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Covid-19 : les pèlerins sont arrivés à La Mecque, prêts à vivre intensément un Hajj sous haute protection

Ils ont en commun de résider dans le royaume saoudien et d’avoir l’immense bonheur de faire partie de la poignée de fidèles qui, après sélection, s’apprêtent à prendre part à un Hajj unique en son genre, à huis clos et ayant colmaté toutes ses brèches, les 1 000 pèlerins autorisés à accomplir le cinquième pilier de l’islam, malgré le Covid, sont arrivés samedi à La Mecque.

Venus de Riyadh, la capitale, de Médine, la deuxième ville sainte de l’islam, mais aussi de la province de Qassim, d’Abha, de Tabuk et de Jizan, une cité située sur les bords de la mer Rouge, ils ont foulé le sol de la Terre sainte placée sous haute surveillance par petits groupes, lentement mais sûrement, et en respectant la distance réglementaire. Tous n’aspirent qu’à une seule chose : vivre intensément un grand pèlerinage qui restera dans les annales.

Sans surprise, c’est un comité d’accueil très médical qui attendait à leur descente d’avion, dans le hall d’entrée de l’aéroport international King Abdullaziz, celles et ceux d’entre eux qui avaient transité par Jeddah.

Pleinement confiants dans la capacité des autorités saoudiennes de veiller à leur protection, ces 1 000 pèlerins privilégiés, dont 700 sont des expatriés, se préparent à cheminer sans crainte vers les hauts lieux saints de l’islam, revêtus de l’obligatoire masque facial et sous l’objectif de caméras thermiques. Submergés par une émotion indescriptible, ils ont hâte, en effet, de reproduire les rites millénaires de ce Hajj très spécial, que le pernicieux virus aura certes contrarié, mais en échouant toutefois à le sacrifier sur l’autel de la contagiosité.

Au micro d’Arab News, Khadija, une expatriée bulgare, s’est dite « au comble de la joie » lorsqu’elle a reçu l’agrément des autorités pour effectuer le voyage de toute une vie, hautement symbolique et spirituel. « Je ne m’attendais pas à ce qu’ils acceptent. Je suis sûre que le Hajj de cette année sera exceptionnel à tous égards», a-t-elle confié, les yeux brillants.

Ayant été contraint de renoncer au Hajj en 2019, parce qu’il coïncidait avec son mariage, l’Emirati Abdullah Al-Kathiri redoutait de devoir encore attendre avant d’exaucer son souhait le plus cher. Contaminé par le virus, mais considéré comme totalement guéri par le corps médical saoudien, il contenait difficilement son impatience, à la veille du grand jour.

« Beaucoup de ceux qui ont effectué le pèlerinage ces dernières années m’ont assuré que c’était toujours un processus sans heurts, même avec une foule massive. J’imagine donc que tout se passera pour le mieux avec un nombre aussi restreint de pèlerins cette année. Ce sera une expérience inoubliable, j’en suis certain ! », s’est-il exclamé.

« Lorsque j’ai reçu la confirmation de ma demande, j’étais tellement heureuse. Je ne pouvais pas y croire », a déclaré, visiblement aux anges, Haïfa Yousef Hamdoon, une femme médecin tunisienne installée à Buraydah, la cité phare de la province de Qassim, tandis que Mu’taz Mohamed, un pèlerin soudanais, qui a fait le trajet vers La Mecque depuis cette même région, saluait l’arsenal de mesures sanitaires drastiques prises par la monarchie .

Source : Oumma.com

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Written by LA REDACTION

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