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Ramanda Touba :C’est “Yaqûlu” qui était à l’honneur avec Baye Mansour

C’est un poème de 112 vers, écrit dans la métrique “Rajaz” comme “Jâwartu” ou “Wakâna Haqqan”. Le début du poème représente le titre : “Yaqûlu Man Laysa Yazâlu”. Il présente plusieurs thématiques et a été écrit après l’exil. C’est d’ailleurs pourquoi on ne sent pas le caractère acerbe comme dans les poèmes écrits pendant l’exil où le Cheikh menait un combat spirituel contre les ennemis de Dieu.
Dans ce Khassida, le Cheikh a surtout à cœur d’égrener les bienfaits incommensurables émanant de son Seigneur.
Le préambule est important à observer, car le Cheikh prie pour qu’Allah considère cet écrit comme les miracles du Prophète (PSL).
Le Cheikh montre qu’il a abandonné 30 choses pour plaire à Allah. Ce sont pourtant des choses qui sont loisibles de consommer ou de faire.

Un des thèmes qui vient en appoint est surtout celui du “Shukr” شكر‎ la reconnaissance à Dieu. Le Cheikh a en effet oublié toutes ces exactions, tous ces instigateurs qui lui ont causé du tort pour magnifier les bienfaits qui lui proviennent de Son Seigneur. Le sort peu enviable de ces comploteurs est également abordé.

Même si le thème du miracle est transversal dans ce poème, un point de terminologie important est cependant à souligner lorsque le Cheikh parle de “Hamd” حمد et de “Shukr” شكر‎. Ces deux notions font référence à la reconnaissance à Dieu. Retenons néanmoins que le “Hamd” fait allusion à la reconnaissance par la langue – par la parole – et le “Shukr ” par l’action.

L’utilisation sur le plan formel du leitmotiv est aussi remarquable. Le Cheikh répète en effet “Wa Min Ajâ-ibi Wa Min Khawâ-rikh”. “Ajâ-ibi” et “Khawâ-rikh” sont les merveilles, les miracles.

Dans ce poème, le Cheikh confirme et fait un clin d’œil à un vers déjà écrit dans “Mawâhibu” à savoir “Salâtu Sitta Bi Madhi Sitta” (6 mois pour faire des éloges et 6 mois pour prier sur le Prophète [PSL]). Il indique que c’est la période de “Muharam” à “Jumâdu Sâniya” qu’il se consacre au “Salât” et de “Rajab” à “Zul Hijja” à la prière sur le Prophète (PSL).

Dans des vers phares de ce poème, le Cheikh évoque cet amour incommensurable que lui vouent les gens. Cet amour partagé par les “Jinn” et par les anges qui l’aiment autant que les êtres humains l’affectionnent. Dans un autre vers, il déclare : “Satan est un être que l’on fuit, mais Satan au contraire me fuit.”

Dans le poème, le Cheikh déclare que Son Seigneur lui a octroyé le Verbe Créateur “Kun” كن. Raison pour laquelle il peut faire des miracles qui en ébahissent plus d’un.

Enfin, le Cheikh évoque les épreuves, déclarant qu’il lui a été donné de supporter toutes les épreuves que les prophètes ont subies.

Restitution : Awa Tall Ba

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