Il est plus prudent de s’attacher les services d’un Guide spirituel, car effectuer soi-même sa « tarbiya » (son éducation) contient des dangers que le principal concerné peut ne pas déceler. La marche vers le SEIGNEUR est parsemée d’embûches, dont la première est l’autosatisfaction.

La lecture des Qaçâ’id (Khassaïdes) conduit certains à mépriser leurs semblables et à se sentir supérieurs à eux. Ceux-là estiment qu’ils n’ont besoin de personne pour entamer la marche vers leur ALLAH (Ta’âlâ). Or le propre des écrits du Cheikh est de mener l’individu vers la fusion de son égo dans la Lumière divine.

L’un des plus graves dangers dans l’expérience soufie reste l’égo. En effet, l’adepte du Taçawwouf (Soufisme) a pour objectif de se fondre dans la Lumière divine. Or l’égo l’en empêche, surtout dans notre monde dit moderne qui valorise l’individualisme, l’affirmation de soi et la satisfaction personnelle ; tout le contraire du Soufisme. Nombreux sont les humains qui œuvrent jour et nuit sans se douter qu’ils ne font que renforcer leur égo. Un tel contexte rend nécessaire l’aide d’un Guide éclairé.

Pourtant certains déclarent que les Qaçâ’id remplacent tout Cheikh dans leur vie. Je rappelle ici que les écrits du Cheikh Ahmadou Bamba sont bien plus que des guides. Les premiers vices qu’ils dissipent chez l’individu sont l’orgueil (Al-Kibr) et la glorification de soi. Dès l’instant où nous nous considérons au-dessus d’une quelconque créature, nous sommes très éloignés de la Voie d’ALLAH (Ta’âlâ). Satan en a fait les frais quand il a refusé de se prosterner sur notre ancêtre Adam. Un Guide éclairé nous ouvre les yeux sur ces dangers permanents.

La marche vers le SEIGNEUR doit conduire l’individu à se dissoudre tel un morceau de sucre dans l’eau. Ici le morceau de sucre renvoie à l’Ego de la personne ou à son Moi. Le rôle du Guide est de casser la coque qui entoure le Moi et qui l’empêche de se fondre dans l’océan de la Lumière divine. Dans son ouvrage intitulé « Les Itinéraires du Paradis », Cheikh Ahmadou Bamba nous rappelle d’ailleurs qu’un soufi n’utilise jamais l’adjectif possessif « Mon ». Il fait usage du terme « Notre » pour affirmer l’inexistence de son égo. Un hadith du Prophète Mouhammad (‘alayhi salâtou wa salâm) nous apprend que le Soufisme (Ihsân) revient « à adorer DIEU comme si on Le voyait, car même si on ne Le voit pas, LUI nous voit ». La version arabe de ce hadith comprend une subtilité que certains savants expliquent d’une autre manière. En arabe il est dit : « In lam takoun tarâ-hou fa inna-hoû yarâka » (si tu ne Le vois pas, sache que LUI te voit). Certains savants s’arrêtent à « In lam takoun tarâ-hou » et le traduisent par : « si tu n’es plus, alors tu LE vois ». Autrement dit, on ne perçoit Le Seigneur que si notre égo cesse d’exister.

S’agissant de Qasâ’id, s’ils sont utilisés à bon escient et selon les conditions de pureté édictées par le Cheikh, ils dissolvent le Moi de l’individu dans l’océan de Lumière divine. Il convient néanmoins de préciser que l’un des dons du Cheikh est que l’état spirituel dans lequel il se trouve en écrivant une Qasîda est transposé dans celui-ci. Un tel état est transmis au lecteur sincère. Cependant, personne ne saurait profiter des bienfaits de ces écrits s’il n’est pas propre. Ici la propreté n’est pas seulement celle consécutive aux ablutions ou à la purification majeure. Elle a trait au cœur de la personne, qui ne doit viser que l’agrément de DIEU au moment de la lecture. Le Cheikh déclare dans son poème Jâlibatou-l-Marâghib : « Ô ALLAH, par mes écrits, accorde l’éducation spirituelle à tous ceux qui les liront pour l’unique Face de DIEU. Par mes écrits et mes inspirations, éclaire la lanterne de tout aspirant qui cherche la bonne voie ». Cette prière est sans équivoque sur la force des écrits du Cheikh. Malheureusement, certains lecteurs ne s’y adonnent que pour être remarqués ou pour se sentir considérés aux yeux de leurs semblables.

Il convient de faire attention sur les Khassaïdes, car un certain nombre d’entre eux n’ont pas à être lus si bien que le Cheikh les avait soustraits au grand public. D’autres sont destinés au combat. De tels écrits peuvent comporter des dangers chez quiconque les lit régulièrement. En revanche, certains écrits sont composés d’invocations (Dou’â) et de prières sur le Prophète (Salâtou ‘ala-n-Nabî) dont il nous est autorisé de multiplier la lecture. Dans le doute et pour ne pas se laisser abuser par notre égo ou par Satan, attachons-nous à un Guide à même de nous indiquer les écrits qui sont les mieux adaptés à notre tempérament spirituel. Alors qu’un disciple était venu se plaindre de désagréments que lui aurait causés une Qasîda, Cheikh Moustapha Sâlihou Mbacké lui indiqua que les écrits du Cheikh sont à l’image des différentes nourritures que nous consommons. Si nous constatons que l’une d’entre elles ne convient pas à notre métabolisme, il suffit d’en choisir une autre. Il ajoutera qu’une fois rassasié, il n’est pas recommandé à l’individu de continuer à manger, sauf à risquer des complications sur sa santé.

Toutes ces considérations rendent nécessaire notre référence à un Guide nous permettant d’y voir clair. Même dans la Jurisprudence islamique (Fiqh), il n’est pas recommandé de puiser les sciences islamiques chez un individu qui les tient uniquement des livres. Il n’est pas non plus recommandé d’apprendre le Coran chez une créature qui ne l’a pas appris auprès d’un Maître. Il en est ainsi, car l’Islam tient particulièrement à la chaine de transmission des savoirs. De plus, en matière de cheminement spirituel, le fait de côtoyer un être vivant ne saurait être comparable à l’étude d’un simple texte. » Fin de citation.

Par Cheikh Shou’ayb Kébé

Traduit du wolof au français par Omar Ba

 

Dooley XASSIDA YI: Cheikh Sidy Yakhya Kounta

« Mon miracle, ce sont mes écrits réalisés dans le service voué au partisan [le prophète (PSL)], et Allah le Maître de la noblesse a été fécond envers moi » disait Khadimou Rassoul à propos de ses Khassïdes. Nous devons savoir, qu’aucun des éléments du patrimoine Mouride, n’est égal aux écrits de Cheikhoul Khadim, et rien ne le sera jamais plus. Une énorme considération doit leur être accordée au point qu’à chaque déclamation, l’euphorie nous conditionne à claquer les doigts comme le faisait notre vénéré Maître Khadim Rassoul. Et lorsque Ce dernier prononçait un intitulé ou seulement un mot dans un titre, cheikh Massamba et les autres se mettaient aussitôt à déclamer le panégyrique ainsi désigné; de loin on pouvait entendre le claquement de ses doigts. (...) Nous devons savoir que Khadimou Rassoul est celui à qui le prophète (SAW) a réservé un privilège, que nul ne pouvait et ne pourra obtenir. Ainsi ses écrits sont considérés comme partie intégrante des miracles du prophète Mohamed (SAW).

Ses panégyriques constituent subséquemment pour nous : - Un moyen sûr d’accès à l’agrément de DIEU ainsi qu’à son voisinage avec un cœur exempt de vices, - Une voie de satisfaction de nos besoins ici-bas et pour l’au-delà, - L’assurance d’une prééminence sur nos contemporains, - une source intarissable de bénédiction aujourd’hui et demain, de manière explicite et implicite à la fois - un océan de connaissances ésotériques... A cet effet Khadim Rassoul dit: « Mes plumes élèvent l’esclave de DIEU en dépit des retraites spirituelles et DIEU est SUBSISTANT comme Il est SUFFISANT. »

Serigne Khadim Lô Gaydel

As-salâmu 'alaykum wa Rahmatu L-LÂHI TA'ÂLÂ wa barakâtuH .Cela est assurément vérifié lorsque celui qui les lit persiste délibérément dans l'impureté et la désobéissance à DIEU. C'est ainsi que me l'a expliqué Cheikh Sam Mbaye à qui je posais un jour la question, ajoutant que la qasida lue de cette façon peut même mener cette personne en Enfer, DIEU nous en préserve ! Il est également rapporté que le Cheikh a un jour dit à Cheikh Massamba : "Celui qui ne cesse pas de bavarder lorsque que l'on récite les qasâ'id risque d'être jeté en Enfer par les anges préposés à sa porte…"

Aussi toute personne voulant se consacrer à la lecture des Qasâ'id devra au préalable procéder à sa purification aussi bien extérieure qu'intérieure (c'est-à-dire, d'une purification corporelle et du coeur), essayant autant que possible d'empêcher ses pensées de pencher vers les affaires de ce monde et de veiller à la pureté de l'endroit où il accomplit cette lecture. Le Cheikh Ahmadou Bamba (qâda lahu L-LÂHU ma'khtâra lahû) faisait notamment allusion à l'importance de purifier son cœur avant de se dévouer à la lecture des Qasâ'id lorsqu'il disait : "Il est infiniment plus important de se doter d'un réceptacle pur (le cœur) que de rechercher la lumière de DIEU sans un récipient à même de la recevoir" Ceci, à l'image du verre souillé : toute eau, aussi pure soit-elle, qui y sera versée sera également souillée…

Cela dit, il arrive qu'un homme qui lit de façon assidue les Qasâ'id [en respectant les règles] en arrive à se comporter d'une manière différente des autres au point que certains, parmi les ignorants, le traitent de fou tout en le pressant d'arrêter la lecture des Qasâ'id alors que ce sont eux, en réalité, les gens déraisonnables se devant de cesser leur divagations ! Car ils ignorent que, de nos jours, c'est le bien qui fait l'objet de la désapprobation publique du fait que nous vivons une époque où tout ce que le SEIGNEUR a interdit est devenu tout à fait licite aux yeux des hommes. Raison pour laquelle toute personne aspirant à la vertu et au bien se doit de tourner résolument le dos aux desiderata des gens et se consacrer plutôt à la recherche de la Satisfaction Divine [Irâdatu-L-LÂH]. C'est ce choix qui avait notamment valu à Cheikh Ahmadou Bamba d'être traité de déséquilibré par son entourage au début de sa vocation spirituelle alors que lui également les tenait pour des insensés ; ce qui, d'un certain point de vue, demeure vrai car ce qui avait du sens chez eux ne l'avait pas chez lui et vice-versa… En conséquence, tout disciple qui s'entend traiter de déséquilibré et qui, en considérant lucidement ce à quoi il consacre ses activités, estime qu'il ne changerait point de comportement si le Cheikh même en personne se présentait devant lui, ne doit nourrir aucun complexe puis persévérer dans la bonne voie…

RÉPONSE DE CHEIKH AL-HÂDJ M'BACKÉ IBN CHEIKH MUSTAPHÂ HABSA

[Dans "Nahju-l-Qawîm" de Cheikh Al-hâdj M'backé]

Les Secrets Des Khassaides par Serigne Ganna Messere.

Suivez votre émisssion "Khassaide" avec Serigne Saliou Sow présenté par Serigne Bassirou Touré

Lath ak Tontu, Serigne Bassirou Touré nous dit tout sur les xassaides de cheikhoul Khadim

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