce que l'on dit avant les ablutions

"Au nom d’Allah."

بِسْمِ الله

Bismi l-lâhi.

Ce que l'on dit après les ablutions

"J’atteste qu’il n’y a point de divinité qu’Allah l’Unique qui n’a point d’associé et j’atteste que Mu<u>h</u>ammad est Son serviteur et Son Messager."

أَشْهَدُ أَنْ لا إِلَـهَ إِلاّ اللهُ وَحْدَهُ لا شَريـكَ لَـهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمّـداً عَبْـدُهُ وَرَسـولُـه

Ash-hadu an lâ ilâha illa l-lâhu, wahdahu lâ sharîka lahu, wa ash-hadu anna Muhammadan cabdûhu wa rasûluhu.

En entrant/sortant de la maison

"Au nom d’Allah, je m’en remets à Allah, il n’y a de force et de puissance que par Allah."

بِسْمِ اللهِ ، تَوَكَّلْـتُ عَلى اللهِ وَلا حَوْلَ وَلا قُـوَّةَ إِلاّ بِالله

Bismi l-lâhi, tawakkaltu calâ l-lâhi, wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-l-lâhi.

De l'appel à la prière

"[Répéter après le muezzin sauf après « Venez à la prière, accourrez au succès ! », alors on dit :] Il n'y a de puissance ni de force qu'en Allah."

لا حَـوْلَ وَلا قُـوَّةَ إِلاّ بِالله

hawla wa lâ quwwata illâ bi-l-lâhi.

De l'ouverture de la prière

"Gloire et pureté à Toi, ô Seigneur et à Toi la louange. Que Ton nom soit béni, que Ta majesté soit élevée et il n'y a d'autre divinité en dehors de Toi."

سُبْـحانَكَ اللّهُـمَّ وَبِحَمْـدِكَ وَتَبارَكَ اسْمُـكَ وَتَعـالى جَـدُّكَ وَلا إِلهَ غَيْرُك

Subbhânaka l-lâhumma wa bi-hamdika, wa tabâraka smuka wa tacâla jadduka, wa lâ ilâha ghayruka.

La prière sur le Prophète (saws) après l'attestation de foi

"Ô Seigneur ! Prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed comme Tu as prié sur Ibrâhîm (Abraham) et sur la famille de Ibrâhîm, Tu es certes digne de louange et de glorification. Ô Seigneur ! Bénis Mohammed et la famille de Mohammed comme Tu as béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm, Tu es certes digne de louange et de glorification."

اللّهُـمَّ صَلِّ عَلـى مُحمَّـد، وَعَلـى آلِ مُحمَّد، كَمـا صَلَّيـتَ عَلـىإبْراهـيمَ وَعَلـى آلِ إبْراهـيم، إِنَّكَ حَمـيدٌ مَجـيد ، اللّهُـمَّ بارِكْ عَلـى مُحمَّـد، وَعَلـى آلِ مُحمَّـد، كَمـا بارِكْتَ عَلـىإبْراهـيمَ وَعَلـى آلِ إبْراهيم، إِنَّكَ حَمـيدٌ مَجـيد

Allâhumma salli calâ Muhammadin wa calâ âli Muhammadin kamâ sallayta calâ Ibrâhîma wa calâ âli Ibrâhîma. Innaka hamîdun, majîd. Allâhumma bârik calâ Muhammadin wa calâ âli Muhammadin kamâ bârakta calâ Ibrâhîma wa calâ âli Ibrâhîma. Innaka hamîdun, majîd.

Après le dernier Tachahhud juste avant les salutations

"Ô Seigneur ! Je cherche protection auprès de Toi contre les tourments de la tombe, contre le supplice de l'Enfer, contre la tentation de la vie et de la mort et contre le mal de la tentation de l'Antéchrist."

اللّهُـمَّ إِنِّـي أَعـوذُ بِكَ مِـنْ عَذابِ القَـبْر، وَمِـنْ عَذابِ جَهَـنَّم، وَمِـنْ فِتْـنَةِ المَحْـيا وَالمَمـات، وَمِـنْ شَـرِّ فِتْـنَةِ المَسيحِ الدَّجّال

Allâhumma innî acûdhu bika min cadhâbi-l-qabri, wa min cadhâbi jahannama, wa min fitnati-l-mahyâ wa-l-mamâti, wa min sharri fitnati-l-masîhi d-dajjâl.

Après la prière

"Je demande pardon à Allah [trois fois]. Ô Seigneur ! Tu es la Paix et la paix vient de Toi. Béni sois-Tu, ô Digne de glorification et de munificence."

أَسْـتَغْفِرُ الله . (ثَلاثاً) اللّهُـمَّ أَنْـتَ السَّلامُ ، وَمِـنْكَ السَّلام ، تَبارَكْتَ يا ذا الجَـلالِ وَالإِكْـرام

Astaghfiru l-lâha (3 fois). Allâhumma anta s-salâmu wa minka s-salâmu, tabârakta yâ dhâ-l-jalâli wa-l-ikrâm.

De la prière dite de consultation (al-Istikhâra)

"Jâber Ibn ‘Abdullah – qu’Allah les agrée tous les deux – a rapporté : « Le Messager d’Allah (sws) nous enseignait la consultation dans toutes les décisions à prendre comme il nous enseignait le Coran. » Il disait : « Lorsque l’un de vous décide de faire quelque chose, qu’il fasse deux rak’ât autres que les prières obligatoires, puis qu’il dise :


Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T’implore de m’accorder le pouvoir de Ton pouvoir et je Te demande cde Ton immense générosité. Car Tu es certes capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas, et c’est Toi le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. Ô Seigneur ! Si Tu sais que cette chose – et il nomme clairement la chose en question – est une source de bien pour moi dans ma religion, dan s ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’au-delà) destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’au-delà) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle et prédestine-moi le bien là où il se trouve puis rends-moi satisfait de cette décision.

N’éprouvera jamais de remords celui qui consulte son Seigneur et prend conseil auprès des hommes croyants vertueux et agit avec détermination dans toutes ses affaires, Allah le Glorieux a dit : « Et consulte-les à propos des affaires, puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah. »"

اللّهُـمَّ إِنِّـي أَسْتَخيـرُكَ بِعِاْـمِك، وَأسْتَقْـدِرُكَ بِقُـدْرَتِـك، وَأَسْـألُـكَ مِنْ فَضْـلِكَ العَظـيم، فَإِنَّـكَ تَقْـدِرُ وَلا أَقْـدِر، وَتَـعْلَـمُ وَلا أَعْلَـم، وَأَنْـتَ عَلاّمُ الغُـيوب، اللّهُـمَّ إِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ- وَيُسَـمِّي حاجَتَـه - خَـيْرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاقْـدُرْهُ لي وَيَسِّـرْهُ لي ثـمَّ بارِكْ لي فيـه، وَإِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ شَـرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاصْرِفَهُ عَنِّي وَاصْرِفْنِي عَنْهُ وَاقْـدُرْ لي الخَـيْرَ حَيْـثُ كانَ ثُـمَّ أَرْضِـني بِـه

Allâhumma innî astakhîruka bi-cilmika wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as-aluka min fadlika-l-cazîmi. Fa-innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa taclamu wa lâ aclamu, wa anta callâmu-l-ghuyûbi. Allâhumma in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) khayrun lî fî dînî wa macâshî, wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-qdurhu lî, wa yassirhu lî, thumma bârik lî fîhi. Wa in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) sharrun lî fî dînî wa macâshî, , wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-srifhu cannî, wa srifnî canhu, wa qdur lî-l-khayra haythu kâna thumma arddinî bihi.

Du sommeil

C’est en Ton nom, Seigneur, que je me suis couché et en Ton nom que je me lève. Si Tu retiens mon âme, alors sois clément envers elle ; par contre, si Tu la laisses vivre, protège-la comme Tu protèges Tes serviteurs vertueux."

بِاسْمِكَ رَبِّي وَضَعْتُ جَنْبِي وَبِكَ أَرْفَعُهُ إِنْ أَمْسَكْتَ نَفْسِي فَارْحَمْهَا وَإِنْ أَرْسَلْتَهَا فَاحْفَظْهَا بِمَا تَحْفَظُ بِهِ عِبَادَكَ الصَّالِحِينَ

Bismika rabbî wadactu janbî wa bika arfacuhu. Fa-in amsakta nafsî fa-rhamhâ, wa in arsaltahâ fa-hfazhâ bi-mâ tahfazu bihi cibâdaka s-sâlihîn.

Ce que l'on doit faire après un songe ou un cauchemar

"[Cracher trois fois sans émettre de salive sur son côté gauche. Demander la protection auprès d’Allah contre le diable et contre ce qu’il a vu dans son rêve. Ne raconter à personne ce qu’il a vu. Changer le côté sur lequel il dormait.]"

Du Qunût dans la prière du Witr

"Ô Seigneur ! Guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, accorde-moi le salut (ou la santé) parmi ceux auxquels Tu l’as accordé, prends-moi en charge parmi ceux que Tu as pris en charge, bénis ce que Tu m’as donné, épargne-moi le mal que Tu as décrété, car c’est Toi certes qui juge et on ne peut Te juger. Ne sera jamais humilié celui que Tu prends en charge (comme il ne sera jamais honoré celui que Tu as pris comme ennemi). Béni sois-Tu, ô Seigneur et sois exalté."

اللّهُـمَّ اهْـدِنـي فـيمَنْ هَـدَيْـت، وَعـافِنـي فـيمَنْ عافَـيْت، وَتَوَلَّـني فـيمَنْ تَوَلَّـيْت ، وَبارِكْ لـي فـيما أَعْطَـيْت، وَقِـني شَرَّ ما قَضَـيْت، فَإِنَّـكَ تَقْـضي وَلا يُقْـضى عَلَـيْك ، إِنَّـهُ لا يَـذِلُّ مَنْ والَـيْت، [ وَلا يَعِـزُّ مَن عـادَيْت ]، تَبـارَكْـتَ رَبَّـنا وَتَعـالَـيْت

Allâhumma hdinî fîman hadayta wa câfinî fîman câfayta, wa tawallanî fîman tawallayta, wa bârik lî fîmâ actayta, wa qinî sharra mâ qadayta. Fa-innaka taqdî wa lâ yuqdâ calayka. Innahu lâ yadhillu man wâlayta [wa lâ yacizzu man câdayta]. Tabârakata rabbanâ wa tacâlayta.

Après la prière du Witr

"Gloire et pureté au Souverain, le Digne de glorification [trois fois, la troisième fois élever la voix et ajouter :] (Seigneur des Anges et du Saint-Esprit (Jibrîl)*)."

سُـبْحانَ المَلِكِ القُدّوس,ربِّ الملائكةِ والرّوح

Subhâna-l-maliki-l-quddûsi. [Rabbi-l-malâ'ikati wa r-rûhi.]

En cas de soucis et de tristesse

Ô Seigneur! Je me mets sous Ta protection contre les soucis et la tristesse, contre l’incapacité et la paresse, contre l’avarice et la lâcheté, contre le poids de la dette et la domination des hommes."

اللّهُـمَّ إِنِّي أَعْوذُ بِكَ مِنَ الهَـمِّ وَ الْحُـزْنِ، والعًجْـزِ والكَسَلِ والبُخْـلِ والجُـبْنِ، وضَلْـعِ الـدَّيْنِ وغَلَبَـةِ الرِّجال

Allâhumma innî acûdhu bika mina-l-hammi wa-l-hazani, wa-l-cajzi wa-l-kasali, wa-l-bukhli wa-l-jubni, wa dalaci d-dayni wa ghalabati r-rijâl.

En rencontrant l'ennemi ou des autorités

"Ô Seigneur! Nous T’invoquons contre leur mal (littéralement : Nous Te plaçons dans leurs gorges) et dirige-le contre eux-mêmes. Nous nous mettons sous Ta protection contre leurs méfaits."

اللّهُـمَّ إِنا نَجْـعَلُكَ في نُحـورِهِـم، وَنَعـوذُ بِكَ مِنْ شُرورِهـمْ

Allâhumma innâ najcaluka fî nuhû rihim, wa nacûdhu bika min shurûrihim.

Contre l'ennemi

"Ô Seigneur ! Toi qui as fait descendre le Livre, qui est prompt dans Ses comptes, vaincs les coalisés. Ô Seigneur, vaincs-les et fais-les trembler."

اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَاب, سَرِيعَ الْحِسَاب, اللَّهُمَّ اهْزِمْهُمْ وَ زَلْزِلْهُم

Allâhumma ! Munzila-l-kitâbi, sarîca-l-hisâbi ! Ihzimi-l-ahzâba. Allâhumma hzimhum wa zalzilhum.

De celui qui rencontre des doutes dans sa croyance

"[Se réfugier auprès de Dieu. Evacuer de son esprit la pensée qui a provoqué ce doute.]"

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْـطانِ الرَّجيـم

Acûdhu bi-l-lâhi mina sh-shaytâni r-rajîm.

Pour se délivrer d'une dette

"Ô Seigneur ! Accorde-moi de Tes biens licites pour m’éviter de rechercher Tes interdits et puisse Ta générosité m’atteindre pour m’éviter de recourir à tout autre que Toi."

اللَّهُمَّ اكْفِنِي بِحَلالِكَ عَنْ حَرَامِكَ وَأَغْنِنِي بِفَضْلِكَ عَمَّنْ سِوَاكَ

Allâhumma kfinî bi-halâlika can harâmika wa ghninî bi-fadlika camman siwâk.

Lorsque l'on rencontre une difficulté

"Ô Seigneur ! Il n’y a de chose facile que ce que Tu rends facile et si Tu le veux, Tu peux rendre la chose difficile facile."

اللّهُـمَّ لا سَـهْلَ إِلاّ ما جَعَلـتَهُ سَهـلاً، وَأَنْتَ تَجْـعَلُ الْحَـزَنَ إِذا شِـئْتَ سَهـْلاً

Allâhumma lâ sahla illâ mâ jacaltahu sahlan, wa anta tajcalu-l-hazana idhâ shi'ta sahlan.

Lorsque l'on a commis un péché

"[Faire correctement ses ablutions, se lever et faire deux unités de prière. Demander le pardon d’Allah.]"

Ce qui chasse le diable et ses tentations

"[Demander la protection auprès d’Allah.]"

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْـطانِ الرَّجيـم

Acûdhu bi-l-lâhi mina sh-shaytâni r-rajîm.

Pour demander la protection d'Allah sur les enfants

"Je cherche pour vous protection auprès des paroles parfaites d’Allah contre tout démon, contre tout animal (ou toute chose) nuisible et contre tout mauvais œil."

أُعيـذُكُمـا بِكَلِـماتِ اللهِ التّـامَّة، مِنْ كُلِّ شَيْـطانٍ وَهـامَّة، وَمِنْ كُـلِّ عَـيْنٍ لامَّـة

Ucîdhukumâ bi-kalimâti l-lâhi t-tâmmati min kulli shaytânin wa hâmmatin, wa min kulli caynin lâmmatin.

Ce que l'on dit en visitant un malade

"(Qu’il n’y ait) pas de mal, que cela soit pour toi une purification (de tes péchés) si Allah le veut."

لا بأْسَ طَهـورٌ إِنْ شـاءَ الله

Lâ ba'sa, tahûrun in shâ'a l-lâhu.

Après avoir fermé les yeux du mort

"Ô Seigneur ! Pardonne à untel [le nommer], élève son rang parmi les bien-guidés, procure-lui un successeur dans sa descendance, pardonne-nous et pardonne-lui, ô Seigneur et Maitre des mondes ! Elargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière."

اللهُـمِّ اغْفِـرْ لِـ-فلان باسـمه- وَارْفَعْ دَرَجَتَـهُ في المَهْـدِييـن ، وَاخْـلُفْـهُ في عَقِـبِهِ في الغابِـرين، وَاغْفِـرْ لَنـا وَلَـهُ يا رَبَّ العـالَمـين، وَافْسَـحْ لَهُ في قَبْـرِهِ وَنَـوِّرْ لَهُ فيه

Allâhumma ghfir li-fulânin (citer son nom) wa rfac darajatahu fî-l-mahdiyyîna, wa khlufhu fî caqibihi fî-l-ghâbirîna. Wa ghfir lanâ wa lahu, yâ rabba-l-câlamîna, wa fsah lahu fî qabrihi wa nawwir lahu fîhi.

En plaçant le mort dans sa tombe

"Au nom d’Allah et conformément à la Sunna du Messager d’Allah."

بِسْـمِ اللهِ وَعَلـى سُـنَّةِ رَسـولِ الله

Bismi l-lâhi wa calâ sunnati rasûli l-lâhi.

En visitant le cimetière

"Que le salut soit sur vous, habitant de ces demeures, croyants et musulmans. Nous allons, si Allah veut, certainement vous rejoindre. [Qu’Allah accorde Sa grâce à ceux qui sont morts avant nous et à ceux qui vont les suivre.] Je demande à Allah pour nous et pour vous le salut."

السَّلامُ عَلَـيْكُمْ أَهْلَ الدِّيارِ مِنَ المؤْمِنيـنَ وَالْمُسْلِمين، وَإِنّا إِنْ شاءَ اللهُ بِكُـمْ لاحِقـون، نَسْـاَلُ اللهَ لنـا وَلَكُـمْ العـافِيَة

As-salâmu calaykum ahla d-diyâri mina-l-muminîna wa-l-muslimîna. Wa innâ in shâ'a l-lâhu bikum lâhiqûna [wa yarhamu l-lâhu-l-mustaqdimîna minnâ wa-l-musta'khirîna.] As'alu l-lâha lanâ wa lakumu-l-câfiyata.

Au moment de rompre le jeûne

"La soif est dissipée, les veines sont abreuvées et la récompense restera avec la volonté d’Allah."

ذَهَـبَ الظَّمَـأُ، وَابْتَلَّـتِ العُـروق، وَثَبَـتَ الأجْـرُ إِنْ شـاءَ الله

Dhahaba z-zama'u wa btallati-l-curûqu wa thabata-l-ajru in shâ'a l-lâhu.

En commençant le repas

"[Dire :] Au nom d’Allah. [ou, si on oublie de le faire en commençant, dire :] Au nom d’Allah, au début et à la fin."

بِسْمِ الله/ بِسْمِ اللهِ في أَوَّلِهِ وَآخِـرِه

Au début du repas : Bismi l-lâhi.
En cas d'oubli : Bismi l-lâhi fî awwalihi wa âkhirihi.

A la fin du repas

"Louange à Allah Qui m’a accordé cette nourriture et me l’a octroyé sans pouvoir ni force de ma part."

الْحَمْـدُ للهِ الَّذي أَطْعَمَنـي هـذا وَرَزَقَنـيهِ مِنْ غَـيْرِ حَوْلٍ مِنِّي وَلا قُوَّة

Al hamdu li-l-lâhi ladhî atcamanî hâdhâ wa razaqanîhi min ghayrin hawlin minnî wa lâ quwwatin.

De l'éternuement

"[Lorsque l’un d’entre vous éternue, qu’il dise :]

- La louange est à Allah
[et que son frère ou son compagnon lui dise :]
- Qu’Allah te fasse miséricorde !
[Et au premier de lui répondre :]
- Qu’Allah vous guide et améliore votre situation !"

-الْحَمْـدُ للهِ -يَرْحَمُـكَ الله -يَهْـديكُـمُ اللهُ وَيُصْـلِحُ بالَـكُم

- Al hamdu li-l-lâhi.
- Yarhamuka l-lâhu.
- Yahdîkumu l-lâhu wa yuslihu bâlakum.

En faveur du nouveau marié

"Qu’Allah bénisse pour toi (ton mariage), te bénisse et vous unisse dans le bonheur."

بارَكَ اللّهُ لَك، وَبارَكَ عَلَـيْك، وَجَمَعَ بَيْـنَكُما في خَـيْر

Bâraka l-lâhu laka, wa bâraka calayka, wa jamaca baynakumâ fî khayrin.

Avant les rapports sexuels

"Au nom d’Allah. Ô Seigneur ! Eloigne de nous le diable, et éloigne le diable de ce que Tu nous as accordé."

بِسْمِ الله اللّهُـمَّ جَنِّبْنا الشَّيْـطانَ، وَجَنِّبِ الشَّـيْطانَ ما رَزَقْـتَنا

Bismi l-lâhi. Allâhumma jannibnâ sh-shaytâna, wa jannibi sh-shaytâna mâ razaqtanâ.

Dans les moments de colère

"Je me mets sous la protection d’Allah contre Satan le lapidé."

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْـطانِ الرَّجيـم

Acûdhu bi-l-lâhi mina sh-shaytâni r-rajîm.

En faveur de celui qui dit 'je t'aime en Allah'

"Qu’Il t’aime, Celui pour Qui tu m’as aimé."

أَحَبَّـكَ الّذي أَحْبَبْـتَني لَه

Ahabbaka l-ladhî ahbabtanî lahu.

En enfourchant une monture ou en empruntant un moyen de transport

"Au nom d’Allah, la louange est à Allah. « … Gloire à Celui qui a mis ceci à notre service alors que nous n’étions pas capables de les dominer. – Et c’est vers notre Seigneur que nous devons retourner. (sourate « L’Ornement », versets 13 et 14) » Louange à Allah, louange à Allah, louange à Allah. Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. Gloire et pureté à Toi, Ô Seigneur ! Je me suis fait du tort à moi-même, pardonne-moi donc ! Car nul autre que Toi pardonne les péchés."

بِسْـمِ اللهِ وَالْحَمْـدُ لله، سُـبْحانَ الّذي سَخَّـرَ لَنا هذا وَما كُنّا لَهُ مُقْـرِنين، وَإِنّا إِلى رَبِّنا لَمُنـقَلِبون، الحَمْـدُ لله، الحَمْـدُ لله، الحَمْـدُ لله، اللهُ أكْـبَر، اللهُ أكْـبَر، اللهُ أكْـبَر، سُـبْحانَكَ اللّهُـمَّ إِنّي ظَلَـمْتُ نَفْسي فَاغْـفِرْ لي، فَإِنَّهُ لا يَغْفِـرُ الذُّنوبَ إِلاّ أَنْـت

Bismi l-lâhi. Al hamdu li-l-lâhi. Subhâna l-ladhî sakhkhara lanâ hâdhâ wa mâ kunnâ lahu muqrinîn, wa innâ ilâ rabbinâ la-munqalibûn. Al hamdu li-l-lâhi, alhamdu li-l-lâhi, al hamdu li-l-lâhi. Allâhu akbaru, Allâhu akbaru, Allâhu akbaru. Subhânaka l-lâhumma innî zalamtu nafsî, fa-ghfir lî, fa-innahu lâ yaghfiru dh-dhunûba illâ ant.

En entrant au marché

"Il n’y a d’autre divinité qu’Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et donne la mort. Il est vivant et ne mourra jamais. Le bien est dans Sa main et Il est capable de toute chose."

لا إلهَ إلاّ اللّه وحدَهُ لا شريكَ لهُ، لهُ المُلْـكُ ولهُ الحَمْـد، يُحْيـي وَيُميـتُ وَهُوَ حَيٌّ لا يَمـوت، بِيَـدِهِ الْخَـيْرُ وَهوَ على كلّ شيءٍ قدير

Lâ ilâha illâ l-lâhu, wahdahu lâ sharîka lahu, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu, yuhyî wa yumîtu, wa huwa hayyun lâ yamûtu, bi-yadihi-l-khayru, wa huwa calâ kulli shay'in qadîr.

Lorsque la monture trébuche

"Au nom d’Allah."

بِسْـمِ اللهِ

Bismillâh.

Que dire lorsque l'on reçoit une bonne ou une mauvaise nouvelle

" La louange est à Allah de par la grâce de qui se réalisent les bonnes choses » [pour une bonne nouvelle]. « La louange est à Allah en toutes circonstances » [pour une mauvaise nouvelle]."

الْحَمْـدُ للهِ الَّذي بِنِـعْمَتِهِ تَتِـمُّ الصّـالِحات / الْحَمْـدُ للهِ على كُـلِّ حال

Al hamdu li-l-lâhi l-ladhî bi-nicmatihi tatimmu s-sâlihâtu.
Al hamdu li-l-lâhi calâ kulli hâlin.

En entendant le chant du coq et le braiment de l'âne

"Quand vous entendez le chant du coq, invoquez Allah qu’Il vous accorde de Sa générosité, car il (le coq) a vu un ange. Et lorsque vous entendez le braiement de l’âne, cherchez refuge auprès d’Allah contre le diable, car il (l’âne) a vu un diable."

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْـطانِ الرَّجيـم

Acûdhu bi-l-lâhi mina sh-shaytâni r-rajîm.

En entendant les aboiements des chiens la nuit

"Lorsque vous entendez les aboiements des chiens et le braiement des ânes la nuit, demandez-donc protection auprès d’Allah contre eux, car ils voient ce que vous ne pouvez voir."

أَعـوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْـطانِ الرَّجيـم

Acûdhu bi-l-lâhi mina sh-shaytâni r-rajîm.

En faveur de ceux que l'on a insultés

"Ô Seigneur ! A chaque croyant que j’ai insulté, rends-lui cette insulte un moyen de se rapprocher de Toi le Jour de la Résurrection."

اللهُمَّ فأَيُّمَا مُؤْمِنٍ سَبَبْتُهُ فَاجْعَلْ ذَلِكَ لهُ قُرْبةً إليكَ يَوْمَ القِيَامةِ

Allâhumma fa-ayyumâ mu'minin sababtuhu, fa-jcal dhâlika lahu qurbatan ilayka yawma-l-qiyâmati.

Ce que doit dire celui qui reçoit des éloges

"Ô Seigneur ! Ne me châtie pour ce qu’ils disent, pardonne-moi pour ce qu’ils ne savent pas [et rends-moi meilleur que ce qu’ils pensent de moi]."

اللَّهُمَّ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا يَقُولُونَ, وَ اغْفِرْ لِي مَا لاَ يَعْلَمُونَ [وَ اجْعَلْنِي خَيْرًا مِمَّا يَضُنُّون]

Allâhumma lâ tu'âkhidhnî bi-mâ yaqûlûna, wa ghfir lî mâ lâ yaclamun, [wa jcalnî khayran mimmâ yazunnûn].

Ce que doit dire celui qui reçoit des éloges

"Ô Seigneur ! Ne me châtie pour ce qu’ils disent, pardonne-moi pour ce qu’ils ne savent pas [et rends-moi meilleur que ce qu’ils pensent de moi]."

اللَّهُمَّ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا يَقُولُونَ, وَ اغْفِرْ لِي مَا لاَ يَعْلَمُونَ [وَ اجْعَلْنِي خَيْرًا مِمَّا يَضُنُّون]

Allâhumma lâ tu'âkhidhnî bi-mâ yaqûlûna, wa ghfir lî mâ lâ yaclamun, [wa jcalnî khayran mimmâ yazunnûn].

La Talbiya pour celui qui effectue le Haj et la 'Omra

"Me voilà, ô Seigneur, me voilà. Me voilà, Tu n’as pas d’associé, me voilà. En vérité la louange et la grâce T’appartiennent ainsi que la royauté. Tu n’as pas d’associé."

لَبَّيْكَ اللَّهُمَّ لَبَّيْكَ، لَبَّيْكَ لاَ شَرِيكَ لَكَ لَبَّيْكَ، إِنَّ الْحَمْدَ والنِّعْمَةِ، لَكَ والمُلْكُ، لَا شَرِيكَ لَكَ

Labbayka l-lâhumma labbayka. Lâ sharîka laka labbayka. Inna-l-hamda wa n-nicmata laka wa-l-mulku. Lâ sharîka laka.

Le Takbîr en passant devant la pierre noire

"Allah est le plus grand."

اللهُ أَكْـبَر

Allâhu akbar.

Du jour de 'Arafat

"Il n’y a d’autre divinité qu’Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange et Il est capable de toute chose."

لا إلهَ إلاّ اللّهُ وَحْـدَهُ لا شَـريكَ له، لهُ المُلـكُ ولهُ الحَمـد، وهوَ على كلّ شيءٍ قدير

Lâ ilâha illâ l-lâhu wahdahu lâ sharîka lahu, lahu-l-mulku wa lahu lhamdu, wa huwa calâ kulli shay’in qadîr.

Que doit dire celui qui ressent une douleur dans son corps

"[En posant sa main sur l’endroit douloureux : ] Au nom d’Allah [trois fois], je me mets sous la protection d’Allah et de Son pouvoir contre le mal que je ressens et que je cherche à éloigner [sept fois]."

بِسْمِ اللهِ (ثَلاثاً( أَعُوذُ باللهِ وَقُدْرَتِهِ مَنْ شَرِّ مَا أَجِدُ وَأُحَاذِرُ. (سبع مرات)

Bismi l-lâhi (3 fois), puis : Acûdhu bi-l-lâhi wa qudratihi min sharri mâ ajidu wa uhâdhiru (7 fois).

Contre le mauvais oeil

"Si l’un de vous voit chez son frère, chez lui-même ou dans ses biens une chose qui lui plaise, qu’il invoque donc les bénédictions d’Allah car le mauvais œil est certes une vérité."

اللّهُـمَّ بارِك عَلَـيه

Allâhumma bârik calayhi.

En cas de frayeur

"Il n’y a de divinité qu’Allah !"

لا إلهَ إلاّ اللّهُ

Lâ ilâha illâ l-lâhu.

En égorgeant une bête

"Au nom d’Allah, et Allah est le Plus Grand. (Ô Seigneur ! Ceci vient de Toi et est pour Toi.) Ô Seigneur ! Accepte cela de moi."

بِسْمِ اللهِ واللهُ أَكْبَرُ اللَّهُمَّ مِنْكَ ولَكَ اللَّهُمَّ تَقَبَّلْ مِنِّي

Bismi l-lâhi wa l-lâhu akbar. [Allâhumma minka wa laka]. Allâhumma taqabbal minnî.

Pour écarter la ruse et le complot des diables rebelles

"Je cherche protection auprès de paroles parfaites d’Allah que ni les vertueux ni les pervers ne peuvent outrepasser, contre le mal de ce qu’Il a créé, ce qu’Il a donné comme progéniture et a accordé comme existence, contre le mal de ce qui descend du ciel, contre le mal de ce qui monte au ciel, contre le mal de qui se répand sur la terre, contre le mal de ce qui sort de la terre, contre les tourments de la nuit et du jour et contre le mal de tout visiteur la nuit à l’improviste, sauf celui qui apporte le bien, ô Seigneur Tout Miséricordieux."

أَعُوذُ بكَلِمَاتِ اللهِ التَّامَّاتِ الَّتِي لَا يُجَاوِزُهُنَّ بَرٌّ ولَا فَاجرٌ مِنْ شّرِّ مَا خَلقَ، وبَرَأَ وذَرَأَ، ومِنْ شَرِّ مَا يَنْزِلُ مِنَ السَّمَاءِ وِمنْ شَرِّ مَا يَعْرُجُ فيهَا، ومِن شَرِّ مَا ذَرَأَ في الأَرْضِ ومِنْ شَرِّ مَا يَخْرُجُ مِنْهَا، وِمنْ شَرِّ فِتَنِ اللَّيْلِ والنَّهارِ، ومِنْ شَرِّ كُلِّ طارِقٍ إِلَّا طَارِقاً يَطْرُقُ بخَيْرٍ يَا رَحْمَنُ

Acûdhu bi-kalimâti l-lâhi t-tâmmâti l-lâti lâ yujâwaizuhunna barrun wa lâ fâjirun min sharri mâ khalaqa wa bara'a wa dhara'a, wa min sharri mâ yanzilu mina s-amâci wa min sharri mâ yacrujuhu fîhâ, wa min sharri mâ dhara'a fî-l-ardi wa min sharri mâ yakhruju minhâ, wa min sharri fitani l-layli wa n-nahâri, wa min sharri kullitâriqin illâ târiqan yatruqu bi-khayrin yâ rahmân.

Les mérites de dire 'gloire à Allah, louange à Allah, il n'y a de divinité qu'Allah, Allah est le plus Grand'

"Le Prophète SAWS a dit : Quiconque répète "Gloire, pureté et Louange à Dieu", cent fois pendant la journée, verra ses fautes effacées, fussent-elles comme l'écume de la mer."

سُبْحَانَ اللهِ وَبِحَمْدِهِ

Subhâna l-lâhi wa bi-hamdihi. (100 fois)

Parmi les règles générales et bénéfiques

"Lorsque la nuit tombe, retenez vos enfants car c’est le moment où les diables s’éparpillent. Après cela (la nuit tombée), vous pouvez les laisser sortir, seulement fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah car le diable ne peut pas ouvrir une porte fermée. Bouchez les outres en mentionnant le nom d’Allah, couvrez les récipients, même si vous ne trouvez pour cela qu’un bâton, en mentionnant le nom d’Allah, et éteignez les lampes."

 

{fcomment}

Telecharger Khassida en Francais sur Toubamajalis.com, en Pdf

 

 

 

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L'Abreuvoir du commensal de Serigne M.L.Diop Dagana (Irwahu Nadim) Abreuvoir du commensal (Irwahu Nadim) Afdalou Ziarra aw Afdalou Hadiya Afdalou Ziarra aw Afdalou Hadiya
Ahonzu bi Lahi mina Chaytani Rajîm Ahonzu bi Lahi mina Chaytani Rajîm Anta Rabbi Anta Rabbi
Asîru-Mahal-Abrâri Asîru-Mahal-Abrâri As-Sindidu — Le notable As-Sindidu — Le notable
AXIRU ZAMAN—La fin du monde AXIRU ZAMAN—La fin du monde Djazbou version 1 -L'ATTIRANCE DES COEURS VERS LE CONNAISSEUR DES MYSTÈRES Djazbou version 1 - Attirance des coeurs
Djazbou version 2 - L'ATTIRANCE DES COEURS VERS LE CONNAISSEUR DES MYSTÈRES Djazbou version 2 - Attirance des coeurs Fuzti (Félicité À Toi Marie) Fuzti (Félicité À Toi Marie)
Fouzti version 2: une oeuvre une page (Mourtada Touba) Fouzti version 2 (Poème à Marie)
Huqqal Buka-u—Faut-il pleurer les nobles morts Huqqal Buka-u—Faut-il pleurer les nobles morts Ilhamul Wadud Ilhamul Wadud
Ilhamu Salam - Inspiration Emanent de Dieu Ilhamu Salam - Inspiration Emanent de Dieu Jawartou Jawartou
Jawharu - n - Nafîs (Jurisprudence) Le joyau précieux Jawharu - n - Nafîs (Jurisprudence) Le joyau précieux Jaza U Shakur - Les dons du Digne de reconnaissance Jaza U Shakur - Les dons du Digne de reconnaissance
Khaalou Liyarkann Khaalou Liyarkann KHATIMATOU MOUNAJATI (Couronnement De La Prière Fervente) Khaatimatu Munaadjati (Couronnement De La Prière Fervente)
Kun Kaatiman Kun Kaatiman L'illumination des coeurs (Manawwiru-ç-Çuddûr) L'illumination Des Coeurs (Manawwiru-ç-Çuddûr)
La voie de la Satisfaction des Besoins (Nahju Qadâil Hâjd) La voie de la Satisfaction des Besoins (Nahju Qadâil Hâjd) LE VIATIQUE DE LA JEUNESSE (Tazawudu shubban) Le viatique de la Jeunesse (Tazawudu shubban)
Le viatique des Adolescents (Tazawwudu - ç - Çighâr) Le viatique des Adolescents (Tazawwudu - ç - Çighâr) Les Dons du Tres-Saint (Mawahibul Quddûs) Les Dons du Tres-Saint (Mawahibul Quddûs)
Les Verrous de l'enfer et les clefs du Paradis (Maghâliqu- n- Nîrân wa Mafâtihul Jinân) Les Verrous de l'enfer (Maghâliqu- n- Nîrân wa Mafâtihul Jinân) Masaalikul Jinan (Les itinéraires du Paradis) Masaalikul Jinan (Les itinéraires du Paradis)
Mathlaboul Chifaa i - Remede Mathlaboul Chifaa i Matlabul Fawzayni - La Quête du Bonheur des deux Mondes Matlabul Fawzayni - La Quête du Bonheur des deux Mondes
Mawahibu Nafih -  Les Dons du Seigneur Bienfaisant Mawahibu Nafih -  Les Dons du Seigneur Bienfaisant Midadi - Quiconque Obeit au Messager Obeit A Dieu Midadi - Quiconque Obeit au Messager Obeit A Dieu 
Miimiya - Une Rime Anonyme en "Miim" Miimiya - Une Rime Anonyme en « MÎM » Minahul Miskiyah (les dons musqués) Minahul Miskiyah (les dons musqués)
Moukhadimat (Prémices des éloges sur les mérites de Celui qui est la Clef) Moukhadimat (Prémices des éloges sur les mérites de celui qui est la clef) Sabhoune Takhî Sabhoune Takhî
Silkul Jawaahiri (Le collier en perles précieuses) Silkul Jawaahiri (Le collier en perles précieuses) Wal Baladu Tayyibu Yakhruju Nabâtuhu bi Izni Rabbihi Wal Baladu Tayyibu
Walaqad Karamnaa Bannii Aadama Walaqad Karamnaa Ya Khayra Dayfinn - O! Toi, L'Eminent Hote (Le Ramadan) Ya Khayra Dayfinn - O! Toi, L'Eminent Hote (Le Ramadan)
Yaa rahmaanu Yaa Rahiimu—Rabbi bimaa Yachraahu Yaa rahmaanu Yaa Rahiimu—Rabbi bimaa Yachraahu Fouzti version 2: une oeuvre une page (Mourtada Touba) Fouzti version 2
   

 

 

{fcomment}

La venue annoncée de l'ancien président de la République va certainement mobiliser les foules et s'annonce probablement triomphale. Pour qui connaît la conjoncture socioéconomique actuelle du pays, la psychologie profonde des sénégalais et la capacité, maintes fois prouvée, du Président Wade de convoquer ces ressorts qui sommeillent en chacun d'entre nous, les jours à venir s’annoncent, pour le moins, assez « explosifs » et mouvementés pour notre pays (avec ou sans autorisation de manifestation de l’Etat).

 

 

Dans ce contexte sociopolitique exacerbé à la fois par la traque des biens mal acquis, certains tâtonnements du régime actuel, l'absence d'une réelle vision prospective des populations, de plus en plus confrontées aux multiples difficultés d'un pays dit « Macky », sur leur devenir, des voix commencent à se faire entendre pour affirmer, au nom du Mouridisme, leur soutien à l’illustre visiteur. Soutien appelé à se manifester à travers un accueil fervent et sans précédent, à Touba et ailleurs, auquel tous les disciples de Serigne Touba seraient vivement conviés. Des communiqués sur les médias, des articles commandités et de nombreux posts sur Facebook de condisciples mourides semblant même accréditer, à nos yeux, l’idée que le PDS était finalement devenu le Parti Mouride.

 

 

Des prises de position publiques qui, en tant que chercheur sur l'Islam, membre du leadership mouride, simple disciple de Cheikh A. Bamba et citoyen sénégalais, ne manquent point de nous interpeller. Quitte même à encourir la désapprobation de la majorité de ces condisciples sur cette question. Sachant que le minimum d'honnêteté intellectuelle et la sincérité de notre engagement dans le service de Cheikhoul Khadim valent infiniment mieux à nos yeux que le consensualisme confortable et l'apologie de nos semblables (ce qui veut dire que nul condisciple mouride n’est en vérité obligé de partager nos positions sur la question ; la critique et la saine confrontation d’ idées étant même nécessaire).

 

 

Nous avons toujours été profondément dubitatif, pour ne pas dire réfractaire, envers les postures et nombreuses dérives de l’ancien Président et de son régime. Même aux moments les plus intenses d'exaltation des mourides, aux débuts des années 2000, suscitée par ses spectaculaires gestes et déclarations d'appartenance confrérique. Pour la simple raison que, contrairement à beaucoup de nos concitoyens, qui avaient la malheureuse manie de prendre les propos de nos hommes politiques pour argent comptant, nous nous sommes toujours, plus ou moins, méfié de cette démagogie qui les poussait souvent à s'approprier indûment ou à manipuler les valeurs et symboles religieux pour assouvir leur soif de pouvoir. Et il faut avouer que notre ancien Président était un virtuose en cette matière. Et que l'histoire nous a spectaculairement donné raison (à travers nos contributions et prises de positions publiques) sur beaucoup de nos condisciples éprouvant alors un certain mal à comprendre notre réticence envers un régime qui proclamait pourtant partout ostensiblement sa « mouridité ». Tellement les mourides sincères et clairvoyants ont peu à peu réalisé la réelle nocivité des pratiques de ce régime envers les véritables valeurs léguées par Cheikh A. Bamba, contrairement aux assurances et engagements apparents.

 

 

Qui, en effet, a le plus banalisé, dans notre pays, et étendu un peu partout la corruption et la gabegie au point d'en faire la règle et la chose la « mieux partagée » chez la plupart des sénégalais ? Au point même de convaincre aujourd'hui de plus en plus de condisciples et de citoyens qu'il suffisait maintenant d’offrir des « mallettes d'argent » aux marabouts pour les « acheter » et s'assurer de leur soutien ? Quel régime a osé manœuvrer pour inscrire un Khalife Général des Mourides (Serigne Saliou Mbacké, en l’occurrence) dans une liste électorale et dont le dirigeant s’est permis de répondre, lorsqu’il fut interrogé à ce sujet : « En tant que citoyen, il a parfaitement le droit de figurer sur une liste electorale » !? Qui a fait échouer le projet de réalisation de centaines de kilomètres de routes bitumées à l’intérieur de Touba que Serigne Saliou comptait entreprendre avec un financement d’une dizaine de milliards, sur fonds propres de la communauté ? Des milliards que le Président n’hésita pas à récupérer, sous les promesses les plus fallacieuses faites au Saint homme, sans que celui-ci put voir de son vivant la matérialisation de cette haute ambition pour la ville sainte ? Les mourides qui comptent aujourd’hui aller accueillir en grande pompe l’ancien président (ce dont ils ont parfaitement le droit, en tant que citoyens), se sont-ils jamais demandé comment, après douze années d’un régime qui s’affichait si ouvertement « pro mouride », la ville sainte de Touba, dépourvues de toutes infrastructures d’évacuation d’eau dignes de ce nom, connut l’une des inondations les plus spectaculaires de son histoire récente, au point même que la grande mosquée fut envahie par les eaux ? D’aucuns seraient, certes, tentés de nous objecter, pour réfuter nos arguments, certains « gestes forts » de ce régime, comme l’octroi du terrain de la mosquée Masâlikoul Jinân, l’extension du titre foncier de Touba etc. Se fonder sur ces seuls actes, comme le voudraient certains, pour justifier un engagement qui ferait littéralement de nous tous des « baye fall » de Wade, nous semble relever d’une certaine naïveté politique » ou d’une autre motivation moins avouable. En effet, ces gestes ne devraient nullement, à notre avis, être perçus comme des « faveurs » particulières faites à la communauté mouride (comme l’a jusqu’ici voulu une certaine formulation du « contrat social » sénégalais), mais tout simplement comme un « droit » auquel toute congrégation religieuse (surtout l’une des plus représentatives du pays, sur tous les plans) peut légitimement bénéficier. Les contribuables mourides, comme tous les autres citoyens sénégalais et composantes de cette nation, ayant plein droit de prétendre à une utilisation de leurs propres ressources (simplement collectées et réinvesties par l’Etat) à la réalisation de projets conformes à leurs valeurs culturelles, sociales et religieuses. Exprimer sa satisfaction à la puissance publique qui s’en acquitte avec diligence peut, certes, paraître normal et légitime. Mais s’y fonder, tout en omettant délibérément ses autres actes moins positifs, pour s’inféoder littéralement corps et âme dans cet Etat nous paraît assez inconséquent. Tout ceci pour dire que Wade a plutôt enrichi CERTAINS d’entre nous que la PLUPART d’entre nous. Et qu’il a, en réalité, plus œuvré pour ses intérêts politiques et financiers personnels et ceux de son clan que ceux de la majorité des populations et même du projet de société (basé sur les valeurs) de Serigne Touba.

 

 

Voici un certain nombre de questions que tout mouride clairvoyant se doit de se poser. Quel président a fait voter la parité homme-femme (que l’on sait être un concept maçonnique) dans notre pays ? Quel régime, durant cette dernière décennie, a favorisé la déliquescence des mœurs actuellement dénoncée par tous : l'absence du sens de l'honneur et de la dignité (niakk diom ak niakk doylu), le manque de pudeur (niakk kersa ak looy rouss), les pratiques ostentatoires (ngistal), la transhumance politique et morale, le reniement de la parole donnée, l’enrichissement rapide et injustifié, l’accélération des logiques de prédation etc. ? Et que l'on ne nous dise surtout pas que « cela a toujours existé dans notre pays, bien avant ce régime », ou que ce sont tout simplement les règles du jeu politique. Pour la simple raison que, non seulement l'existence de ces maux dans notre société n'a pas été ralentie ou atténuée par les pratiques de ce régime, mais au contraire un grand nombre d'actes qu'il posait quotidiennement avaient fini de décimer le peu que les anti-modèles mondialisés avait laissé de ces valeurs. D’autre part, la pratique politique n’exempte aucunement, que l’on sache, un véritable croyant et un mouride véridique (sadikh) de se conformer aux vertus et principes sacrosaints de l’Islam et aux enseignements inculqués par le Serviteur du Prophète à ses disciples. Elle n’autorise pas non plus à corrompre la foi des musulmans et à dissiper le bien public. Ou bien pensez-vous, chers condisciples mourides, que la corruption serait une valeur compatible avec le message de Serigne Touba ? Qu’il suffise à un talibé, fut-il président, de financer un projet religieux ou d'enrichir certains dignitaires pour se permettre toutes les compromissions financières explicitement condamnées par notre religion ? Quel est donc ce nouveau et étrange « mouridisme » que l’on nous propose ? Que tout citoyen qui le souhaite, exprime son soutien envers l’ancien régime ou le camp politique qu’il veut, ne nous pose donc aucun problème. Ce qui nous en pose plutôt, c’est lorsque l’on prétend le faire au nom des valeurs et du projet de société de Cheikh A. Bamba, qui n’a absolument rien à voir avec les dérives et manipulations commises en son nom…

 

 

En disant tout ceci nous sommes loin de tomber, comme le font malheureusement beaucoup d’entre nous, dans certains lieux communs et pièges. Nous ne nions ainsi nullement certaines réalisations et ruptures salutaires que le courage politique et la vigueur de la vision du Président Wade ont apportées à ce pays. Ceci, en termes d’infrastructures, de résistance par rapport au modèle laïque et économique du précarré historique de la Françafrique, de grands projets structurants, de capacités à rechercher et à mobiliser les ressources etc. Sur ces points, nous croyons même que nos dirigeants actuels gagneraient beaucoup à apprendre du Président Wade. Mais, malgré l’importance non négligeable de ces avancées, celles-ci furent très souvent, il faut en convenir aussi, mitigées par les nombreuses pratiques loin d’être orthodoxes, comme les surfacturations scandaleuses, certains montages financiers et accointances problématiques etc.

 

 

Nous ne tombons pas non plus, en critiquant l’ancien régime, dans le piège consistant à adouber sans réserve et à donner un blanc seing à l’actuel régime. Au contraire, autant, pour nous, il a existé des éléments très négatifs dans le bilan global de Wade, qui nous mènent à le condamner, autant nous en trouvons également sur certaines prémices loin d’être rassurantes et dans certaines erreurs manifestes du régime de Macky (qui s’est construit à partir des dérives du système qu'il entend aujourd'hui déconstruire). Certaines étant même, à notre avis, une réminiscence ou une perpétuation des mêmes pratiques politiciennes décriées, en dépit de toute la rhétorique médiatique actuelle et les déclarations de bonne foi. Comme le prouvent, en matière religieuse, certains reflexes « gauchistes » et « laïcistes » qui, sous couvert d’une prétendue restauration des « valeurs républicaines », entend en réalité reléguer la religion dans un champ laïque qui ne saurait être le sien dans notre pays. De même que les nombreux signes de l’allégeance réitérée de notre pays à la France, de plus en plus manifestés par ce régime, et notre dépendance accrue par rapport aux flux de capitaux étrangers qu’entraine le PSE etc.

 

 

Au vu de tout ceci, une question que l’on peut légitimement se poser est, comment se fait-il que, deux ans à peine après le rejet massif et sans appel de notre peuple des dérives du régime de l’Alternance, l’on en soit encore à épiloguer sur la popularité de son leader, surtout auprès de certaines couches populaires ou religieuses ? Pour nous, il existe un ensemble de facteurs explicatifs à même d’éclairer ce questionnement, dont les plus importants sont certains errements du pouvoir actuel et la psychologie très particulière des sénégalais.

 

 

Pour ce qui est du régime de Macky, force est de dire que l’attentisme, la lenteur de réalisation des projets et l’absence de perspective réelle aux yeux du peuple, est entrain de plomber assez significativement les espoirs que beaucoup avaient placé en lui. Certes, tout pouvoir peut éprouver à ses débuts des difficultés à asseoir profondément des dynamiques de développement pérennes. Mais faudra-t-il seulement que le peuple qui sera appelé à suivre et à entretenir ces dynamiques soit assez convaincu de la compétence de ses dirigeants, de leur probité éthique sans faille et de la valeur réellement opératoire, à terme, des politiques et stratégies mises en œuvre pour le sortir de l’ornière. Choses qui font actuellement cruellement défaut, du moins aux yeux de bon nombre de sénégalais, demeurés profondément dubitatifs. Surtout face à certains choix douteux du pouvoir actuel, malgré certains actes forts que celui-ci tente de poser, et devant l’étreinte croissante des difficultés socioéconomiques que la baisse du loyer et d’autres mesures sociales peinent encore à desserrer. Ces problèmes sont notablement amplifiés, surtout au niveau des couches les plus attachées aux valeurs religieuses et traditionnelles, par l’attitude du nouvel Etat, perçue (à tort ou à raison) comme « distante », « dédaigneuse », voire même « hostile à l’Islam », tout en étant à la solde de lobbies obscurs. Ces perceptions, renforcées par certaines postures ou maladresses des dirigeants actuels (polémique sur les « citoyens ordinaires », fermeture intempestives de daaras, affaire Dangote, interdiction des « thiant » etc.), ont, il faut le dire, créé ou accru la méfiance ou même un certain rejet d’une partie de ces couches envers le nouveau régime (dont une grande partie est issue, il convient de s’en rappeler, des rangs de la vielle gauche et du militantisme « anticlérical » de la lutte des classes).

 

 

Un autre facteur important qui explique, à notre sens, ce retour de bâton post-Alternance, consiste à certains réflexes et attitudes psychologiques assez caractéristiques des sénégalais. Parmi celles-ci, le sentiment bien connu de pitié et d’attendrissement indulgent des sénégalais envers toute personne victime d’injustice ou même sanctionnée pour une faute dont ils savent pourtant la réalité. Car, aussi paradoxal que cela puisse paraître à certains observateurs externes, la propension naturelle au pardon et à la compassion mènent très souvent les masses sénégalaises à défendre avec une vigueur insoupçonnée ceux qu’elles avaient honnis la veille avec une détermination non moins vigoureuse. Ceci, dès lors que ces derniers ont été mis hors d’état de nuire et humiliés. Ce phénomène (appelé ailleurs le « syndrôme de Stockholm »), qui nous pousse à prendre la défense de nos anciens bourreaux, est ainsi très souvent manipulé par nos hommes politiques (et même par d’autres prévenus de justice) pour orienter l’opinion publique sénégalaise dans le sens qu’ils veulent (un piège dans lequel tombent même assez souvent les religieux, censés pourtant être les gardiens d’une certaine éthique). Alors que la logique la plus élémentaire voudrait que, au-delà du sens du pardon fort loubale, de l’indulgence et de la quête de la paix et de la stabilité, d’autres valeurs, comme le sens de la justice et de l’équité sans concession, soient également garanties et défendues pour l’intérêt général.

 

 

Un autre reflexe bien « sénégalais » est la propension à soutenir systématiquement les « ennemis de nos ennemis ». C’est-à-dire tout adversaire déclaré d’un régime qui ne nous satisfait plus.  Comme l’ont souvent montré les récents choix « par défaut » du peuple sénégalais pour les candidats les mieux placés et les plus résolument opposés au pouvoir, à chaque fois qu’il lui a paru vital de se débarrasser d’un régime. Les erreurs et désillusions envers le régime actuel sont-elles ainsi entrain de se transformer, chez certains, en un sentiment de soutien et d’adhésion envers les adversaires du régime dont la figure la plus éminente demeure encore l’ancien président de la République.

La tendance à idéaliser le passé, lorsque le présent n’est pas conforme à nos vœux, au point de le regretter avec nostalgie et d’oublier les affres du passé, au profit de ses avantages supposés, est également une attitude bien « sénégalaise ». Ainsi, au lieu de se confronter lucidement aux réalités du présent, pour voir comment en résoudre les problèmes et mieux se projeter vers l’avenir, beaucoup d’entre nous préfèrent se cramponner à un impossible retour. Comme le prouve cette singulière nostalgie les incitant actuellement à soutenir un homme politiquement fini (et dont la seule véritable motivation du retour est de sauver son fils, mais nullement l’intérêt du pays ou des mourides). C’est une des raisons pour lesquelles, avec l’avènement du président Senghor à l’indépendance, des nostalgiques se mirent bientôt à s’interroger sur « la fin des indépendances » ! Lorsque Senghor fut remplacé par Diouf, il se passa très peu de temps pour que l’on se mit aussitôt à regretter « ayu Senghor ». Tout le monde se souvient aussi certainement, aux premières années du régime de Wade, la grande sympathie que suscitait désormais l’ancien président Diouf, après avoir déchainé, juste quelques temps auparavant, une furie démocratique jamais vue dans ce pays. En dépit de tous les ressentiments qu’inspire actuellement le Président Macky à certains, l’on peut imaginer que ces derniers seront probablement portés à le regretter le jour où il aura quitté le pouvoir… A l’opposé de cette posture, nous pensons que nous n’avons nullement besoin d’appréhender la critique des différents régimes en termes de « vases communicants ». La critique objective des erreurs et insuffisances du régime de Macky ne signifiant point pour nous une supériorité présumée et automatique de celui de Wade, comme beaucoup de nostalgiques veulent bien nous le faire croire. Nous avons plutôt besoin d’user d’un regard critique et objectif, sans aucun parti pris, sur le bilan de l’ensemble des régimes qui nous dirigent.

 

 

Un autre reflexe bien « sénégalais » qui pollue notre jugement est notre incapacité à réfléchir avec lucidité et à nous départir de tout sentimentalisme ou esprit partisan envers quelqu'un qui se réclame de nos convictions et de nos valeurs. Une prédisposition naturelle qui fait plus appel à l’émotion qu’à la raison dont les hommes politiques (surtout l’ancien président) usent avec une certaine habileté, en touchant notre fibre nationale, religieuse, ethnique etc. C’est, à notre sens, l’une des explications qui démontrent pourquoi certains mourides (quoique sincères et n’ayant tiré aucun intérêt matériel du régime de l’Alternance), vivent encore avec un certain « traumatisme » la chute du « président-talibé » Wade, qu’ils assimilent psychologiquement à une « défaite du Mouridisme » (tellement la propagande habile de ce dernier les a profondément marqués et a touché leur « fibre mouride »). Une motivation bien différente ce celle plus intéressée des thuriféraires et partisans clientélistes de l’ancien régime (même au sein des communautés religieuses). Acteurs dont le soutien envers l’ancien président et l’antipathie actuellement affichée envers son successeur ne se justifient que par rapport à la perte de prébendes et d’avantages divers qu’ils peinent encore à retrouver dans le nouveau régime, plus que par des raisons réellement objectifs et moraux.

 

N’est-il pas temps de renégocier le « contrat social sénégalais » sous de nouveaux termes qui seront plus avantageux à la fois à la religion et à l’Etat ?

 

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Quelques Oeuvres Utiles Sur La Base Des Sourates Coraniques

1476. Revenons aux règles de bonne conduite, données en prose dans un ouvrage où il est question des "surates" du "Qurân"

1477. Des versets excellents et les mentions des Noms d'ALLAH (qui réunissent tous les avantages) soyez courageux et clairvoyants (il le faut bien)!

1478. Et notamment quand on voit que la vie est de courte durée et le temps insuffisant, soumettezvous à ALLAH, qu'il soit exalté! Et éloignez-vous de tout ce qui nuit

1479. La lecture de la "sùrate" "Al Mulk" (S.67) chaque nuit, préserve l'homme de toute frayeur dans la tombe

1480. Celui qui prie tous les jours deux "rakâ" après la prière d' "Al Isa" récitant dans ces deux "rakâ"

1481. "Al Mulk" et "As Sajdat" (S.32) ALLAH Trés-Haut lui accorde la rédemption des fautes qu'il avait commises

1482. Et l'élèvera demain à un haut rang et lui enregistrera un bienfait à la place de chaque faute commise

1483. L'homme acquiert aussi, grâce à ces deux surates des avantages et la réalisation de ses voeux

1484. Les deux sûrates de "Al Âwâne" (S.2) et "Al Imrâne" (S.3) suffisent comme argument, demain dans la tombe (pour répondre aux anges interrogateurs)

1485. Si tu lis la "sùrate" de "Al Awâne" (S.2) dans une chambre, par peur des "Jinn" et de Satan 1486. Ni Satan ni aucun démon ne pénétreront pour trois jours dans cette chambre

1487. Quiconque lit ces deux sùrates en entier, pendant la nuit afin d'obtenir un profit

1488. ALLAH le clément l'élève au rang des adorateurs dévots parmi ses créatures et il ne sera jamais mésestimé

1489. Celui qui lit "Al Imrâne" (S.3) un jour de Vendredi, les anges prieront avec humilité pour lui

1490. Du début de la lecture jusqu'à la nuit, d'après une relation rapportée

1491. Certes, le verset de "Al Kursiyy" (Ayatu-l-Kursiy), vaut le quart(1/4) du Coran en lecture

1492. Quiconque le lit, après une prière obligatoire, acquiert le meilleur viatique

1493. Car, rien, si ce n'est la mort, ne le sépare plus du Paradis de son Seigneur

1494. Il te suffit de lire les versets se trouvant à la fin de la sùrate de "Al Âwane" (S.2)

1495. Si tu lis la fin de "Al Imrâne" dans une nuit, désirant l'agrément d'ALLAH le Clément

1496. Ton Seigneur, qui est fort au-dessus de tout, note à ton profit, une récompense égale à celle d'une personne ayant prié toute la nuit

1497. Si tu lis la sùrate de "Al Duhàne" (S.44) dans une nuit, tu te réveilles le matin pur et exempt de tout péché

1498. Car soixante six mille (66.000) anges implorent auprès du Seigneur la rédemption de tes péchés

1499. Sache, o mon ami, que la sùrate "Ar-Rahmane" est (S.55) appelée la reine du Coran

1500. On rapporte que la lecture de la Sùrate de "Al Hadîd" (S.57) du début jusqu'à la fin du verset six équivaut à la récitation de mille (1000) versets en récompense

1501. Les deux surates de "Al-Kâfiroun" (S.109) et de "An Nasr" (S.110) équivalent en lecture, au quart du Coran

1502. Chacune des deux sùrates "Al Àdiyât" (S.100) et "Idà Zulzilat" (S.99) équivaut à la moitié du livre saint 1503. O, mes frères, la surate de "Al Ihlàs" (S.112) équivaut, sachez-le, au tiers du "Quràn"

1504. Si tu la lis chaque jour, deux cents (200) fois, mon ami,

1505. Tu obtiens le pardon de tes péchés pendant cinquante (50) ans, sauf les dettes que tes créanciers réclament

1506. Si tu la récites en prière ou à n'importe quelle heure

1507. Ton Seigneur te fait une assurance contre l'Enfer, prends donc l'habitude de la lire

1508. Quiconque la lit douze (12) fois après la prière du matin, sera traité comme ayant lu

1509. Tout le Coran quatre fois et sera considéré parmi les meilleurs habitants de la terre au jour du Jugement

1510. Puis, les deux surates qui viennent immédiatement après elle dans le livre, sont les meilleures choses par lesquelles tu cherches refuge en ALLAH suis- les

1511. Il n'y a ni dans la Thora, ni dans l'Evangile, de semblables "sùrates", ni même dans ce Coran ("Quràn")

1512. Si tu les lis sept (7) fois avec la "Fàtiha" (S.1) et "Al Ihlàs" (S.112) tous ces sept (7)

1513. Cela après la prière du Vendredi, avant toute parole profane, la station assise demeurant, ALLAH t'accorde son Salut et te protège 1514. Contre tout mal que pourrait craindre un homme jusqu'au vendredi suivant, d'après l'ensemble des traditionalistes

1515.La lecture de la "sûrate" "Al-Kahf" (S.18) le Vendredi, constitue le moyen le plus éminent pour acquérir des avantages

1516. Si, désirant l'agrément d'ALLAH, tu la lis ce même jour, ton Seigneur t'illumine la distance qui te sépare de la Kaba

1517. Si on la lit un vendredi, elle illumine jusqu'au vendredi suivant au profit du lecteur

1518. Quant au lecteur de la "sùrate" de "Yâ Sîne", (S.36) il se verra pardonner toutes ses fautes

1519. Mon ami, si tu lis tous les jours, sans interruption, le verset de "AI-Kursiyyi" jusqu'à " ... Al Âzîmi" (fin du 2e verset)

1520. La "sùrate" de "Al-Duhàn" in extenso et le début de "Al gâfir" "surate" n. 40 jusqu'à "Al-Masîru" (fin du deuxième verset)

1521. Tous les jours, matin et soir, on te préserve de tout danger à tout moment

1522. Quiconque récite la formule "Subhâna dil Mulki Wal Malakûti-Subhâna Dil Izzati Wal Jabarûtî - Subhâna - I-Hayyi -L-Ladî Là Yamûtu Subûhun Qudûsun Rabbu-I-Malâ Ikati War-Rûh" Traduction Gloire au Maître de l'Univers matériel et Spirituel ! Gloire au Maître de la Puissance et de la Force ! Gloire au Vivant qui ne meurt jamais, qu'Il soit tout glorieux, tout saint Lui, le Maître des anges et du grand Esprit "AL-RUH"

1523. Une fois dans un jour, dans une semaine ou dans un mois, verra dans l'année, ALLAH le Maître des choses, lui pardonner tous les pêchés

1524. Qu'il aurait commis dans cette année (conformément au rapport de AL GAZÂLÎ)

Extrait de MASAALIK-UL JINAAN
(Les Itinéraires du Paradis)
Traité de soufisme écrit par le
Cheikh Ahmadou Bamba MBacké

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Le Cheikh se trouvait une fois dans une localité appelée Saoutelma située en territoire Mauritanien, où il fut atteint d’une maladie qui dura environ un mois, mais qui ne l’empêchait pas de diriger la prière à la Mosquée. Comme la maladie ne cessait de s’aggraver, Mukhtar Penda Dieng (Que Dieu ait une grande pitié de lui), son vertueux disciple qui aimait les hommes de Dieu et qui donnait toujours des conseils au Cheikh et à ses adeptes, réunit les hommes à l’extérieur de la tente du Cheikh et leur dit : « Le Cheikh est gravement malade, et je crains le pire. En dépit de la gravité de sa maladie, il ne peut s’empêcher, quand il entend l’appel à la prière, d’assister à celle-ci. Or vous voyez qu’il a presque perdu sa lucidité. Je veux donc que désormais le muezzin baisse sa voix et que Sidi Abdallah dirige la prière. Ainsi, la prière accomplie, on avertit le Cheikh de l’arrivée de l’heure de la prière et on l’informe en même temps que la foule a déjà prié afin de lui éviter le déplacement pour assister à la prière publique. » Les disciples furent tous de son avis….

Par ailleurs, j’entendis le Cheikh dire : « Un de mes plus grands prodiges est une force qui me rend capable de célébrer la prière aussi bien dans l’état de santé que dans la maladie. Parfois il m’arrive à cause d’une maladie de ne pouvoir bouger ou me mettre debout. Pourtant quand j’attends l’appel à la prière, Dieu atténue mes souffrances jusqu’à ce que je célèbre la prière en public. Quand je la termine, mes souffrances recommencent et ce jusqu’à la guérison.

La perfection de sa patience s’atteste dans son abandon et sa remise des affaires à Dieu, qui faisaient qu’il ne soignait et n’utilisait un remède que dans le souci de se conformer à la Sunna, et ne permettait à personne de prier Dieu d’atténuer sa souffrance ou son épreuve, ce qui vous montre clairement son invocation de Dieu, sa soumission à Lui et son humilité constituaient son dévouement qui fait que le serviteur ne craint que Lui et n’aspire qu’à Lui et demeure satisfait de Ses décrets et sentences.

A la l’occasion de la maladie du Cheikh évoquée plus haut, ses disciples se réunirent autour d’un homme pieux d’entre eux et lui demandèrent de composer un poème dans lequel il prie Dieu de guérir le Cheikh (ils se réunissaient souvent dans un endroit afin de prier pour lui et demander à Dieu Très-Haut, à l’aide de la prière pour le Prophète et d’autres œuvres surérogatoires, de guérir le Cheikh) quand l’homme composa le poème, ils s’en félicitèrent, se le transmirent et donnèrent une copie au Cheikh. Je fus alors un enfant et le Cheikh ne refusait presque à aucun moment du jour ou de la nuit de me recevoir. Quand je lui remis le poème, il me dit : « Qui en est l’auteur ? »-« Un Tel, répondis-je. » Il me le rendit alors et me dit : « Dis lui de se repentir à Dieu. Mon sort est dans la main de Dieu Très-Haut. » Par Dieu, Il a dit vrai ! Son abandon à Dieu et sa remise de ses affaires à Lui constituent aussi bien aux yeux des amis qu’aux yeux des ennemis des choses extrêmement étonnantes. Son remède c’était le Coran et le service rendu par lui au Messager de Dieu (P.P.S.S.L).

Source : Khadimrassoul.net

 

 

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