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Les poèmes de Serigne Touba !

Une fois, Serigne Fallou Mbacke était venu inaugurer une pièce que les gens de Ndokou avait fini de lui construire. Dans cette atmosphère, il y avait beaucoup de bruit jusqu’à que Serigne Moukhtar Sy dit ceci : une fois le saint homme ( Serigne Touba ) nous avait dit… Et Serigne Fallou de dire : écoutez, il y a de la nouveauté dans l’atmosphère. Que tout le monde se taise. C’est ainsi que Serigne Moukhtar Sy reprend la parole et raconte ceci : un jour, Serigne Touba avait appelé Serigne Modou Habib Mbacke et lui donna une écriture tout en lui disant : Modou Habib, Mon Créateur m’a dit que tu dois réécrire cette écriture en y mettant toutes les formes avant que l’on ne prie le maghreb ( timiss). Sache aussi que l’écriture doit être rouge sans aucune rature ou noirceur.

Dès que Serigne Touba lui a remis les feuilles, Serigne Modou Habib a commencé à réécrire jusqu’à tisbaar ( zohr). Voilà que Serigne Touba lui envoya un messager et lui dit : va dire à Modou Habib que la hauteur du soleil descend. Ainsi, Serigne Modou Habib continua à écrire jusqu’à l’appel à la prière de takusaan ( ‘asr), Serigne Touba envoya un deuxième messager et lui dit : va dire à Modou Habib que le soleil va se coucher. Peu de temps après, il envoya un troisième messager et lui dit ceci : tu iras dire à Modou Habib que le soleil se couche. Lorsque que ce dernier est venu, Serigne Modou Habib l’a retenu tout en continuant à ecrire jusqu’au moment où quelqu’un s’apprêtait à faire l’appel à la prière de timiss ( maghreb ), alors Serigne Touba lui dit : attends qu’on te l’autorise. A cet effet, il envoya un quatrième messager à Serigne Modou Habib. Lorsque ce dernier est arrivé, Serigne Modou Habib prit ce qu’il avait écrit auparavant et le remit au messager qu’il avait retenu et l’encre au dernier messager tout en tenant le restant de l’écriture . C’est ainsi qu’il se leva , marcha et continua à ecrire et à placer les signes diacritiques tout en se dirigeant là ou était Serigne Touba. Au moment où il arrivait, il avait fini toute l’écriture. Alors, Serigne Touba dit à Serigne Malick Ndiaye : tu peux annoncer aux disciples que j’aurai besoin de m’entretenir avec eux à la fin de la prière.

A la fin de la prière, Serigne Touba demanda ceci : où sont les disciples ? Aux autres de répondre : ceux qui avaient pris part à la prière sont là. C’est ainsi que Serigne Touba consulta l’écriture ( il avait l’habitude d’écouter l’écriture ), mais aucune lettre ne s’est signalé. A cet égard, il dit : Modou Habib, Mon Créateur m’a dit de t’informer que tu as rempli les termes du contrat. C’est à Lui de tenir Sa Promesse. Alors, voilà que Serigne Touba dit ceci : où que vous voyez du beau et du bien sur terre , sachez que c’est la terre de Touba , de Ndiareem et mes poèmes qui les ont ramenés là-bas. Quant à moi, le bas-monde n’est pas mon objectif, mais même s’il est très loin de mon objectif, vous y aurez tout ce qu’il est apte à contenir.

Et au jour du jugement dernier , lorsque les hommes, les jinn, les anges seront réunis, Mon Créateur brandira mes poèmes et demandera : qui a dit ceci sur le Prophète ? Ainsi , je répondrai : c’est moi ! C’est ainsi qu’Il me prendra et me placera dans un lieu qu’il aura choisi et me dira : toi, tu ne seras pas témoin de la façon dont Je réagirai avec Mes serviteurs. C’est ainsi qu’Il reviendra une seconde fois et demandera ceci : où sont ceux qui n’avaient pas la capacité d’écrire, mais ils récrivaient ? Ils répondront : nous sommes là ! Il leur dira ceci : venez avec Moi, vous ne verrez pas Ma réaction sur Mes serviteurs. Ainsi, Il reviendra une troisième fois et demandera ceci : où sont ceux qui ne savaient ni écrire, ni réécrire, mais ils pouvaient lire ? Ils répondront : nous sommes là ! Il leur dira : venez, vous ne verrez ce que Je ferai sur Mes serviteurs. En cela, Il reviendra une quatrième fois et demandera ceci : où sont ceux qui ne pouvez ni écrire un poème ni réécrire ni lire , mais ils dépensaient leur argent sur les poèmes ? Ils se présenteront. Et Il leur dira : venez avec Moi, vous n’assisterai pas sur Ma manière de réagir sur Mes serviteurs. C’est ainsi qu’Il reviendra une cinquième fois et dira : où sont ceux qui ne pouvaient ni écrire ni réécrire ni lire, mais les poèmes étaient tellement agréables en eux au point qu’ils pouvaient passer la nuit là où on les scande ? Ils répondront : nous sommes là ! Ainsi, Il leur dira : venez , nous ne verrez pas Ma réaction sur Mes serviteurs.

( L’arbre Touba, Serigne Aladji Mbacke, transcription M.Moustapha Diop )

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Written by LA REDACTION

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