Serigne Fallou Souhaibou témoignage sur Serigne Saliou

Documentaire sur la vie et l'oeuvre de Serigne Salihou MBACKE

Cinquième Khalife de la confrérie Mouride, Serigne Saliou Mbacké est connu pour son attachement à l’enseignement religieux transmis à travers ses daaras. L’un d’eux, Ndiouroul, a été fondé en 1938 par le saint homme. Dix ans après son rappel à Dieu, ce lieu du savoir continue de former des talibés, des filles et des garçons sur les préceptes de l’islam.

Situé sur la route de Taif, à l’est de Touba, Ndiouroul regorge en son sein filles et garçons en quête de savoir. Le responsable du daara est Serigne Bassirou Mbacké, ibn Serigne Saliou.

Coté organisation, les normes y sont strictes. Le logement des garçons et des filles sont séparés. Et, Serigne Saliou Mbacké veiller à ce que les garçons n’entrent pas là où logent les filles, et inversement.

Serigne Malick Diène est le Djeuwrigne du daara. Celui qui a côtoyé le vénéré Serigne Saliou Mbacké se rappelle le jour où le saint homme s’est mis en colère. « Avec la structuration du daara, les logements des filles et des garçons sont bien séparés. Garçon ou fille, personne n’a le droit de fréquenter le logement du sexe opposé. Mais un jour, le Khalife est tombé sur un jeune talibé dans le logement des filles. Sur le coup, il a ordonné que le jeune soit bien corrigé, malgré son attachement aux enfants. Une décision qu’il n’avait pas prise de gaieté de cœur. Mais, il l’avait fait pour montrer aux autres talibés qu’il ne tolère pas que les garçons et les filles se mélangent », se souvient le Djeuwrigne de Ndiouroul.

Selon lui, le marabout avait pris cette décision malgré lui. Mais, il voulait montrer aux autres talibés que pareils actes ne doivent être posés. « Ce jour-là, il avait réuni tous les talibés pour leur expliquer le pourquoi de son ordre de corriger l’outrecuidant talibé. Un acte qui témoigne de la dimension humaine et sociale du Khalife (…) », renchérit Serigne Malick Diène.

Ndiouroul, lieu de retraite spirituelle préféré de Serigne Saliou Mbacké

Si le daara de Ndiouroul représente un haut lieu de savoir, il faisait également office de lieu de retraite pour le cinquième Khalife de Bamba. Le saint homme y séjournait pour avoir du temps, assailli qu’il était à Touba. Mais, rien n’y fait. Les lieux ne désemplissaient pas. Les disciples venaient de partout pour le voir. « Pendant son Khilafat, à chauqe fois qu’il était assailli à Touba, c’est ici qu’il se réfugiait. Et même ici, il avait des difficultés pour se reposer. La maison ne désemplissait pas, les talibés venaient par centaine », ajoute Serigne Ahma Touré.

Certains d'entre nous ont vu ou entendu le discours de Serigne Saliou lors du Magal 1995. En résumé, il disait : " A mes frères serviteurs, je vous recommande de revenir à Dieu. Moi même, je demande pardon à Dieu." En cela, les larmes envahissent son visage si bien qu'il devient méconnaissable. Étonnant comportement venant d'un homme de son rang et surtout pendant un jour de fête où tout le monde est plongé dans une allégresse totale! Quel message peut on en lire de ce comportement si étrange de Serigne Saliou ? Est-il coupable de quelque chose ? La cause n'est rien d'autre que son amour pour l'Essence divine, uniquement parce qu'il est un Seigneur Unique et sans associés.

Serigne Saliou n'a jamais perdu de vu que Dieu est notre Divinité et notre Seigneur adoré à bon droit. Voilà la raison pour laquelle il nous disait très souvent manifestons notre reconnaissance à Dieu ( sant Yalla) pour les faveurs dont Il nous gratifie, demandons Lui le pardon( Tuub) et craignons son châtiment dont Il nous menace à cause de notre négligence dans l'acquittement de Ses droits. Ne vois-tu pas combien cette génération diffère de façon évidente de celle qui se prend pour Dieu.

Je me rappelle encore cette matinée du 22 février 1994 où j'étais parti lui rendre visite ( ziarra); lorsque son entourage repoussait les gens alors que j'étais assis sous ses pieds, Serigne Saliou disait : "laissez les, ils ne sont pas du bétail... C'est des êtres humains". Quel sens du respect profond à l'être humain !

Par Serigne Mouhammadou Moustapha Diop

Sant Serigne Saliou : Comment les ndongos expriment leur joie

Rarement perte humaine n'a été profondément ressentie comme la disparition du Vénéré Serigne Saliou Mbacké, survenue dans la nuit du 27 au 28 décembre 2007. C'était un jour obscur, morose et couvert d'un nuage de tristesse et d'amertume. Tout le monde est informé de la triste nouvelle, soit très tôt par une communication de bouche à oreille, soit plus tard par les ondes de toutes les radios qui diffusaient le message entrecoupé d'émouvant récital du coran. Chacun était au courant mais chacun refusait de croire à la vérité : l'Eternel Serigne Saliou a disparu loin de nos yeux ! Une véritable foudre qui s'abattait sur les coeurs !

En moins de vingt quatre heures Touba, la ville sainte accueillit une foule monstre qui venait se recueillir devant la lumière de Serigne Saliou. Des bousculades, des cris, des transes, des chants, des crispations? tels étaient les sentiments les mieux partagés ce jour là sur la Terre de Touba, qui plongeait déjà dans une totale confusion. Chacun sentait au plus profond de soi-même un vide, un dépeuplement, un manque qu'il ne pourra jamais combler. On considérait avec commisération les enfants comme les grands perdants ou les orphelins les plus dépossédés. Mais les plus avertis savaient que ce nuage de douleur allait vite dissiper. Car Serigne Saliou n'était pas mortel mais éternel, pour le coeur de celui qui est éclairé ! En effet, Serigne Mouhamadou Lamine Diop « Dagana » avait magnifié en ces termes la venue au monde de Serigne Saliou en 1915 à Diourbel : « Que Dieu en fasse un soleil éternel dans le ciel de son époque, effaçant ainsi la face obscurcie de celle-ci ».

Il n'existe pas un jour ou une nuit dont on ne se souvient pas de Serigne Saliou, en prononçant son nom ou en magnifiant son oeuvre, un patrimoine gigantesque. L'annonce de son nom fut communiquée pour la première fois à Serigne Mouhamadou Lamine Diop « Dagana » par son Vénéré père Serigne Touba : Aççâliha ! Un nom qui était l'étendard même de sa mission. Donc le pur, le probe, ou encore le vertueux Serigne Saliou avait fait de sa vie une adoration exclusive de Dieu et une observance sans faille des préceptes de l'islam, jusqu'à devenir un exemple universel pour toute la génération de son époque. Cet homme de Dieu était alors investi pour assurer la pérennité de l'oeuvre grandiose de Serigne Touba Khadimoul Rassoul. Ce dernier avait même annoncé dans l'un de ses khassaides que c'est Serigne Saliou qui parachèvera ses oeuvres et ses nobles intentions.

Serigne Saliou Mbacké a fait l'unanimité sur un point : un homme de Dieu d'une sainteté inégalable ! Sa pureté de coeur, son détachement des mondanités terrestres et son amour constamment renouvelé à Dieu, avaient fait de lui le point focal de l'humanité vers lequel convergeaient tous les bienfaits. Toutes les personnes de races, d'ethnies, de nations et même de religions différentes lui vouaient une révérence pour ce qu'il était. Tout le monde était convaincu et convenu de son statut d'homme multidimensionnel pétri de foi inébranlable en Dieu. C'est ainsi qu'on lui concédait volontiers les termes d'adorateur de Dieu, d'éducateur, de guide, de fédérateur, de bâtisseur, d'acteur de développement, pour n'en citer que ceux-ci.

Avez-vous vu ou entendu un dirigeant ou un chef quelconque qui a réalisé des travaux pour l'épanouissement et le bien être de sa communauté durant son règne sans gaspillage ni détournement si minime soit-il ? Oui c'est bien Serigne Saliou 5ième Calife de Serigne Touba fondateur du mouridisme. En seize ans seulement, le Vénéré Serigne Saliou a entamé et terminé de grands travaux à l'envergure d'un Etat souverain. Il était rigoureux dans la gestion des deniers de Touba, la ville sainte des mourides. Après sa disparition, son fils Serigne Moustapha Saliou a fait un acte plus que symbolique qui servira de leçon à tout gouvernant soucieux de transparence et de bonne gouvernance. En effet, Serigne Moustapha Saliou avait fait un « transfert de documents et désengagement » sur tous les fonds et biens que son défunt père gérait sous le couvert de Serigne Touba, au 6ième Calife Serigne Mouhamadou Lamine Bara Falilou Mbacké, en mars 2008. En résumé, Serigne Saliou avait fait des réalisations d'un coup global de plus de quatre milliards de Francs CFA et avait légué à la communauté Mouride un montant de plus de seize milliards de Francs CFA. Quel bel exemple pour les générations futures ! Quelle belle mission accomplie !

L'investissement humain le plus productif est sans nul doute l'éducation et la formation, et Serigne Saliou Mbacké a joué un rôle remarquable dans ses secteurs de développement durable. Il est rare ou peu connu dans le monde de voir des enfants et adultes de tout âge pris entièrement en charge dans des centres de formation et d'éducation. En effet, Serigne Saliou Mbacké avait fondé à travers tout le pays 28 centres d'éducation et de formation communément appelés « daara » internant des milliers d'individus à qui il assurait nourriture et couverture gratuitement. Son oeuvre est immense et colossal tant sur le plan éducationnel qu'économique. A son époque, il était le premier producteur d'arachide et de mil au Sénégal voire l'Afrique, car son vaste champ de Khelcom d'une superficie d'environ 50 000 hectares était un véritable grenier pour le pays.

En somme, Serigne Saliou Mbacké était un homme d'une dimension spirituelle incontestablement supérieure. Il était un véritable fédérateur qui rassemblait autour de lui des personnes d'origines diverses. Il a éduqué, dressé voire façonné des milliers d'hommes, des enfants surtout, à travers ses « daara » uniques en son genre. Les pensionnaires de sa grande et haute cour pédagogique n'ont jamais à envier les autres qui ne l'ont pas fréquenté. Il faisait l'unanimité et nul n'ignorait sa magnanimité. Il avait la suprématie de sauver à distance, le coeur même d'un individu en réticence. Les témoins sont patents comme le soleil levant : Serigne Saliou était une utilité publique.

Je me rappelle du premier jour où j'ai vu Serigne Saliou Mbacké à Touba, tout blanc vêtu reflétant un coeur immaculé à travers un radieux visage qui rappelle tous les caractères d'un Saint. Un contact de sa main, m'a permis de s'abreuver de sa source inépuisable et intarissable de bienfaits. Que Dieu Récompense Serigne Saliou Mbacké en agréant son oeuvre « bi barakati » Serigne Touba, le Serviteur Eternel du Prophète Mouhamed, Paix et Salut sur eux. Dieureudjeuf Serigne Saliou Mbacké.

 

Source : Majalis.org

Cheikh Ibrahima LO

Docteur en Microbiologie

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Wolofal Serigne Mor Talla Kasse sur serigne Saliou Mbacké (rta)

Les ndongos Serigne Saliou Mbacké (RTA) par leur "Dieuwrigne" font part de la journée de prière à Serigne Saliou Mbacké (RTA) le 09 Avri prochain. La présence de tous les disciples est vivement souhaitée. 

Attiré par Serigne Saliou (RTA), Bernard se convertit à l'Islam à l'âge de 11 ans. Ecoutez son parcours inédit.

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