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La gestion des mourides par Mame Thierno Birahim Mbacké durant l’exil du Cheikh

« Après son départ pour les îles, le cheikh Ibrahim resta à Mbacké Bari le temps d’achever les travaux des champs, car l’exil survint à la fin de l’hivernage de l’an 1313 (1895 de l’ère chrétienne), puis il ramena la famille et les bagages du Cheikh à Mbacké Baol. 

Le cheikh Ibrahim veilla à la parfaite exécution des recommandations de son frère et maître. Les Mourides se réunirent tous autour de lui. À leur tête se trouvait le grand Mouride Cheikh Ahmadou Ndoumbé, le cousin du cheikh Ibrahim, qui dirigea les Mourides et les incita à poursuive le travail et à renouveler leur volonté de suivre la Voie (que Dieu le récompense par le bien et le remercie pour son action). 

Ainsi, les Mourides ne cessèrent-ils de se conformer aux enseignements du Cheikh, d’exécuter ses ordres et de se réunir derrière le cheikh Ibrahim pendant le temps où ils furent sous le coup de la grande stupeur provoquée par le départ subit de leur généreux Cheikh. Puis ils redevinrent unis comme les doigts d’une seule main et se battirent par leurs biens et par leurs personnes, dans la voie de leur Seigneur afin de multiplier les bonnes œuvres et de persévérer dans l’enseignement et dans le travail. 

Le cheikh Ibrahim, qui avait assimilé les disciplines des sciences religieuses, se mit particulièrement à exécuter les recommandations de notre Serigne Touba relatives à l’enseignement. En effet, il engagea les Mourides dans la Voie que l’honorable éducateur spirituel lui avait tracée et n’en dévia dès lors plus. Ainsi désigna-t-il pour enseigner le Coran le vénérable cheikh Abdou Rahmân Lô. Dans l’école de celui-ci, se réunirent les enfants de notre Cheikh qui furent alors parvenus à l’âge de la scolarisation. Le cheikh Abdou Rahmân exécutait excellemment son devoir, et les enfants des Mourides se succédèrent auprès de lui. 

Le cheikh Ibrahim les installa tous à Touba à cause de son éloignement des autres villages. Ainsi, tous ceux qui étudiaient auprès du cheikh Abdou Rahmân purent-ils bien apprendre le Coran par cœur au cours des sept années que notre Cheikh passa en exil.

L’enseignement du Coran et la correction n’ont cessé d’être la fonction du cheikh Abdou Rahmân LO depuis ce temps-là jusqu’au jour de la rédaction de ce livre, c’est-à-dire l’an 1351 H soit 1932 de l’ère chrétienne (remerciements et reconnaissance sont à Dieu). En effet, depuis plus de quarante ans, ce cheikh sert lui-même le Coran et sert les autres pour le Coran. Parmi tous ceux que j’ai vus, je n’ai jamais rencontré un seul professeur dont l’enseignement fut plus bénéfique que le sien, ni un seul qui fut plus capable que lui de réciter le Coran ; il le récite une ou plusieurs fois au cours du jour et de la nuit. Au cours d’une seule partie du jour ou de la nuit, il le récite plusieurs fois. Pourtant tout cela ne l’empêche pas d’assumer ses devoirs d’enseignement, et de s’occuper de sa famille et de ses hôtes. De surcroît, on ne décèle en lui aucune trace de fatigue. »

Extrait minanoul Bakhil Khadim

Khadimrassoul.net

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