Mame Diarra Dieng est sortie du Daara "Mame Diarra Bousso " de Porokhane avec une maîtrise parfaite du Coran (elle est lauréate des concours de maîtrise du Coran de Kaolack et de Lamp FM et TV).. Elle psalmodie ici le 2e Nisif du Coran.

 

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Ibra Bineta Gueye M'bengue et son épouse Anna Diakher Faye ont accueilli, au Penc de Thieudeme, à Dakar, Serigne Touba en partance en exil au Gabon, au sortir du cachot du camp Dial Diol, après intervention des Dignitaires lebou.

Voici le témoignage de Serigne Moussa KA, dans un de ses poèmes :

« Tubaab ya woo ko boole koog sandarma bu tudd Ibra Binta Géy ngir worma. Mu boole koog soxnaam su tudd Aana Fay mu di ko toggal. Yal na Yàlla xéy ko fey. » (Les français l’appelle (Serigne Touba), le remirent entre les mains d’un gendarme du nom d’Ibra Bineta Gueye, à cause de sa sollicitude. Ce dernier le confia à son épouse, Anna Faye qui lui préparait ses repas. Que Dieu la récompense.)

Ibra Bineta Gueye fut chef de canton de la banlieue ouest dakaroise de 1855 à 1905 et Ndey Ji Frey de 1897 à 1903. Pour plus d’information, lire l'article de Abdou Khadre Gaye "Les nuits dakaroise de Serigne Touba" : http://www.rewmi.com/serigne-touba-a-dakar-les-18-19-et-20-septembre-1895-il-y-a-118-ans-bamba-et-la-communaute-lebu_a82594.html

« Isaa sakkartu saalikal mabiita wa saalikal amiira wa saboota taarab ilal jixaadi bil armaaxi nafsii walaakin sàbba annilmaaxi » (Lorsque je songe à ce qui fut décidé, à ce Gouverneur et à ce cachot, me prend aussitôt l'envie de combattre par les armes ; mais Celui qui efface les péchés (le Prophète) m'en dissuade.) Cheikh Ahmadou Bamba

« Tubaab ya woo ko boole koog sandarma bu tudd Ibra Binta Géy ngir worma. Mu boole koog soxnaam su tudd Aana Fay mu di ko toggal. Yal na Yàlla xéy ko fey. » (Les français l’appellent, le remirent entre les mains d’un gendarme du nom de Ibra Bineta Gueye, à cause de sa sollicitude. Ce dernier le confia à son épouse, Anna Faye qui lui préparait ses repas. Que Dieu la récompense.) Serigne Moussa Ka.

Les nuits dakaroises de Serigne Touba (dont les péripéties spirituelles, le symbolisme et la haute valeur mystique ne sont pas l’objet de ce papier ni ne sont de mes compétences) ont scellé définitivement le pacte d’amitié liant la Collectivité Lébu et la Communauté Mouride, Dakar et Touba, en la personne d’Ibra Bineta Gueye Mbengue. Pacte que Cheikh Salihou Mbacké a vivifié à l’occasion d’une invitation à Touba qu’il fit aux Notables de Cëddéem, au début de son khilafah. La délégation était dirigée par le Chef de Pénc, Mamadou Mbengue Medoune. Auparavant le khalife avait dépêché une délégation à Dakar pour rencontrer la famille d’Ibra Bineta Gueye. Ce sont ces nuits dakaroises que célèbre la fédération de dahira dénommée « Kureel Gi Maggal Ñetti Guddi Ndakaaru yi » présidée par le pieux talibé mouride, Baye Ndiouga Dieng.

On raconte que Serigne Touba arriva à Dakar à jeun, à l’heure où le soleil déclinait. Le cargo dénommé Ville de Pernambouc, plus connu sous le nom Cap Lopez, devant assurer son transfert au Gabon, étant en retard, le gouverneur Mouttet ordonna son emprisonnement dans un cachot étroit, obscur, infesté d’insectes et parsemé de toutes sortes d’objets usagés, situé au Camp Dial Diop, derrière l’hôpital Aristide Le Dantec, de son premier nom Hôpital Indigène. En y entrant, dit-on, sous la poussée des gardiens, le Cheikh trébucha ; et un objet tranchant lui traversa littéralement le pied. Malgré ses souffrances, il fit une prière de deux rakat, récita les sourates «Bakhara» (La Génisse) et « Ali Imran» (La Famille d’Imran)… Là-bas, révèle la tradition mouride, il reçut la visitation de Grands Saints de l’Islam, dont sa mère, la Sainte Mame Diarra Bousso.

Là-bas, il reçut des dons immenses de la part de son Seigneur. Informés de l’affaire, nous apprend la tradition conservée par les populations autochtones de Dakar, les Dignitaires lébu s’en désolèrent et dépêchèrent auprès du Gouverneur une délégation conduite par Ibra Bineta Gueye, leur porte-parole auprès de l’autorité coloniale. Il lui tint à peu prés les propos suivants : « Nous avons appris que vous retenez en détention Serigne Touba, Cheikh Ahmadou Bamba. Nous ne venons pas discuter avec vous des raisons de sa détention. Nous voulons seulement que vous respectiez la réputation de terre d’accueil et d’hospitalité de notre terroir. Alors permettez au Marabout de venir loger chez nous et de jouir de notre hospitalité jusqu’au moment où vous aurez besoin de lui. Nous nous portons garant de sa sécurité.» Le Gouverneur, en homme avisé, accéda à la requête des Lébu.

Au sortir de la cellule infecte du Camp Dial Diop où il a souffert le martyr sans jamais se plaindre, avec comme seules consolations ses actes de dévotion et ses visions mystiques, Serigne Touba séjourna, jusqu’à son départ en exil, le 21 septembre 1895, au Pénc de Cëddéem où Ibra Bineta Guèye l’avait confié aux bons soins de son épouse Anna Diakhére Faye, une bonne dame, pure et pieuse qui préparait ses repas, s’occupait de l’eau de ses ablutions, etc.

Pour tester les pouvoirs mystiques attribués au Marabout, Ibra Bineta Guèye, dit la tradition locale, un fin connaisseur des mystères, fit semblant d’oublier auprès de son hôte, après une visite, sa canne miraculeuse que deux gros gaillards ne parvenaient pas à remuer et qu’un initié soulevait difficilement. A peine lui eut-il tourné le dos que, Serigne Touba, tenant la canne du bout des doigts, le lui tendit, puis lui dit à peu près ceci : « Je te remercie, toi et ton peuple, pour tout ce que vous avez fait pour moi. Mais déterre le talisman que tu as enterré dans la cour de ta maison pour empêcher mon départ. Sache que je pars volontairement et de bon cœur pour accomplir une mission que Dieu m’a confiée. »

Or, c’est seul avec Dieu, dans le secret de la nuit, loin des regards indiscrets, qu’Ibra Bineta Guèye avait enterré ce talisman. Définitivement convaincu des pouvoirs du Marabout et de sa sainteté, il l’aima davantage, sollicita ses prières pour lui-même, sa famille, son peuple et sa cité, lui souhaita bon voyage et lui promis ses prières ainsi que celles de sa communauté. Une autre version de l’histoire dit que la première rencontre entre Serigne Touba et Ibra Bineta Guèye eut lieu dans la piteuse cellule du Camp Dial Diop. Car le Gouverneur, exigeant des garanties avant de remettre « son prisonnier » entre les mains des Lébu, Ibra Bineta exigea de voir en tête à tête l’homme pour qui ils se porteront garant. Dés qu’ils se virent et se parlèrent, ils se vouèrent respect et estime réciproque. C’est là-bas, disent les tenants de cette thèse, que se produisit le miracle de la canne. Quant au talisman enterré, ils disent qu’il l’était depuis plusieurs années déjà dans la cour de sa demeure, et qu’Ibra Bineta proposa à Serigne Touba son déterrement qui le sauverait à coup sûr des mains des Blancs.

Proposition qu’il refusa avec déférence, rappelant, à l’occasion, que Dieu était son seul refuge. La tradition locale parle aussi de cette prédiction que Serigne Touba aurait faite aux jeunes du quartier venus lui rendre visite et se plaignant de solitude que viendra une époque où, de tous les coins du Sénégal, des hommes et des femmes accourront vers cette contrée. La même prédiction, dit-on, avait été faite par Cheikhna Cheikh Saadhbou et El Hadj Malick Sy.

Cëddéem fait partie des 12 Pénc de Dakar. Il tient certainement son nom du village Cëddéem dans le Jànder qui fait référence à un jujubier (Déem). Il englobe l’actuel marché Sandaga dont le nom vient, selon une opinion assez répandue, d’un arbre appelé « Sànd » qui se dressait à l’endroit occupé aujourd’hui par le « marché d’or » dit « Lalu urus » (étal d’or). C’est Cëddéem qui enregistra les premiers convertis à l’islam de la Collectivité Lébu et accueillit le lettré arabe Massamba Koki Diop, père du premier Seriñ Ndakaaru, Thierno, dit Dial.

C’est à Cëddéem où le Ndeyi Jàmbur (Président de l’Assemblée des Jàmbur) Youssou Bamar Guèye accueillit et scella avec Cheikhna Cheikh Saadhbou Cherif, un pacte unissant leurs deux familles « jusqu’à la fin des temps ». C’est enfin à Cëddéem où Ibra Bineta Guèye, Chef de canton de la banlieue ouest dakaroise de 1855 à 1905 et Ndey Ji Frey (Président de l’Assemblée des Frey) de 1897 à 1903, accueillit Cheikh Ahmadou Bamba en partance en exil au Gabon. Mamadou Mactar Ndoye, petit fils d’Ibra Bineta Guèye, d’apporter la précision suivante : «Mon grand-père n’était pas gendarme. Certes, en sa qualité de Chef de province, il participait au recrutement des soldats et supervisait la collecte des impôts. Lors de la guerre qui opposa la France à la Turquie, en Salonique et aux Dardanelles, en 1870, c’est lui qui fit implanter par les talibés de son neveu Seydina Limamou Laye le campement militaire de cent cases qui abrita les tirailleurs enrôlés.»

La décision d’envoyer le Cheikh en exil fait suite à sa comparution devant le Conseil Privé au palais du Gouverneur Général à Saint-Louis, le 5 septembre 1895. Après son arrestation à Jewol, le samedi 10 août 1895, Serigne Touba séjourna à Saint-Louis jusqu’après son jugement. Dans l’acte d’accusation on pouvait lire cette contrevérité manifeste : «Ses agissements et ceux de ses talibés menacent de troubles la tranquillité du bas Sénégal». Il fut condamné à l’exil. En guise de signature, il parapha au bas du document qui lui fut présenté, la sourate «Al Ikhlas», (La pureté).

Une façon assez éloquente de montrer son attachement à la pureté de sa foi. Et, nous rappelle Cheikh Moussa Kâ, dans son poème intitulé «Nattoo di kerkeraani lawliyaa’i», (l’épreuve est le reposoir du saint), où il parle des bienfaits dont sont porteuses les épreuves que Dieu destine à ses créatures, la condamnation à l’exil était de mode à l’époque. En effet, le colonisateur exilait aussi bien ses ennemis défaits par les armes que quiconque à ses yeux pouvait représenter un danger ou simplement un obstacle à sa tentative de domination et d’exploitation du pays, d’asservissement et d’aliénation des populations. Dans le même poème, « le chantre de Bamba » cite, en exemple, des noms d’exilés célèbres, à savoir, Ahmadou Aminata, petit fils de Serigne Makhtar Ndoumbé, fondateur du village de Koki, Almamy Samory Touret qui opposa aux Français une résistance armée de 18 années, etc.

« … Dieu parachèvera sa lumière, dussent les infidèles en concevoir du dépit » (Coran : S. 9, V : 32). Serigne Touba reviendra d’exil, après sept années de rudes épreuves, auréolé de gloire. L’étoile que l’on a cherché à éteindre était devenue un soleil. La flamme qu’il avait allumée était devenue un flambeau…

ABDOU KHADRE GAYE

Ecrivain, Président de l’EMAD

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Source : Leral.net

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Chronique sur le khalife général des mourides Serigne sidy Moctar Mbacké par la chaine de télévision Al Mouridiyyah Tv .

Chronique sur Serigne Sidy Moctar Mbacké

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L’histoire de la rencontre de cet homme avec Cheikh Ahmadou Bamba est curieuse et amusante et comporte un étonnant dévoilement (kashf) pour le Cheikh.

En effet, Ibrahim était lourdement endetté à une époque difficile, où il lui était impossible de régler ses dettes. Après avoir effectué des visites auprès de grands chefs religieux sans obtenir leur aide, il resta extrêmement troublé. Lorsque Cheikh Ahmadou Bamba arriva à Sanoussi (Le retour d'exil de Khadimou Rassoul du Gabon ,11 Novembre 1902) Ibrahima vint l’y joindre avec un poème dans lequel il parle de ses dettes et prie le Prophète (Paix et Salut sur Lui) et ses quatre khalifes de l’aider à les régler.

A son arrivée à Sanoussi, il demanda et obtint une audience avec Cheikh Ahmadou Bamba. Introduit chez celui-ci, Ibrahima le salue. Puis, avant d’exposer sa situation, de parler de ses dettes et de réciter le poème cité plus haut, le Cheikh lui dit :

"Donne-moi ce sac-là. " Il le lui donne.

"Donne-moi l’autre ! " Il le lui donna.

"Compte le contenu de chaque sac et mets le part à part".

Il trouva que leur contenu s’élevait à 500 Frs. Puis le Cheikh lui dit :

"Déduis en cent et donne les moi." Il obéit. Puis il lui dit :

"Ajoute le contenu du premier sac à celui du second et utilise cette somme dans tes intérêts."

Ses dettes s’élevaient justement à 500 francs. Ibrahima émit alors un grand cri sous l’effet d’un "hal" (état spirituel), de sa grande surprise de cette révélation faite au cheikh concernant ses dettes. Quand ce dernier lui demanda la cause de ce cri, il lui raconta toute son histoire. Voici les vers d’Ibrahîm :

J’ai divisé mes dettes contractées pour aider des frères sur les généreux dans l’espoir qu’ils les régleront!

Toi, Mukhtar,, tu régleras la première part ! Et Toi, Siddiq, la seconde ! Et Toi, Farûq, la troisième ! Et Toi, Outhman, la quatrième !

Quant à Toi vaillant guerrier Père des Hassan, tu t’occuperas du reste !

Vous êtes des hommes généreux dont un infortuné ne sollicite l’aide sans l’obtenir

Ceci étonna fort le Cheikh et il en remercia Dieu.

!!KEN DOU SERIGNE TOUBA!!!

Séllàl Yoon Wi

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Porokhane (ou Prokhane) est un village du Sénégal, situé près de Nioro du Rip dans la région de Kaolack.

C'est un lieu de pèlerinage annuel (magal) où des centaines de milliers de personnes – surtout des femmes – rendent hommage à Mame Diarra Bousso, la mère d'Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme. Elle mourut en effet à Porokhane en 1866, à l'âge de 33 ans. Le mausolée et le puits de Mame Diarra Bousso figurent sur la liste des sites et monuments historiques classés au Sénégal.

 

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Serigne Tuuba nak, saxaar la ...

Serigne Tuuba nak, saxaar la ...

 

 

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L’arrivée massive et voyante des migrants internationaux sur l’espace et dans la société urbaine est l’évènement le plus marquant depuis les années 90. La migration internationale tient une place importante à Touba liée particulièrement à une forte tradition d’émigration et de commerce des Mourides, et aux nombreuses opportunités qu’offre le lien fondamental de la doctrine mouride qui stipule que le taalibé (disciple) doit obéir à son marabout et qu’en retour, celui-ci lui doit assistance dans ses entreprises : visas et passeports diplomatiques démarchés par les marabouts dans les hautes sphères de l’Etat ont souvent servi de moyens d’émigration pour les jeunes Toubiens. De plus en plus nombreux, les migrants internationaux émergent comme des acteurs incontournables dans la réalisation du rêve urbain de la confrérie. La capitale des Mourides est un lieu de réinvestissement et de retour pour les milliers de Mourides quittant Dakar, les régions de Louga, Diourbel, Thiès, Kaolack, les milieux ruraux comme les milieux urbains. Le choix de Touba est fortement symbolique et reflète le fort attachement des Mourides disséminés pour leur «Jérusalem».

Et il semble que les plus éloignés (les migrants internationaux) sont les plus nostalgiques, étant capables de tous les exploits. Mais ce n’est pas la seule raison. C’est que Touba est devenu également pour eux un lieu largement crédible et attrayant, beaucoup plus en tout cas que les villages ou les localités que beaucoup d’entre eux ont quittés . La volonté de vivre dans une ville fonctionnelle est également un élément déterminant. Le développement de tous les réseaux, et du téléphone notamment stimule largement la décision de s’installer à Touba.

Deux sortes de migrants investissent ainsi à Touba : ceux qui résidaient à Touba avant leur départ et ceux qui sont partis des autres régions. L’Italie est le pays qui reçoit le plus grand nombre de ressortissants de la ville de Touba (40 % environ) et la destination Europe-USA avec 73 % des migrants est de loin la plus fréquente. Mais les destinations Côte d’Ivoire et Gabon ne sont pas négligeables avec 19,5 %. Environ 80 % des familles toubiennes comptant des migrants internationaux reçoivent autour de 50.000 F CFA par mois et 16 % d’entre elles entre 50.000 et 100.000 F CFA selon l’Étude Urbaine du Plan Directeur d’Urbanisme de Touba .

Les migrants internationaux sont également des éléments moteurs des mutations du bâti, et de toutes les formes d’appropriation de la ville. Ils sont notamment à l’origine de la flambée des valeurs foncières sur tous les espaces de la ville. Ayant une capacité de mobilisation financière plus forte, les migrants internationaux ont pu à un moment donné prétendre et accéder à tous les espaces préférentiels ou disputés, rendant même certains d’entre eux inaccessibles aux autres. Parmi ces espaces préférentiels, ceux couverts par le téléphone qui devient ainsi un élément important de différenciation des espaces. La modernisation de l’habitat toubien dont le téléphone est l’une des composantes, et sa durcification se sont largement accélérées dans les années 80 et 90 avec le nouvel attrait de Touba du fait de sa constitution en grande ville, mais surtout avec la dévaluation du franc CFA qui a donné plus d’opportunités de construction et de branchements téléphoniques aux migrants internationaux en renforçant leurs moyens financiers. Les Mourides qui créent des regroupements transnationaux dans les pays où ils se sont disséminés utilisent largement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (sites web, web2.0 et réseaux sociaux, télévisions, radios, images et sons, divers, etc.) pour leur organisation mais également pour leur relation à la ville et avec leurs familles qui y sont restées ou installées. Ils incarnent ainsi la figure d’une confrérie religieuse musulmane soufi transnationalisée et modernisante.

Par Dr Cheikh Guèye

Enda Tiers Monde

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Voici un petit reportage fait en Afrique du Sud à Port Elisabeth dans  la demeure de Chekh Ahmadou appelé appelé " Keur Serigne Serigne Touba " : Madrasa Al Quran Keur Serigne Touba Port Elisabeth en Afrique du Sud.

 

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Ces jeunes mourides qui se trouvent en Europe nous fascinent avec un zikroullah comme celui qu'on retrouve dans la demeure de Cheikh Dieumb Fall au Sénégal. Regardez !

 

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Reste de pierres formant la chambre où était Serigne Touba en Mauritanie

Reste de pierres formant la chambre où était Serigne Touba en Mauritanie

 

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Nous venons, ici, vous proposer un aperçu sur la vie d’une grande figure de la mouridiya, un des fidèles compagnons de Cheikh Ahmadou Bamba : il s’agit du grand maître Serigne N’Dame Abdou Rahmane LO. Cet homme faisait partie, en effet, de cette génération qui reçut du Cheikh lui-même une éducation pratique, une formation mystique ainsi que les fondements essentiels de sa nouvelle voie : la Mouridiya.

Sa naissance et son éducation :

Né à Méoundou (dans l’actuel département de Tivaouane) au cours du mois de Rabî al awwal 1271 de l’Hégire (vers 1853- 1854) de Serigne Mouhammad LO et de Sokhna Mariama SECK, Serigne N’Dame grandit au sein de cette grande famille réputée depuis fort longtemps pour l’érudition, la piété et la noblesse de ses membres.

Lorsqu’il atteignit l’âge de scolarité, il fut confié à Serigne Massata DIAKHATE chez qui il apprit et mémorisa, en peu de temps, le saint Coran puis le transcrivit, selon la coutume, avant de se rendre ensuite à la célèbre université de Pire pour y perfectionner ses connaissances du Livre et entamer l’étude des sciences islamiques. Ces études achevées, il se dirigea vers Nguick auprès du grand érudit Serigne Mor Madieng Falo. Il y effectua des études approfondies en grammaire et en jurisprudence islamique. Il acheva, enfin, ses voyages d’apprentissage à Pathar à l’école de l’illustre érudit Serigne Momar Anta Saly père de Cheikh Ahmadou Bamba.

Ses relations avec le Cheikh :

C’est dans cette école très célébre que Serigne N’Dame vivait avec Cheikh Ahmadou Bamba qui y dispensait des cours sous la supervision de son éminent père. Serigne N’Dame lui apporta une collaboration précieuse et déterminante dans ses tâches. Il n’hésita même pas à apprendre et enseigner ensuite les ouvrages que le Cheikh composait à l’époque. A la disparition de Serigne Momar Anta Saly, la gestion de l’école revenait au Cheikh. Décidé, plus tard, à faire une tournée au Sénégal et en Mauritanie, le nouveau maître confia à Serigne N’Dame la charge d’assurer son intérim, ce qui constitue une parfaite illustration de la confiance du Cheikh. Quelques mois après, Cheikh Ahmadou Bamba réunit tous ceux qui étaient à l’école et leur communiqua qu’une mission divine venait de lui être confiée qui consistait à revivifier et à restaurer la Sunna du Prophète ainsi qu’à réformer la Communauté musulmane. Cela rendit nécessaire l’adoption d’une nouvelle méthode d’éducation et de formation. Par conséquent, ceux qui avaient les mêmes ambitions que lui et qui voulaient rester devraient se soumettre entièrement à ses ordres et orientations.

Cheikh Abdou Rahmane LO fut parmi les premiers à faire la bay’ah (pacte d’allégeance). Bien qu’il eût pratiquement le même âge que le Cheikh, Serigne Ndame fit preuve d’un dévouement hors du commun et joua, ainsi un rôle déterminant dans la mission grandiose de Cheikh Ahmadou Bamba.

Son rôle dans la mission du Cheikh :

En fait, les adeptes de la première promotion formés par le Cheikh luimême, se sont, par la suite, chargés, chacun dans un domaine, de réaliser les projets éducatifs et sociaux de leur Cheikh. C’est ainsi que Serigne Ndame s’occupa d’un des plus importants domaines si ce n’est le plus important : l’enseignement du Coran. Nul n’ignore, en effet, la place prépondérante du Coran dans le jihâd du Cheikh. Il est la pierre angulaire de ses enseignements, son arme efficace face aux ennemis de l’Islam et à Satan, comme il le dit dans nombreux de ses poèmes.

Par ailleurs, Cheikh Abdou Rahmane restait au côté du Cheikh durant tous ses déplacements de Mbacké Kajoor à Dâr al Alîm et al Habîr (actuel Ndame) où le Cheikh l’installa définitivement pour qu’il s’adonnât entièrement à l’enseignement. C’est précisément dans cette localité que la plupart des fils et des filles du Cheikh apprirent le Coran grâce au dévouement de leur maître. Ce dévouement qui lui valut une position privilégiée auprès du Cheikh.

Sa position auprès du Cheikh :

Confident et conseiller du Cheikh, Serigne Ndame bénéficiait auprès de celui-ci d’une absolue et immense confiance : le Cheikh lui confia l’instruction de ses frères cadets et, plus tard, de ses propres enfants avant de lui donner pour épouse successivement deux de ses filles : Sokhna Fatimtou puis Sokhna Mouslimatou. Cela prouve, s’il en est encore besoin, que Serigne Ndame, grâce à ses bonnes qualités jouissait d’une haute estime de la part de Cheikh Ahmadou Bamba et de sa famille.

Ses qualités et sa conduite :

Comme le dit cet adage « Dis-moi qui tu fréquentes, je te dis qui tu es », le propre de l’homme est de se comporter à l’image de ses amis et compagnons. Il va de soi donc que Cheikh Abdou Rahmane LO, disciple et compagnon de première heure du Cheikh, était un homme exemplaire.

Ainsi, était-il très vertueux, respectueux d’une façon exceptionnelle des obligations religieuses et assidu dans le travail sans répit. Les futilités de ce bas monde n’ont jamais retenu son attention. Il était un homme de vérité et de courage, un dévot qui passait ses journées à jeûner et ses nuits à prier et à réciter les versets coraniques.

Sa disparition :

Lorsque Cheikh Abdou Rahmane LO fut d’un âge très avancé, ses propres fils et disciples, parfaitement préparés, prirent le relais. Sa mission fut alors poursuivie avec succès, grâce à Dieu. Ainsi, Dâr al Alîm al Habîr resta un centre de rayonnement que Serigne Ndame continuait à superviser jusqu’à ce qu’il fût rappelé à Dieu au mois de Chaabane 1363 à l’hégire (1944). De nombreux poèmes furent composés pour faire son éloge et vanter ses mérites.

Que Dieu Le Tout-Puissant soit satisfait de lui et qu’Il guide les pas de ses successeurs. Amen !

Par SAME BOUSSO

Abdou Rahmane

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Un documentaire réalisé par le groupe de la télévision du mouridisme LAMP FALL Tv 

L' histoire de Cheikh Ahmadou Bamba - LAMP FALL TV

 

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Pose première pierre de la Grande Mosquée de Darou Rahmane (fondé par Serigne Khalil Mbacke Ibn Serigne Moustapha Absa) par Serigne Abdou Rahmane Mbacke Ibn Serigne Abdou Khoudoss.

 

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Serigne Abdou Lahad nous parle de la relation qui lie Serigne Touba et du prophète Mohamed (Paix et Salut sur LUI )

Serigne Abdou Lahad nous parle de la relation qui lie Serigne Touba et du prophète Mohamed (Paix et Salut sur LUI ).

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Appel à la prière à la Grande Mosquée Touba

Appel à la prière à la Grande Mosquée Touba

 

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