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Est-il possible de voir ALLAH ? (Par Serigne Sam Mbaye)

Réponse: Ô que si ! Oui on peut voir ALLAH. Notre SEIGNEUR on Le voit. Notre SEIGNEUR on Le voit. Notre SEIGNEUR on Le voit. On voit Notre SEIGNEUR de diférentes manières. Les heureux qui iront au Paradis le verront le Jour ultime à « Fawqal fisskhu ahmar». )

La première fois qu’Il viendra les trouver là-bas, ils ne Le reconnaîtront pas car Il se manifestera sous une forme qu’ils ignoreront. S’Il leur dit, Me voici, Je suis Votre SEIGNEUR, Il demanderont à être protégés contre Lui. La deuxième fois Il viendra sous une forme reconnue par tous. Tout le monde se prosternera. La première fois, il n’y a que les aarifùna bi-l- Laahi qui l’avaient reconnu. Cela dit, Notre SEIGNEUR (Tabaaraka wa Tahanlaa) se découvre à son serviteur proportionnelement au grade de celui-ci. Vous m’avez entendu dire tout à l’heure que Seydina Ahmad Ibn Hanbal a rapporté avoir vu notre SEIGNEUR en songe ; on Le voit donc dans le rêve et si tu Le vois en songe tout ce qu’Il te dit est réel et cela dévoile des secrets. Vous avez retenu la préférence qu’Il a pour la lecture du Coran et les choses qui s’y rapportent. Donc Notre SEIGNEUR se découvre. Il le fait selon sa Volonté, comme Il l’entend.

Comme Il a dit à la créature « Wa maa kaana li bashiran ayu kalimul- Laahu ilaa wahyan………maa yashaa’u» Il peut se découvrir à la créature derrière cent mille voiles. Un saint avait dit à son semblable : « Si tu avais vu Abu Yazid al Bustamii, tu en tireras un profit inestimable ». Celui-ci lui dit « Moi, j’ai vu notre SEIGNEUR (Tabaaraka wa Tahanlaa) et tu me dis si tu avais vu Abu Yazid Al Bustami ». L’autre insiste et lui dit : « Même si tu as vu notre SEIGNEUR, voir Abu Yazid al Bustami 70 fois est plus profitable pour toi que de voir notre SEIGNEUR ». Il lui dit « notre SEIGNEUR se découvre à toi selon ton propre grade, tu seras donc en mesure de supporter cela. Quant à Cheikh Abu Yazid Al Bustami, tu le vois avec son grade (maqaama) si tu es capable de supporter cette vue, cela te sera d’un très grand profit mais si tu n’en es pas capable, tu meurs sur le champ ». Il lui dit : « où pourrais-je le voir ? » Il lui répond : « Tu as vu cette montagne, à chaque fois que le soleil commence à se lever, il est en train de monter là-dessus pour glisser ensuite vers l’autre côté. » Le saint intéréssé se rendit au pied de la montagne et attendit la levée du soleil. A l’instant précis où le soleil faisait apparaître ses premiers rayons, Cheikh Abu Yazid Al Bustami se fit découvrir, le saint l’aperçut, s’écria et tomba raide mort sur le champ. On le montra à Cheikh Abu Yazid et lui dit celui-ci est tombé mort dès le moment où il vous a aperçu. Il leur répondit : « Non, c’est quelqu’un à qui DIEU avait caché son grade car il ne pouvait pas en supporter la vue. Dès qu’il m’a regardé il a vu l’image de ce grade reféter sur ma « lumière » et incapable de supporter cette vue, il en est mort ». Et pourtant, c’est quelqu’un qui a dit qu’il voyait notre SEIGNEUR (Tabaaraka wa Tahanlaa) ; mais donc avec une autre façon.

Nul ne songe voir notre SEIGNEUR dans sa véritable forme ici-bas car aucun corps ne peut Le supporter. Le Prophète (anleyhi-s-salaatu wa- s-salaam) n’a vu Seydina Jibril que trois fois dans sa forme véritable. A chaque fois que Jibril se présentait au Prophète (anleyhi-s-salaatu wa- s-salaam) il le faisait dans la forme d’un de ses compagnons (sahaaba) ou sous les traits d’un beau jeune homme. La première fois que le Prophète (anleyhi-s-salaatu wa-s-salaam) l’a vu dans sa forme originelle il s’en est évanoui. Quand il eut retrouvé ses esprits Jibril lui dit : « Comment ferais-tu si tu avais vu « nùn ou rùh ». (Il y a un rùh qui se trouve à la tablette gardé, le Coran est encore appelé rùh) « Wa kana ruha minal amri…… ». Il existe un rùh que l’on ne doit pas appeler créature, il fait partie des manifestations (melo en wolof) de notre SEIGNEUR. Mais rien n’est impossible pour notre SEIGNEUR. S’Il veut, Il peut parler à la créature « wahyan aw min waraa hijaabin ». Il peut aussi, s’Il le veut, se montrer à elle « min waraa hijaabin ». Donc ce n’est pas quelque chose de mustahil. Ceux qui ne le savent pas le refuseront. Celui qui ne lit que dans les livres et qui n’a pas le zawq ou n’a pas vu autre chose, ou « n’est pas passé ailleurs » …. ne Le verra pas. Nul ne pourra le lui faire comprendre. Il vaut mieux ne pas essayer.

Mais ce qui est sûr c’est que nous le verrons Yawmal qiyaam car le Prophète (anleyhi-s-salaatu wa-s-salaam) a dit que nous Le verrons comme nous voyons présentement la lune. Mais c’est parce qu’en ce moment nous ne serons composés que de rùh (esprit) qu’il nous sera possible de Le voir. Car même l’individu s’il est en vie ici-bas, s’il est quelqu’un de pur (il y a deux degrés de pureté ; la vertu et la sainteté. On parle de vertu quand il s’agit de quelqu’un qui ne cesse de faire des eforts pour tendre vers la perfection, pour être bon, qui fuit le mal. On parle de sainteté quand l’individu ne peut pas faire du mal comme l’a dit le Cheikh : « Quant au mal, nous ne le regardons pas avec nos yeux, nous ne l’écoutons pas quand on en parle, nous ne le touchons pas avec nos mains, nous n’y pensons même pas ». C’est cette sainteté qui, quand elle est la nature de quelqu’un et non une chose qui lui arrive par moments, qui lui permet de voir le Prophète (anleyhi-s-salaatu wa-s-salaam).

Vous voyez donc que le Prophète (anleyhi-s-salaatu wa- s-salaam) est pur et que c’est la nature que te procure cette vue du Prophète (anleyhi-s-salaatu wa-s-salaam) qui te permet de voir, d’une certaine façon, notre SEIGNEUR (Tabaaraka wa Tahanlaa), en fonction de ton grade. Beaucoup de saints ont dit avoir vu notre SEIGNEUR, ou notre SEIGNEUR a dit telle ou telle chose ou, j’ai vu notre SEIGNEUR tant de fois. Ce sont ceux qui peuvent le croire qui y préteront foi, ceux qui ne peuvent pas le croire n’y accorderont aucune importance. Si on se mettait à jouer ici un air de musique, certains en éprouveront un plaisir et d’autres resteront indiférents. C’est un problème de zawq (gustation). C’est une question de goût. Il en est ainsi pour beaucoup de choses. C’est un problème de goût, il n’y a que celui qui le ressent qui peut le comprendre, on ne réussira jamais à l’expliquer à celui qui ne le ressent pas. Il y a des exemples un peu honteux à donner (question de pudeur) qui illustrent bien cela, ….. tel que celui de Al Ghazali quand il dit « On ne réussira jamais à faire comprendre à l’impuissant le goût de l’orgasme »

SERIGNE SAM MBAYE

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