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Comment Serigne Touba suivait la progression spirituelle des mourides?

«  (…) Pendant les moments de travail, le Cheikh prêchait aux disciples de bonnes paroles de sagesse qui leur faisaient constater les défauts de l’âme et leur permettaient de comprendre les réalités de la Religion, et les élever à se parer et s’orner de la perfection, à savoir l’adoucissement des mœurs, la purification des cœurs et l’illumination des esprits grâce à la concentration des efforts sur ce qui mène à Dieu, (concentration obtenue) à l’aide du sincère repentir, de l’effort constant pour se rapprocher du Seigneur, du renoncement à cette vie terrestre et à ses vanités, de l’amour pour Dieu et la haine pour Lui et de l’emprisonnement du cœur dans la méditation sur la Création de Dieu, de la langue dans le rappel de Dieu et des organes dans l’obéissance de Dieu. 

Quand leurs cœurs avaient assimilé tous ces enseignements de sorte qu’ils s’ancrèrent complètement dans leurs esprits, il les renvoyait aux différentes tâches : à chacun le tâche qui lui convenait. Il savait le mieux l’état du Mouride dont tous les mouvements (actes et paroles) étaient l’objet de sa surveillance stricte et de ses critiques permanentes. L’auteur d’un acte ou d’une parole qui n’étaient pas conformes à la Loi formelle était réprimandé et son acte ou parole dénoncés. Quand un acte ou une parole comportaient une infraction aux règles des Mystiques, il en réprimandait l’auteur et attirait son attention sur le défaut de son acte ou de sa parole. Tout ceci était fait avec un parfait équilibre et une juste modération, et conformément aux dispositions de la Loi purifiée et sous l’observation de la vérité éclairée. 

Dieu répandit la bénédiction sur ses mains. C’est pourquoi de nombreuses créatures tirèrent profit de lui et devinrent d’abondantes sources d’éducation spirituelle dont l’importance dépendait de ce que chacun avait puisé à l’immense fleuve de son savoir. 

Il fut remarqué que nul ne quittait le Cheikh et ne retournait chez lui sans que ceux qui le fréquentaient ne décelassent dans sa manière de vivre, dans sa conduite, dans son humilité, dans son sérieux et dans son application à ce qui le concernait, ce qui ne laissait aucun doute de la supériorité de la Voie Mouride. En effet, les gens distingués sont prompts à rechercher le mérite et les méritants. »

Extrait minanoul Bakhil Khadim

Khadimrassoul.net

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Written by LA REDACTION

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