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Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh, 23 ans déjà !

Les poètes chantent ce dont les hommes rêvent et peut être un jour, grâce à eux, verra t- on se réaliser le vœu de celui qui a dit « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. »

A l’occasion de son rappel à Dieu le 14 Septembre 1997, le Poète-Ecrivain Amadou Moustapha WADE a chanté de façon sublime son maitre, père « Wassila » le vénérable et vénéré Patriarche feu « Abdoul Aziz SY DABAKH Khalife Général des Tidianes »

Lisez : « Avec la mort de Serigne Abdoul (RTA) c’est la disparation de l’un des grands Maitres de l’ordre du Monde. »

Mon père m’a dit : « Chaque jour, de nouvelles faveurs divines descendent sur Serigne Abdou. »

« Nos yeux gagnaient de pouvoir adorer ce qu’il voyait rien que par sa parole. Il nous révélait de beauté. »

Assurément, nous ne sommes pas seuls à aimer, à savourer la beauté, la richesse et la profondeur de la gigantesque œuvre littéraire artistique d’El Hadji Moustapha WADE.

Notre projet de traduction en langue nationale Ouolof de son long poème « Pour Abdoul Aziz SY DABAKH (RTA) » que nous envisageons de confier à feu notre frère et ami Saliou KANDJI, (que Dieu l’accorde la rémission de ses péchés et une place de choix dans l’ILLIYINA ou jardin des Elus), dans le but d’en faire une cassette avec la collaboration des artistes de renom El Hadji Samba Diabaré Samb et El Hadji samba Seck ne sera pas abandonné. Loin s’en faut. Nous le soumettrons dans les plus brefs délais à Hadja Arame Fall Diop linguiste et chercheur à l’IFAN.

Au moment ou le Grand Saint de Tivaouane rejoignait le royaume de l’éternité, des témoignages émouvants lui avaient été rendus au Sénégal et dans la communauté internationale.

Sans reprendre dans les détails, ce florilège d’éloges, qu’il nous suffise de retenir, pour notre propos la vaste érudition du disparu, sa sagesse, son patriotisme légendaire, son humilité, sa vie exemplaire de musulman accompli, les privilèges dont Allah – Exalté soit il – l’a gratifié, le rôle éminent qu’il n’a cesse de jouer, dans la cite, jusqu’à son dernier souffle.

Orphelins, les sénégalais de tous bords, de toutes conditions, de toutes confessions pleurent encore Mame Abdou, dont l’absence cause un vide immense qui se fait cruellement sentir surtout en ce moment ou notre pays en a vraiment besoin pour le message exceptionnel de paix et de concorde qu’il savait tenir, fermement et que le peuple, dans sa totalité, respectait.

(Dieu Soit Satisfait de Lui) les sermons, adresses, causeries se Cheikhe Abdoul Aziz SY font légion.

Il conviendrait de le recenser, en vue de leur publication pour la postérité.
C’est le lieu de saluer la création de sa fondation venue à son heure pour perpétuer son œuvre intarissable et pérenniser sa pensée.

Fort heureusement des colloques tires des textes de l’illustre disparu sont souvent organisés afin de mieux faire connaître l’homme, le Savant l’Homme de Dieu.

D’ores et déjà, en prélude au travail scientifique qu’inspirent la vie et l’œuvre de l’ancien Khalife général des Tidianes et auquel et auquel avec foi, détermination et compétence se consacrent des spécialistes, on pourrait lui décerner le Parrainage de l’Institut Islamique de Dakar.

Ce personnage dont s’honore tout l’Umma Islamique, est en vérité, digne d’être le parrain d’un Institut consacré aux recherches sur l’Islam et la formation religieuse.

La Umma, nous n’en doutons pas un seul instant, s’associera à l’événement et ne manquera pas, pour la belle promotion de l’institut de mettre à notre disposition des ressources humaines et matérielles de qualité.

De Statut d’Institut, le Sénégal, pourrait disposer, pourquoi pas, d’une Université Islamique qui accueillerait, à l’instar de celles du Maroc, de l’Algérie, d’Al hazzar etc. les étudiants et étudiantes de la Sous – Région Ouest Africaine.

Rappelons que le vendredi 26 Mars 1964, lors de l’inoubliable et historique cérémonie de l’inauguration de la Grande Mosquée de Dakar qui c’était déroulé en présence du Commandeur des croyants, Sa Majesté le Roi Hassan 2 Roi du Maroc invité personnel du Président de la République du Sénégal Léopold Sédar Senghor, il revenait à Serigne Abdoul Aziz sy Dabakh de diriger la mémorable prière.

C’est le lieu de rappeler, avec joie, que lors de la récente visite officielle du Roi du Maroc Muhamed 6 au Sénégal , c’est le digne khalife de son Auguste père, Serigne Maodo Malick SY qui a, de façon admirable, dans la sage voie tracée par l’immortel Serigne Abdoul Aziz SY DABAKH, rempli cette mission exaltante et redoutable à la totale satisfaction de tous.

Nous avons tous constaté qu’il n’y a pas eu de passage à vide et que l’héritage sérieusement conservé se trouve entre des mains sures, à l’expertise avérée.

Aussi, si le Président de la République, Son Excellence Maitre Abdoulaye WADE, prenait un décret portant Son choix sur feu Serigne Abdoul Aziz SY Dabakh comme Parrain, de l’Institut Islamique de Dakar, ce serait-là, -c’est notre intime conviction – une décision d’équité, d’une haute portée, d’une grande dimension et d’un caractère tout particulier, accueillie avec enthousiasme, par toute la communauté musulmane.

Article publié dans le journal « le messager » du 14 Septembre 2006 N° 848

LE SENEGAL TOUJOURS ORPHELIN

«Les morts ne sont pas mort » ; disait avec une rare pertinence ; l’écrivain dont le talent ne faisait l’ombre d’aucun doute ; nous avons nommé le docteur Birago Diop. En effet sans être dans le secret de Dieu ; l’on peut affirmer avec force conviction ; et sans blasphémer que Moulaye Dabakh Abdoul Aziz SY est encore toujours entre parmi nous.

Digne fils de Seydi Hadji Malick SY (RTA) et de Sokhena Safiétou Niang ; Serigne Abdou Aziz SY qui succéda à Serigne Babacar SY en 1957 à la tête du Khilafat de la Tarikha Tidiane au Sénégal ; était un homme multidimensionnel. C’est cette figure emblématique, cet homme de foi ; pétri d’humanisme ; cet homme a la générosité prodigieuse ; ce véritable homme de Dieu, que le Sénégal et la humma islamique perpétuent le souvenir ; à l’occasion du 10eme anniversaire de son rappel à Dieu. 1997 – 2007. 10 ans déjà !, mais c’est comme si c’est aujourd’hui même que « Maam Abdu » a disparu. Avec sa disparition le Sénégal se considère et est effectivement toujours orphelin. Cela est d’autant plus vrais que l’illustre disparu avait le don rare ; la capacité avérée de désamorcer certaines situations presque carabinées. A chaque fois que notre pays était au bord de l’éclatement ou de l’embrasement « Maam Abdu »se faisait le devoir de monter au créneau ou en première ligne pour faire sauver et sauvegarder l’essentiel. Celui la même qui impressionna ; fortement ; les oulémas de la Mecque ; de Médine ; de Maroc ; et en un mot du monde musulman ; avait « bu » jusqu’ ‘a la dernière goutte ; le saint coran. Très a l’aise dans ses psalmodies ; avec cet accent «envoutant» lorsqu’il déclamait ses discours en arabe, Serigne Abdoul Aziz SY avait très tôt fini de faire la fierté de tous ses compatriotes. Diplomate chevronné, sage incontournable, il n’avait d’ami que la vérité. D’une humilité sans fard, le sage de Diacksao forçait le respect et l’admiration. Océan de savoir, de mesure, de droiture, Dabakh ce visionnaire hors du commun était également un fédérateur hors pairs. Lui qui n’avait aucune frontière vis-à-vis des autres confréries du Sénégal. De Touba à Ndiassane, de Niasséne à Diamalaye, d’Alwar à Thiénaba, de Gaya à la famille Omarienne en passant par les «Badamiers», villa de fonction de l’archevêque de Dakar ; ainsi que chez la famille Ndiéguéne et Cheikhe Abdoul Aziz Aidara, Dabakh était chouchouté. En vérité le saint homme, comme moise dans la montagne accompagné du peuple juif, prêchait partout la bonne parole. Des paroles magnifiant les vertus salvatrices de l’union des cœurs et des esprits, exhortant à la mobisalisation générale en raison des défis multiples et multiformes qui nous interpellent. Comme un berger avec ses troupeaux, Maam Abdu que Dieu avait doté de pouvoirs surnaturels, savait prévenir les dangers qui nous menaçaient.

Ainsi s’évertuait-il à recommander des sacrifices ou offrandes pour que les mauvais sorts puissent être conjures. Et à temps.

Ne s’étant jamais intéressé aux choses matérielles d’ici bas, Serigne Abdoul Aziz SY Dabakh n’avait de comptes bancaires que ses poches. Il donnait, donnait tellement que les gens n’en revenait pas. C’est dire que Dabakh avait le cœur très très large. Mieux, c’était la marmaille qui était son complice. En véritable grand père Maam Abdu tenait particulièrement en la compagnie des enfants. Entre grand père et petit fils vous savez…
De surcroit, le vénéré guide pouvait fièrement dire qu’il n’avait pas d’ennemi, qu’il ne connaissait pas d’ennemi.

Tant il a réussi à faire l’unanimité autour de sa si prestigieuse personne. Homme multidimensionnel ayant le sens de juste, du vrai et du beau, Maam Abdou était la chance du Sénégal. Assurément.

Son combat exaltant pour le triomphe de l’islam, de la SUNNA du Prophète Mouhamed (PSL), sa mission sacerdotale dans le sens d’une unité nationale pérenne ainsi que son culte presqu’obstiné de la tolérance entre tous les fils de ce pays, sont restes encore vivaces dans les esprits. C’est cet homme que le Sénégal et la Umma islamique continuaient à pleurer. Et les larmes ne sècheront jamais ; tant il est vrai que Serigne Abdou Aziz SY Malick, chanté par beaucoup de chanteurs sénégalais était une lumière. Une lumière qui certainement continuera, là-bas, dans les jardins du Paradis céleste, à éclairer le Sénégal, dans la voie du développement pour lequel il s’est, du reste, beaucoup impliqué. En vérité, bien qu’il nous ait laissé beaucoup de choses en héritage, Maam Abdou nous manque beaucoup sinon nous manque trop. C’est pourquoi aujourd’hui encore le Sénégal se considérant toujours orphelin, continue à le pleurer. Mais pensons-nous, le meilleur hommage que nous autres sénégalais puissions rendre à cet érudit de haute et belle facture, à ce guide charismatique et exemplaire, c’est de parfaire l’unité, la cohésion et la solidarité nationales. Faute de quoi, nous aurons tous trahi cette «perle rare» que fut Moulay Dabakh Abdoul Aziz SY qui n’a vécu que pour Dieu, le Prophète, Seydina Cheikhe, Seydi hadj Malick et …pour le Sénégal son pays. Un pays qui 10ans après sa disparition continue à le pleurer parce qu’orphelin. Orphelin d’un Serigne Abdoul Aziz SY qui, finalement s’est révélé, véritablement, un patrimoine universel….

Recueilli du journal l’Actuel N° 860 du 14 Septembre 2004

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