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Ramadan TOUBA : Baye Mansour fait une synthèse sur le khassida “Rumnâ”

“Rumnâ” est un poème de 89 vers avec différentes thématiques. Il est écrit dans la métrique “bassît” comme “Bushrâ Lanâ” ou “Hâmat Suleymâ”. C’est un acrostiche, mais également un “nûniya”. Tous les vers se terminent par “ni”, c’est-à-dire la lettre “nûn” flanquée de la voyellation en “i”.

La thématique dominante de ce poème est celle du “Shukr” شكر, car la reconnaissance à Dieu est centrale dans l’Islam. C’est pourquoi le Cheikh rend Grâce à Son Seigneur. La preuve, dès le premier vers, il dit : “nous souhaitons la reconnaissance à Dieu qui fait ce qu’Il veut par le Verbe Créateur “Kun” كن.

Il y a d’autres facettes dans le poème, car le Cheikh est parfois très acerbe envers les mécréants. C’est dans ce poème qu’il a juré de ne jamais tendre la main à ces gens qui adorent l’eau et l’argile. Il parle de ces mécréants autour de lui. Le poème a en effet été écrit au début de l’exil et l’on sait que ce dernier est un combat spirituel au sein de ces ennemis de Dieu. C’est pourquoi il n’est pas complaisant envers eux. Au contraire, il leur crie sa vérité pour qu’ils changent de comportement, qu’ils ne soient pas trinitaires. Un autre aspect du poème voit le Cheikh utiliser la technique du “spelling” (terme anglais qui signifie épeler). À titre d’exemple, pour le mot “Arsh” عرش (le Trône Suprême), il dit :”Haïn Qabla Râ-in wa Shîni.” Pour dire “Kun” كن (le Verbe Créateur), il écrit : “Bil Kâfi wa nûni.”

Dans le poème, on peut voir cet aspect très marquant du “Tawakkul” توكل, l’abandon confiant à Dieu. Il y a également le “Hubb” حــب , l’amour ardent pour le Prophète qui l’a poussé à cet exil.

Restitution : Awa Tall Ba

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Written by LA REDACTION

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