Le comportement du mouride envers son guide est certes un garanti incontournable dans la quête spirituelle de celui-ci, néanmoins, il est d’une importance capitale pour le disciple d’embellir la nature de ses relations avec ses condisciples dans le cadre sociale et humain.

Chaque disciple a le devoir d'honorer son prochain de manière inconditionnelle sans aucune ségrégation. Cette considération entre condisciple doit être effective au point que, pour chacun, le sort de son prochain importe plus que le sien, c’est d’ailleurs ce que Cheikhoul nous recommande à travers ses paroles : « Fais de ton condisciple une priorité au détriment de ta propre personne ».

Sur ce, l'entre-aide doit être le soubassement de toutes interactivités entre disciples. Même si la personne en question est dans l'incapacité d'aider son prochain, il se doit de compatir sincèrement au mal qui lui arrive. D'ailleurs ce sentiment sincère de compassion est considéré par le Prophète Mohamed (psl) comme prémices de la foi.

Cependant, il est à bannir irrévocablement, dans les rapports entre disciples, certains types de comportement tel que la calomnie, ou bien le fait de dire du mal d'autrui dans son dos peu importe la véracité des propos tenus. Cela mène certainement à la perdition si on se réfère à Khadim Rassoul. Concernant cette attitude blâmable, Aboul Hâmid Ghazali, plus connu sous le nom d'imam Ghazali nous dit que: "celui qui passe 41 nuits d'affilée à adorer le Tout-Puissant sera déchu de l'agrément divin dont il devait bénéficier pour tous ses efforts s'il parle sur le dos de son prochain durant seulement trois heures de temps".

Toujours à ce propos, Serigne Touba, nous fait savoir également que: "le disciple qui calomnie son prochain est comme un individu qui a troué le récipient qui contenait ses bienfaits. Ses bonnes actions deviennent caduques irréversiblement".

Par conséquent, il faut nous honorer entre nous, nous entre-aider, nous couvrir les uns les autres. Ne serait-ce que pour la simple raison que chaque personne, aussi puissante ou aussi modeste soit-elle, a au moins un secret qu'elle ne voudrait qu'on divulgue pour rien au monde.

Pour ce qui est de la solidarité et de l'entre aide, ils s'agissent de devoirs pour tous croyants. Ainsi le disciple se doit de partager ses biens avec son prochain et s'abstenir de le nuire, d’autant plus que le partage n'a jamais appauvri personne; bien au contraire c'est plutôt un facteur de développement et d'élévation à tous les niveaux.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Ce qu’il y a de plus énigmatique chez Cheikh Ahmadou Bamba, c’est qu’au moment où celui-ci prédisait le Paradis, dans l’au-delà, à ceux qui lui rendait service, il était encore dans l’institution socio-éducative (Daara) de son père, en l’occurrence Mame Mor Anta Saly, et il n’avait même pas encore atteint ses dix (10) ans.

En effet, les disciples qui étaient établis chez Mame Mor Anta Saly devaient participer aux travaux champêtres de celui-ci. Personnes n’était exemptées de ces tâches et chacun devait s’occuper d’une parcelle de terre déterminée. Cependant, Serigne Massamba Diop Saam  proposa à Cheikh Ahmadou Bamba de s’occuper lui-même de leurs deux parcelles de terre, pour ainsi permettre au  Cheikh de se consacrer à autre chose que ce dur labeur, car il était certainement appelé à des tâches beaucoup plus éminentes. Suite à cet engagement à lui servir sans rien attendre en retour de la part de Serigne Massamba Diop Saam, Serigne Touba agrée l’acte de celui-ci en lui disant : « un jour viendra, où je t’offrirai des largesses dont, non seulement tu pourras jouir à ta guise, mais tu pourras également en faire profiter à n’importe qui, selon ta volonté. Et surtout, que mon jeune âge n’influe en rien ta foi en ma promesse. »

Des années plus tard, Cheikh Massamba Diop Saam est compté parmi les premiers disciples de Cheikhoul après la fondation du mouridisme.

Lorsque Serigne Massamba Diop rendit l’âme, Serigne Touba avait envoyé son frère et disciple Mame Thierno Birahim et Cheikh Issa Diène pour l’assister jusqu’à sa dernière demeure. C’est là que s’est produit un événement inédit car après la prière mortuaire, l’on ne pouvait soulever le corps du défunt pour l’amener dans sa dernière demeure. Ils y parvinrent finalement après un autre essai avec des personnes différentes, choisies parmi ceux qui étaient présents. A leur retour auprès du Cheikh, Mame Thierno et Cheikh Issa lui firent un compte rendu de ce qui s’est passé. C’est en ce moment que Cheikhoul Khadim leur expliqua ce qui s’est réellement passé lorsqu’ils se sont trouvés dans l’incapacité de soulevé l’enveloppe corporel du défunt en ces termes : « Cheikh Massamba Diop faisait partie des premiers saints, et le Seigneur lui avait accordait la prérogative de pouvoir sauver des flammes de l’enfer autant d’âmes qu’il voudra dans les six direction que sont l’Est, l’Ouest, le Nord, le Sud, les hauteurs et les profondeurs. Et c’est ce qu’il était en train de faire en ce moment. »

Il est ainsi, avéré que c’est le service qu’il a rendu à Serigne Touba sa vie durant, qui a valu à Serigne Massamba Diop Saam un tel privilège, digne d’un prophète.

Dans ce monde nul n’est plus méritant que notre vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, lorsqu’il s’agit de servir un saint afin d’obtenir l’agrément du Seigneur par le biais de celui-ci.

Il fut auteur d’un service si grandiose pour le Messager du Tout-Puissant, au point que Celui-ci, le Créateur, lui octroie un rang spirituel jusque-là inaccessible à savoir celui de Khadimou Rassoul. C’est d’ailleurs ce qui a motivé le fondateur du mouridisme à rendre grâce à Dieu dans son célèbre poème dédié au Prophète Mohammed (psl) nommé « Jazboul Khoulob » : « Shakartahoo bil khassani, bi khidmatil mahaissani… »

Cheikhoul Khadim réitèrera sa position de serviteur privilégié et éternel de l’élu le plus pur dans la plupart de ses manuscrits en exprimant de la manière la plus claire possible qu’au-delà de tous les opinions qu’on peut se faire à propos de son être, malgré toutes les ambitions qu’on a pu lui attribué, il demeurera irrévocablement au service son maître Mohammed (psl) jusqu’au paradis (« man zanani khayril khadimal moustapha, wa inani akhdîmouhoo bi moustapha… »). Ceci étant le Cheikh a également tenu à certifier qu’il reste le seul être à avoir bénéficié d’un tel honneur.

Par conséquent, c’est indubitablement une aubaine, d’être un contemporain de Cheikh Ahmadou Bamba et de faire partie de ses serviteurs, ou bien même de pouvoir lui offrir un service quelconque. De ce fait, Cheikhoul Khadim a, lui-même, catégorisé les êtres humains en fonction de leur dévouement à son service, sachant la primauté que le Seigneur lui a accordé sur Ses créatures en récompense du service grandissime qu’il a rendu à Son Prophète Mohammed (psl), comme suit: La première catégorie de personnes est composée de ceux allient le service à Borom Touba à l'adoration de Dieu: selon le Cheikh, ceux-là iront au paradis sans peines ni épreuves dans ce bas monde et dans l'au-delà. La deuxième catégorie est composée de ceux qui sont à son service mais qui ne s'acquittent pas de leurs obligations envers la divinité à savoir l'adoration : ceux-là iront au paradis certes après la mort, mais seront éprouvés ici-bas. La troisième est composée de ceux s'adonne à l'adoration de Dieu sans se mettre au service de Khadimou Rassoul: le Cheikh affirme que ceux-là sont dans un mensonge masqué. La quatrième catégorie est composée de ceux qui ne font ni adorer le Seigneur, ni servir Serigne Touba: ceux-là sont dans le mensonge dévoilé. Il faut comprendre par-là que servir Borom Touba est une obligation pour tout un chacun où qu'il puisse être.

Ce service n'est que source de réussite et de bénédiction pour quiconque s'y met. Nous pouvons prendre exemple sur les grands disciples qui étaient exclusivement à son service car ils ont été tous exaucés ici-bas et dans l’au-delà et élevés au point que l'estime de l'humanité à leur égard ne fait que s'accroître. Sur ce Cheikh Ahmadou Bamba a dit que même celui qui n'est pas musulman sera rémunéré s'il se met à son service. Cela peut être illustré par le fait que durant l’exil, certains soldats, peu importe leurs confessions religieuses, s’empressaient de lui rendre un service dès que l’occasion de se présente car à chaque fois que cela se produisait, ils en ressentaient les effets de manières immédiates, notamment par l’augmentation de grade, entre autres. Servir Cheikhoul Khadim n’est que bénéfique pour celui qui s’y engage perpétuellement, ceci, conséquemment au fait que lui-même fait la prière que tous ceux qui travaillent continuellement pour lui soient exaucés par Dieu.

Le plus impressionnant est que lui-même, Serigne Touba, se mettait à son propre service pour bénéficier de ses bienfaits. En effet un jour, il a préparé de ses propres mains une bouillie de "laydour" et a demandé aux disciples de le manger. Cela a fortement intrigué ces derniers. Cheikhoul Khadim leur dixit: " Dieu m'a fait savoir aujourd'hui que toute personne qui travaille pour moi verra toutes ses prières exaucées. C'est pour cela que je me met à mon propre service pour que mes prières soient exaucées."

Serigne Khadim Gaydel Lo Borom Ndame

Bismillahi Rahmani Rahim Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un .

Chers compatriotes Suite aux évènements survenus en la région de la Casamance le 6 Janvier 2018, nous voudrions exprimer nos sentiments de profonde compassion et de solidarité. En ces moments de grande peine, nous nous associons à la grande amertume des sénégalais de toutes obédiences confondues. Nous présentons ainsi nos condoléances à la nation meurtrie. Nous joignons à ces condoléances à nos talibes demeurant dans la région Sud du pays dont l’angoisse quotidienne est établie.

Au demeurant nous restons indignés par de tels incidents qui viennent d'endeuiller une nation indivisible. C'est une terrible épreuve ! Ainsi nous prions Qu'Allah dans Sa Miséricorde incommensurable accorde le paradis éternel aux innocentes victimes. Que les blessés recouvrent la pleine possession de leurs moyens et que les familles éplorées trouvent un confort sous Son aile protectrice.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ce carnage qui est aux antipodes de tout principe enseigné par les religions déclarées et qui heurte notre conscience collective. En effet La sourate 5 verset 32 du Saint Coran a fini de poser le caractère sacré de la vie humaine en inculquant que tuer une personne innocente équivaudrait à annihiler l’humanité entière. Aussi aucune cause ou aucun bien matériel ne saurait justifier l'exécution de ces treize personnes dans cette commune de Borofaye.

Que la faute soit imputable aux éléments d’un mouvement aux velléités irrédentistes ou qu'elle soit la conséquence des intérêts divers relatifs au bois de la forêt de Bayotte ; le constat ne change pas : Le respect de la vie humaine est indéniable et personne ne devrait y porter atteinte. Au demeurant la Casamance a besoin d’une paix définitive après trois décennies .A cet effet nous nous exhortons le gouvernement et les forces vives de la nation à ne pas laisser un tel évènement si horrible soit-il obtempérer les espoirs d'une paix durable et soutenue.

Tout en saluant tous les efforts consentis par la communauté de Sant d’Egidio dans la recherche de la paix ; en notre qualité de guide religieux à l'écoute de l'anxiété quotidienne de nos talibes de cette région Sud ; nous ne managerons aucun effort dans la recherche de la paix. Les difficultés sur le chemin de la paix sont certes nombreuses mais elles ne sont pas au-dessus de nos capacités.

Serigne Khadim Lo Gaydel

 

Au nom de Dieu le clément ; le miséricordieux. Gloire à Dieu qui a donné au Prophète Mohammed (PSL) la précellence alors que l’aïeul était encore voilé dans la boue.

Chers Talibés

De prime abord remercions le Très Haut qui nous a permis une année encore de répondre présent à ce jour de grâces et de prières. Le Mawlid Al Nabi par essence célèbre la naissance d’un Prophète qui est aussi le summum du succès pour le genre humain. Seydina Mohammed nous a légué la religion préférée de Dieu tout en la corroborant d’une Sounah exclusive dans l’optique de nous aider à réussir dans les deux mondes. Il a créé une communauté ; la Oummah Islamique qui est singulière en ce genre car brassant toutes les couleurs et toutes les races et dont le meilleur n’est autre que celui qui craint Dieu le plus.

A l’entame de mes propos je voudrai réitérer mes sincères remerciements à tous ceux qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cette nuit de dévotion ici à Touba Baghdad . Il s’agit d’abord de toutes les communautés religieuses et délégations de khalifes qui ont le fait le déplacement en ces terres. Ensuite le président de la République; le premier ministre et son gouvernement. Aussi tous les chefs de services régionaux concernés dont leur action pour le succès de cette nuit est fort louable. Je voudrai aussi remercier le ballet des délégations politiques d’horizons divers qui a défilé ces jours -ci en cette terre bénite de Baghdad pour témoigner de leur amitié et affection pour notre communauté.

Après que les principaux intervenants aient mis l’accent sur les bienfaits attachés à la célébration du Gamou; la quintessence de mes propos se résumera à trois clarifications majeures :

La première est de réitérer que cette nuit se juge à l’aune de la précellence et préséance de cet Homme de Dieu . Seydinna Mohammed (ses) est en effet la porte de la bonne guidée. Par considération pour son auguste personnage toute chose fut créée. Ainsi le Nur Mohammedien est incomparable à toute autre lumière qui soit. Au demeurant elle est la source d’où est puisée toute autre prophétie ou sainteté. Par conséquent le lion de Badr ne saurait être comparé à aucun humain car n’étant l’égal de personne . Nul doute alors si Cheikh Ahmadou Bamba décida de lui Offrir tous ses services pour s’honorer le titre de Cheikhoul khadim ; son serviteur. Toutes les bonnes qualités humaines et toutes les lumières de sainteté se retrouvent sur celui-ci qui est l’alpha et l’oméga de la création en sa substance. Je vous rappelle chers Talibés que Serigne Touba ne pouvait concevoir d’aimer autre chose que le prophète Mohammed (sws). Les anecdotes à ce sujet sont nombreuses et l’on ne retiendra que deux faits. Celui qui le vit s’excuser auprès de ses deux fils de n’avoir aucune place restante dans son cœur pour un amour paternel car son cœur étant déjà rempli de cette affection incommensurable pour l’élu de Dieu. L’autre fait subséquent de cet amour fut sa volonté à une certaine période à vouloir aller immigrer à Médine le restant de sa vie rien que pour être proche du mausolée de son Maître le Prophète. Ceci fut du reste avant que n’intervienne le décret irrévocable de l’exil. Donc réservons dans nos cœurs un amour inégalable au prophète Mohammed et ne le comparons-le à aucun autre prophète ou saint comme nous l’a enseigné Khadim Rassoul .

L’autre point sur lequel que je voulais m’appesantir fut la question posée lors du Magal à propos du devenir CFA. À ce sujet commençons par demander à Dieu de nous préserver du malheur de l’argent. L’argent n’est rien d’autre qu’un outil permettant de faire des bonnes actions de grâces pouvant comptabiliser positivement le jour du jugement. Dans nos vies personnelles divorçons d’avec l’argent Une société constamment tirée vers la recherche du gain a fortiori celui facile court inéluctablement vers sa perte. Ainsi démystifions l’argent pour vivre en paix d’avec le Seigneur. Nonobstant pour répondre directement à cette question disons que c’est une revendication légitime que de vouloir sa propre monnaie. Si telle est la volonté partagée des populations; Les gouvernants de l’UEMOA se doivent de poser le débat sur la problématique du devenir du CFA . Nonobstant le débat se doit d’être posé à un niveau intellectuel; loin des actions de spectacle comme la brûlure de la monnaie. La monnaie est une question de souveraineté et n’importe laquelle elle n’est faite que pour être domptée. Nous pensons qu’il arrivera un jour ou le fait d’avoir une monnaie propre africaine s’imposera d’elle-même aux gouvernants surtout avec la mobilité plus croissante des biens et des personnes. Mais jusqu’à ce jour sachons raison garder en maintenant cette monnaie tout en palliant aux inconvénients qu’elle pose . Car il est vrai que le CFA apporte un tant soit peu de stabilité dans les échanges du genre comparée à certaines monnaies de la sous-région toujours assujetties à toute sorte de fluctuation et d’inflation. Mais garder la monnaie ne veut pas dire Renégocier les termes de l’accord surtout relativement au fonds de garantie de cette monnaie. En effet Ces milliards dont on dit déposés à tout instant dans les banques françaises comme garantie de la stabilité pourraient être utilisés à bon escient comme crédit au développement de la sous-région. Réfléchissez à un mécanisme permettant d’utiliser à bâbord cet argent dont on dit qu’il dort dans les banques pour insuffler le développement avec un fonds.

Enfin je voudrai m’exprimer sur la stabilité sociale .Accordons nous sur le primat de base que Le Sénégal appartient à tous .Ainsi Les acteurs politiques se doivent de contribuer à apaiser le climat social. Une faillite de l’Etat ne saurait bénéficier à personne. Pour preuve Voyez le cas de la Libye. Certes on s’insurge et s’indigne devant l’esclavagisme rampant dans ce pays mais l’origine de cet fait est à trouver dans la faillite de l’Etat en ce que son autorité est devenue inexistante dans certaines régions .Au demeurant je réitère aux politiciens de ce pays de ne pas verser dans la surenchère politique; la polémique inutile ; la démagogie et les invectives. Cultivons surtout la paix pour des lendemains meilleurs.

Assalaleikoum Wa Rahmatoullah

Serigne khadim Lô Gaydel

Gamou2017

Nous assistons actuellement à un échec de toutes les théories et philosophies modernes concernant la vie en société. De la chute du marxisme au rejet du libéralisme après le recul du socialisme, nous voici face à une montée en puissance du nationalisme dans certains pays. L’échec est total. Il semble que toutes les manières de pensée la vie en communauté soient ballotées et le monde vit dans la tourmente.

Devant cette crise identitaire, il nous incombe, de nous ressourcer de la philosophie de Cheikhoul Khadim. C’est cette pensée qui prévaut quand Serigne Touba nous dit : « je vous recommande deux choses et ne leur associez pas une troisième : c’est le travail et l’adoration. Ainsi obtiendrez-vous la quiétude ». Le fait d’orienter l’individu dans la logique du travail et de l’adoration de Dieu, lui facilite, en effet, la réalisation d’un équilibre tant social que religieux.

Dans cette perspective, je vous exhorte à œuvrer dans ces deux domaines que sont le religieux et le social.

Dans le domaine religieux, redoublons d’efforts dans la voie de l’adoration de Dieu, qui a été la seule constance du Cheikh, de son départ en exil à son retour auréolé de gloire. En effet, nous vivons dans un monde que lui-même a décrit dans son poème Axiru Zaman en ces termes : « Sachez, chers frères, que vous vous trouvez à la fin du monde. Nous voyons les signes qui annoncent l’approche de la fin (…) car cette époque est la pire de toutes (…) ». Dès lors, il prescrit de se méfier des interdits de Dieu et de suivre la bonne voie tout en se repentant à chaque instant. Se conformer au comportement vertueux, tel est le caractère premier du disciple. Ainsi, quand l’ignorance et la trahison deviennent la règle ou que l’hypocrisie et l’égarement règnent en maitres, il convient de leur opposer un retour à la source pure de la Divinité.

Dans le domaine social, la pensée mouride repose sur deux piliers sûrs que sont le « kasb » ou la recherche du licite et le « khidmat » qui est le service au profit de la communauté. Le Mouride est celui qui se sacrifie pour les besoins de sa communauté. C’est l’occasion pour moi de réitérer un appel pour un engagement sans faille dans les grands travaux engagés par le Khalif général des mourides Serigne Touba Cheikh Sidy Moctar.

Serigne Khadim Gaydel Lô

 

Bismillahi Rahmani Rahim « (…) Et ne pense point qu’Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu’au jour où leurs regards se figeront. (…) »(Sourate Ibrahim verset 42).

Frères dans l’ISLAM ! EID MOUBARACK !

Ce mois béni d’Eid Al Adha communément appelé Tabaski sous nos cieux est certes une joyeuse occasion de communion et de célébration pour la communauté musulmane. Mais il donne aussi l’opportunité d’avoir une pensée pieuse pour ceux qui sont dans l’impossibilité de s’en acquitter correctement parce que justement victimes d’injustices flagrantes. Par cela je veux nommer de prime abord les musulmans de l’ethnie Rohingya du Myanmar ; sujets d’exactions affligeantes. Aussi si le monde international préfère tourner le regard ; il ne saurait être de même de tout musulman conscientisé par une morale islamique qui veuille que la voix de chaque membre de la communauté soit celle de ceux qui n’ont point de voix parce qu’opprimés du moment.

Voila des décennies que des milliers de musulmans d’Arakan sont incessamment persécutés. Leur seul tort semble être d’avoir choisi la religion bénite de Ya Ra ’ouf (Le Compatissant) ; celle-ci même qui fut transmise par celui qui a acquis la précellence alors que l’aïeul était encore voilé dans la boue. De fait, depuis l’indépendance de la Birmanie en 1948 ; le gouvernement opère urbi et orbi une opération de nettoyage ethno-religieux. Et comme conséquence d’une politique de dé-légitimation, les Rohingyas sont devenus apatrides depuis 1982. Ces derniers jours ils subissent plus que jamais toutes sortes de brutalités dont les images ont fini de causer l’émoi dans les réseaux sociaux ou les télévisions du monde. Au quotidien, ils font l’objet de violences inouïes, d’expropriations, s’ils ne sont pas privés de leurs droits fondamentaux. Ainsi ils sont des milliers à être acculés à une fuite désespérée, laissant derrière eux des maisons et des mosquées ravagées par les flammes de la haine. Qu’on y attribuât ou pas le qualificatif de génocide ; le déplorable constat est le même : Refus d’une population au sein d’un territoire riche en ressources naturelles ; marginalisation ; épuration religieuse ; ségrégation ; enfermement ; migrations forcées... Une telle situation ne peut perdurer !

Aussi nous nous joignons à l’auguste Serigne Abdou Aziz Sy de la Tarikha Tidiane pour apporter une condamnation ferme à ces exactions commises. Nous rejetons la violence perpétrée par les autorités et dénonçons vigoureusement ces massacres opérés par l’armée de Myanmar contre les musulmans Rohingyas. Au demeurant à ces opprimés ; nous apportons le message de non-violence de Cheikhoul Khadim qui prouvant quand il le fallut que dans la lutte contre l’oppression ; L’islam pouvait effectivement être un marqueur culturel servant de valeur – refuge.

Aussi nous lançons un appel solennel à la communauté internationale et aux leviers internationaux comme L’ONU pour que la bonne conscience collective prévale à ce niveau. Dans le cas échéant cette salissure laisserait une tache indélébile dans l’histoire contemporaine. Il ne s’agit pas uniquement pour l’ONU de déclarer les musulmans Rohingyas comme la minorité la plus persécutée au monde mais d’activer le conseil de sécurité comme conséquence de cette déclaration faite.

Au demeurant la lutte contre le terrorisme si noble soit-elle risque d’être embrouillée par ces injustices dont le seul constat pourrait servir d’excuse aux yeux de certains. Par « injustices » envers l’Oummah nous entendons non seulement les 58.000 musulmans déplacés en Bengladesh ou les 10.000 autres Rohingyas vivants dans des camps d’une zone de « no man’s land. » ; mais aussi le vécu quotidien des quartiers d’Alep ou la souffrance des victimes de la colonisation galopante en Cisjordanie.

Le Sénégal ; pays réputé pour sa diplomatie ne devra ménager aucun effort pour une résolution totale de ce conflit ; ne serait-ce en mettant la pression sur les institutions internationales pour une attention soutenue de ce dossier. Une telle question est d’ordre primordiale à inscrire dans le calendrier de la prochaine assemblée générale des Nations unis prévue à New York .

Par devers l’Oummah islamique ; nous lançons un appel aux pays musulmans frères de la Malaisie ; de la Thaïlande et même de l’Inde pour soulager les souffrances des frères déplacés. Cette action méritoire est du reste un devoir qui se mesure à l’aune de la sourate Al Houjourat (49/10) qui dispose : « Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu'on vous fasse miséricorde. »

En lieu et place de la haine injustifiée ; que Dieu nous fasse comprendre au monde le sens de ce verset : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un homme et d’une femme, et Nous vous avons établis en peuples et en tribus pour que vous appreniez à vous connaître. Le plus noble d’entre vous, aux yeux de Dieu, est le plus pieux. Et Dieu est Savant et bien Informé (Coran 49,13) ». Oui ! L’existence de communautés plurielles ; chacune avec ses spécificités culturelles et linguistiques, religieuses et anthropologiques n’est rien d’autre qu’une manifestation de la Puissance Infinie d’Allah.

« Allahoumma aslih li dini allazi huwa ismatou amri wa aslih li dun’ya allati fiha ma’ashi wa aslih li akhirati allati fiha ma’adi . » ( Mon Dieu améliore-nous notre religion qui est le fondement de notre existence .Améliore-nous notre au-delà vers lequel nous serons retournés)

Serigne Khadim Gaydel Lo Borom Ndame,

Fait à Touba Bakhdâd (Thies) le 6 Septembre 2017.

À tout instant, Cheikhoul Khadim s'est distingué par son dévouement perpétuel à l'enseignement de la science utile (celle qui inspire au savant la crainte de Dieu, le Créateur des serviteurs) qui se manifeste d'ailleurs par l’ouverture d’innombrables Daaras et surtout l’écriture de milliers de livres. Même lors de l’exil, il ne cessa de réitérer cet appel à l’éducation. Dans une lettre adressée à partir du Gabon à son frère Cheikh Ibra Faty, il insiste : « J’ai ordonné à tous ceux qui me suivent pour l’amour d’Allah le Très Haut le Généreux d’apprendre les principes de base, le tawhid, les lois de la pureté, la prière, le jeûne et autres obligations qui incombent à ceux qui en sont capables… ».

Même après les deux exils qui correspondent à un état de réalisation spirituelle totale, il continua tout de même à exercer ses premiers amours d’éducateur. C’est ainsi que dans un rapport d’espionnage concernant ses agissements, un administrateur colonial écrit objectivement : “ Le cheikh partage son temps entre la lecture, l’enseignement qu’il donne le plus souvent en plein air, se servant du sol sablonneux comme d’un tableau sur lequel il trace avec son doigt de petits schémas destinés à appuyer des démonstrations et à aider la mémoire de ses auditeurs ». (Lesselves, correspondance du 22 Octobre 1915.) En définitive Cheikhoul Khadim, le savant noir s’est montré inégalable dans le domaine de la connaissance. Au demeurant s’il peut en être ainsi c’est que sa science orthodoxe est des plus pures, comme il le garantit lui-même dans Jazaoul Chakour (page 45): « il m’est parvenu du Savant, une science authentique et je ne rencontre point un facteur d’affliction à ce sujet».

Il est tant que nous musulmans d’abord, africains noirs ensuite saisissons la portée de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et la plus belle des manières dont il nous a rendus fiers. De tout temps, dans l’odyssée des peuples, des personnes ont toujours été prédestinées à écrire les plus belles pages de I’ histoire. Ces individus s’immortalisent du fait de leur héroïsme ou courage, de la pertinence de leurs doctrines et préceptes ou de leurs hauts faits (...): bref du fait de leur contribution à l’épanouissement de la condition humaine. Au demeurant, il arrive que leurs actions soient si hautement méritoires que leur personnage dépasse la mesure du temps et de l‘espace pour servir dans le domaine de l’universel. C’est assurément le cas de ce Saint homme de Touba nommé Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké !

Il aura bien marqué I’ histoire du Sénégal des époques Mouhamadou Mbackiyou ! Toutefois, de par ses actions multiformes, il apporta une contribution hautement positive au rendez-vous du donner et du recevoir, se projetant ainsi au-delà de l’espace typiquement sahélien. Dés lors cette cette personne mérite plus d’être célébrée par les peuples noirs et spécialement le Sénégal.

 

Par Serigne Khadim Gaydel Lô

Au Messager d'Allah a été accordé des miracles comme aucun autre Prophète, ceci afin que les gens de tous les temps puissent être témoins du rang et de l'honneur accordés a son égard. C’est Dieu le Tout Puissant par Sa Grâce qui voulut que les pierres disent leurs bénédictions sur lui. Lorsqu’il marche une nuée le suivait pour le protéger de la chaleur. C’est aussi par la Grâce Divine que le bien aimé Messager avait une sueur tellement aromatisée que les gouttes étaient collectées par ses compagnons et utilisées comme parfum. Il en est parmi ces miracles le voyage nocturne qu'il fut le seul à accomplir, de la terre vers les cieux sur ordre de Dieu et en compagnie de l'Ange Gabriel en chevauchant la monture celeste Al Bourakh. Ce voyage de nuit comprend deux étapes à savoir Israa et Mihraj: d'abord de la Mecque à Jérusalem, où il rencontra tous les autres prophètes qu’il dirigea dans la prière, puis vers le ciel .

Serigne Touba en dira si parfaitement dans Muwahibu :

"Mahad dalala, abdal jalala, abdal jamala lil atqiya i": Ce voyage nocturne a effacé l’égarement, reflété sa grandeur, et a manifesté sa beauté pour les pieux.

"Qad qaddamuhu, izwajahuhu, wahtaramuhu , zami naqa-i": Les prophètes l’ont mis en tête quand ils l’ont reçu, ils l’ont révéré eux qui ont de la pureté.

"Wa sada fihim, wabana hanhum, wa sina hanhum bahdar liqa i": Il est noble parmi eux, il les a quitté et les a surpassé après son ascension. Le fendage de la lune, la survie de 13 ans après être empoisonné, la toile d’araignée qui couvrit la grotte lors de l’exil ou encore l’eau qui jaillit de ses mains durant le voyage avec ses compagnons, entre autres, sont encore autant de miracles qui témoignent de sa précellence devant les créatures.

 

Serigne Khadim Gaydel Lô

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