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Khoutba Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké de ce vendredi 06 septembre 2019

Ce 6 Septembre 2019, Serigne Ahmadou Rafahi a parlé d’un thème trés intéressant qui nous concerne tous: la mauvaise habitude de toujours remettre les choses au lendemain. Quand on est jeune, on a tendance à croire qu’il nous reste énormément de temps à vivre pour accomplir les recommandations divines. Cela nous obnubile à un tel point qu’on accorde la majeure partie de notre temps à des futilités. Serigne Ahmadou a voulu montrer ce fait en racontant l’histoire de deux humains aux destins totalement différents.

Le premier était un musulman très pieux, la preuve, un jour il pria Dieu de lui montrer Satan dans sa forme humaine. Sa prière fut exaucée et Dieu lui indiqua l’endroit et la date où il pourrait rencontrer Satan. Ce fut lors d’un 《louma》 (une sorte de foire) qu’il vit Satan avec un accoutrement très particulier. Il se dirigea vers lui et lui dit qu’il le reconnaissait, (histoire de l’aborder); Satan lui rétorqua que ce n’était pas le cas pour lui. Par la suite, l’homme lui répondit qu’il savait bien que c’est lui Satan et l’attaqua immédiatement. Satan se releva et plia bagages avant que les autres ne s’y mettent. Satan et l’homme se rencontrèrent une seconde fois mais là par contre, ce fut Satan qui attaqua l’homme en premier et sortit un couteau pour le tuer. Il interrompit son acte et lui dit qu’il ne valait pas la peine de le tuer puisqu’il ne lui restait que soixante-dix (70) ans à vivre. Ce dernier ne comprit pas par là que Satan voulait juste lui tendre un piège parce qu’il a commencé à se dire qu’il allait accorder les premiers trente-cinq (35) ans aux choses mondaines et que les années qui lui resteront allaient lui permettre d’accomplir les recommandations divines. Hélas! En réalité, il ne lui restait que soixante-dix (70) jours à vivre. L’homme avait oublié que Satan existerait tant que les humains existeront; aucune créature ne peut le faire disparaitre. Cela montre l’impact négatif que la remise au lendemain des actes que l’on peut accomplir aujourd’hui a sur les humains. C’est une très mauvaise habitude, cela durcit même le cœur de l’individu. Pour preuve, lorsque le prophète Mohamed(PSL) donnait des conseils aux musulmans désireux d’entrer au paradis, le premier fut de ne jamais remettre au lendemain l’accomplissement des recommandations divines, le “kersa”(pudeur) que l’on doit toujours faire montre à notre Créateur et se rappeler de la mort. Le “Kersa” dont on parle ici concerne la façon dont on fait usage des différents membres de notre corps: l’individu doit toujours avoir de la retenue en ce qui concerne ce qu’il regarde, ce qu’il fait ou ce qu’il voit.

L’histoire du deuxième humain est assez particulier. Serigne Ahmadou nous raconte que Seydina Issa Aleyhi Wasalam avait pour habitude de voyager partout dans le monde et avait tendance à voir un vieillard assis dans un endroit vêtuste, sans toit. Cet homme l’étonnait à un tel point qu’il décida d’aller lui parler. Arrivé sur les lieux, il lui demanda pourquoi il ne cherchait pas à se trouver un endroit où s’abriter. La réponse de ce dernier le mit sans voix: 《je dois vivre 700 ans dans ce bas-monde et je ne vois pas l’utilité de construire un toit où habiter sachant que l’au-delà est la vraie vie. Cette vie n’est qu’éphèmére》. L’histoire de ces deux hommes nous montre l’importance de ne jamais remettre les choses au lendemain et de toujours accomplir les actes cultuels au moment indiqué.

Serigne Ahmadou termine le khoutba en rappelant aux personnes qu’il faut toujours penser à la mort avant d’accomplir tout acte et délaisser les choses mondaines car Satan sera toujours présent dans nos quotidiens.

Que Ya Rabbi nous préserve de ses ruses !

Ndèye Coumba Gueye

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Written by LA REDACTION

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