Le football et la musique dans la balance du kitâb et de la sounna (Serigne Sam Mbaye)

Le musulman doit donc, de temps en temps, tourner le dos à tous les besoins mondains et retourner à son Seigneur, pour se rappeler ce qu’il a devant soi. Cet avenir qui commence dès l’arrêt de la respiration. Vous savez que nul ne peut avoir deux séjours terrestres.

DIEU donne à chaque individu , en une seule tranche, le temps (tant de jours, tant de mois ou tant d’années) qui constitue sa vie terrestre et c’est pendant ce laps de temps que l’individu doit préparer son séjour éternel dans l’autre monde. C’est pour cette raison que le musulman doit, de temps à temps, laisser tout de côté et retourner à ALLAH.

Ce qu’il a devant soi commence, ai-je dit, dès la fin de sa vie, lorsque l’homme est couché dans son lit de mort ; à cet instant, il est certain qu’il ne lui reste plus rien de ce monde. Il sait également qu’il ne peut, non plus, rien faire, si ce n’est ce qu’on appelle “As-sadakhatin diâriya”, qui puisse le servir dans le chemin de son Seigneur. Se rappeler ces instants, constitue pour l’homme une exhortation.

Les oulémas rapportent que ce qui peut aider l’individu à se rappeler ces moments c’est :

- une fréquentation régulière et assidue de la mosquée ;

- la visite des cimetières, (pour voir ceux qu’on va inévitablement retrouver et qui sont coincés dans un petit trou où rien ne peut les aider si ce n’est l’intention ou l’action (déjà réalisée pendant la vie) ;

- avoir l’habitude de voir les personnes en agonie ;

- le lavage du mort, (remuer et retourner un corps qui ne sent plus rien et se rappeler que l’on arrivera un jour à ce stade -même si on ne sait pas quand-. Serait-il demain, cet après midi ou dans 10 ans. De toute façon on y passera.) ;

- lire le coran ;

- les assemblées religieuses, telle que celle-là, où on rappelle à l’assistance ce qu’elle n’aurait jamais dû oublier.

 

Serigne Saam Mbaye (rta)

La première obligation des musulmans, c'est, sans nul doute, d'assurer à leurs enfants une éducation islamique correcte. Un de nos amis avec qui nous discutions sur les problèmes des musulmans avait pour préoccupation majeure l'union islamique. Moi, je lui disais que cela est une bonne chose mais à mon avis, il faut d'abord éduquer et instruire les gens car, réunir des personnes non ou mal éduquées équivaut exactement à regrouper des hyènes qui te dévoreraient pendant ton sommeil. Chaque individu doit chercher à être utile à son prochain, à lui donner de sages conseils pour le sortir des ténèbres de l'ignorance et l'orienter sur la voie de Dieu. Pour quoi les musulmans sont-ils incapables de se regrouper, à l'instar des mécréants, qui forment une seule communauté. En effet tous les impies sont solidaires, ils ont un même objectif la corruption (yaxx).

Les musulmans eux ne peuvent pas créer les conditions de ce regroupement. Ils sont incapables de trouver les moyens de l'unité islamique ainsi, les corrupteurs deviennent chaque jour plus nombreux. Le musulman doit d'abord chercher à créer un milieu sain capable de changer, dans le bon sens, tout individu qui y entre, faire de sorte que celui qui vit pendant longtemps dans ce milieu ne pourra plus faire du mal. Chaque membre de cette communauté doit constituer une illumination pour le cœur de son prochain. Son comportement doit toujours inciter à aimer l'Islam, à marcher vers l'Islam, à œuvrer pour l'Islam. C'est cela le premier devoir d'un véritable musulman. Faire de sorte que tout enfant issu de ce milieu ne connaisse ni trahison, ni mensonge, ni tromperie, ni vol, ni délinquance et n'aie jamais le courage de manger le bien d'autrui doit être la première obligation des musulmans. Dieu sait très bien qu'ils sont capables de l'honorer. S'ils en sont capables mais ne font pas tout leur possible pour accomplir leur devoir, alors, ils auront une grande responsabilité et n'auront aucun prétexte demain, devant Dieu.

L'homme averti –celui à qui Dieu a donné une petite idée du temps que nous vivons-, qui comprend un peu les mutations et ce qui les motive, doit tout mettre en œuvre pour venir au secours des générations présentes et futures. C'est vrai que pour certains adultes, "il n'y a pas de feu à la demeure" car, il sera très difficile de les tenter ; ils ont fini de faire leur vie. Mais nous devons nous préoccuper des enfants qui viennent à peine de naître et qui ignorent tout de la vie, qui ne connaissent que la musique et le football et à qui on a apporté toutes sortes de jeux et de tentations pour les égarer, entacher leur foi, les éloigner du bon chemin qu'ils ne devraient jamais quitter.

Les musulmans doivent savoir qu'ils ont beaucoup de responsabilité car, il n'est pas possible de marcher sur un kilomètre sans rencontrer une assemblée dont les membres ne se consacrent qu'à des pratiques qui ne font qu'oublier Dieu. Or le pire des péchés est celui qui fait oublier Dieu, et le premier dans cette catégorie est le jeu car, celui qui est concentré sur son jeu ne se rend pas compte du temps de la prière qui est entrain de passer, celui qui écoute de la musique ne se soucie pas de l'heure de la prière qui sonne. De même, toute autre chose qui entache le cœur et se dresse entre le croyant et son Seigneur fait partie des pires des péchés. Ceux que l'on rencontre dans ces assemblées sont des personnes qui n'ont aucune morale. Sachant que ceux qui ont une bonne éducation ne sont pas nombreux, ils n'ont pas intérêt à se diviser. Ils doivent, au contraire, s'unir, se concerter, conjuguer leurs forces pour atteindre un objectif commun. C'est de la sorte que l'on peut arriver à bâtir une société saine. C'est de cette façon que l'on peut aider son enfant dès la naissance. Nul doute que tout père répondra, devant son fils, aux questions suivantes : Pourquoi ne m'avais-tu pas donné un prénom convenable ? Pourquoi ne m'avais-tu pas éduqué ? Et bien d'autres questions que je n'ai pas le temps de citer, ici. Chaque homme doit donc méditer cela et faire de sorte que demain, il puisse relever la tête à la fin de son procès. En dehors de tout cela, si tu n'éduques pas ton enfant préférant le laisser à la merci d'une société complètement corrompue par des mutations étrangères et qu'il tombe demain victime des méfaits de la société et se transforme en délinquant, tu en seras responsable pour l'essentiel. (Nous verrons plus loin l'importance d'une éducation islamique et l'aide qu'un enfant éduqué pourrait apporter à son père, après la mort.)

Lorsque le parent perd toute autorité sur son enfant, lorsqu'il n'a plus la possibilité de lui inculquer l'éducation de son choix, alors c'est là, le début de la catastrophe. Il n'existe aucune théorie au monde, aucune association ou pouvoir capable de dispenser le père de répondre devant Dieu de l'éducation de son enfant. Si maintenant des associations et des organisations se soulèvent pour prôner le droit de l'enfant, empêcher aux parents de frapper leurs enfants et donner aux voisins la possibilité d'appeler la police ou de soustraire l'enfant lorsque ses parents le frappent pour l'éduquer et l'amener à un autre lieu où il ne sera pas frappé, alors c'est au déclin de l'éducation que nous assistons. Le Prophète (s) recommande même aux adultes instruits, connaissant très bien l'Islam, de trouver toujours un "amiir", c'est-à-dire un guide, un responsable, à plus forte raison des enfants qui viennent de naître et qui ignorent tout des problèmes de ce monde. Vouloir donner une liberté à ces enfants équivaut purement et simplement à les sacrifier. ....]

Né en 1922 à Louga, Serigne Saam Mbaye est fils de Sokhna Fatou Thiam et de Cheikh Ahmadou Kabir MBAYE, le soufi du Ndiambour. Ce dernier descendant de Seydina Abu Bakr écrit dans un poéme : «le savoir et la haute fonction sont des attributs de leur descendance». Cela peut se justifier du fait que le père de Serigne Saam ordonna en 1939 à son disciple et homonyme Serigne Ahmadou Sakhir Lo d’aller à Koki pour y fonder une école coranique et enseigner le Coran et les sciences religieuses pour la seule FACE de DIEU. En 1941, Serigne Saam  avait foulé la terre de Koki pour y continuer ses études coraniques. Le destin a  fait que si Mame Cheikh Mbaye est celui qui a ordonné la fondation du Daara de Koki, son fils Serigne Saam est le premier à y mémoriser la totalité du livre sacré. Après cette étape, il commence à étudier les sciences religieuses sous la férule de son maître coranique. Il quitte Koki en 1946 sous l’ordre de son père. Il ira à saint Louis, Mauritanie, Algérie et Tunisie. De retour au bercail il passe la première partie de  son baccalauréat en 1959 et la seconde partie en 1960. Il poursuivit toujours ses études jusqu’à soutenir sa thèse de doctorat (Département d’arabe, Université de  Dakar) tout en alliant études, travail et activités parallèles dans le cadre de la vulgarisation des enseignements du Prophète (SAW) à travers ses conférences.

Serigne Saam est un conférencier prolifique dont sa hardiesse intellectuelle n’est plus à démontrer. Grâce à ses recherches approfondies et analyses pertinentes il défendait des arguments irréfutables illustrés par des exemples dont on ne peut  remettre en cause leur fiabilité.il a disserté sur plusieurs thèmes d’actualité les uns aussi brulants que les autres. De par cette contribution, nous nous focalisons sur ses interventions alliant Islam et la science. Cela nous conduira dans un premier temps à discuter sur la science en posant un certain nombre de questions :

Qu’est-ce que la science au vu de l’Islam ? Quelle est sa fin ou en quoi consiste les découvertes scientifiques ? Quelle relation y a-t-il entre celles-ci et l’Islam ?

Serigne Saam nous enseigne que les trois religions révélées sont respectivement catégorisées en trois niveaux différents selon les étapes de l’enseignement. Le Judaïsmereprésente l’éducation primaire car en ce moment l’humanité était à son enfance. A ce stade, le niveau de maturité de l’humanité était mieux adapté à  la religion juive.Quant au deuxième, le Christianisme, il correspond à l’éducation secondaire. Ici, l’humanité  était adolescente. Néanmoins, elle n’avait pas encore atteint la maturité. C’est pourquoi Dieu a envoyé un Prophète qui pouvait enseigner et guider son peuple selon leur niveau d’entendement. En ce qui concerne la troisième religion révélée dite Islam, par le biais du Prophète appelé Mouhammad (SAW) à qui le Coran a été transmis par l’ange Gabriel, appartient à l’éducation supérieure. Maintenant que l’humanité a atteint la maturité, elle ne peut plus réfléchir ou agir en dehors de l’Islam car cette religion engendre le passé le présent et l’avenir des fils d’Adam. Ce qui veut dire que cette religion encadre les actions de l’homme, répond à ses besoins présents et futurs. Cela revient à dire qu’elle a un guide illuminé (le Coran) engendrant et transcendant toute forme de science .Elle est même la source de toutes les sciences. Autrement dit, toute science émane  du Coran d’où le concept Umul Kitàb[1] (la Mère des sciences ou la Prescription mère). Le Coran  nous dit «Huwal Làzi hanzala hanlaykal kitàb minhu ayàtu mukhkamàtu hunna umul kitàbu hukhrahù mutashàbihàtu » : « c’est Lui qui sur toi a fait descendre le Livre : il s’y trouve des versets renforcés qui sont la Prescription mère… » (Coran/ S. 3. V.7). De ce verset, on y voit clairement que le Coran nous a évoqué l’existence de toutes les formes de sciences  (même si son objectif n’est pas exclusivement de les enseigner).

A titre historique, la première conférence officielle qu’il a tenue date de 1972 à Rufisque, Dakar-Seengal. Le thème s’articulait sur le Coran et la Science. Même si celle-ci a été perdue, nous avons noté qu’à travers d’autres causeries le Cheikh est revenu sur des sujets en relation avec la science et le Livre Sacrée. Il nous avertit en disant que le but du Coran n’est pas exclusivement d’enseigner celle-ci.

En introduisant sa thèse de doctorat, il dit que l’attitude de l’Islam envers la science est tout à fait claire. Les premiers versets révélés à l’Envoyé dans la grotte Hira, furent IQRA « apprend ». L’Ange Gabriel ne lui a pas dit  « prie », ni « jeune » ni « donne l’aumône » ou accompli un autre acte d’adoration mais plutôt  « apprend ». Apprendre au nom de qui ou de quoi ? bien sur Bismi Rabika, au Nom de ton Seigneur mais point au nom de la science car cela constitue deux c.hoses antagonistes. Ce qui revient à dire qu’apprendre au Nom de Dieu est bien différent d’apprendre au nom de la Science.

Quant au premier, cela nous enseigne que tout l’homme fait dans sa vie, il doit le faire au nom de Dieu, c’est-à-dire être soumis aux prescrits de son Créateur. En un mot, il agit selon le TAWHID, la WAHDA et la WAHDANIYA. Bref, il est esclave et accepte d’agir dans son environnement en alliant science et action. D’ailleurs c’est ce que Mouhammad (SAW) a pu réaliser, c’est-à-dire la fondation d’une époque scientifique moderne qui continue d’influencer l’humanité. Il a permis à «l’homme de « comprendre les miracles rationnels »(découvertes scientifiques). Aussi a-til «ouvert les yeux des chercheurs des miracles supranaturels » (la métaphysique).

C’est dans ce registre que Serigne Saam s’inscrit sans doute tout en mettant en exergue son savoir dans le but de saisir les Signes d’Allah dans Sa Création» car le Coran nous dit «waka ayyin min ayaatin fis samàwàti wal ardi yamu ruuna anlay hà wa hum anhà muhriduna : « Et dans les Cieux et la Terre, que de signes, sur quoi les gens passent, indifférents » (S.12 /V.105).

De ce verset, l’on doit comprendre qu’il est de l’obligation morale pour l’homme de méditer sur la façon dont le Seigneur a créé le cosmos. C’est cette méditation (Tafakur) sur les composantes de la nature qui lui permet d’appréhender, étape par étape le mystère ou le secret de la création.   C’est dans cet ordre d’idées qu’IQRA Bismi Rabbika trouve tout son sens, comme l’a toujours illustré Serigne Saam.  Il disait que tout ce que l’homme voit, il doit y voir son Seigneur en décortiquant la sagesse (Hikma) qui s’y rattache comme le disait Abu Bakr As Sidikh « avant d’observer une chose, j’y vois Dieu, en l’observant aussi j’y vois la GRANDEUR du Seigneur  et après l’avoir observé et ceci perpétuellement ».

Contrairement à ce que nous venons de dire, le deuxième cas consiste à apprendre au nom de la science, une science qui pourrait nous mener à la perdition car s’orientant sur le matérialisme ou la matière et souvent ayant comme but de détruire. Ce qui nous renvoie à cette affirmation de François  Rabelais « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Donc cette science n’est pas utile et pourrait être à l’origine de plusieurs tragédies qu’a traversées l’humanité : les deux guerres mondiales, l’utilisation de certaines armes à destruction massive, la question du nucléaire, une probabilité d’une troisième guerre mondiale…

Selon Serigne Saam, cette science devient nuisible à l’humanité vue que celle-ci  en est même victime comme susmentionné. Par obligation morale, l’homme doit s’en détourner et rechercher la science jugée plus utile et avantageuse à ses semblables. C’est pourquoi le Prophéte disait « utbul hilmi walaw bi Chii’n » : «  Soyez à la recherche du savoir jusqu’à aller en chine ». Serigne Mame Cheikh Ibn Serigne Saam nous a bien clarifié ce hadith à travers ses interventions. Un jour, il nous dit que lorsque l’Envoyé tenait ces propos, il était en Médine ou à la Mecque pour enseigner la science dite religieuse (tawhid, fiqh et Tasawuf). Donc il ne poussait pas à ses compagnons pour aller apprendre la science religieuse mais attirer leur attention sur l’existence d’autres sciences utiles émanant du Coran. C’est dans cette optique que Serigne Saam dit le musulman doit savoir tirer profit de toute science, il doit s’ouvrir à toutes les portes de savoir, naturelles ou métaphysiques.

De cet acabit, il nous enseigne que certains phénomènes naturels (l’orage, l’érosion côtière, la déforestation et certaines découvertes scientifiques…), même s’ils semblent négatifs ou désavantageux, comportent bien des avantages pour les fils d’Adam. Mais cette sagesse (Hikma) n’est malheureusement pas décryptée par le commun des mortels.

Dans ce sillage, il met en exergue le tonnerre. Rappelons que dans le Coran, on y trouve un chapitre consacré au tonnerre (la Sourate 13 Ar Ràd). Au cours d’une conférence, il  nous fait comprendre que même si le tonnerre crée des ravages en détruisant des bâtiments, brulant des forets et créant des dégâts matériels qui pourraient couter des centaines de milliards, et parfois inestimables, il faut aussi savoir qu’il constitue un mal nécessaire car ses avantages sont forts nombreux.

Selon Serigne Saam, la tombée du tonnerre suit un long processus par lequel il se mélange avec certains éléments de la couche atmosphérique et transforme certaines composantes. Il nous dit que l’atmosphère est composée de 80% d’azote (A). Ce qui veut dire que tous les autres éléments ne représentent que  les 20%.

L’Azote est défini comme un corps simple gazeux inodore (pas d’odeur), incolore (pas de couleur) et non toxique (qui ne constitue pas de poison). D’après nos recherches, l’azote a été ostracisé par le grand chimiste britannique Daniel Rutherford (1749- 1819) en 1772 et il a été reconnu par le Français Antoine Laurent Lavoisier en 1776. Il est dit que l’azote devient liquide à -210, 01 degrés Celsius et bout  à -195, 79 Celsius et sa masse volumique est de 1,251 g/l à 0 degré Celsius.

Compte tenu de tout cela, Serigne Saam nous revient dans la même conférence, en nous disant que lorsque le tonnerre tombe, sa température est de 30.000 degrés Celsius. C’est cette chaleur ardente qui fait que  l’azote se mélange avec  l’oxygène. Ce mélange donne l’oxyde d’azote qui produit le nitrate (sel de l’acide nitrique). C’est ce nitrate qui entraine la maturité des plantes, des légumes, fruits et de tout ce qui pousse sur terre. En guise d’illustration le Coran nous dit : « Et le tonnerre chante Pureté par Sa Louange, et aussi les anges, par crainte de Lui. Et il envoie les foudres, puis il fait qu’elles touchent qui Il veut. Or ils disputent sur Dieu alors qu’il est fort en fait de puissance ! » (Coran-Sourate 13 verset 13).

Maintenant que les scientifiques sont fort conscients de l’importance du tonnerre et de ses dégâts. Il serait important de maintenir ses avantages mais surtout de s’atteler aux explorations qui pourront aboutir à des inventions pouvant contrer la foudre. C’est dans ce sens que le PARATONNERRE[2] fut créé par Benjamin Franklin[3] en 1752. Ceci constitue la première étape.

C’est plus tard en 1920 qu’on assiste à la seconde étape. Serigne Saam nous explique les tenants et les aboutissants de cette phase. Il nous dit qu’un jour la foudre s’était abattue sur un arbre qui se trouvait à quelques 30 mètres d’une maison où vivait un scientifique. Ceci avait causé d’énormes dégâts et pertes matérielles car le tonnerre avait fait disparaitre toutes les branches de l’arbre. De la même manière, il entra par la fenêtre et fait éruption dans la chambre à coucher en brisant le miroir et causant autant de dégâts.

Par la suite, le scientifique eut l’idée de collecter toutes les pièces en étudiant les moindres détails en relation avec les dégâts causés par la foudre. Ceci l’a beaucoup aidé à maintenir les acquis de la première étape tout en poursuivant ses recherches qui ont conduit à d’autres inventions permettant de renforcer les premiers travaux liés à la foudre.

En dehors du tonnerre, Serigne  Saam a aussi évoqué d’autres phénomènes naturels tels que la rotation solaire, lunaire et la position des étoiles (on aura à développer ces parties prochainement). De la même manière, il a mentionné des découvertes scientifiques que le Coran avait enseignées depuis belles lurettes. Aussi nous a-t-il parlé des scientifiques  qui sont convertis en Islam après d’énormes preuves à travers leurs expériences personnelles. Parmi eux, on peut citer Neil Armstrong, le premier à marcher sur la lune, Maurice Bucaille. Ce dernier écrit un livre ; la Sciencela Bible et le Coran que Serigne Saam avait l’habitude de citer ce livre en nous montrant comment certaines découvertes scientifiques sont plus en phase avec le Coran qu’avec la Bible

A suivre….

Mamadou GAYE SAAM, Professeur d’Anglais/ Lycée de Diamniadio

Doctorant-Chercheur au département d’Anglais, UCAD

Chercheur, écrivain et conférencier sur la Vie et l’œuvre de SERIGNE SAAM

Chargé de traduire les conférences de SERIGNE SAAM en Anglais.

 

Serigne Pape Sall adresse des remerciements aux acteurs et invités à la journée Serigne Sam MBAYE 2018 

Ce 14 mars 2018 est la date commémorative du rappel à Dieu de Serigne Sam Mbaye. Voilà 20 ans jour pour jour que disparaissait l’éminent intellectuel sénégalais, l’éveilleur des consciences, l’instituteur, le proviseur, le professeur-universitaire, l’éducateur, le formateur, l’islamologue, l’Imam-prédicateur, l’érudit, le guérisseur de la maladie des âmes, le rénovateur, le guide religieux, le soufi authentique, le calife etc. Et pourtant son discours reste encore plus que d’actualité ! Il n’est pas rare en effet, que l’on soit souvent interpellé à ce propos car, pour beaucoup de sénégalais, Serigne Sam Mbaye est encore vivant du fait justement l’actualité de sa pensée et surtout de la dimension prospective de sa vision du monde.

Quelqu’un a appelé, en 2016, dans une radio de la place après avoir écouté une conférence de Serigne Sam Mbaye qui s’y passait pour leur dire : « Que Dieu prête longue vie à votre invité de tout à l’heure. Il était juste excellent en pointant du doigt là où ça fait véritablement mal dans notre société actuelle ! », croyant qu’il est effectivement vivant. Et pourtant, la conférence en question datait de 1989. Cela donne sans nul doute raison à l’écrivain sénégalais Birago Diop qui disait, dans les « Les Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, que « ceux qui sont morts ne sont jamais partis : Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire, ils sont dans l’ombre qui s’épaissit. Les morts ne sont pas sous la terre : Ils sont dans l’arbre qui frémit, Ils sont dans le bois qui gémit, ils sont dans l’eau qui coule, ils sont dans l’eau qui dort, ils sont dans la case, ils sont dans la foule : les morts ne sont pas morts ».

 Appliqué à Serigne Sam Mbaye, l’on peut dire sans risque de nous tromper que Birago Diop avait effectivement raison : « les morts ne sont pas morts » surtout lorsqu’ils sont perpétués par l’œuvre colossale qu’ils ont laissée derrière eux. Des anecdotes de ce genre, nous en avons un paquet. Serigne Sam Mbaye c’était aussi cette personnalité transversale, ce médiateur social, ce trait d’union entre les communautés religieuses islamiques du Sénégal bref, l’homme de consensus qui ne mettait en avant que l’intérêt collectif des musulmans, ce qui lui valut d’ailleurs un respect et une très haute considération de la part de ses contemporains. La présente contribution met l’accent sur la transversalité de l’homme non sans revenir brièvement sur l’historique de ses conférences.

Des causeries aux conférences

Malgré son appartenance à la grande famille MBAYE de Louga et une descendance glorieuse le reliant à celle d’Abu Bakr[[1]]url:#_ftn1 , Serigne Sam a consacré toute sa vie à la recherche de la connaissance, à l’enseignement et à donner des conférences partout où son expertise était sollicitée. A chaque fois qu’il était invité à animer une conférence, sa seule condition était « est-ce qu’elle sera enregistrée ? ». Si la réponse est affirmative, alors rassurez-vous qu’il sera de la partie. L’intérêt qu’il accordait à ses conférences faisait qu’il était souvent reconnu et considéré communément comme islamologue et conférencier sénégalais. Sa dimension dépasse cependant, et de de loin, ces considérations profanes. Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution qui se propose plutôt de revenir sur sa transversalité dans un contexte fortement marqué par une certaine configuration de l’Islam confrérique sénégalais.

 

De ce fait, aussi longtemps que l’on puisse remonter dans le temps, il ressort de nos diverses investigations portant sur l’origine et l’historique des conférences, que Serigne Sam les a entamées au tout début des années 1970, sous forme d’abord de « causeries », dans la grande cour de la demeure son illustre père Mame Cheikh Mbaye sise au quartier Santhiaba de Louga. A l’époque, Baye Sam résidait à Saint-Louis où il avait une école arabo-islamique dans laquelle il donnait des cours, majoritairement, à des intellectuels déjà insérés dans le système formel de l’administration publique. En guise d’exemple, Maguette Diouf, ancien ministre des mines et de l’énergie du Sénégal, par ailleurs frère de l’ancien Président de la République Abdou Diouf, faisait partie entre autres de ses élèves.

La proximité entre les deux localités faisait qu’il était souvent à Louga les week-ends auprès de sa famille après de longues années d’absences passées entre la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte durant la période de sa quête perpétuelle de connaissance[[2]]url:#_ftn2 . C’est la raison pour laquelle il ne ratait aucune occasion pour se rendre le plus fréquemment possible à sa ville natale où il était toujours attendu par les fidèles du fait de ses pertinentes analyses sur des questions aussi diverses que variées touchant particulièrement les domaines religieux et sociaux. Une des personnes interrogées nous renseigne « il était un véritable éveilleur de conscience et les gens s’impatientaient qu’il rentre les week-ends ». La plupart de ces discussions à l’époque étaient juste des conversations informelles sous forme de questions-réponses dont il était tout de même le maitre d’œuvre. Sa première conférence publique connue date de 1972 et portait sur le thème Islam et la science. Elle était tenue à Rufisque et avait même été enregistrée quoique perdue dans la foulée.

 

Par ailleurs, le plus vieil enregistrement audio retrouvé de Serigne Sam Mbaye date de 1974. Il s’agit d’une causerie tenue dans la cour même de sa maison sise à Santhiaba sur l’ouvrage de son illustre frère et ami Serigne Ibrahima Mbaye, qu’il a d’ailleurs succédé au califat de Mame Cheikh Mbaye en 1993, dont le titre était justement Mursidul khayr’aan fi karaa maatti Ar-rabbaani Ahmad As Saghir traduit littéralement le Guide du perplexe sur les prodiges de l’éducateur Ahmad Saghir. Cette causerie est (pour le moment) le plus ancien enregistrement retrouvé de Serigne Sam Mbaye, titré et daté dans lequel il évoque, devant une assistance composée essentiellement de disciples de la famille, les miracles de son illustre père Mame Cheikh Mbaye tels que déclinés par l’auteur.

 

Cependant il ne faudrait pas perdre de vue qu’il avait déjà commencé à animer, chez lui, des causeries à l’occasion de la célébration de la nuit de la naissance du Sceau des Prophètes (PSL). Ce fut un moment très attendu par les fidèles. Le public qui venait l’écouter raconter l’histoire des Prophètes (ASW) avec une aisance jamais égalée en sus d’une maitrise parfaite de la Sirra, ne cessait de s’agrandir au fil des années. Tenue (la causerie) d’habitude dans la véranda de la maison, il a été finalement obligé de sortir dans la cour plus prompte à accueillir les centaines de fidèles qui venaient l’écouter disserter sur la vie et l’œuvre du Prophète Mouhamed (PSL). La forte affluence notée dans son domicile chaque année à l’heure de la causerie, l’obligea encore une fois à délocaliser la conférence hors de la maison dans un endroit plus spacieux. De concert avec son grand frère Serigne Ibrahima Mbaye qui était à l’époque le calife de la famille, ils ont décidé désormais de les tenir dans l’esplanade de la grande mosquée de Mame Cheikh où il animait, jusqu’à son rappel à Dieu en 1998, les conférences dédiées à la nuit du Maouloud.

 

Serigne Sam Mbaye avait commencé de ce fait par les causeries et les Gamou avant d’entamer, ce que l’on pourrait appeler, le cycle de ses grandes conférences islamiques qui le mèneront un peu partout à travers le monde (Gabon, Italie, France, Etats-Unis, Maroc, Espagne etc.). D’après nos recherches, les premiers à lui demander de faire des conférences pour eux furent la communauté Tidiane avec laquelle il entretenait d’excellentes relations et comptait beaucoup d’amis[[3]]url:#_ftn3 . Cette dernière avait en effet une longue tradition en matière d’organisation de conférences en termes notamment de préparation (planning, cadre d’accueil et sujets d’exposés), contrairement aux autres communautés qui avaient d’autres méthodes d’animation et de vulgarisation. Les tidianes étaient alors les premiers à le convier à leurs rencontres et à l’engager pour des conférences sur des sujets se rapportant le plus souvent à la position de l’Islam sur certaines questions d’actualités. Ils s’intéressaient plus à la dimension intellectuelle de l’homme.

C’est par la suite que les mourides, eux aussi, commencent à l’inviter à leurs rencontres afin qu’il leur parle de leur guide et de l’histoire de leur confrérie vu la relation étroite qu’il y avait entre Serigne Touba et Mame Cheikh Mbaye Kabir. Pour rappel, Mame Cheikh Mbaye a fait une bonne partie de son apprentissage religieux auprès de Cheikhoul Khadim avec l’aval de son grand frère Serigne Abdoulaye Mbaye. Différentes formes d’alliances existent entre les familles Mbaye de Louga et Mbacké de Touba. Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution. Il faut retenir du reste, que les mourides qui ont très tôt reconnu chez Serigne Sam des talents d’orateur hors-pair ainsi qu’une parfaite maitrise des sujets qu’ils lui demandaient de traiter sur des thématiques aussi diverses que variées portant sur la voie mystique (soufisme), l’histoire du mouridisme, l’itinéraire spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba, les signes annonciateurs de la fin du monde (aaxiru zaman), le Tawhid, le Fiqh entre autres sujets, ne le lâchèrent plus. L’une des conférences qui ont le plus renforcé sa communion avec la communauté mouride fut sans nul doute celle animée au siège de l’UNESCO à Paris en 1979, lors des journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba.

Serigne Sam était monté au créneau pendant plus d’une heure, en français, à parler du soufisme dans sa globalité et surtout de la dimension mystique de Cheikhoul Khadim et, plus de deux heures de temps, à répondre aux diverses questions de l’assistance en wolof, craie à la main face au tableau, tel un professeur devant ses élèves. Par la suite, il sera engagé par Cheikh Abdoul Ahad pour la traduction en français de plus d’une vingtaine d’ouvrages du Cheikh dont le Massalik Al Jinan traduit en 1978. L’amour qu’il avait des livres lui a valu le surnom de saahibul kuttub (l’ami des livres). Outre les Tidiane et les Mourides, Serigne Sam était également fréquemment sollicité par la communauté Ibaadu Rahman dont il connaissait la plupart des têtes de fil au Sénégal pour avoir, non seulement cheminé avec eux dans les pays arabes, mais aussi rencontré au sein de l’Union Culturelle Musulmane avant son éclatement dans les années 1978. En 1989 au quartier Carrière de Thiès, il avait animé pour le compte de cette communauté islamique une conférence, ô combien intéressante et pleine d’enseignements, sur le thème de l’entraide entre les musulmans (Al Muhawuna). Il était tellement percutant durant son exposé que l’assistance avait du mal à contenir sa joie et sa satisfaction, ne cessant d’exalter ALLAH (SWT) à chaque fois que le conférencier mettait l’accent sur les maux véritables qui gangrènent la communauté musulmane ou encore sur l’Omnipotence, l’Omniprésence, l’Omniscient et/ou le caractère Absolu d’ALLAH (SWT). Comme il avait l’habitude de le dire, « lorsqu’une parole émane du tréfonds d’un être, elle n’aura pour réceptacle qu’un cœur purifié d’une personne pleine de sagesse » !

 

Si Serigne Sam avait cette envergure et cet aura dans la plupart des communautés musulmanes du Sénégal, c’est parce que ses propos ne sortaient point des enseignements de Dieu, du Coran et de la tradition prophétique. Il était un homme transversal et l’assumait pleinement. Ces propos tenus en 1996 lors d’une conférence qu’il animait à la Sicap l’attestent de fort belle manière : « C’est vrai que j’ai cité beaucoup d’érudits, de savants et de guides spirituels lors de la conférence. La raison est simple. Je dirai tout le bien de ce que je sais d’eux parce que je parle au nom de Dieu. Tous les hommes de Dieu qui sont des modèles dans la religion, je les prends toujours, autant qu’ils soient, comme des exemples à ériger en référence en faisant fi du reste de leurs appartenances confrériques ou d’écoles ». Une telle démarche de sa part se comprend aisément parce que Serigne Sam a toujours prôné pour le rassemblement des musulmans même si cela, de son point de vue, devrait être précédé par une union sacrée des cœurs car pour lui, « regrouper une communauté d’hommes sans foi, c’est comme regrouper une meute de chacals ou de hyènes. Tôt ou tard ils finiront par te dévorer si tu dors ». Il a su être une sorte de trait d’union voire un médiateur entre les différentes communautés religieuses sénégalaises, et cela, grâce à sa transversalité légendaire. En somme, Serigne Sam Mbaye était tout simplement un « bienfait » communautaire car, comme le stipule à juste le Saint Coran « Inal fadlā bi yad lilaahi ».

Hommage à Serigne Dame SEYE, Serigne Mouride FALL et Baye Serigne MBAYE

Nous ne pouvons terminer cette contribution sans pour autant remercier ces personnes qui ont très tôt eu l’intelligence et la présence d’esprit d’enregistrer les conférences et autres causeries de Serigne Sam Mbaye de 1974 à 1998 (sa dernière conférence avait eu lieu le samedi 07 mars 1998 à Dépal Mbaye, village fondé par Serigne Abdoulaye frère ainé de Mame Cheikh, une semaine exactement avant son rappel à Dieu). Quel que soit le lieu où Serigne Sam était invité à animer une conférence sur le territoire national, tant que sa santé et sa disponibilité les lui permettaient, Serigne Dame Seye, fils de Serigne Abdou Maname Seye, le suivait pour immortaliser ses propos. Pour ce qui est de l’international, Serigne Sam prenait toujours le soin de lui rapporter les versions originales des enregistrements de ses conférences faites à l’extérieur du Sénégal. Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Sam en 1998, lors d’une émission commémorative sur la radio Kaolack, il déclarait détenir plus de huit (800) cassettes en bande magnétique contenant différentes conférences de Serigne Sam Mbaye. Une étude plus poussée nous a permis de répertorier environ six cents différentes conférences de Baye Sam tirées et datées.

 

Il existait une véritable complicité entre les deux hommes et d’ailleurs, Baye Sam ne l’a devancé au paradis que de 10 mois (il est décédé le 14 janvier 1999 dans un accident de voiture au 17ème jour du mois béni de ramadan coïncidant à la célèbre bataille de Badr sur l’axe Touba – Dakar en provenance de la ville sainte). Qu’ALLAH le Tout-Puissant lui accorde Sa Grâce et Sa Miséricorde et l’élève au rang de ceux qui ont dignement accompli leurs missions sur terre avec dévotion et rigueur ! Nous ne pouvons pas non plus oublier Serigne Mor Talla Fall, plus connu sous le nom Mouride FALL, commerçant à Sandaga pour qui, nous ne cesserons de prier afin que DIEU lui prête une longue vie auréolée de succès et surtout d’accomplissement parfait de ses différentes missions. C’est lui qui a filmé la plupart des vidéos de Serigne Sam. Nous prions également pour le repos éternel de l’âme de l’Imam Abdallahi Mbaye Marèma (plus connu sous le nom de Baye Serigne Mbaye Marèma Ndiaye), petit frère, proche, compagnon et ami de Serigne Sam rappelé à Dieu ce 03 mars 2018 à Louga. Il avait été un des plus vaillants témoins de l’histoire et une source intarissable de savoirs pour nous qui faisons des recherches et investigations sur Serigne Sam Mbaye dans le cadre d’un ouvrage que nous nous proposons de publier bientôt, s’il plait à Dieu, revenant de long en large sur la vie et l’œuvre de cet homme multidimensionnel. Nous nous inclinons devant sa mémoire et prions ALLAH Le Très-Miséricordieux de l’accueillir dans Ses plus illustres Paradis.

 

M. Abdoulaye CISSE, Sociologue.

Chercheur - Psychologue-conseiller

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Yaw miiy rambaac di jaxasé Nitt ñi....Yaw miiy lékk Riiba....Yaw miiy Atté luduul dëgg....Yaw miiy loor saay dëkëndo....Yaw boroom xam-xam bi saay waax wuteek say jëff......Déggluul Serigne Sam Mbaye mu waax la niggaay dékké Yawmaal-xiyaam

Serigne Sam Mbaye : Léraal ci Takk "Térré" ak Nan wala Sango "Safára"

L'importance de la priere sur le prophéte mouhamed (psl)

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