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Les limites organisationnelles d’une forte communauté en pleine progression (Partie 1)

La société mouride est une structure sociale qui semble largement dépasser le spectre religieux auquel on veut continuellement l’attacher. Ainsi elle présente, si on se réfère à l’orthodoxie de base, en son sein de nombreux paradoxes liés à la pratique religieuse, mais également à l’observation des règles de conduite. Cette étape de l’analyse s’emploie à décrire la situation de l’organisation de la confrérie autour de la ville de Touba. Cette description, loin d’être exhaustive, est marquée par la formulation d’un certain point de vue.

Les difficultés liées à la pratique ou à la conformité à l’orthodoxie sont à chercher dans le fait que l’expansion de la communauté dans tous les secteurs de la vie a largement dépassé la logique de la gestion traditionnelle dans l’administration khalifale. Les traits caractéristiques liés à la problématique de l’organisation mouride se matérialisent sous plusieurs formes et montrent l’immensité de la tâche. Compte tenu de ces difficultés une réorganisation est timidement lancée avec la nomination de représentants mourides dans les villes comme Dakar. Quelquefois, certains représentants se heurtent à la probité religieuse et compromettent la crédibilité de la confrérie. Da façon générale, l’absence de structure officielle administrant toutes les actions mourides semble être la principale cause de ce problème d’organisation.

L’aspect religieux

Les limites organisationnelles d’une forte communauté en pleine progression La société mouride est une structure sociale qui semble largement dépasser le spectre religieux auquel on veut continuellement l’attacher. Ainsi elle présente, si on se réfère à l’orthodoxie de base, en son sein de nombreux paradoxes liés à la pratique religieuse, mais également à l’observation des règles de conduite. Cette étape de l’analyse s’emploie à décrire la situation de l’organisation de la confrérie autour de la ville de Touba. Cette description, loin d’être exhaustive, est marquée par la formulation d’un certain point de vue. Les difficultés liées à la pratique ou à la conformité à l’orthodoxie sont à chercher dans le fait que l’expansion de la communauté dans tous les secteurs de la vie a largement dépassé la logique de la gestion traditionnelle dans l’administration khalifale. Les traits caractéristiques liés à la problématique de l’organisation mouride se matérialisent sous plusieurs formes et montrent l’immensité de la tâche. Compte tenu de ces difficultés une réorganisation est timidement lancée avec la nomination de représentants mourides dans les villes comme Dakar. Quelquefois, certains représentants se heurtent à la probité religieuse et compromettent la crédibilité de la confrérie. Da façon générale, l’absence de structure officielle administrant toutes les actions mourides semble être la principale cause de ce problème d’organisation. 4-1) L’aspect religieux Dans la pratique religieuse, nous remarquons de nombreux états qui ne contribuent pas à la préservation des dogmes et de l’orthodoxie qui régissent la confrérie. Nos observations dans les villes religieuses telles que Darou Mousty, Touba et Diourbel montrent que la proximité de la chefferie contribue à la banalisation des actes bannis par la doctrine mouride. Cheikh Ahmadou Bamba recommandait à ses disciples de s’adonner à la droiture et à la rectitude religieuse en consacrant leurs vies au travail et à la recherche du savoir perfection spirituelle). C’est ce qui rend toute vie paisible dans ce monde ici-bas et à l’au-delà dit-il. Cela montre que le cheikh tenait parfaitement à la notion d’organisation dans la structuration du savoir et le cadre dans lequel il se déploie. El hadji Mbacké le décrit comme suit :

Lomou massa woté chi ak nossou lako woté, lomou massa teureul chi ak nossou lako teureul. Man ngani majalis yim teureulone yep fochi dème khamni mbindam nossou sokhalone nako. Tambaléko fi mbiram tambalé moy am ndiangue. Serignebi mo gueunona nosse am ndiangue ak ndiangalé. Li ndiangalé lathie lep la ték dora woté. Bo beuguè daara ta ame dioumtouwaye youm lathie, dangaye wout dioumtouway ya ba paré soga tambalé. Motakh mou talif aye téré ndakh danio nékone diamono bokhamni kou beuy kham-kham ta talifalo ndiobot gui aye térés kham-kham danalène diafé. Takhawal ay Daaras. Former diangualékate yiko wara yor, takhawal it barab yiiniouko wara défé. Chi lolou latakhawal mbiram, mo takhrésultats yimou am mou amko. Mou gnowone chi diamono diokhamni nit niangui done diangue wayé djékhitou diang néka toutone ti séni dieuf, lou bari chi niom. Mou eundi ndiangalé mo khamni noss nako noss gokhamni lamou beugone ta niadone diangue baniounopé amnaniouko.

Son appel est toujours basé sur l’organisation, y compris toute son œuvre. Tu peux dire que le concept d’organisation a rythmé toute son œuvre car il l’a toujours intéressé. Tout son enseignement est structuré par une organisation que requiert l’inculcation du savoir. Il a posé les premières bases de l’enseignement avec tous les nécessaires à l’accomplissement de cette tâche. C’est pour cette raison qu’il a rédigé des ouvrages et manuels destinés à l’enseignement avant de mettre en place les daaras. Il forme également les enseignants et les met dans des endroits propices. C’est de cette organisation qu’il a réussi son œuvre tout en étant dans une période où la plupart des gens ne mettaient plus en pratique leurs enseignements. Il a instauré un enseignement qu’il a lui-même organisé selon les attentes des disciples.

Par Cheikhouna Beye

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