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Richard McKinney, ou l’incroyable conversion à l’islam d’un islamophobe qui voulait faire exploser la mosquée locale !

Passer de la haine viscérale de l’islam à l’amour inconditionnel d’Allah. Plus qu’un pas de géant, c’est un incroyable virage à 180 degrés qu’a effectué Richard McKinney, un vétéran de l’US Navy, dans son Indiana natal !

Après avoir emprunté les sentiers funestes de la guerre, sous l’oriflamme de la bannière étoilée, dans un Moyen-Orient mis à feu et à sang par l’impérialisme belliqueux de son pays, l’ancien GI, conditionné pour détester les musulmans et éliminer ceux qui ne rentraient pas dans le rang, est revenu au bercail plus islamophobe qu’en partant.

Une fois de retour chez lui, grisé par les effluves d’alcool et ivre de haine envers l’islam, son enivrement toxique a désinhibé ses pires pulsions, jusqu’à vouloir commettre l’innommable : tuer tous les musulmans qui auraient le malheur de croiser sa route, avec dans son viseur, les 200 fidèles qui fréquentaient assidûment le Centre islamique de Muncie.

« Je ne pense pas que j’aurais pu haïr encore plus que ça les musulmans, je veux dire que j’avais vraiment une vraie haine », confesse-t-il aujourd’hui, l’air contrit. Quand il songe à la fureur raciste qui bouillonnait en lui il n’y a pas si longtemps, et à la folie meurtrière dans laquelle il était sur le point de basculer, obsédé par l’idée de faire exploser la mosquée locale, Richard McKinney, totalement métamorphosé, éprouve un profond malaise.

Accablé de remords, il a l’impression de parler d’un autre homme que lui, d’un fou furieux aux antipodes du citoyen américain apaisé, épris de tolérance et débarrassé de ses démons intérieurs, qu’il est devenu aujourd’hui. Un citoyen qui s’aventurait dangereusement jusqu’au bord de gouffres obscurs et que sa conversion à l’islam a fait renaître à la vie.

Ce sont ses discussions avec sa fille qui provoquèrent en lui un violent électrochoc, infiniment salutaire. « Les enfants ne naissent pas avec des préjugés, du racisme ou de la haine. Mais c’est quand les parents s’en emparent qu’ils commencent à penser de la même façon que nous. Je ne voulais pas ça pour ma fille. J’ai donc décidé de trouver un moyen de juguler cette haine qui me rongeait », a-t-il récemment expliqué dans un entretien à la presse du Delaware.

Et c’est alors qu’un petit miracle se produisit : les pas de Richard McKinney l’ont tout naturellement conduit vers le Centre islamique de Muncie, sa vision cauchemardesque, sans bombe sur lui, mais avec une kyrielle de questions dans la tête. Accueilli à bras ouverts par les hauts dignitaires du lieu de culte, il n’est pas reparti les mains vides…

Il regagna son domicile le cœur plus léger, muni d’une traduction du Noble Coran en anglais, qui allait bouleverser le cours de son existence.

Huit semaines plus tard, après être revenu plusieurs fois à la mosquée locale, avoir pris le temps d’échanger longuement avec l’imam et plusieurs fidèles, et s’être éclairé à la lumière de la Connaissance, le vétéran de l’US Navy prononça la Shahada.

Mais il y a plus extraordinaire encore : Richard McKinney, nommé vice-président du Centre islamique de Muncie, préside aujourd’hui aux destinées de l’enceinte sacrée musulmane qu’il voulait rayer de la carte si rageusement !

Fort de l’estime et de la confiance de ses coreligionnaires, il a été également promu président de l’association des étudiants musulmans de la Ball State University. L’Indiana a assurément trouvé en lui son meilleur apôtre de la tolérance religieuse.

C’était hier, et pourtant il semble déjà loin le temps où Richard McKinney n’avait pour seul horizon que les ténèbres de la haine.

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