Serigne Abdou Aziz Bara Mbacké ,ce fils de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Khadimou Rassoul et de Sokhna Faty Alé lô fille du célèbre Alé Khary Mame, vit le jour en 1914 à Touba. Son père le confia dés son plus jeune âge à Cheikh Mouhamadou Moustapha , alors Khalife Général des mourides ; sur instruction de ce dernier Serigne Abdou Aziz fut envoyé à Tindody , un village fondé par Cheikh Moustapha, où son oncle le célèbre Cheikh Mokhtar Alé Lô qui contribua à la formation d’une grande partie de l’intelligentsia mouride dirigeait une école coranique . Sous la férule de cet oncle intransigeant et très réputé pour sa parfaite maîtrise du Livre Saint , Serigne Abdou Aziz assimila très rapidement le Coran . il en écrivit du reste plusieurs exemplaires . Pour parachever sa formation Cheikh Moustapha le fit venir près de lui et s’occupa personnellement de ses études . Tous les ouvrages de base du rite Malikite lui furent enseignés par cet éducateur hors-pair qui affirmera un jour devant une foule énorme que « Serigne Abdou Aziz est l’exemple achevé du parfait mouride » !

A la disparition de Serigne Bara en 1936 , Cheikh Moustapha demanda à Serigne Abdou Aziz de retourner à Gouye Mbind ( le fief de son père ) pour assister son grand-frère Serigne Modou Bara qui assurait le khalifat de leur père. Il fonda alors le village de Bouchra en 1938 dans des conditions très difficiles ; puis Mbame Djigane dans le Saloum des profondeurs en 1944 et Dioumada en 1952 . Les revenus qu’il tirait de ses immenses exploitations agricoles lui permirent d’assister une grande partie de la communauté mouride qui garde encore de lui un souvenir ému. En 1966 il prit la courageuse décision de créer un village dans le lointain Sénégal oriental : Touba-niani où ses disciples s’établirent par milliers.

En 1952 , Serigne Modou Bara alors khalife de Serigne Bara s’éteignit ; le khalifat de Gouye Mbind revenait donc à Serigne Abdou Aziz . Tous les talibés sont unanimes à reconnaître qu’il a fait de Gouye Mbind ce qu’il est aujourd’hui en assurant le khalifat pendant 38 ans . il sut réunir auprès de lui tous les fils et disciples de Serigne Bara qui lui vouèrent un vif attachement.Serigne Abdou était réputé pour sa générosité , son caractère affable et sa profonde sensibilité à tous les problèmes de la mouridiya .

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considération pour la Mauritanie et pour le peuple mauritanien. Il appelait affectueusement le pays, la terre des saints et ses habitants les saints. C’est dans ce pays qu’Allah (sw) lui donna plusieurs récompenses dont le wird al mahfouth. Serigne touba n’a-t-il pas dit, «mon seigneur m’a fréquemment gratifié de ses bienfaits mais celui au bord du puits de Jeraria n’a point d’égal».

Jeraria se trouve en Mauritanie, non loin de Sarasara. Le respect, la considération et l’amour que les érudits et le peuples mauritanien, ont pour Cheikh Ahmedou Bamba est également sans commune mesure. Serigne Touba avait en son temps initié, des œuvres similaires en amenant plusieurs personnes à la Mecque, malgré les difficultés de l’époque.

Touba souhaite donc ainsi renforcer les relations de bon voisinage entre les deux pays et les peuples. La cérémonie s’est déroulée dans le domicile de Cheikh Hamden Ould Tah, en présence des responsables de la communauté mouride de Mauritanie et de hauts cadres Mauritaniens, tels que Serigne Sidi M’Backe Mourtada, représentant du khalif général des mourides en Mauritanie, Nguissaly Fall, ancien wali de Nouakchott et directeur de la société nationale d’eau (SNDE), Cheikh Hamed Ould Ishaq, responsable mouride, Moctar Gueye, talibé mouride de la communauté wolof du pays, Monsieur Dramé cadre à la banque centrale, Monsieur Malick Fall de la fondation Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie et bon nombre de talibés mourides et des journalistes.

Dans son propos cheikh Hamden, a remercié la famille de Cheikh Ahmadou Bamaba et la Khilafa mouride et a rappelé l’universalité de l’œuvre de cheikh Ahamdou Bamba. Il est longuement revenu, sur les enseignements de Serigne Touba et sa totale soumission à Allah (sw) et à son prophète Muhammed (psl) Selon l’envoyé spécial du porte parole du khalif des mourides, cette action se poursuivra, les années avenirs en Mauritanie et dans d’autres pays de la planète.

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L'Abreuvoir du commensal de Serigne M.L.Diop Dagana (Irwahu Nadim) Abreuvoir du commensal (Irwahu Nadim) Afdalou Ziarra aw Afdalou Hadiya Afdalou Ziarra aw Afdalou Hadiya
Ahonzu bi Lahi mina Chaytani Rajîm Ahonzu bi Lahi mina Chaytani Rajîm Anta Rabbi Anta Rabbi
Asîru-Mahal-Abrâri Asîru-Mahal-Abrâri As-Sindidu — Le notable As-Sindidu — Le notable
AXIRU ZAMAN—La fin du monde AXIRU ZAMAN—La fin du monde Djazbou version 1 -L'ATTIRANCE DES COEURS VERS LE CONNAISSEUR DES MYSTÈRES Djazbou version 1 - Attirance des coeurs
Djazbou version 2 - L'ATTIRANCE DES COEURS VERS LE CONNAISSEUR DES MYSTÈRES Djazbou version 2 - Attirance des coeurs Fuzti (Félicité À Toi Marie) Fuzti (Félicité À Toi Marie)
Fouzti version 2: une oeuvre une page (Mourtada Touba) Fouzti version 2 (Poème à Marie)
Huqqal Buka-u—Faut-il pleurer les nobles morts Huqqal Buka-u—Faut-il pleurer les nobles morts Ilhamul Wadud Ilhamul Wadud
Ilhamu Salam - Inspiration Emanent de Dieu Ilhamu Salam - Inspiration Emanent de Dieu Jawartou Jawartou
Jawharu - n - Nafîs (Jurisprudence) Le joyau précieux Jawharu - n - Nafîs (Jurisprudence) Le joyau précieux Jaza U Shakur - Les dons du Digne de reconnaissance Jaza U Shakur - Les dons du Digne de reconnaissance
Khaalou Liyarkann Khaalou Liyarkann KHATIMATOU MOUNAJATI (Couronnement De La Prière Fervente) Khaatimatu Munaadjati (Couronnement De La Prière Fervente)
Kun Kaatiman Kun Kaatiman L'illumination des coeurs (Manawwiru-ç-Çuddûr) L'illumination Des Coeurs (Manawwiru-ç-Çuddûr)
La voie de la Satisfaction des Besoins (Nahju Qadâil Hâjd) La voie de la Satisfaction des Besoins (Nahju Qadâil Hâjd) LE VIATIQUE DE LA JEUNESSE (Tazawudu shubban) Le viatique de la Jeunesse (Tazawudu shubban)
Le viatique des Adolescents (Tazawwudu - ç - Çighâr) Le viatique des Adolescents (Tazawwudu - ç - Çighâr) Les Dons du Tres-Saint (Mawahibul Quddûs) Les Dons du Tres-Saint (Mawahibul Quddûs)
Les Verrous de l'enfer et les clefs du Paradis (Maghâliqu- n- Nîrân wa Mafâtihul Jinân) Les Verrous de l'enfer (Maghâliqu- n- Nîrân wa Mafâtihul Jinân) Masaalikul Jinan (Les itinéraires du Paradis) Masaalikul Jinan (Les itinéraires du Paradis)
Mathlaboul Chifaa i - Remede Mathlaboul Chifaa i Matlabul Fawzayni - La Quête du Bonheur des deux Mondes Matlabul Fawzayni - La Quête du Bonheur des deux Mondes
Mawahibu Nafih -  Les Dons du Seigneur Bienfaisant Mawahibu Nafih -  Les Dons du Seigneur Bienfaisant Midadi - Quiconque Obeit au Messager Obeit A Dieu Midadi - Quiconque Obeit au Messager Obeit A Dieu 
Miimiya - Une Rime Anonyme en "Miim" Miimiya - Une Rime Anonyme en « MÎM » Minahul Miskiyah (les dons musqués) Minahul Miskiyah (les dons musqués)
Moukhadimat (Prémices des éloges sur les mérites de Celui qui est la Clef) Moukhadimat (Prémices des éloges sur les mérites de celui qui est la clef) Sabhoune Takhî Sabhoune Takhî
Silkul Jawaahiri (Le collier en perles précieuses) Silkul Jawaahiri (Le collier en perles précieuses) Wal Baladu Tayyibu Yakhruju Nabâtuhu bi Izni Rabbihi Wal Baladu Tayyibu
Walaqad Karamnaa Bannii Aadama Walaqad Karamnaa Ya Khayra Dayfinn - O! Toi, L'Eminent Hote (Le Ramadan) Ya Khayra Dayfinn - O! Toi, L'Eminent Hote (Le Ramadan)
Yaa rahmaanu Yaa Rahiimu—Rabbi bimaa Yachraahu Yaa rahmaanu Yaa Rahiimu—Rabbi bimaa Yachraahu Fouzti version 2: une oeuvre une page (Mourtada Touba) Fouzti version 2
   

 

 

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La venue annoncée de l'ancien président de la République va certainement mobiliser les foules et s'annonce probablement triomphale. Pour qui connaît la conjoncture socioéconomique actuelle du pays, la psychologie profonde des sénégalais et la capacité, maintes fois prouvée, du Président Wade de convoquer ces ressorts qui sommeillent en chacun d'entre nous, les jours à venir s’annoncent, pour le moins, assez « explosifs » et mouvementés pour notre pays (avec ou sans autorisation de manifestation de l’Etat).

 

 

Dans ce contexte sociopolitique exacerbé à la fois par la traque des biens mal acquis, certains tâtonnements du régime actuel, l'absence d'une réelle vision prospective des populations, de plus en plus confrontées aux multiples difficultés d'un pays dit « Macky », sur leur devenir, des voix commencent à se faire entendre pour affirmer, au nom du Mouridisme, leur soutien à l’illustre visiteur. Soutien appelé à se manifester à travers un accueil fervent et sans précédent, à Touba et ailleurs, auquel tous les disciples de Serigne Touba seraient vivement conviés. Des communiqués sur les médias, des articles commandités et de nombreux posts sur Facebook de condisciples mourides semblant même accréditer, à nos yeux, l’idée que le PDS était finalement devenu le Parti Mouride.

 

 

Des prises de position publiques qui, en tant que chercheur sur l'Islam, membre du leadership mouride, simple disciple de Cheikh A. Bamba et citoyen sénégalais, ne manquent point de nous interpeller. Quitte même à encourir la désapprobation de la majorité de ces condisciples sur cette question. Sachant que le minimum d'honnêteté intellectuelle et la sincérité de notre engagement dans le service de Cheikhoul Khadim valent infiniment mieux à nos yeux que le consensualisme confortable et l'apologie de nos semblables (ce qui veut dire que nul condisciple mouride n’est en vérité obligé de partager nos positions sur la question ; la critique et la saine confrontation d’ idées étant même nécessaire).

 

 

Nous avons toujours été profondément dubitatif, pour ne pas dire réfractaire, envers les postures et nombreuses dérives de l’ancien Président et de son régime. Même aux moments les plus intenses d'exaltation des mourides, aux débuts des années 2000, suscitée par ses spectaculaires gestes et déclarations d'appartenance confrérique. Pour la simple raison que, contrairement à beaucoup de nos concitoyens, qui avaient la malheureuse manie de prendre les propos de nos hommes politiques pour argent comptant, nous nous sommes toujours, plus ou moins, méfié de cette démagogie qui les poussait souvent à s'approprier indûment ou à manipuler les valeurs et symboles religieux pour assouvir leur soif de pouvoir. Et il faut avouer que notre ancien Président était un virtuose en cette matière. Et que l'histoire nous a spectaculairement donné raison (à travers nos contributions et prises de positions publiques) sur beaucoup de nos condisciples éprouvant alors un certain mal à comprendre notre réticence envers un régime qui proclamait pourtant partout ostensiblement sa « mouridité ». Tellement les mourides sincères et clairvoyants ont peu à peu réalisé la réelle nocivité des pratiques de ce régime envers les véritables valeurs léguées par Cheikh A. Bamba, contrairement aux assurances et engagements apparents.

 

 

Qui, en effet, a le plus banalisé, dans notre pays, et étendu un peu partout la corruption et la gabegie au point d'en faire la règle et la chose la « mieux partagée » chez la plupart des sénégalais ? Au point même de convaincre aujourd'hui de plus en plus de condisciples et de citoyens qu'il suffisait maintenant d’offrir des « mallettes d'argent » aux marabouts pour les « acheter » et s'assurer de leur soutien ? Quel régime a osé manœuvrer pour inscrire un Khalife Général des Mourides (Serigne Saliou Mbacké, en l’occurrence) dans une liste électorale et dont le dirigeant s’est permis de répondre, lorsqu’il fut interrogé à ce sujet : « En tant que citoyen, il a parfaitement le droit de figurer sur une liste electorale » !? Qui a fait échouer le projet de réalisation de centaines de kilomètres de routes bitumées à l’intérieur de Touba que Serigne Saliou comptait entreprendre avec un financement d’une dizaine de milliards, sur fonds propres de la communauté ? Des milliards que le Président n’hésita pas à récupérer, sous les promesses les plus fallacieuses faites au Saint homme, sans que celui-ci put voir de son vivant la matérialisation de cette haute ambition pour la ville sainte ? Les mourides qui comptent aujourd’hui aller accueillir en grande pompe l’ancien président (ce dont ils ont parfaitement le droit, en tant que citoyens), se sont-ils jamais demandé comment, après douze années d’un régime qui s’affichait si ouvertement « pro mouride », la ville sainte de Touba, dépourvues de toutes infrastructures d’évacuation d’eau dignes de ce nom, connut l’une des inondations les plus spectaculaires de son histoire récente, au point même que la grande mosquée fut envahie par les eaux ? D’aucuns seraient, certes, tentés de nous objecter, pour réfuter nos arguments, certains « gestes forts » de ce régime, comme l’octroi du terrain de la mosquée Masâlikoul Jinân, l’extension du titre foncier de Touba etc. Se fonder sur ces seuls actes, comme le voudraient certains, pour justifier un engagement qui ferait littéralement de nous tous des « baye fall » de Wade, nous semble relever d’une certaine naïveté politique » ou d’une autre motivation moins avouable. En effet, ces gestes ne devraient nullement, à notre avis, être perçus comme des « faveurs » particulières faites à la communauté mouride (comme l’a jusqu’ici voulu une certaine formulation du « contrat social » sénégalais), mais tout simplement comme un « droit » auquel toute congrégation religieuse (surtout l’une des plus représentatives du pays, sur tous les plans) peut légitimement bénéficier. Les contribuables mourides, comme tous les autres citoyens sénégalais et composantes de cette nation, ayant plein droit de prétendre à une utilisation de leurs propres ressources (simplement collectées et réinvesties par l’Etat) à la réalisation de projets conformes à leurs valeurs culturelles, sociales et religieuses. Exprimer sa satisfaction à la puissance publique qui s’en acquitte avec diligence peut, certes, paraître normal et légitime. Mais s’y fonder, tout en omettant délibérément ses autres actes moins positifs, pour s’inféoder littéralement corps et âme dans cet Etat nous paraît assez inconséquent. Tout ceci pour dire que Wade a plutôt enrichi CERTAINS d’entre nous que la PLUPART d’entre nous. Et qu’il a, en réalité, plus œuvré pour ses intérêts politiques et financiers personnels et ceux de son clan que ceux de la majorité des populations et même du projet de société (basé sur les valeurs) de Serigne Touba.

 

 

Voici un certain nombre de questions que tout mouride clairvoyant se doit de se poser. Quel président a fait voter la parité homme-femme (que l’on sait être un concept maçonnique) dans notre pays ? Quel régime, durant cette dernière décennie, a favorisé la déliquescence des mœurs actuellement dénoncée par tous : l'absence du sens de l'honneur et de la dignité (niakk diom ak niakk doylu), le manque de pudeur (niakk kersa ak looy rouss), les pratiques ostentatoires (ngistal), la transhumance politique et morale, le reniement de la parole donnée, l’enrichissement rapide et injustifié, l’accélération des logiques de prédation etc. ? Et que l'on ne nous dise surtout pas que « cela a toujours existé dans notre pays, bien avant ce régime », ou que ce sont tout simplement les règles du jeu politique. Pour la simple raison que, non seulement l'existence de ces maux dans notre société n'a pas été ralentie ou atténuée par les pratiques de ce régime, mais au contraire un grand nombre d'actes qu'il posait quotidiennement avaient fini de décimer le peu que les anti-modèles mondialisés avait laissé de ces valeurs. D’autre part, la pratique politique n’exempte aucunement, que l’on sache, un véritable croyant et un mouride véridique (sadikh) de se conformer aux vertus et principes sacrosaints de l’Islam et aux enseignements inculqués par le Serviteur du Prophète à ses disciples. Elle n’autorise pas non plus à corrompre la foi des musulmans et à dissiper le bien public. Ou bien pensez-vous, chers condisciples mourides, que la corruption serait une valeur compatible avec le message de Serigne Touba ? Qu’il suffise à un talibé, fut-il président, de financer un projet religieux ou d'enrichir certains dignitaires pour se permettre toutes les compromissions financières explicitement condamnées par notre religion ? Quel est donc ce nouveau et étrange « mouridisme » que l’on nous propose ? Que tout citoyen qui le souhaite, exprime son soutien envers l’ancien régime ou le camp politique qu’il veut, ne nous pose donc aucun problème. Ce qui nous en pose plutôt, c’est lorsque l’on prétend le faire au nom des valeurs et du projet de société de Cheikh A. Bamba, qui n’a absolument rien à voir avec les dérives et manipulations commises en son nom…

 

 

En disant tout ceci nous sommes loin de tomber, comme le font malheureusement beaucoup d’entre nous, dans certains lieux communs et pièges. Nous ne nions ainsi nullement certaines réalisations et ruptures salutaires que le courage politique et la vigueur de la vision du Président Wade ont apportées à ce pays. Ceci, en termes d’infrastructures, de résistance par rapport au modèle laïque et économique du précarré historique de la Françafrique, de grands projets structurants, de capacités à rechercher et à mobiliser les ressources etc. Sur ces points, nous croyons même que nos dirigeants actuels gagneraient beaucoup à apprendre du Président Wade. Mais, malgré l’importance non négligeable de ces avancées, celles-ci furent très souvent, il faut en convenir aussi, mitigées par les nombreuses pratiques loin d’être orthodoxes, comme les surfacturations scandaleuses, certains montages financiers et accointances problématiques etc.

 

 

Nous ne tombons pas non plus, en critiquant l’ancien régime, dans le piège consistant à adouber sans réserve et à donner un blanc seing à l’actuel régime. Au contraire, autant, pour nous, il a existé des éléments très négatifs dans le bilan global de Wade, qui nous mènent à le condamner, autant nous en trouvons également sur certaines prémices loin d’être rassurantes et dans certaines erreurs manifestes du régime de Macky (qui s’est construit à partir des dérives du système qu'il entend aujourd'hui déconstruire). Certaines étant même, à notre avis, une réminiscence ou une perpétuation des mêmes pratiques politiciennes décriées, en dépit de toute la rhétorique médiatique actuelle et les déclarations de bonne foi. Comme le prouvent, en matière religieuse, certains reflexes « gauchistes » et « laïcistes » qui, sous couvert d’une prétendue restauration des « valeurs républicaines », entend en réalité reléguer la religion dans un champ laïque qui ne saurait être le sien dans notre pays. De même que les nombreux signes de l’allégeance réitérée de notre pays à la France, de plus en plus manifestés par ce régime, et notre dépendance accrue par rapport aux flux de capitaux étrangers qu’entraine le PSE etc.

 

 

Au vu de tout ceci, une question que l’on peut légitimement se poser est, comment se fait-il que, deux ans à peine après le rejet massif et sans appel de notre peuple des dérives du régime de l’Alternance, l’on en soit encore à épiloguer sur la popularité de son leader, surtout auprès de certaines couches populaires ou religieuses ? Pour nous, il existe un ensemble de facteurs explicatifs à même d’éclairer ce questionnement, dont les plus importants sont certains errements du pouvoir actuel et la psychologie très particulière des sénégalais.

 

 

Pour ce qui est du régime de Macky, force est de dire que l’attentisme, la lenteur de réalisation des projets et l’absence de perspective réelle aux yeux du peuple, est entrain de plomber assez significativement les espoirs que beaucoup avaient placé en lui. Certes, tout pouvoir peut éprouver à ses débuts des difficultés à asseoir profondément des dynamiques de développement pérennes. Mais faudra-t-il seulement que le peuple qui sera appelé à suivre et à entretenir ces dynamiques soit assez convaincu de la compétence de ses dirigeants, de leur probité éthique sans faille et de la valeur réellement opératoire, à terme, des politiques et stratégies mises en œuvre pour le sortir de l’ornière. Choses qui font actuellement cruellement défaut, du moins aux yeux de bon nombre de sénégalais, demeurés profondément dubitatifs. Surtout face à certains choix douteux du pouvoir actuel, malgré certains actes forts que celui-ci tente de poser, et devant l’étreinte croissante des difficultés socioéconomiques que la baisse du loyer et d’autres mesures sociales peinent encore à desserrer. Ces problèmes sont notablement amplifiés, surtout au niveau des couches les plus attachées aux valeurs religieuses et traditionnelles, par l’attitude du nouvel Etat, perçue (à tort ou à raison) comme « distante », « dédaigneuse », voire même « hostile à l’Islam », tout en étant à la solde de lobbies obscurs. Ces perceptions, renforcées par certaines postures ou maladresses des dirigeants actuels (polémique sur les « citoyens ordinaires », fermeture intempestives de daaras, affaire Dangote, interdiction des « thiant » etc.), ont, il faut le dire, créé ou accru la méfiance ou même un certain rejet d’une partie de ces couches envers le nouveau régime (dont une grande partie est issue, il convient de s’en rappeler, des rangs de la vielle gauche et du militantisme « anticlérical » de la lutte des classes).

 

 

Un autre facteur important qui explique, à notre sens, ce retour de bâton post-Alternance, consiste à certains réflexes et attitudes psychologiques assez caractéristiques des sénégalais. Parmi celles-ci, le sentiment bien connu de pitié et d’attendrissement indulgent des sénégalais envers toute personne victime d’injustice ou même sanctionnée pour une faute dont ils savent pourtant la réalité. Car, aussi paradoxal que cela puisse paraître à certains observateurs externes, la propension naturelle au pardon et à la compassion mènent très souvent les masses sénégalaises à défendre avec une vigueur insoupçonnée ceux qu’elles avaient honnis la veille avec une détermination non moins vigoureuse. Ceci, dès lors que ces derniers ont été mis hors d’état de nuire et humiliés. Ce phénomène (appelé ailleurs le « syndrôme de Stockholm »), qui nous pousse à prendre la défense de nos anciens bourreaux, est ainsi très souvent manipulé par nos hommes politiques (et même par d’autres prévenus de justice) pour orienter l’opinion publique sénégalaise dans le sens qu’ils veulent (un piège dans lequel tombent même assez souvent les religieux, censés pourtant être les gardiens d’une certaine éthique). Alors que la logique la plus élémentaire voudrait que, au-delà du sens du pardon fort loubale, de l’indulgence et de la quête de la paix et de la stabilité, d’autres valeurs, comme le sens de la justice et de l’équité sans concession, soient également garanties et défendues pour l’intérêt général.

 

 

Un autre reflexe bien « sénégalais » est la propension à soutenir systématiquement les « ennemis de nos ennemis ». C’est-à-dire tout adversaire déclaré d’un régime qui ne nous satisfait plus.  Comme l’ont souvent montré les récents choix « par défaut » du peuple sénégalais pour les candidats les mieux placés et les plus résolument opposés au pouvoir, à chaque fois qu’il lui a paru vital de se débarrasser d’un régime. Les erreurs et désillusions envers le régime actuel sont-elles ainsi entrain de se transformer, chez certains, en un sentiment de soutien et d’adhésion envers les adversaires du régime dont la figure la plus éminente demeure encore l’ancien président de la République.

La tendance à idéaliser le passé, lorsque le présent n’est pas conforme à nos vœux, au point de le regretter avec nostalgie et d’oublier les affres du passé, au profit de ses avantages supposés, est également une attitude bien « sénégalaise ». Ainsi, au lieu de se confronter lucidement aux réalités du présent, pour voir comment en résoudre les problèmes et mieux se projeter vers l’avenir, beaucoup d’entre nous préfèrent se cramponner à un impossible retour. Comme le prouve cette singulière nostalgie les incitant actuellement à soutenir un homme politiquement fini (et dont la seule véritable motivation du retour est de sauver son fils, mais nullement l’intérêt du pays ou des mourides). C’est une des raisons pour lesquelles, avec l’avènement du président Senghor à l’indépendance, des nostalgiques se mirent bientôt à s’interroger sur « la fin des indépendances » ! Lorsque Senghor fut remplacé par Diouf, il se passa très peu de temps pour que l’on se mit aussitôt à regretter « ayu Senghor ». Tout le monde se souvient aussi certainement, aux premières années du régime de Wade, la grande sympathie que suscitait désormais l’ancien président Diouf, après avoir déchainé, juste quelques temps auparavant, une furie démocratique jamais vue dans ce pays. En dépit de tous les ressentiments qu’inspire actuellement le Président Macky à certains, l’on peut imaginer que ces derniers seront probablement portés à le regretter le jour où il aura quitté le pouvoir… A l’opposé de cette posture, nous pensons que nous n’avons nullement besoin d’appréhender la critique des différents régimes en termes de « vases communicants ». La critique objective des erreurs et insuffisances du régime de Macky ne signifiant point pour nous une supériorité présumée et automatique de celui de Wade, comme beaucoup de nostalgiques veulent bien nous le faire croire. Nous avons plutôt besoin d’user d’un regard critique et objectif, sans aucun parti pris, sur le bilan de l’ensemble des régimes qui nous dirigent.

 

 

Un autre reflexe bien « sénégalais » qui pollue notre jugement est notre incapacité à réfléchir avec lucidité et à nous départir de tout sentimentalisme ou esprit partisan envers quelqu'un qui se réclame de nos convictions et de nos valeurs. Une prédisposition naturelle qui fait plus appel à l’émotion qu’à la raison dont les hommes politiques (surtout l’ancien président) usent avec une certaine habileté, en touchant notre fibre nationale, religieuse, ethnique etc. C’est, à notre sens, l’une des explications qui démontrent pourquoi certains mourides (quoique sincères et n’ayant tiré aucun intérêt matériel du régime de l’Alternance), vivent encore avec un certain « traumatisme » la chute du « président-talibé » Wade, qu’ils assimilent psychologiquement à une « défaite du Mouridisme » (tellement la propagande habile de ce dernier les a profondément marqués et a touché leur « fibre mouride »). Une motivation bien différente ce celle plus intéressée des thuriféraires et partisans clientélistes de l’ancien régime (même au sein des communautés religieuses). Acteurs dont le soutien envers l’ancien président et l’antipathie actuellement affichée envers son successeur ne se justifient que par rapport à la perte de prébendes et d’avantages divers qu’ils peinent encore à retrouver dans le nouveau régime, plus que par des raisons réellement objectifs et moraux.

 

N’est-il pas temps de renégocier le « contrat social sénégalais » sous de nouveaux termes qui seront plus avantageux à la fois à la religion et à l’Etat ?

 

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Il s’adresse particulièrement aux adeptes du mouridism, confrérie muslmane fondée par Shaykh Ahmadou Bamba Mbacké. Il existe plusieurs wirds mourides dont le plus répandu chez les adeptes mourides est le wirdu al ma’khudh. Après avoir longtemps utilisé le Wird des Qadriyya, le Shaykh aurait choisi son wird particulier en 1907 juste avant sa déportation en Mauritanie.

Une autre version dit que c’est au cours du mois de Ramadan de l’an 1321 de l’Hégire, dans une contrée Mauritanienne portant le nom de Sarsar que le Shaykh reçut, de l’envoyé de Dieu Muhammad (S.A.W.S) le wird béni, sur ordre de Dieu le Tout Puissant. Il lui fut enjoint de le réciter pour lui-même et pour tous ses adeptes, hommes et femmes, matin et soir après les prières du matin (subh) et du soir (‘asr) toute leur vie.

Il y a plusieurs versions du wird mouride, mais pour ce petit apperçu, nous nous contenterons de mentioner le wird intitulé : « Al-Wirdu al ma’khudh min allah tabârak wa ta’âla », largement vendu dans le commerce au Sénégal. La plupart des formules à réciter de ce wird sont mélangées avec des versets coraniques, faciles à reconnaître.

Condition du wird Le Shaykh, Ahmadou Bamba, serviteur de Dieu, a établi ce wird en lui fixant d’importantes conditions religieuses qui sont les suivantes : Le croyant mouride ne doit pas abandonner la lecture modulée du coran qu’il récitera selon ses moyens. Il doit participer à la prière en commun et réciter le wird après les prières du matin et du soir. Le croyant responsable doit apprendre les principes de la religion, les obligations de la purification et de la prière de même que pour les autres pilliers, tels que le jeûne, la zakat (aumone légale), le pèlerinage, le repentir, le bon conseil. Le croyant doit s’abstenir de commettre tous les grands péchés en adhérant à la communauté des gens qui obéissent et qui s’abandonnent à Dieu (S.W.T) en se réfugiant auprès de Lui le Très Haut par le repentir et les bonnes actions.

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Les valeurs que le Cheikh incarnait et enseignait à ses disciples sont des valeurs universelles, quintessences des enseignements de l'islam . Elles sont, en effet, en mesure d’apporter des solutions aux problèmes profonds de ce monde en manque de valeurs et de repères. C'est pourquoi, son appel était adressé à l’ensemble des nations de la terre, il dit dans « Mawhiboun nafi' » : « Je lance un appel à toutes contrées (pour qu’elles viennent) vers mon soutien (Le Prophète –PSL).

« Ô ! les gens de la terre, ô ! les gens de la mer, tournez-vous vers le bienfaisant

(Le Prophète –PSL-), l’Océan de la générosité. »3

Conscient que sa mission était universelle, le Cheikh profitait de toutes les occasions pour appeler vers l’Islam les habitants des lieux de son exil. Un bon nombre d’entre eux ont ainsi embrassé l’Islam grâce à lui. Il adressait son appel à ses geôliers en leur disant:

« Ô Juifs et Chrétiens !

Soyez alliés du Meilleur des messagers.

Repentez-vous à Dieu et cherchez la Gudance

Auprès de Lui en suivant Ahmad (Le Prophète –PSL)»

Par ailleurs, il priait Dieu pour que l’humanité toute entière puisse bénéficier de ses bienfaits et s’allie à lui. Il dit en ces termes :

« Transformez l'ensemble (des ennemis) en alliés grâce à lui (le Prophte) et domptez-moi les villes »

4 Il écrit ailleurs :

« Dieu m’aide et m’assiste. Les gens viendront vers moi des terres et des mers ». En réalité, cette universalité commençait à se concrétiser même avant le retour du Cheikh à Dieu. Il recevait des fidèles de toutes les races et de toutes les nations proches ou lointaines. »

On compte parmi ses premiers fervents disciples un grand érudit venu de Bagdad nommé Youssef Al Bagdady5. En 1924, il recevait déjà une éminente délégation venant des Lieux Saints de l’Islam, porteuse d’une missive signée par les dignitaires de ces Lieux Saints. Dans cette lettre, ils reconnaissaient expressément le leadership du Cheikh et sa qualité de guide spirituel de l’ensemble des musulmans. Ils s’adressaient ainsi à lui en ces termes : « A l’Eminentissime Maître Vertueux, Chef de la confrérie Qadriya (sic) et des autres voies qui mènent vers Dieu et son Envoyé, Guide spirituel des aspirants (mouridin) dans la voie droite et la Chri’a, Que la paix et la miséricorde de Dieu Le Très Haut soient sur vous…»6.

Quant aux Oulémas mauritaniens, ils ont composé d’innombrables poèmes pour chanter ses bienfaits en faveur de la créature toute entière et sa conformité à la tradition du Prophète (PSL). Un recueil volumineux de ces poèmes a été édité et publié par le troisième Cheikh Abdoul Ahad Mbacké. En somme, le caractère d’universalité de la mission de Cheikh Ahmadou Bamba commençait dès son vivant à être ressenti et reconnu hors des frontières de son pays. Mais il va prendre de l’ampleur avec le flux d’immigration de ses disciples vers les pays du monde entier.

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Cheikh Mouhammadou Lamine Mbacké, plus connu sous le nom de Serigne Bara, a vu le jour à Touba, ce fut en 1891. Frère cadet de Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké dont il est de même mère (Soxna Aminata Lô), Serigne Bara est une personnalité connue du Mouridisme et d’ailleurs.

 

Comme la plupart de ses frères, le Cheikh le confia très tôt à Serigne Dame Abdou Rahman Lô qui l’initia aux études coraniques. Après avoir mémorisé la Sainte Vulgate, Serigne Bara réalisa la calligraphie du Sainte Coran de façon impressionnante. D’ailleurs l’exemplaire présenté au Cheikh suscita sa bénédiction et son agrément.

 

Après ses études en sciences religieuses auprès de Mame Thierno Birahim Mbacké à Darou mouhty, Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké s’installa sur recommandation de Cheikhoul Khadim à Mbacké Cajoor, après un bref séjour à Sanoussi.

 

Le village de Mbacké Cajoor situé dans le département de Kébémer, dans la région de Louga du Sénégal, est un symbole historique dans l’hagiographie du Mouridisme, car c’est de là que démarra la mission du Cheikh, dans la réhabilitation des valeurs authentiques de l’Islam et du pacte d’allégeance, suite à sa rencontre avec le Prophète Mouhammed (PSL). Ce fut la naissance du Mouridisme en 1301 de l’Hégire (1883).

 

Le séjour de Serigne Mouhammadou Lamine Bara à Mbacké Cajoor est un moment repère dans sa vie, et les nombreux témoignages de ses contemporains sont révélateurs sur le charisme du Saint Homme.

 

Ainsi, nous retenons que Serigne Bara était un mystique de très grande renommée, et ses prières miraculeuses de même que ses prodiges « carâma » dépassaient l’entendement humain. Le tout témoigne d’un homme de Dieu, dont l’agrément obtenu auprès de Son Maître, se mesure à la promptitude de l’exhaussement de ses vœux.

 

Les populations le sollicitaient durant les épidémies et les périodes de sécheresse pour implorer la Miséricorde Divine.

 

Parallèlement à son pouvoir mystique, Serigne Bara était aussi un homme de dévotion. Croyant sincère, esclave de Dieu soumis à Ses lois, respectueux de ses préoccupations et n’ayant d’autres ambitions que d’impétrer Son agrément, sous les auspices de son vénéré guide Cheikhoul Khadim, Serigne Bara a bénéficié de la satisfaction de Son Seigneur comme lui aussi était satisfait de Lui.

 

Travailleur infatigable, il s’est signalé parmi les preux dans la construction de la Grande Mosquée de Touba derrière son vénéré Khalife Serigne Mouhammadou Moustapha, aussi bien par ses contributions financières que par le nombre de ses disciples envoyés sur le chantier.

 

Il était aussi un grammairien, un poète, un législateur et un juriste ; en atteste son immense production littéraire, allant des prières aux panégyriques, en passant par les litanies et les prières sur le Prophète (PSL).

 

Ses qualités morales et intellectuelles lui ont permis la prouesse de focaliser toutes les énergies de la communauté vers le développement de son terroir et du Mouridisme.

 

La floraison des daaras qu’il gérait dans la localité avec beaucoup de pédagogie en est une parfaite illustration.

 

Sur le plan social, sa générosité était proverbial et ses largesses envers les pauvres et les démunies faisaient même leur promotion au sein de la société.

 

Sa vision économiste a beaucoup contribué au développement de la culture de l’arachide ainsi que l’inclusion notable d’autres cultures industrielles comme le sisal et le coton.

 

Il rejoignit Son Maître le soir du 18 juin 1936, alors qu’il n’avait que 44 ans. Certes, son séjour sur terre a été bref, mais Serigne Mouhammadou Lamine Bara Mbacké a laissé un héritage spirituel fécond que ses héritiers assurent avec foi et célérité.

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Cheîkh Hâjj Mohammed Abdallah al-'Alawi

"Louanges à ALLAH qui nous a donné l'Islam, la croyance et les bienfaits, qui nous a élu pour suivre notre maitre Mouhammad, les grâces et la paix sur lui et sur ses illustres Compagnons.

Après avoir fait la connaissance de ce grand savant, le plus généreux des hommes le plus généreux des hommes le plus le plus pieux et le plus sage, le soleil et la lune des sciences, le bienfait de Dieu Ahmed Ibn Mohammed Ibn Habiballah, l'aimé de Dieu, souhaitons que le Seigneur le protège, l'élève et le rende heureux. Je tente toujours davantage de me rapprocher de lui pour obtenir un peu de sa joie et de sa sagesse. Hélas, si la vue de ces demeures et la nostalgie ne m'avaient pas consumé de chagrin je ne serais pas venu pleurer sur les ruines.

Allons demander des nouvelles de leurs occupants et pleurer leur disparition. Nous avons versé plus d'une larme. Tant de sentiments, l'amour les exige d'un amant, il ne faut pas lui en vouloir. Plus d'une fois mon attachement profond s'est manifesté. J'ai tant souffert avant de rendre visite au Serviteur du prophète, le guide et l'élu. Avec ses conseils j'ai pu vaincre le diable et les désirs illicites, trouvant ainsi la joie et le bonheur. Tous ont besoin de ses conseils, malgré la foule, il faut aller le voir. Il a guidé le monde et
ALLAH l'a aidé. Chassez de votre esprit toute idée malfaisante que puisse vous en éloigner.

Objet d'amour et de respect, la pluie de sa générosité apaise la soif. Heureux ceux qui vivent avec lui en paix et en sécurité. Tous mes problèmes ont été réglés par le
Cheikh que sa grandeur a élevé au-dessus de tous. Je me suis donné entièrement à Cheikh El Khadim, mes ruisseaux et mes rivières se jettent dans son océan et dans ses mers. "

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