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LA PATIENCE DU CHEIKH: Une fois le mois de Ramadan arriva…

LA PATIENCE DU CHEIKH

C’était la patience d’un homme pour qui tout autre que Dieu était méprisable par rapport a lui ;la patience d’un homme que le plaisir procuré par les actes dévotionnels faisait oublier tous les préjudices que ses ennemis lui infligeaient , la patience d’un homme qui ne ménageait personne quand la religion était en cause et qui était trop fier pour solliciter assistance auprès d’u autre que Dieu et Ses hommes.

Une fois le mois de Ramadan arriva alors que le Cheikh, confié par les autorités coloniales à l’homme sauvage, méchant et diabolique qui fut alors le gouverneur du Gabon était installé à Mayombé, île obscure située dans une région reculée du globe terrestre sur la coté de l’océan Atlantique, ou, dépourvu de tout sauf de ses livres, il souffrait à cause de son éloignement de son pays et sa pauvreté avilissante. Comme l’Islam était dans ce pays aussi étranger que le Cheikh, et qu’il n’y avait par conséquent personne qui fut religieusement compétent pou attester l’apparition de la lune, il ne pouvait connaitre le début des mois lunaires que grâce à un calendrier établi par lui-même. Le ramadan arriva alors qu’il ne disposait que des allocations que les autorités coloniales lui payaient. Mais, comme il avait depuis son enfance l’habitude de s’abstenir d’utiliser l’argent des détenteurs du pouvoir temporel et que, par abstinence, il a maintenu cette attitude avant et pendant sa détention par les français, il a jeuné le mois de Ramadan sans utiliser pour rompre son jeune autre chose que l’eau pure. Par souci d’observer la Sunna, il cueillait parfois des feuilles [fraiches] et les suçait, et ce jusqu’à ce qu’il termine le mois.

A ce propos, il dit : « Quand le mois est arrivé, je l’ai accueilli avec ce poème »

1 «  O meilleur hôte qui apporte bonnes nouvelles et secours !

Tu es la bienvenue : installe-toi à ton aise !

2 « Puisse-tu demeurer à jamais un généreux visiteur digne d’une hospitalité consistant en des actes de dévotion et une conduite droite,

3 «  un visiteur rendu vénérable par le Seigneur Qui n’a point d’associé et honoré par les gens de piété, de science et de droiture, etc. »

A sa fin, il lui fit ses adieux dans ce poème :

1 «  O apporteur de bonnes nouvelles véhiculées par des versets et des sourates, atteste que je suis l’esclave de Celui qui créa belle la forme [humaine].

2 «  Atteste que, pendant ton déroulement, j’ai adoré Dieu fidèlement et que je suis repenti de tout acte relevant de la faiblesse.

3 «  Retourne au Seigneur Qui n’a d’associé ni dans sa propriété ni dans les louanges qui lui sont dues.

Car il est le seigneur des djinns et de l’homme

4 «  Puisses-tu demeurer un généreux hôte qui m’apporte Secrètement et ouvertement une bonne nouvelles annonçant la bienfaisance qui m’est réservé, etc.

Ces deux poèmes vous révèlent son état d’âme dans les épreuves successives ; ils vous montrent également sa fierté, son mépris des terreurs, son dédain de leurs auteurs, la sincérité de son dévouement à Dieu, son amour de Dieu, son désir ardent de Lui, sa dépendance du Messager de Dieu (PPSL) et sa fidélité à son engagement envers son Seigneur.

Tawfeh.com

 

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Written by LA REDACTION

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