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Serigne Mountakha Mbacké: la lumière d’une génération

Le temps, dans sa longue marche, traverse beaucoup de pentes et subit plusieurs présences dont certaines portent ses étapes positives et d’autres marquent tout simplement le fardeau de ses regréts. De toutes les présences qui l’honorent, certaines dament le pion à d’autres. En effet, depuis toujours, la terre a abrité des hommes et des femmes dont les apports ont participé à replacer les individus et redonner à leurs cœurs, la clairvoyance de décider d’être de ceux qui atteindront le sommet de l’assurance dans les sentiers boueux du Salut.

Chaque génération compte dans ses rangs des hommes d’exception qui se démarquent de la plus remarquable des manières et qui inspirent en plus de constituer des sources de motivation pour leurs contemporains. La génération actuelle n’échappe pas à cette règle. En effet, notre époque bénéficie de ces belles présences qui rendent le monde radieux. Parmi les présences, une présence sort du lot et séduit toutes les âmes destinées à conquérir la fin heureuse. C’est ainsi que Serigne Mountakha est le réceptacle des amours sincères et sans conditions. Si nous pouvons avoir l’intention d’entretenir notre foi dans la plus ferme des solidités constantes, il peut arriver de temps en temps de trébucher et d’avoir des instants de relâchements. Cependant, il se trouve que parmi les hommes, certains ont le don divin d’alimenter les âmes et de les gratifier d’une rigueur fraiche qui les requinque pour qu’elles se ressaisissent afin de marcher droit à nouveau. Par exemple, les compagnons du prophète (psl) allaient voir un homme du nom de Mouhammadou Wassiq (ra) lorsqu’il leur arrivait de sentir une faiblesse de foi. Ainsi, ce dernier, par sa dimension spirituelle et sa morphologie qui ne dégage que l’amour d’Allah (swt), les rechargeait comme une batterie jusqu’à ce qu’ils retrouvent la pleine foi et la saveur du royaume des cieux.

Le khalif de Bamba est aujourd’hui celui qui pousse vers la foi et qui, par un charisme divinement irrésistible, affriole les cœurs et les âmes. Il est la lumière tant désirée dans un univers de plus en plus proie à la couche ténébreuse et les tentations hostilement conquérantes. Quand il parle, nous n’envoyons notre attention que vers la direction que prennent ses paroles parce que l’entendre est, de nos jours, le sommet des délices. Que dire de son sourire qui émoustille, qui rassure, qui guide et qui sauve? La meilleure des techniques pour chasser la tristesse est de contempler son visage et de plonger dans son regard qui capitalise les sagesses d’hier et d’aujourd’hui. Malgré son statut de guide suprême de la confrérie, il n’est pas moins le premier disciple de Bamba et s’inscrit dans une perspective de toujours s’engager avant d’inviter les mourides à l’engagement. Ce caractère fait incontestablement de lui l’un des leaders les plus distingués de notre époque dans la mesure où il n’observe jamais les efforts des serviteurs mais collabore avec eux dans le service tout en s’armant de l’envie de remporter le trophée du visage le plus transpirant. Il n’ordonne pas par le verbe, il le fait par l’action. Toujours joyeux devant l’assistance, avec l’humour qui ne quitte jamais le fond de ses discours, il sait maintenant que le plus court de ses mots est une longue corde de bonheur dans le cœur des mourides. Il est noté ces derniers jours qu’il prononce des bouts de mots en français dans l’unique but de marquer sa totale ouverture à ses visiteurs. Face à l’ambassadrice d’une institution internationale venue lui rendre visite, il achève son discours par un agréable “merci beaucoup” qui a déclenché le rire collectif, créateur de plus d’affinité. Il va également s’adresser à l’ambassadeur de France en concluant son discours par un “c’est tout” qui mouille les cœurs d’un plaisir indicible. Cette humilité qui manque tant à ceux qu’on considère comme les grands leaders, est l’arme de l’héritier de Serigne Bassirou par laquelle toutes choses et tout le monde lui vouent une si très haute estime. La réussite d’une communauté dépend fortement de la personnalité du leader.

Dans le cas du mouridisme, tout est réuni car celui qui est devant, harangue ses foules par l’exemple et sa détermination est telle qu’il est disposé à s’occuper en solitaire de toutes les charges en cas de rétractation des troupes. Une attitude pareille est incarnée par les hommes qui ont conscience d’avoir sur les épaules un devoir dont ils doivent s’acquitter. Ce devoir est ce qui fit dire à Cheikh Modou Awa Balla, le premier khalif de Mame Thierno Birahim, que pour réaliser les projets de la cité, particulièrement la grande mosquée, il n’hésiterait point à se rendre au port de Dakar et d’oeuvrer comme docker jusqu’à se doter des moyens qu’il faudra.

Par Thierno Clapien Guéye

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