in

SERIGNE SALIOU ET LE NDONGO ( ELEVE) ! (Partie 1)

J’avais un élève ( ndongo) qui avait fugué. Ainsi, on l’a cherché partout . On avait même passé un communiqué à la radio. Mais on n’a jamais eu de nouvelle sur lui. Un jour, son papa est venu au daara. Ainsi, il est resté avec nous pendant toute la journée. A l’heure de partir, il me dit : Fallou, je voudrai te parler. Alors, il me dit : c’est la première fois que je vienne dans le daara pendant tout le temps que mon fils est resté ici. Je sais pertinemment dans un lieu ou vivent plus de trois cent (300) personnes, un élève peut y décéder sans que ses parents ne soient au courant , s’il trouve qu’ils soient si insouciants comme moi. Je crois que vous avez essayé d’avoir des informations sur moi, mais en vain. C’est ainsi que vous avez fini par enterrer pmon fils. Une telle situation peut arriver. Je crois que mon fils est mort et tu as honte de me l’annoncer.

Alors, si tel est le cas, dis le moi. A cet effet, il commença à pleurer de chaudes larmes. Moi aussi, sous le coup de l’émotion, je commençais à pleurer. Dans cet état d’esprit, je me suis dit, il faudra que j’informe Serigne Saliou. En cela, je pars avec lui à Touba. Arrivé, comme il faisait un peu tard, il est parti chez lui et moi , je suis parti dormir chez mon père.Le lendemain, après la prière de tisbaar ( zuhr), je pars chez Serigne Saliou , pensant qu’il aurait le temps de me recevoir parce que les dahira avaient fini leur ziara et que lui , il se reposait. Quand je suis arrivé, par l’aide de Dieu, je l’ai vu sans beaucoup de difficulté. Lorsque je l’ai vu, après l’avoir salué, il me demanda : depuis quand es-tu venu ? Je répondis : hier soir, mais il était un peu tard. C’est pourquoi , j’ai dormi chez mon père. C’est ainsi que je lui dis : un tel a fugué et ça fait une année que nous n’avons aucune nouvelle sur lui. Nous avons même fait passer un communiqué à la radio. Mais nous n’avons pas toujours aucune nouvelle sur lui. Même son père est venu au daara. Il a beaucoup pleuré là-bas et il a dit que nous lui cachons la mort de son fils. A peine la fin de mon discours, on dirait que celui-ci avait mis Serigne Saliou dans un autre état spirituel ( hal). C’est en cela qu’il me demanda : c’est ce qu’il t’a dit ? Je répondis : oui ! C’est ainsi qu’il resta très silencieux. On dirait qu’il regardait l’enfant. Alors, il me demanda : connais tu ton papa Mor Sylla qui réside à Mbour ? Je répondis : Pas autant. J’entends souvent son nom, mais je ne le connais pas et je ne l’ai jamais vu. En cela, il me dit : son fils Fallou Sylla était là tour à l’heure parmi les gens du dahira de Mbour. Il pensera que je ne l’ai reconnu parce qu’il y avait du monde et qu’il était très décalé.

D’habitude, lorsqu’ils quittaient ici, ils passaient chez Modou Gaye , s’il se trouve quils sont toujours à Touba. S’ils sont encore à Touba, il peut te ramener à Mbour. D’habitude, les enfants, lorsqu’ils fuguent, ils déambulent aux alentours de la plage. Ainsi, il leva les mains. Tu peux aller à Mbour pour savoir s’il se trouve là-bas. Alors, je partis demander à Serigne Modou Gaye, ce dernier me dit : en ce moment, ils sont partis visiter des parcelles que Serigne Saliou leur a offertes. Ils ne vont pas tarder à retourner. Lorsqu’ils sont revenus, j’ai informé Fallou Sylla. Il était tout joyeux du fait que Serigne Saliou le reconnaissait Actuellement, ce Fallou Sylla est le maire de Mbour. Lorsque nous somme revenus chez Serigne Saliou, ce dernier lui demanda s’il pouvait me ramener à Mbour. Il répondit : si la voiture n’avait pas de place , je laisserai ici les autres pour le ramener à Mbour. Arrivés à Mbour, il me présenta son papa Serigne Mor Sylla. Ce dernier me demanda : ton nom c’est Syll ou Sylla ? Je répondis : c’est Sylla ! Il me demanda mon père, alors je répondis : Serigne Matar Sylla de Ngaye ! Il me dit : toi, ton nom c’est Syll. Le grand-père de ton papa et le mien sont des frères. A cet effet , il me dit : il fait un peu tard. Tu dors ici jusqu’à demain. Le matin de très bonne heure, tu iras à sa recherche. Alors, il m’ indiqua la chambre où je devrai dormir puis on m’a apporté un très bon dîner. Le lendemain, il me réveilla à 4h du matin et me dit : tu peux te préparer pour y aller. En sortant de la maison, j’ai oublié ce que Serigne Saliou m’avait dit c’est-à-dire d’aller au niveau de la plage. Mais par coup de chance venant de Dieu, je me suis dirigé vers la plage. Arrivé au niveau de la plage, je voyais une pirogue à côté de laquelle il y avait des jeunes qui grillaient des poissons.

Alors, je me suis dirigé vers eux et je voyais l’enfant assis dans le groupe. Je l’ai pris par mes bras sans rien dire et lui aussi, il est resté tout silencieux. Arrivé dans la maison de Baye Mor Sylla, ce dernier cria et me dit : Serigne Saliou pouvait te dire que l’enfant se trouve à Mbour.

( 1)( Serigne Fallou Sylla fils de Serigne Matar Sylla,

traduction en français M Moustapha Diop)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Written by LA REDACTION

Toubamajalis est un site d’actualité sur le mouridisme et proposant des dossiers sur l’islam et le monde musulman.

Serigne Saliou et le ndongo (élève) !

Covid-19, Touba : Le témoignage de docteur Dieng à l’endroit du khalife