in

Y a t’il un danger «ethnique » ou «confrérique » au Sénégal ?

Certains “analystes facebookiens” pensent que le Sénégal court un réel danger avec la question “ethnique” ou “confrérique”. Alors, il serait très intéressant de poser le bien fondé d’un tel constat. En réalite, presque, l’on ne termine jamais une semaine dans facebook sans que le débat n’atterisse sur l'”ethnie” ou la “confrérie”. Donc, au fur et à mesure que la même question va et revient, normal qu’elle s’installe dans le débat. La réccurence fait qu’on a l’impression que le pays en entier est tenu par ces questions. Il s’y ajoute aussi le caractere du questionnement, de la réflexion. Trop hysterique !

Mais au-dela de la dimension hystérique et mesquine que les réseaux sociaux en donnent, pour lever toute équivoque , il faudra les questionner avec le recul, ce qui semble être difficile dans un cadre comme les réseaux sociaux parce qu’en majorité, il est souvent rare d’y voir une personne parler avec tout son cerveau.

Et aussi, il s’y ajoute que dans ces types de cadre, on y est pas pour transmettre un savoir, des enseignements ou réfléchir, mais on y est pour s’imposer, imposer et vendre , une vision, du monde et des choses. L’on y est pour manifester une appartenance, s’identifier et partager notre identité. Donc , le premier biais pour traiter la question “éthnique” ou ” confrérique” reste d’abord le cadre.

Facebook n’est pas un cadre adéquat pour poser ce debat. Alors, il faudra donc tenir compte de ce biais. Lorsqu’on lise certains, on a l’impression que les pulaar vont massacrer les wolofs ou que les tidianes vont tuer les mourides ou les musulmans vont exterminer les chrétiens. Donc , pour dépasser cet écueil, il nous faut des cadres organisationnels , culturels , etc stables qui permettront de poser ces types de débats. Je parle de débats profonds et des questionnements profonds sans aucune dimension idéologique.

Pour ce faire aussi, il faut dépasser la dimension idéologique dans la façon de poser nos débats. Dans facebook et ailleurs, nous avons l’habitude de poser nos débats dans le sens d’une vision idéologique. En réalite, la plupart de nos divergences ne sont rien d’autre que des divergences idéologiques. Et la conséquence naturelle de ces divergences est l’émergence de conflits entre idéologues et non entre communautés.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Celui qui s’apprête à lire les khassaides de Serigne Touba

Canada :« Keur Serigne Touba » Montréal fait peau neuve