in

La leçon de Serigne Touba

Serigne Touba : un jour, Mame Mor Anta Sally m’avait chargé une mission dans un village. Ainsi, il me dit : quand tu retourneras, tu peux nous trouver à la demeure de Serigne Bocar Fall. Quand jai fini d’éxecuter la mission, alors je me suis dirigé vers le village où il se trouvait afin de lui rendre compte. Arrivé dans la maison où il séjournait, je me suis dirigé vers la chambre où il était, alors, à peine que j’ai franchi la porte, j’ai vu Lat Dior, Serigne Bocar Fall, ( Serigne) Qaadi Madiakhate et un autre petit fils du Prophete Al Hadji Bahdadiyou , tous assis sur le même lit. J’ai vu qu’ils discutaient en arabe avec une clarté d’élocution qui m’avait étonné. J’étais stupéfait en disant ceci : quel niveau et quelle finesse !

Cependant , je ne suis pas resté trés longtemps dans la chambre parce qu’il ne me paraissait pas pudique de rester avec eux dans la même pièce. Alors, je suis parti de de là-bas dans l’espoir de trouver un lieu où je pourrai m’y installer en attendant que nous rentrions. Il s’y ajoute que je ne voulais pas sentir l’odeur de fumée de la viande qui se diffusait au plus loin et dans tout le village. En réalité, je ne voulais pas sentir l’odeur de fumée de la viande à plus forte raison d’en goutter. En ce moment, le village était trés animé à l’image d’un jour de fête. Dans chaque maison on y préparait quelque chose.

Quand j’ai quitté la maison pour me diriger vers la brousse, alors une personne m’appella et me dit : viens, c’est Qaadi Madiakhate qui te demande ! C’est ainsi que je suis retourné à la maison de Serigne Bocar Fall. A peine que j’ai franchi la porte de la chambre, Qaadi Madiakhate arracha un bois sur la palisssade laquelle lui servait d’appui et qui appartenait à notre hôte et me dit : tiens, c’est une plume ! Tu peux t’en servir comme plume afin de noter tout ce qu’on est entrain de dire. Honnêtement , j’étais bouleversé, car je ne savais pas quoi répondre vu qu’ils étaient des personnes respectables et vu mon âge , je ne pouvais rien y décider Alors, j’ai fait preuve de patience. Vu que le bois appartenait à notre hôte, je ne voulais pas lui faire du tort ! C’est ainsi que j’ai dit à Qaadi : pourras-tu me permettre de dire à celui qui est assis à coté de la porte d’aller chercher un autre bois qui est plus adapté à ma façon d’écrire ? Et Qaadi comprit le sens de ma parole. Ainsi, il me regarda, sourit et me dit : que c’est beau ! “

( L’arbre de Touba, Serigne Aladji Mbacke, transcription M. Moustapha)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Written by LA REDACTION

Toubamajalis est un site d’actualité sur le mouridisme et proposant des dossiers sur l’islam et le monde musulman.

La « fameuse lettre de Borom Darou », une correspondance qui marque toute une communauté

Le 05 septembre 1895, il porta le destin de l’Islam comme celui de son peuple