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Exclusif ! Le miracle D’Ahmadou Bamba trouvé dans un journal français publié en 1927.

Quand je pris en 1905, quelque temps après la mort de Corppolani, le commandement du poste de Souet-el-Ma, sur les bords du lac Car, en pays Traza, on me recommanda de ne pas perdre de vue un grand marabout noir dont la zaouïa se trouvait à quelques kilomètres du poste, sur une dune de sable.

Il s’agissait d ‘Amadou Bamba, déporté en Mauritanie depuis 1903 à la suite d’une nouvelle rébellion contre l’autorité administrative du Sénégal.

Mon vieux maréchal des logis du goum Bouzid me conduisit donc un matin à la zaouïa de Cheikh Bamba, pour lequel, en bon musulman, il avait une grande vénération.

Et chemin faisant, de dune en dune, Bouzid, qui était très versé dans les questions d’Islam, me racontait que Cheikh Ahmadou Bamba était vénéré comme un être divin par ses talibés (environ 200 dans sa zouïa, dont une vingtaine de femmes). La doctrine Mouride est basée sur le rachat des fautes et des négligences de tous par les mérites du seul.

Tu verras, me dit Bouzid, comme tu seras accueilli par Cheikh Ahmadou Bamba, quand il saura que tu as touché le tombeau de Sidi Okba et que tu es l’ami de Cheikh Sidia.

Peu m’importait le passé du marabout pourvu qu’il se tint tranquille en sa zouïa de paille où les cadeaux de toutes sortes lui parvenaient des points le plus reculés de L’Afrique Noire.

Par un véritable dédale de couloirs, je parvins, précédé de mon fidèle Bouzid à une vaste chambre où arriva au bout d’un certain temps, le grand marabout, le visage demi voilé par un cheiche.

Après les salamek d’usage, j’entretiens Cheikh Bamba du but de ma visite, toute de courtoisie et conseillée aussi par Cheikh Sidia que je venais de voir à Boutilimit, pendant 15 mois, j’avais entretenu d’excellentes relations avec le chef des Kadria.

Cheikh Bamba m’assura de son esprit de soumission à l’autorité française et de tous ses efforts pour obtenir son retour en grâce  et, en effet, deux ans plus tart j’appris qu’il avait été autorité à regagner Diourbel qu’il ne devrait plus quitter jusqu’à sa mort le 19 juillet 1927.

-Ah cours d’une nouvelle visite à Cheikh Bamba, il me fut donné d’éprouver la valeur de ses gris-gris. Avant que je le quitte, le marabout voulu me donner sa bénédiction qui me protégerait de bien des maléfices.

Après s’être craché dans les mains et avoir souflé dessus, il les plaça au-dessus de ma tête en murmurant des paroles cabalistiques que je n’ai hélas ! pas retenues. A mon retour au poste, je fus accueilli par une vive fusillade de deux goumiers révoltés.

Bien que  ces émergumènes m’aient envoyé une centaine de balles à 50 mètres de distance, pas une ne nous toucha, ni Bouzid ni moi. Bouzid me dit alors , et je dus me rendre à l’évidence, que le gris-gris de Cheikh Bamba nous avait protégés!

S’il ne m’a pas donné d’argent (75.000 francs) il m’a, du moins, sauvé la vie et nous étions restés chacun dans nos attributions respectives.

Titré : Les gris-gris D’Amadou Bamba

Auteur : Eugène Devaux

L’article a été publié dans “Les Annales Coloniales du 20 octobre 1927”.

2 Commentaires

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  1. Le nom gris gris n’as pas de cohérence avec le cheikh il na jamais était à la soumissions qu’en vert dieu son unique force veillez vous renseigner au près de ses oeuvres avant de titré dans l’erreur ou dans l’ignorance

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Written by LA REDACTION

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