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Les Dignes Héritières de Mame Diarra

 
 
  L’exemple de Mame Diarra aura inspiré des générations entières de femmes musulmanes. On peut citer quelques exemples pour illustrer notre propos. On raconte que les filles de Serigne Touba quand elles maîtrisaient le Coran et écrivaient  un exemplaire du Livre Saint, elles l’apportaient à leur père  avec un repas  préparé de leur propres mains montrant ainsi qu’elles alliaient le savoir et l’ingénierie domestique. Sokhna Mouslimatou, Sokhna Mouminatou, Sokhna Maimounatou pour ne citer que ces trois filles de Khadimou Rassol plus connues par les générations actuelles, se distinguèrent par leur savoir et leur piété. Certaines autres femmes leaders  mourides moins connues ont joué un rôle majeur dans l’éducation des jeunes filles, leur formation et l’assistance aux femmes de toutes les couches de la société, notamment dans les différents villes/villages mourides en les regroupant en Dahiras et groupements féminins.
C’est le cas de Sokhna Mame Faty Mbacke  fille de Sokhna Mouminatou citée plus haut. En effet cette brave femme présidente du GIE Massalikoul Djinane de Dendèye se distingue par son aide aux villageoises en les regroupant pour la production et la transformation de produits agricoles dans le village de Dendeye. Le double lauréat du Grand prix du Chef de l’État, Sokhna Mame Faty Mbacké, est aussi une digne héritière de Mame Diarra Bousso.
On peut  citer également l’exemple de Sokhna Mously bint Serigne Modou Bousso Dieng qui travaille depuis plusieurs années avec beaucoup de courage dans l’enseignement privé. Elle a créé sur fonds propres  un jardin d’enfants islamique qui compte aujourd’hui 80 élèves et un internat coranique pour filles à Touba avec 48 enfants. Elle aussi est un exemple à suivre par les femmes mourides, notamment l’élite féminin de la communauté.
 
Aujourd’hui certaines femmes, malheureusement au nombre trop limité donnent des conférences islamiques pour éveiller la conscience de leurs sœurs au Sénégal et à l’étranger. C’est le cas de Sokhna Mame Awa Deme ainsi que de Sokhna Aminata Lo.
 
Malheureusement le spectacle qu’offrent certaines femmes lors de cérémonies religieuses montrées à la télévision est le parfait exemple à ne pas suivre. En effet, des  jeunes filles  et des femmes mariées n’hésitent pas à s’afficher sans foulard, la peau dépigmentée et/ou avec des habits non-conformes  à l’Islam. Certaines autres fréquentent des lieux de spectacles mondains, distribuant des billets aux griots qui chantent leurs louanges.
Force est de reconnaître que ces phénomènes sont  la résultante directe de la négligence par certains parents dans l’éducation islamique en particulier et dans l’éducation tout court  de leurs filles. Beaucoup de filles ne fréquentent l’école que pendant trop peu de temps ou ne la fréquentent pas du tout. Ces filles qui n’apprennent que quelques notions islamiques sont plutôt orientées vers l’apprentissage des travaux ménagers. Elles sont  parfois  données en mariage de manière trop précoce.
Ce problème de l’éducation et de la formation des filles explique sans doute l’absence presque totale des femmes dans les instances de décisions de la communauté. Par exemple, rares sont les femmes qui sont membres aujourd’hui de la commission d’organisation du Magal de Touba. La communauté rurale de la ville sainte est quasi exclusivement composée d’hommes.
 
Source Tawfeh.com
 
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