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Souvenir 28 Décembre : Serigne Saliou Mbacké, un signe divin !

Serigne Saliou Mbacke est à proprement parler un défi à l’analyse et c’est la raison pour laquelle l’on a un problème à cerner sa personnalité ou à lui faire un portrait fidèle à la dimension de son parcours et de sa personnalité. Si l’on parle sur lui selon les portraits des autres, l’on est vite arrêté par la dimension de son être qui englobe la forme entière du monde. Si l’on plonge dans sa personnalité, l’on y trouve presque tout dans le sens positif qui s’attache à cette expression. Et plus , tu creuses sur sa vie, plus tu en concluras ceci : c’est un signe divin. Le signe divin a certes une apparence superficielle, perceptible à l’oeil nu, mais il a cet autre aspect intérieur dissimulé que ne perçoit que l’intellect. Telle est la réalité de Serigne Saliou Mbacke. Essaie de fixer ton regard sur ses actes, ses paroles, son comportement, le monde t’apparaitra insignifiant et la signification du divin te paraîtra exaltant.

Et si tu veux être davantage convaincu de cette réalité tu n’a qu’à observer la condition de son être pendant tout son vécu sur terre. Essaie de t’informer à propos de ses nuits , de ses journées. Il ne dormait pas les nuits et passait ses journées à accueillir des invités. Ses nuits étaient consacrées aux actes de dévotions et ses il était au milieu des gens tout en revivifiant leurs coeurs par un sourire ou par une parole leur permettant de se libérer de leurs problèmes psychiques et sociaux. Seul un signe de Dieu en est capable. Medite sur les gens lorsqu’ils étaient à ses côtés, tout le monde s’empressait à se rapprocher de lui comme s’il deversait sur eux une effusion de La bienveillance divine. Considère comment il s’occupait des enfants, des faibles et comment il se souciait des êtres humains, tu en déduis qu’il était un homme qui avait une haute estime de l’être humain. Il accordait à l’être humain la place qu’il méritait. Et ces deux anecdotes que voici le confirmeront.

Une fois, devant moi, sa garde repoussait ceux qui essayaient de s’approcher de lui, alors il retorqua : ce sont des êtres humains. Ils ne sont pas des animaux. Ce sont des animaux que l’on repousse de cette façon. Cette phrase est restée toujours dans mes oreilles. Quel enseignement et quel type d’homme ! Et sa conduite quotidienne regorgeait de ces types d’enseignements civilsateurs.

Et l’autre jour, j’ai écouté Serigne Bassirou Mbacke ( Khelcom) qui racontait ceci : une fois , il était avec un enfant qui était en transit ( gone gan ) dans sa demeure de Touba, alors ce dernier avait pris le soin de compter ses neuf paquets de biscuits qu’il avait soigneusement déposé à l’arrière du fauteil ou Serigne Saliou était assis. Plus tard, il revient et compta à nouveau, mais il n’avait vu que huit paquets. C’est ainsi qu’il dit à Serigne Saliou : j’avais laissé neuf paquets et j’en ai vu que huit paquets , alors qu’il n’y avait que toi et moi dans la pièce. Ce n’est pas possible. Serigne Saliou lui répond : Ce n’est pas moi qui ai pris le paquet manquant. L’enfant insista et lui dit : ce n’est pas possible. Il y avait que nous deux. Serigne Saliou lui répond : Ce n’est pas moi. Essaie de bien regarder ! Ainsi , l’enfant regarda et constata que le paquet était un peu décalé et Il dit : d’accord, tu as raison. Pendant ce moment, il était le puissant khalife général des mourides et était presque âgé de 90 ans. Mais il avait le pris le temps de se défendre par l’argument devant un enfant de moins de dix ans qui l’accusait d’avoir pris son paquet de biscuits. Et l’expression : ce n’est pas moi ! renseigne sur sa personnalité et le respect profond qu’il avait de l’être humain.

Par M.Moustapha Diop

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