La rédaction

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Les questions pertinentes que nous a récemment posées cet étudiant gabonais  nous ont profondément interpellé. Après avoir parcouru et écouté attentivement les commentaires sur la cinquantaine de tableaux de l'exposition internationale sur les enseignements pacifiques de Cheikh A. Bamba (organisée à l'Université Omar Bongo Odimba de Libreville), cet étudiant de la faculté d'histoire nous aborda pour nous poser une série de questions qui semblaient le tarauder.

En tant que non musulman ayant jusqu'ici une image très négative de l'Islam, faite de violence, d'intolérance et d'autres clichés, l'approche spirituelle, profondément pacifique et humaniste reflétée par l'exposition semblaient le désarçonner et avoir créé chez lui une certaine perplexité qu'il ne parvenait apparemment pas à résoudre. Quoique le niveau de ses préoccupations et leurs formulations laissaient apparemment entrevoir un niveau intellectuel assez appréciable...

« Êtes-vous certains que ce Cheik Bamba pratiquait le même islam que celui que nous connaissons ? Son islam est-il vraiment le même que celui né en Arabie, celui dont se réclament les arabes et d'autres musulmans ? Est-ce vraiment la même religion que l'on nous présente quotidiennement dans les médias ? »

A ces questions, que suivirent bien d'autres, à la fois étonnamment naïves et incisives, nous essayâmes patiemment de répondre. En lui explicitant les fondements doctrinaux de la démarche du Serviteur du Prophète, enracinés dans le Coran et la Sunna la plus pure, dans les principes du Soufisme et son vécu personnel marqué par des rapports privilégiés avec Dieu et Son Prophète (PSL). Arguments analytiques à l'appui, nous tentâmes également de lui démontrer que cette profonde spiritualité, ce sens du dépassement, du pardon, de la Miséricorde envers les créatures prônées par le Cheikh, se trouvaient en réalité au cœur même du message de l'Islam. Qu'ils en constituaient la substance moelle. Et que c'était plutôt l'ignorance envers cette profondeur primordiale du message divin, alliée aux dérives idéologiques de courants de pensée musulmans, littéralistes (comme les wahabites) ou aux motivations politiquement orientées (manipulant le concept de « jihad »), qui étaient souvent à la base de l'image déformée que beaucoup de non musulmans avaient désormais de notre belle religion. Sans compter les impacts psychologiques du miroir déformant des médias de masse, qui accentuent les clichés et agrandissent le fossé des incompréhensions et des malentendus...

Ces explications semblèrent susciter chez cet étudiant, à la fois, une excitation mêlée à un surcroît d'intérêt pour cette nouvelle et inattendue perspective de l'Islam qu'il venait de découvrir. Les trémolos dans sa voix et la joie indiscible se reflétant sur son visage nous parurent éminemment touchants.

C'est alors qu'il nous posa, à brûle-pourpoint, une dernière question. Une question qui interpella brutalement notre responsabilité et nous mis dans un certain embarras.

« Comment se fait-il que ce visage si profondément humain et si positif de l'Islam représenté par ce Cheik Bamba ne soit pas assez connu dans le monde ? Comment se fait-il que l'on continue encore de nous présenter uniquement l'image projetée par d'autres musulmans n'ayant pas cette approche ? Qu'avez-vous réellement fait jusqu'ici pour vulgariser d'avantage les enseignements pacifiques de ce Cheik dans les autres cultures ? »

Que lui répondre 

Dire que, au moment où ce jeune gabonais, qu'au moment où d'autres peuples du monde recherchent désespérément et n'attendent que ce message de paix, symbolisé à un niveau inédit par Serigne Touba, beaucoup de nos condisciples ont désormais choisi de dissiper leur énergie dans les polémiques récurrentes et des domaines peu en rapport avec ce message. Qu'au lieu de préserver jalousement ce legs et de le partager avec toute l'humanité, nous soyions, au contraire, de plus en plus tentés par les démons de la violence, de la division, du dénigrement mutuel et de l'amour du bas-monde.

Attitude qui est loin de refléter, il est vrai, les graces infinies que leur maître affirme pourtant avoir acquis dans cette terre gabonaise dont la plupart de ses habitants actuels ne semblent même pas se souvenir de son passage. Lui qui disait justement de son séjour en exil : « Le Seigneur m'a accordé à Libreville des faveurs par lesquelles j'ai surpassé tout autre Saint... » Ses disciples que nous sommes ont-ils véritablement l'ambition de dépasser les autres, conformément au sillage tracé par leur éminent guide ?

Cette interrogation de l'étudiant gabonais ne manqua pas ainsi de susciter en nous d'autres types de questionnements plus traumatisants.

Les musulmans ont-ils réellement conscience de la grâce de trouver en Cheikh A. Bamba un modèle actuel et concret de matérialisation des enseignements pacifiques du Prophète Muhammad (PSL) ? Un modèle dont la vie et les actes sont capables de contredire tous les clichés d'agressivité injustement nourris sur leur religion ?

Les africains et les sénégalais réalisent-ils assez la chance que soit apparu au sein de leur peuple un tel héros dont la forte identité culturelle lui permit de surpasser tout complexe envers l'Orient et l'Occident, pour retrouver par lui-même les racines du divin, de concevoir son propre projet de société et de proposer aujourd'hui une telle alternative fraternelle au monde entier ?

Les mourides apprécient-ils à sa juste valeur l'inestimable legs dont ils sont les dépositaires au premier chef ? Ne sont-ils pas plutôt en train de forger souvent des clous avec l'or pur leur étant confié ? De cultiver bruyamment et triomphalement des bananes sur la vaste mine de diamants leur étant laissée en héritage ?

En un mot, méritons-nous réellement Serigne Touba ?

 

Par Abdou Aziz Mbacké Majalis

Serigne Mame Mor Mbacké est revenu sur les dernières actualités qui concernent le mouridisme. Il s'est notamment penché sur la sécurité et la prévention que doivent veiller le gouvernement et surtout les disciples mourides pour protéger leur communauté.

Sermon en wolof Julli Ajuma Touba Alieu du 28 04 2017 .Thème: Se départir de façon perpétuelle de Satan le maudit, le lapidé.

Mor Seck Marakhib est un parmi les nombreux individus qui tournent autour des Kourel "Dourouss" de Khassaide qu' ils mettent des fois au "dessus" du coran et de Dieu et parfois de Serigne Touba lui même ( Wa iyaassou billa). Il a été interpellé par la Dahira Safinatoul Amane qui l' a amené chez Serigne Modou Lo pour s' expliquer. Mais ses Talibe qui commençaient à semer des troubles et à jeter des pierres ont été pris à partie par les badauds avant d' être arrêter par la gendarmerie de Touba ou ils ont été entendus.

 

Source : Cheikhibrafall.com

Le mouridisme est basé sur une doctrine clair et concise qui donne lieu, notamment, à des recommandations et à des prescriptions. Son fondateur lui-même, en l'occurrence Cheikh Ahmadou Bamba, nous enseigne à travers ses écrits les caractéristiques qui permettent d'identifier le mouride véridique.

Dans le texte, le Cheikh notifie que le disciple doit éprouver envers son guide spirituel un amour permanent et sincère. Il faut noter que cet amour est le parchemin qui guidera les pas du disciple dans le sentier qui mène au Seigneur; par conséquent il lui faudra s'assurer à tout moment de la véracité de ce lien sentimental. Le Cheikh ajoute qu'en plus de cet amour sincère et permanent, le mouride doit à son guide spirituel une obéissance immédiate et inconditionnelle à tout instant, peu importe les circonstances ou la finalité; ceci même si sa vie en dépend.

Cette déontologie doit avoir comme fondement une confiance inébranlable du disciple en son marabout. Cheikhoul Khadim nous dit également qu'il est formellement interdit au disciple mouride de s'opposer à la volonté de son guide spirituel, que cela soit secrètement ou ouvertement. Dès lors, il faut faire très attention aux idéologies externes qui infiltrent nos sociétés et qui œuvrent pour la disparition de toute forme d'autorité. La reconnaissance de l'autorité du guide spirituel est ce qui confirme le statut du mouridoulahi.

Par Serigne Khadim Gaydel Lô

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