Il est recommandé de réciter pendant la nuit du 14 au 15 chahban :

Réciter la sourate <<YASSINE>> 3 fois.

pour la première récitation formuler l’intention de bénéficier d’une longue vie . 

Pour la deuxième, formuler l’intention d’être protégé contre toutes les calamités. 

Pour la troisième, formuler l’intention que DIEU nous accorde suffisamment de biens afin de nous rendre totalement indépendants des autres.

Après cela, on récite 3 fois l’invocation suivante :

 

 

Translittération en caractère latin :

Bismillâhi - r - rahmâni - r - rahimi allâhumma yâ dhal manni wa lâ yumannu Calayhi yâ dhal jalâli wal ikrâmi yâ dhat - t - tawli wa linCâmi yâ man lâ ilâha illâ ’anta zhahral lâji îna wa jâral mustajirîna wa ma’ manal khâ ’ifîna. Allahumma ’in kunta katabtanî Cindaka fî ummil kitâbi shaqiyyan aw mahrûman aw matrûdan aw mouqtaran Calayya riszqi famhu. Allâhumma bi fadlika shaqâwâtî wa hirmânî wa tardî wa iqtâra riz qî wa thabbitnî Cindaka fî ummil kitâbi saCîdan marzûqan muwaffaqan lil khayrâti fa innaka qulta wa qawlukal haqqu fi kitâbikal munzali Calâ lisâni nabyyikal mursali yamhul lâhu mâ yashâ ’u wa yuthabbitu wa Cindahû ummul kitâbi. Ilâhî bitajallîl aCthami fî laylatin niçfi min shaCbân moukarram allatî fîhâ yufraqu kullu amri’in hakîmin wa yubramu ikshif Cannî minal balâ’i ma aClamou wamâ lâ aClamu wagh firlî mâ ’anta bihî aClamu wa çalla lâhu Calâ sayyidinâ muhammadin wa Calâ ’âlihî wa sahbihî wa sallama tasl îman.

Que la Paix et le salut de DIEU le TRES - HAUT soient sur son Prophète et son Serviteur, sa Famille et ses Compagnons et ses disciples.

A l'issue de la 5e édition des Journées Khassaides au Gabon, organisée par la communauté mouride résidant dans ce pays et dont l'innovation majeure fut l'organisation de panels et d'une exposition sur Cheikh Ahmadou Bamba (rta) à l'Université Omar Bongo de Libreville, d'intéressantes avancées et perspectives ont été envisagées pour le futur. Des idées qui pourraient bien inspirer les mourides vivant dans d'autres pays du monde.

Les panels scientifiques, tenus lors de la première journée (29 Avril 2017), au département d'histoire de l'UOB, ont enregistré la participation d'éminents universitaires et religieux gabonais, avec comme intervenants :

- Dr Nguiabama-Makaya Fabrice, Professeur d'histoire et spécialiste de la colonisation, qui traita brillamment du thème : « Les concepts d’enfermement, de résistances et de déportations au Gabon, 1898-1930 »

- Pr Ratanga Atoz, Historien gabonais très réputé, qui développa le sujet : « Le rôle historique de la communauté sénégalaise au Gabon »

- Dr Mboyi Bongo Serge traita : « La Place de la mystique dans le Jihad de El Hadji Omar Foutiyou Tall »

- Imam Tidjany, membre du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon, traita le thème : « L'Islam, une religion de paix »

- Moustapha Boussougou, disciple mouride d'origine gabonaise qui fit un exposé sur « La résistance pacifique de Cheikh Ahmadou Bamba »

- S. Abdoul Aziz Mbacké Majalis, chercheur sur le Mouridisme et conférencier du jour, traita du thème principal : « L’Islam et la paix dans le monde : le modèle de non-violence de Cheikh Ahmadou Bamba » A l'issue du succès rencontré par cet événement académique, qui constitue, il faut le rappeler, une première dans l'histoire du Mouridisme au Gabon, certaines perspectives majeures ont été envisagées pour le moyen et long terme.

1- Sur proposition du Chef du Département d'Histoire et d'Archéologie de l'Université Omar Bongo lui-même, un cours sur l'histoire de Cheikh A. Bamba pourrait être prochainement intégré dans le programme de son département. Une suggestion qui sera matérialisée à travers une collaboration étroite entre ce département, les historiens de la Mouridiya et d'autres spécialistes, sous la coordination et l’assistance de la communauté mouride.

2- Il a été, en ce sens, prévu d'inviter prochainement au Sénégal les professeurs et brillants chercheurs de l'Université Omar Bongo ayant participé aux panels. Ces historiens (dirigés par leur chef de département), sociologues, anthropologues et spécialistes des religions pourront ainsi visiter Touba (probablement à l'occasion du Magal), rencontrer les savants et leaders mourides, visiter les universités UCAD et UGB, échanger avec d'autres universitaires sénégalais et nouer des partenariats ou programmes d'échanges entre les institutions des deux pays.

3- Un concours sur la biographie et les enseignements de Cheikh A. Bamba sera prochainement organisé à l'intention des étudiants de l'Université Omar Bongo. Une bibliographie complète sera en ce sens mise à disposition de la bibliothèque universitaire de l'UOB pour permettre aux étudiants d'approfondir leurs connaissances sur l'Islam, le Sénégal, le Mouridisme etc. Les gagnants de ce concours obtiendront différents prix (parrainés par les dahiras, des mécènes etc.) incluant des gratifications financières, un séjour à Touba entièrement pris en charge, financement de thèses etc.

4- L'idée que la communauté mouride puisse désormais financer des thèses universitaires sur les enseignements de Cheikh A. Bamba et sur son séjour au Gabon a été également retenue. Cette proposition sera soumise aux chercheurs et étudiants de l'UOB, afin de les encourager à enrichir la recherche en ce domaine, surtout lorsque le cours prévu sur l'histoire de Cheikh A. Bamba figurera au programme. Des contacts avec le Laboratoire langues et culture de l'Université ont été déjà noués pour mettre en place une équipe de recherche pluridisciplinaire (constitués d’historiens, d’anthropologues, de géographes etc.) chargée de retracer et de retrouver le maximum d'informations sur le séjour du Cheikh au Gabon. Cette équipe sera, entre autres, chargée de produire un ouvrage, un documentaire audiovisuel et des exposés public sur le sujet.

5- L'exposition sur la vie et les enseignements de Cheikh A. Bamba pourrait être hébergée en permanence, en même temps qu'une bibliothèque et un musée, dans un futur centre de recherche sur le Mouridisme à Libreville. Le projet en cours de construction d'un complexe Islamique (Keur Serigne Touba) dans le quartier Glass, par la communauté mouride du Gabon, pourrait éventuellement abriter ledit centre, qui servira de support pour tout chercheur sur le patrimoine du Cheikh et de l'Islam de façon générale.

Puisse le Seigneur matérialiser toutes ces nobles ambitions, par la grâce du Prophète Élu (PSL) et son Serviteur privilégié qui, lors de son exil de sept années au Gabon, proclama, de façon étonnamment prémonitoire, les avantages infinis dont son Généreux Créateur le gratifia à Libreville :

« A Libreville, mes vœux furent exaucés par le Seigneur qui m'a accordé [des Faveurs] dépassant celles de tous les saints. »

Par A. Aziz Mbacké Majalis

Rajass Khassida par Un Tout-Tank à la journée de  Ahmadul Khadîm Gningue.

Serigne Touba a insisté de manière forte sur le mérite de la connaissance et montré combien est haïssable l'ignorance. Ainsi, il a insisté de manière claire sur l'éducation et le travail. C'est pour cela qu'il s'était isolé à Touba dans le but de transmettre le savoir et d'éduquer des générations dans une atmosphère austère rien que pour se soumettre aux ordres de Dieu et suivre les pas du Prophète Muhammad. Sa méthode héritée de celle du Prophète était juste de soumettre le coeur au jugement de l'intellect. Conscient de ces deux éléments que Dieu a accordé à l'être humain, Serigne Touba a construit un univers sain en y réalisant un ordre de façon que ces deux éléments puissent fonctionner en équilibre. Sans l'intellect, les caprices, les passions domineraient le coeur au point de corrompre l'être humain. Sans le coeur, la vertu n'est que imaginaire, de simples schémas et lignes sur papiers. Ainsi, l'objectif de Serigne Touba était de libérer les charges, les passions et avidités temporelles diverses dans les cœurs. C'est cela le sens de sa mission, de sa méthode et de sa démarche. Yar ( éduquer), jang ( instruire), ligeey ( travail) sont les moyens que Serigne Touba a utilisés pour sauver les êtres du terrible mal des passions, des désirs.

La volonté de Serigne Touba était la purification des masses. C'est aussi de cette mission que nous devrons mesurer la valeur de tous ceux qui se réclament de lui. C'est aussi une manière de mesurer à quel point certains d'entre nous lui sont préjudiciables. Certains d'entre nous peuvent prendre crédible la prétention d'être affilié à Serigne Touba, mais au juste ils ne suivent que leurs passions. Tu peux remarquer combien certains d'entre nous ont tendance à aligner leurs passions, leurs fantaisies pour des principes de Serigne Touba. Combien, il est aisé à certains d'entre nous de transformer la démarche de Serigne Touba en vêtements variés et contradictoires taillés à la mesure des ambitions. O toi qui se réclame de Serigne Touba! Si tu ne parviens pas à assumer intégrement la charge de disciple de Serigne Touba, au moins ne le voile pas à ceux qui cherchent à le connaitre.

 

Par Serigne Mouhammadou Moustapha Diop

De nombreuses femmes connaissent une fausse couche au début de leur grossesse. Une solution existe et provient du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba (Rta) le serviteur du prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui). Il est écrit dans son ouvrage Majmahu nuurayni fii fawaaidi darayni qu'il faut écrire ce que vous voyez à l'image ci-dessous et l'attacher au corps de la femme enceinte.

 

S'il plait à Allah, Allah fera qu'elle ne fera pas de fausse couche, conclut le Cheikh.

De même, ajoute le Cheikh, celui qui écrit ce "xaatiim" extrait de achadiid et l'attacher à la femme qui a l'habitude de faire de fausses couches à répétition, s'il plait à Allah, Allah fera qu'elle ne fera plus de fausse couche.

Voici le "Xaatiim " à écrire :

 

 

Extrait de :Majmahu nuurayni fii fawaaidi darayni

Auteur : Cheikh Ahmadou Bamba

Transcription en Wolof : Serigne Moustapha Lô Kholl

 

Après son retour de Mauritanie en 1907, Ahmadou Bamba était en résidence surveillé à Thiéyéne. De 1908 à 1909, il était l’objet d’une surveillance exceptionnellement sévère. Ses moindres déplacements, ses plus petites actions étaient signalées tandis que le nom de ses visiteurs était transcrit sur un registre au jour le jour. Les autorités coloniales après avoir beaucoup observé Ahmadou Bamba durant cette période, vont reconsidérer leur politique envers cet homme exceptionnel. Cette période coïncide avec l’avènement à la tête de l’AOF de 1908 à 1915 de Merleau-Ponty, Amédée William.

Ce dernier était l’une des rares autorités coloniales à avoir compris Ahmadou Bamba, le Gouverneur Ponty mettait souvent en garde certains administrateurs contre leur politique réactionnaire et certains excès. Il n’a cessé de témoigner des sentiments d’estime et de respect à l’endroit du marabout.

 

Son règne fut celui de l’apaisement, de l’assouplissement et de la dédramatisation contrairement aux rapports incendiaires, faux et calomnieux autrefois sur le marabout. Bien que ce dernier œuvrait exclusivement pour les intérêts de la France, sa nouvelle démarche qui postulait « la prudence, la vigilance et l’habilité » à considérablement amélioré la qualité des relations entre Ahmadou Bamba et les colonisateurs. Revisitons les derniers témoignages sur Ahmadou Bamba par les français.

Serigne Khadim Gaydel Lô

Ce texte est extrait de la célèbre lettre adressée par Cheikh Ahmadou Bamba (قادله الله مآختارله) à Serigne Ndaam ‘Abdou-r-Rahmân LO (رضى الله عنه), un de ses disciples et précepteur de ses enfants, connu pour sa grande piété et son profond attachement au Coran. Cette longue correspondance, sous forme d’ouvrage épistolaire, intitulée « Fath ul-Manân fi Jawâbi ‘Abdi-r-Rahmân » (Le Dévoilement du Seigneur Profitable, à titre de réponse au disciple ‘Abdu-r-Rahmân), constitue un précieux recueil de recommandations que tout disciple mouride, tout musulman, se doit de méditer profondément et d’en faire son viatique, afin d’accéder au Salut, ici-bas et à l’Au-delà…

* * *

Mon Cher disciple,

J’entreprends ici de satisfaire à ta requête, consistant en recommandations utiles à même de te parfaire, aussi bien intérieurement qu’extérieurement, tout en te préservant des machinations de Satan. Aussi accédé-je à ta sollicitation, après m’être préalablement enquis auprès d’ALLAH ﷻ de l’opportunité de ma réponse (Istikhâr). Ce qui me permet de t’adresser aujourd’hui cet ensemble de recommandations qui te suffiront largement comme instructeur et compagnon. Exhortations qui, s’il plaît à Dieu, te profiteront dans ce monde-ci et dans l’Autre, toi et tous ceux d’entre tes semblables qui s’y attacheront scrupuleusement (…)

Mon Cher Disciple,

Je te recommande, de même qu’à ma propre personne, la Crainte de DIEU (Taqwâ) [définie également comme la Piété ou la Conscience Intime de Dieu], le Sublime. Car elle constitue sans conteste la meilleure des choses…

Dans l’ouvrage Shudhûr ul-Adhkâr (Les Perles des Oraisons) de notre vénéré Cheikh Sîdi Mukhtâr al-Kuntî (DIEU Soit Satisfait de lui et de nous) il est dit ceci : « Les avantages de toute œuvre dépendent de la qualité de l’intention l’ayant sous-tendue. Et la Crainte de DIEU (Taqwâ) constitue assurément le principe fondamental de toute sagesse. Elle réunit en effet l’ensemble des bienfaits et des faveurs. Aussi toute personne qui aspire à la Connaissance véritable devra-t-elle persévérer à craindre DIEU. Quiconque recherche des moyens de subsistance bénis devra également craindre DIEU. De même quiconque aspire au Salut [dans ce monde-ci et dans l’Au-delà] devra craindre DIEU. Quiconque souhaite devenir le plus honorable des hommes n’a qu’à craindre DIEU… »

Si, à présent, tu me demandes, Cher Disciple, de te définir de façon précise en quoi consiste la Crainte de DIEU, de sorte que tu comprennes avec exactitude ce qu’elle recouvre, je te répondrai ceci :

Sache que la Crainte de DIEU est un concept qui désigne à la fois l’observance fidèle des Commandements de Dieu et la stricte abstention envers Ses Interdits. [Que ce soit de façon visible ou cachée]. Elle est, en conséquence, bien différente de la conception qu’en ont certaines personnes insensées, égarées par Satan le damné, qui prétendent craindre les calamités de DIEU ﷻ et SON Châtiment, tout en persistant délibérément dans les péchés…

C’est ainsi qu’on peut entendre de pareilles gens gémir inconséquemment : « Ah ! Comme je crains l’obscurité et l’exiguïté de la tombe ! Que j’ai peur du châtiment de l’enfer et de son tourment ! Comme je crains les affres de la mort et celles de l’agonie ! » Sans que ces lamentations ne les empêchent en aucune manière de persister dans les péchés graves, tel le fait de regarder lascivement les femmes [qui ne sont point les leurs], de verser dans le mensonge, de médire de leurs semblables et de consacrer leur vie à des futilités…

Et si jamais tu t’avises de faire remarquer à l’un d’entre eux que de telles choses sont tout à fait interdites, il ne manquera point de te répondre : « Ah ! Tu sais bien que personne de nos jours ne peut s’abstenir de commettre ce genre de choses. Car tout le monde le fait… » Ceci, en dépit du fait qu’il ne lui aurait certainement pas convenu d’être associé au châtiment qu’encourent ces personnes dont il parle, le Jour où elles seront rassemblées dans le Feu de l’Enfer. Bien sûr que non ! Il détesterait assurément, de toutes ses forces, subir ce Jour-là le même sort que ces gens…

Ces insensés ne comprennent certainement pas qu’une transgression interdite par LE SEIGNEUR ﷻ, fut-elle considérée comme minime ou grave par les gens, restera pour toujours prohibée auprès d’ALLAH ﷻ. Et qu’elle n’en viendrait au grand jamais à devenir licite, du simple fait que tous les gens s’y précipitent et s’y accordent. Au contraire, autant ce péché fut considéré comme grave et condamnable par ALLAH ﷻ au cours des temps anciens, autant il est demeuré grave jusqu’à nos jours [et continuera à l’être dans le futur].

Mais le fait est que, lorsqu’un mal se généralise, il a tendance à être considéré comme négligeable et sans gravité aux yeux des gens. Ainsi, une femme aux mœurs légères souhaitera-t-elle toujours que les autres femmes l’imitent dans le libertinage, afin que sa bassesse ne soit point mise en évidence. De la même façon, un savant corrompu n’appréciera-t-il jamais ses vertueux pairs qui eux mettent scrupuleusement leur savoir en pratique…

Certes, la faveur attribuée à la Crainte de DIEU dans le verset suivant aurait dû amplement suffire [en guise d’exhortation pour apprécier sa haute valeur auprès du SEIGNEUR ﷻ] :

« [Le Coran] constitue une guidée pour ceux qui craignent réellement ALLAH. » (Coran 2 :1) * * *

 

Traduction française : Majalis.org

Ce récit particulièrement prodigieux fait partie des témoignages recueillis par le Cheikh Mouhamadou Lamine Diop Dagana (m. 1967), ancien imam de la mosquée de Diourbel, scribe et disciple de Cheikh Ahmadou Bamba ayant eu à vivre près de lui et dont la Crainte Révérencielle et la Piété sont restées légendaires. Son œuvre d’historien et de chroniqueur de la vie du Serviteur du Prophète consista, en plus des événements auxquels il a eu à assister personnellement, en des enquêtes de terrain auprès des principaux témoins des faits relatés. Ces événements-ci, repris de son ouvrage maître Irwâ’u Nadîm (L’Abreuvement du Commensal) se sont passés lors du second exil de Cheikh Ahmadou Bamba en Mauritanie (1903-1907)…

* * * * * * * * * * * *

« Les Halawi affirment qu’ils n’ont jamais su la raison pour laquelle Cheikh Ahmadou Bamba avait baptisé leur point d’eau « Birru-I-Qayr » (Puits des Bienfaits). Etant donné qu’il n’en existait pas ailleurs sous cette appellation et que l’on n’entendit jamais parler d’un puits portant un tel nom, même chez les Anciens. Ceci, jusqu’au jour où le Cheikh Ahmad ibn Buddi fut inhumé exactement prés dudit point d’eau… Ils surent alors le secret de cette dénomination et se rendirent en même temps compte de la force de pénétration mystique (Kashf) de Cheikh A. Bamba. Au sujet de ce Cheikh Ahmad ibn Buddi, le Serviteur du Prophète a dit et écrit maintes choses [que nous allons ici vous dévoiler]. (…) Mon ami et frère Cheikh Ibrahima Amar, plus connu sous le nom de Ibra Dior, m’a relaté l’histoire suivante : « Cheikh Ahmadou Bamba m’envoya un jour, de Sarsara (ou de Tintou Mouhzin, je ne me souviens plus), pour aller à Saint-Louis lui acheter un livre intitulé Mawâhibou Ladouniya (Les Dons Provenant [de DIEU]), composé par l’imam Khastalâni. Je me rendis dans cette ville et y éprouvai toutes les peines du monde sans toutefois arriver à mettre la main sur ledit ouvrage. Je dus finalement me résoudre, infiniment abattu, à rebrousser chemin [et à rentrer en Mauritanie]. Arrivé à la hauteur de la localité où résidait Cheikh Ahmad ibn Buddi, une de mes veilles connaissances, je pensai faire un détour chez lui, histoire de le saluer et de lui rendre une petite visite. Lorsque j’arrivai dans sa concession, il manifesta une grande joie et m’accueillit à bras ouverts. Quand je me fus reposé en un lieu [qu’il m’aménagea], nous entrâmes en une conversation au cours de laquelle il s’enquit de l’objet de mon voyage ; ce à quoi je lui révélai que le Cheikh m’avait envoyé à Saint-Louis et ainsi de suite… Je lui appris également mon affliction de ne pas trouver l’objet de ma quête. Alors, incontinent, le Cheikh [Ahmad ibn Buddi] se leva et se mit à fureter parmi ses livres jusqu’à en retirer deux tomes qu’il me tendit en disant : « Dis au Cheikh que ceci est un don de ma part, pour la Face d’ALLÂH ﷻ ». J’en conçus une joie extraordinaire et le Cheikh [à qui je remis plus tard le présent] en éprouva une plus grande encore ; satisfaction aussi bien pour le livre que pour l’auteur du don…» [Ceci constitua le prélude des liens qui allaient sans tarder se nouer entre le Serviteur du Prophète et le Cheikh Ahmad ibn Buddi]… (…) Al Hâj Muhammad ibn ‘Aba, appelé aussi du nom de [son père] Cheikh Ahmad ibn Buddi, m’a raconté que son père [qui appartenait à la Tidjannia], avait un jour écrit (ou s’était adressé de vive voix) au Cheikh [Ahmadou Bamba] pour lui demander de transmettre ses salutations au Messager de DIEU ﷺ et à Cheikh Ahmad Tidjânî (Que DIEU TRES-HAUT soit Satisfait de lui) et qu’il espérait recevoir les leurs en retour… Le Cheikh lui écrivit alors, en retour, que le Messager de DIEU ﷺ lui rendait ses salutations, de même que Cheikh Ahmad Tidjânî… (…) Cette ode [du Serviteur du Prophète] figurant ci-dessous constitue à la fois une réponse à la lettre envoyée par Cheikh Ahmad ibn Buddi et son neveu, mais aussi une répartie indirecte à ceux qui s’interrogeaient sur la question théologique « Est-il possible que l’Archange Gabriel revienne [en Messager auprès d’un humain] après le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui) ? »

* * * * * * * * * * * *

Au Nom de DIEU, le CLÉMENT, le MISÉRICORDIEUX. [Récitation de la Salâtul Fatiha…] [Cette ode a pour objet] de faire savoir à Cheikh Ahmad ibn Buddi, à Muhammad Hafîz, et, en dehors d’eux, à tous les Halawi, hommes et femmes, et, par-delà ceux-ci, à tous les musulmans et musulmanes : – Que le Prophète de DIEU (sur Lui la Paix et la Bénédiction de DIEU TRES-HAUT, ainsi que sur sa Famille et sur ses Compagnons) rend son salut à Cheikh Ahmad ibn Buddi ; – Que Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU TRES-HAUT Soit Satisfait de lui) lui rend également son salut ; – Que le Prophète de DIEU (sur Lui la Paix et la Bénédiction de DIEU TRES-HAUT, ainsi que sur sa Famille et sur ses Compagnons) honore Cheikh Ahmad ibn Buddi d’une estime pareille à celle qu’il réserve à un frère de sang ; – Que Cheikh Ahmad ibn Buddi bénéficie désormais de l’Agrément de DIEU TRES-HAUT qui le préservera, durant toute son existence, de toute source de terreur ou d’affliction et qui lui assurera, après sa mort, la Miséricorde Divine ; – Que Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU, TRES-HAUT Soit Satisfait de lui et l’élève plus près de Lui) le considère tel son propre fils, de telle sorte que quiconque ayant reçu le Wird Tidjane de ces deux Cheikh [Ahmad ibn Buddi et Muhammad Hafîz] (Que DIEU,TRES-HAUT Soit Satisfait d’eux, leur assure la Sécurité de même que Sa Miséricorde), puis s’en détourne par esprit de négation, pour se diriger vers quelque autre Maître Spirituel, celui-là causera sa perte ici-bas et dans l’Au-delà (Puisse DIEU nous préserver de cela). Par contre quiconque ayant reçu ce Wird de l’un d’entre eux et le pratique, celui-là acquerra le profit ici-bas et, s’il meurt dans cette situation, celui de l’Au-delà. Ceci, afin que quiconque aura jeté un œil sur ces mots sache qu’ils furent retranscrits de la bouche même de Cheikh Ahmad Tidjânî (que DIEU, le TRES-HAUT, Soit Satisfait de Lui) qui les a transmis au [Serviteur du Prophète] l’auteur des vers que voici … – Une Salutation, Excellente et au-dessus de tout autre salut source d’harmonie, a été rendue… – Salutation transmise par [Ahmadou Bamba] le captif de son SEIGNEUR, le Serviteur de l’Elu, à [Ahmad ibn Buddi] qui obtint l’Élévation -Ô toi Auguste Cheikh ! Tu es désormais préservé de tout mal – Toi, ainsi que tous ceux qui suivent tes traces, êtes sécurisés, d’ici jusqu’à votre entrée au paradis, de toute privation de bien – Le SEIGNEUR SUBSISTANT t’a accordé la Sécurité contre l’ensemble des maux, par la Grâce du [Prophète] Choisi Par Excellence, le Détenteur de l’Étendard, – Et par celle de ton Maître, l’Agréé [Ahmad] Tidjâni, celui-là qui, parmi les Nobles [Hommes de DIEU], paraît avec l’éclat du corail – Paix et Salut soient sur la Meilleure Créature de DIEU, [le Prophète] à qui IL a Accordé Eminence et confié Ses Versets – Que l’Agrément, source d’harmonie, du SEIGNEUR ETERNEL soit ensuite accordé à [Ahmad ibn Buddi], ce Saint dont l’imitation est élevée…

* * * * * ** * *

« (…) Mon informateur [Al Hâj Muhammad ibn ‘Aba] m’a rapporté : « La nouvelle [contenue dans cette ode] mit mon père dans un inexprimable état de transe tel qu’il ne cessa, à partir de cet instant, de hocher la tête, frappé par [un tel prodige] qui déroutait son esprit. Et il ne cessa de se conduire de cette façon étrange jusqu’à ce qu’il rendit l’âme [Il faut préciser que] notre concession se trouvait à une longue distance du lieu de résidence de Cheikh Ahmadou Bamba et que nous n’avions encore mis personne au courant de la nouvelle du décès, qui eut lieu au cours de la nuit. Et [mieux] certains [habitants de la maison] n’apprirent la chose que lorsque survinrent, tôt le matin… des messagers du Cheikh ! Ils nous dirent qu’ils avaient été envoyés par le Cheikh pour qu’ils puissent assister à l’inhumation de notre père et présenter ses condoléances aux siens !!! » [Cheikh Ahmadou Bamba] écrivit par la suite un autre poème démontrant la Place de Choix qu’occupait ce Cheikh [Ahmad ibn Buddi] auprès du Prophète (PSL), éminence qui lui valut cet honneur insigne [provenant du Messager (PSL)]. Il disait dans ce poème [qui démontre comment il fut informé de la nouvelle du retour à Dieu de Ahmad ibn Buddi bien qui que ce soit d’autre] :

* * * * * * * * * * * *

Ceci est la Rétribution accordée à l’honorable Ahmad ibn Buddi et à son Calife… Au nom de DIEU, le CLÉMENT, le MISÉRICORDIEUX. Puisse DIEU accorder Son Salut à notre Seigneur et Maître Muhammad, à sa Famille et à ses Compagnons, et puisse-t-IL leur assurer la Paix… Il est descendu des cieux, la nuit du décès de l’honorable Ahmad ibn Buddi, l’Esprit Saint [l’Archange Gabriel] (sur lui la Paix) accompagné d’un grand nombre d’Anges, afin de rendre hommage à l’éminent Ahmad ibn Buddi pour sa bonne opinion envers l’Esclave de DIEU et Serviteur du Prophète [que je suis]. Ainsi DIEU, le PRE-ETERNEL, le SUBSISTANT, ne manqua-t-Il pas de l’honorer ; et [les Anges] ne s’en retournèrent en cette nuit vers le ciel qu’en ramenant son âme en parfait état d’apaisement. Cette Faveur procède d’une promesse qui lui fut faite et d’autres [Privilèges] dont le Serviteur [du Prophète] va, ici, donner un aperçu : – Est venu l’Esprit Saint (c’est vraiment Lui qui apporte consolation !) en compagnie d’une Troupe Sublime lorsqu’il fallut à Ahmad [ibn Buddi] s’en aller – Ahmad a reçu auprès de DIEU ce qu’il escomptait et eut à contempler, de façon manifeste, les Bienfaits provenant de la Porte [de la Miséricorde] qui, jamais, ne se ferme – DIEU a récompensé celui qui offrit un présent au Serviteur [du Prophète] envers qui DIEU s’est montré GÉNÉREUX de Ses Bienfaits – c’est assurément le SEIGNEUR Qui fructifie ! – C’est de DIEU, le PROPRIÉTAIRE du Trône, que j’escompte la faveur de faire largesse de Ses Dons*** à [Ahmad], l’auteur du cadeau, qui fait désormais partie des Bienheureux couronnés [du Paradis] – Et il est, certes, devenu pleinement évident pour lui, dans l’Au-delà où il se trouve, que je suis le Serviteur Incontestable du [Prophète Muhammad] Investi de la Primauté et de la Précellence, le Détenteur du Diadème… – Est ainsi parti [Ahmad ibn Buddi], Seigneur des Nobles, celui-là qui reçut la Prééminence, grâce à celle de [Cheikh Ahmad Tidjânî], Guide dont le Wird restera à tout jamais une voie [vers le Salut] – Que soit sur ce Seigneur des Nobles l’Agrément de [Cheikh Ahmad Tidjânî] et celui de la Meilleure Créature, le Magnifique [Prophète] – Je prie aussi DIEU de Satisfaire les desseins de son calife [le successeur de Ahmad ibn Buddi] par l’entremise du [Prophète] aux Lumières Eclatantes – Sur Lui la Paix du SEIGNEUR Qui l’a guidé par Sa Grâce et l’a Elevé, lors de sonVoyage Nocturne(Isrâ), vers des Degrés Sublimes… Que la Paix, la Miséricorde et la Bénédiction de DIEU soient sur vous… »

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Note : *** « faire largesse de Ses DONS… » Pour Serigne M. Lamine Diop, ces « Dons » renvoient au livre offert en cadeau au Cheikh et intitulé Mawâhibou Ladouniya (Les DONS Provenant de [DIEU]). Ainsi cet ouvrage au titre prémonitoire ne fut que le motif apparent de réalités mystiques plus profondes, à savoir la Consécration qui était réservée à cet homme de bien par la Grâce de Khadimou Rassoul. Dons qui générèrent les « Bienfaits » à la base de l’appellation donnée de façon prémonitoire par le Cheikh au puits (Birrul Qayr) près duquel fut plus tard inhumé Cheikh Ahmad ibn Buddi. Comme quoi, les DONS procurent les BIENFAITS… * * * * * * * * * * * * Il nous a semblé également intéressant de noter, en sus du récit ci-dessus de S. Mouhamed Lamine DIOP Dagana, que la tribu des Halawi et le nom de Cheikh Ahmad ibn Buddi apparaissent aussi à plusieurs reprises dans l’ouvrage de Cheikh M. MBACKE (Les Bienfaits de l’Eternel), notamment dans ce passage (p.146) où l’auteur décrit l’attachement que le Serviteur du Prophète ne manquait jamais de manifester envers ses Frères de religion, quelles que soient leurs obédiences et confréries d’origine..

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« (…) Vous voyez que, après son élévation au service exclusif du Prophète et à l’instruction directe auprès de Lui (PSL), Cheikh A. Bamba traitait ses [précédents] maîtres tous sur un même pied d’égalité. Il les a tous remerciés et loués, car chacun eut le mérite de lui avoir servi d’exemple dans le passé. Ce qui prouve sa reconnaissance envers eux, c’est le respect dont il les entourait ainsi que leurs compagnons depuis le début jusqu’à la fin de ses rapports avec eux. Il n’y a point parmi nous personne qui ne l’ait vu offrir des cadeaux généreux aux envoyés des QADR, vénérer et prodiguer des présents magnifiques aux cheikhs SHADHILITES, comme les Ali Ahmad, Ali Muttâl et les autres. De même les TIDJANES maintenaient de bonnes relations avec lui, et il les honorait avec excès et vénérait leurs cheikhs, comme les cheikhs Halawi qui venaient souvent lui rendre visite et qu’il couvrait de ses dons, de sorte que sa renommée se répandit aussi bien parmi leurs jeunes que parmi leurs adultes et leurs cahiers furent remplis de beaux poèmes de leurs poètes dédiés à lui. J’ai également vu leurs confrères noirs [Tidjanes] venir lui rendre visite et résider chez lui. Il les entourait alors d’hospitalité et leur préparait des locaux propres où ils accomplissaient leurs Wazîfa (séances publiques de Dhikr et de prières sur le Prophète (PSL)). Il se conduisait de même avec d’autres cheikhs réputés pour leur piété, qui n’appartenaient pas à ces trois Voies [Qâdriya, Tijâniya, et Shâdhiliya]. Il traduisait sa reconnaissance envers eux dans ses rapports avec leurs fils et revivifiait, dans la mesure du possible, leurs écrits et leurs Dhikr (…) »

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Cet autre passage du même ouvrage (p.88) mentionne, toujours à ce propos, l’épisode d’une des premières rencontres que fit le Cheikh lors de son exil mauritanien, en juin 1903 (Rabi I 1321 H), juste après sa traversée du fleuve Sénégal…

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« Le poète Halawi, l’honorable juriste, le juge, Muhammad Abdoullah ibn Fafa, auteur de célèbres et très beaux poèmes en l’honneur du Cheikh, m’a raconté plus tard qu’il avait rencontré le Cheikh monté sur le chameau de Cheikhna [ibn Dada, mandataire du Cheikh Sidya]. Et que le Cheikh lui avait demandé : « Qui sont les habitants de cette vallée ? ». « Je lui ai alors cité des Cheikhs Halawi, tels que Cheikh Ahmad fils de Cheikh Muhammad-al-Hafîz et Cheikh Ahmad ibn Buddi. Le Cheikh lui répondit alors par ce verset : « Fas’alû Ahl Zikr in kuntum lâ tahlamûna… » (« Interrogez les Gens du Rappel (Ahl Dhikr) si vous ne savez pas ») (Coran 7:21). » « Quand je suis rentré, poursuit le poète Halawi, j’ai informé les gens de la nouvelle [de cette arrivée] et leur ai affirmé que j’étais sûr qu’il s’agissait du Maître [Noir] dont nous avions entendu conter l’histoire [prodigieuse]. Quand ils ont vérifié la nouvelle, ils m’ont interrogé sur ce qu’il m’avait dit et j’ai répondu qu’il m’avait demandé qui habitait ici et je vous ai mentionnés. Il a alors ajouté : « Interrogez les Gens du Rappel si vous ne savez pas ». Ils se sont alors exclamés : « Louange à DIEU ! Puisqu’il considère que nous faisons partie des Gens du Rappel… » »

Par Cheikh ‘Abd al ‘azîz M’backé Majalis.

Ku bëgë gis yonent bi (YYJSM), guddi aljuma gune buy tëd na wax lii :

Allahuma inniya as-aluka bixuwatir-rubuu-biyati wa h’azamati samadaaniyati wa satwatil uluuhiyati wa h’izatil jabaruutiyati wa xidamil fardaaniyati wa xuudratil azaliyati. An tusaliya wa tusalima h’alaa sëydinaa muhamadin wa aalihi wa an turiinii wajhë nàbbiyika sallaahu tah’ala h’alëyhi wa sallama.

Extrait de 'Majmahu nuurayni fii fawaa-i-di darayni'

Transcription Wolof: S Moustapha Lô Kholl

Auteur : Cheikh AHmadou Bamba(rta)

 

Wax nañ ni sahaabay yonent bi (YYJSM) musnañoo jëfëndikoo tandarma daadi naan ndox. Yonent bi (YYJSM) ni léen lii boknaci xéewël giñ léendi laaj ëllëk. Loolu jaaxal sahaabayi lool. Yonent bi (YYJSM) ni léen bu ngéendi lekkati da ngéeni wax :

bismillaahi rahmaani rahiimi wa h'alaa barakaatihii.

Bu ngéen suurée ngéen wax : alhamdulillaahi lëzii ach-bah'anaa wa ar waanaa wa an h'ama h'alaynaa wa afdalu.

Loolu moo léendi fegal laaj gi. Amna hadiis bu yonent bi (YYJSM) wax ni ñaari xéewël yii ñu bëri naxnañ léen ci muy wér ak féex.

 

Extrait de "Majmahu nuurayni fii fawaaidi darayni"

Auteur : Cheikh Ahmadou Bamba (Rta)

Transcription Wolof : Serigne Moustapha Lô Kholl

 

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